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PROCEDE DE RINCAGE.D'UN SUPPORT PERMEABLE.
L'invention concerne un procédé de rinçage dun support perméable comportant des substances devant être éliminées par ce rinçage.
Des types connus de ces supports sont le papier et les produits textiles. Parmi les supports de papier on peut citer par exemple, le papier héliographique et le papier diazotypique. Le rinçage doit être effectué à fond et constitue en pratique une opération assez longueo En faite le temps de rinçage est déterminant pour la durée du traitement total. En outre;, un long temps de rinçage est indésirable, car l'encombrement de l'installation de rinçage est pratiquement proportionnel à la durée de ce rinçage.
Des problèmes analogues se posent pour le rinçage de matières tex- tiles dans lequel le raccourcissement du temps de rinçage est aussi d9une grande importance économique.
L'invention est basée sur l'idée que le processus de rinçage co- nu comporte en réalité deux phases. La première est 1-'imprégnation du sup- port par l'agent de rinçage et la seconde, l'enlèvement par diffusion dans cet agent des produits chimiques inutilisés ou en excès. En pratique., ces deux phases ne sont pas nettement distinctes et de ce fait, des dispositions n'accélérant que l'une des phases, n'influencent que très peu la durée to- tale
Le procédé conforme à 1-'invention est caractérisé par le fait que le support est mis en contact avec une solution non ionogène diluée d'un mouillant comportant au moins,, en poids, 1 % de cemuillant, puis, sous l'in- fluence d'une différence de pression,
l'agent de rinçage traverse le support dans une direction perpendiculaire à la surface de celui-ci.
Des mouillants autres que les non ionogènes, provoquent souvent
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des réactions indésirables avec les substances à rincer,par exemple la for- mation de composés peu solubleso A cet effet, conformément à l'invention, on utilise des mouillants non ionogènes tels que connus dans le commerce sous la marche "Lissapol-N" ou "Igepal-F"o En soi, l'emploi de ces mouillants est connu,, mais on utilise toujours des concentrations de loin inférieures à cel- les mentionnées, par exemple des concentrations en poids d'environ 0,1 %.
L'emploi d'un mouillant avec la concentration mentionnée rend le support si humide que, dans la direction perpendiculaire à la surface du sup- porta celui-ci devient beaucoup plus perméable pour l'agent de rinçage.
La circulation de l'agent de rinçage perpendiculairement à la sur- face du supporta fait en sorte que l'enlèvement des substances ne s'effectue pas uniquement par diffusion comme dans les procédés de rinçage connus,, mais essentiellement par convexion. Ce procédé est beaucoup plus rapide que celui qui utilise la diffusion, même dans les conditions les plus avantageuses.
La circulation de l'agent de rinçage dans la direction désirée peut s'obtenir d'une façon très simple à 1?aide d'une différence de pres- siono Bien qu'en principe seule la différence de pression détermine la cir- culation et que celle-ci n'est pas affectée par les valeurs absolues des pressionsil s'est révélé le plus simple en pratique de provoquer une dé- pression d'un côté du support, tandis que de l'autre règne la pression atmos- phériqueo
Le contact entre le mouillant et le support peut être réalisé de diverses manières même avant le processus de rinçage.
Lorsque le procédé conforme à l'invention est appliqué à des supports pour papier héliographique, il s'est révélé avantageux d'ajouter le mouillant au révélateur ce qui raccourcit notablement le temps nécessaire au révélateur pour pénétrer dans le papier; le développement peut donc commen- cer plus tôt
Il va de soi que le raccourcissement du temps de rinçage peut être rendu illusoire par le choix de substances qui donnent naissance à des matiè- res peu solubles indésirables et donc difficiles à enlever. Un tel choix est d'ailleurs déjà considéré comme inefficace par le praticieno
L'emploi du procédé conforme à l'invention raccourcit non seule- ment le temps de rinçage mais en outre il réduit d'une façon appréciable., l'encombrement de l'installation de rinçage nécessaire.
