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PERFECTIONNEMENTS AUX BATIS ET TRAVERSES DES METIERS A TISSER ET TRAVERSE
SPECIALE UTILISEE A CETTE FIN.
Dans les métiers à tisser, tous les mécanismes sont portés par un support général constitué par deux bâtis latéraux réunis par des traverses.
Dans les métiers à tisser modernes, on exige de plus en plus le maximum de pro- ductivité et aussi un tissu de la plus haute qualité possible. Or, il est bien connu que, pour pouvoir tisser à grande vitesse des tissus de qualité, il est indispensable que le support général, constitué par les bâtis latéraux et les traverses, offre à la fois la plus grande solidité et la plus grande rigidité possibles. Si la solidité des supports est une condition relativement aisée à satisfaire, il n'en est pas de même de la rigidité. En effet, des mécanis- mes à action énergique sollicitent périodiquement les bâtis et l'on obtient ra- pidement que les chocs et vibrations rendent le réglage du métier difficile et, aléatoire, la marche correcte de nombreux mécanismes dont la précision et la constance sont indispensables pour produire un tissu de qualité.
'Le but de l'invention est de conditionner les bâtis, les traverses et la relation entre lesdits bâtis et lesdites traverses de manière à donner, à l'un et l'autre, une rigidité, respectivement une stabilité, maximum. Suivant la caractéristique essentielle de l'invention, on atteint une telle stabilité maximum, notamment en faisant porter les sollicitations principales, et plus particulièrement les sollicitations provenant du mécanisme de chasse, dans l'axe ou approximativement dans l'axe longitudinal d'une traverse dont la position, le profil et les dimensions sont déterminés en fonction de ce résultat.
Pour mieux faire comprendre les caractéristiques de l'invention, il est référé aux dessins annexés, dans'lesquels :
La figure 1 est une vue perspective partielle des deux bâtis laté- raux et des deux traverses postérieures
Les figures 2 et 3 schématisent aussi sommairement que possible la vue en plan des supports généraux d'un métier à tisser, respectivement selon l'exécution traditionnelle et selon 1-'invention;
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La figure 4 est une vue de face de la traverse spéciale; la figure 5 est une vue en plan de ladite traverse; la figure 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5; la figure 7 est une vue latérale de la traverse; la figure 8 est une vue perspective arrière d'un tronçon de ladite traverse.
Si l'on considère la disposition schématisée à la figure 1, on re- marque que, sur les bâtis latéraux côté extérieur, prennent appui, entre autres, les paliers 1 de l'arbre de chasse 2 et le palier 2 de l'axe sur lequel prend appui le sabo du sabre 6. Si l'on examine les sollicitations desdits bâtis latéraux 7-8, par exemple par l'ensemble des, organes participant du mécanisme de chasse, on remarque que, dans leur partie inférieure, lesdits bâtislatéraux sont soumis à divers efforts engendrant des couples dont l'application rapide et à une fréquence déterminée par les battements du métier crée ou est suscep- tible de créer, dans les métiers traditionnels, des .déformations préjudiciables.
En effet, lesdits couples ont une tendance à faireosciller les bâtis autour de leur bord inférieur et provoquent, en tout cas, dans lesdits bâtis latéraux, des vibrations pernicieuses.
Une première disposition caractéristique de l'invention consiste à disposer au moins une traverse, et préférablement une traverse d'un profil et de dimensions dûment appropriée , en regard ou approximativement en regard des sabres et préférablement encore en regard des paliers 2 de l'axe ± du pied des sabres et/ou en regard des paliers 1 de l'arbre:. de chasse les plus voisins des susdits paliers 3. Cette disposition nouvelle, comparée à la disposition traditionnelle, est schématisée, respectivement, aux figures 2 et 3.
En effet, 'dans les bâtis usuels, ce'-sont au moins les coins inférieurs qui sont réunis 'deux à deux. Cornue schématisé à la figure 2, les bâtis latéraux 7-8 sont réunis l'un à l'autre au moins par les traverses 9-10, lesquelles ne tiennent aucun compte de la nature et des points d'application des susdites sollicitations.
On a simplement réuni les coins inférieurs des bâtis latéraux (figure 2 ), tandis que, conformément à l'invention, une traverse au moins, telle que 10 par ecemple, est amenée pratiquement en regard ou approximativement en regard des sabres 6.
Il est évidemment important que la traverse 10 soit spécialement conditionnée pour pouvoir non seulement entretoiser la partie correspondante du bâti, mais aussi pour pouvoir absorber l'augmentation des sollicitations axiales du fait de sa position nouvelle dans le bâti.
. A titre d'exemple, une forme préférée d'exécution d'une telle tra- verse spéciale est représentée aux figures 4 à 8. Dans cette exécution, la' traverse 10 se présente substantiellement sous la forme d'une cornière rela- tivement importante dont l'aile horizontale 11, raccordée à l'aile verticale 12 par un large congé 13, est redressée vers le bas de manière à délimiter avec la partie inférieure 1:.4 de ladite aile verticale 12 un caisson 15. Ce dernier est-longitudinalement compartimenté par une sérié de parois 16 alternativement inclinées dans un sens et dans l'autre de manière à former une triangulation pratiquement sur toute la longueur de ladite traverse 10.
Cette réalisation permet de disposer d'une traverse à la fois relativement légère mais de grand moment d'inertie dans tous* les