Le raccourcissement du temps de rinçage par la mise en oeuvre de l'invention est surtout intéres- sant dans le cas d'un processus de rinçage continu et en particulier, lors- que ce rinçage constitue une partie d'un traitement continu.
L'invention permettant d'accélérer le rinçage!) on peut, confor- mément à l'invention combiner l'effet accélérateur du mouillant non iono- gène avec 1'emploi d'un agent de rinçage porté à une température élevée.
Ceci augmente., en général., la solubilité des substances à enlever et de plus, la viscosité du liquide diminues ce qui assure une plus grande vites- se de passage à travers le papier. I1 en résulte un autre avantages le pa- pier rincé à chaud sèche plus viteo
La description qui va suivre en regard du dessin annexés donné à titre d9exemple non limitatiffera bien comprendre comment 1'invention peut être réaliséè, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendue partie de ladite invention.
Une bande de papier diazotypique, de 80 g m2, d'environ 20 cm de largeur est sensibilisée à l'aide d'une solution d'acide azotique et est éclairée sous un négatif à 1-'aide d'une lampe à vapeur de mercure.
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Cette bande 1 est guidée, de façon continue, entre deux cylindres 2 et 3 qui tournent dans des bacs 4 et 5 contenant un révélateur qui, par li- tre de 0,3 n acide azotlque, contient 0,2 g de nitrate d'argent, 10 g de mé- thol et 60 cm3 d'une solution à 30 % d'un mouillant non ionogène disponible dans le commerce sous le nom de "Lissapol-N". La vitesse de circulation de la bande est de 1 m par minute,, mais pour d'autres dimensions de l'appareil elle peut évidemment être différente.
La bande imprégnée de révélateur pé- nètre dans la chambre de vapeur 6 dans laquelle s'effectue en dix à quinze secondes, à une température de 100 C le développement ; elle est ensuite gui- dée sur la courroie en coton 7, légèrement plus large, qui passe à la même vitesse sur un tambour légèrement bombé 8, comportant une surface polie de 25 x 40 cm percée d'un certain nombre de petits trouso La dépression dans le tambour plaque l'ensemble du coton et du papier contre le tambour; le mo- teur 9 assure l'avancement. Les pommes d'arrosage 10 et 11 aspergent le pa- pier d'eau en une quantité telle qu'au moment où le papier quitte le tam- bour en 12, toute l'eau ait traversé le papier ; est alors aspirée à travers le tambour.
Après la séparation de la bande de papier et de la courroie de coton;? la première est séchée puis enroulée ou découpée. Après ce rinçage, qui ne demande ici que 20 à 25 secondes, le papier èst suffisam- ment rincé pour les applications normales., il est suffisamment décoloré et ne devient pas rose ou gris à la lumière.
@ on omc Si l'on ...omettait le mouillant dans le révélateur, le papier serait encore sec, à sa face inférieure, lorsqu'il quitte le tam- bouro
Le temps de rinçage obtenu par le procédé conforme à 1-'invention, est beaucoup plus court que celui nécessaire pour le passage de la bande de papier dans un bain contenant un liquide de rinçage. Dans l'eau froide, le rinçage demande de 20 à 30 minutes ; de l'eau chauffée à 75 C, il suffit d'un rinçage de 3 minutes. Lorsque, dans l'exemple précité, on utili- se de l'eau à 75 C, un rinçage de 5 à 10 secondes est amplement suffisant.
Donc, si l'on désire travailler à une vitesse de 5 m par minute, le procédé conforme à l'invention demande une longueur de bande d'environ 1 m dans l'installation de rinçage; alors que dans le cas de passage du papier à tra- vers le liquide de rinçage, la longueur du papier en rinçage devrait être de 15 m. I1 en résulte que le procédé permet de réduire notablement l'en- combrement de la machine.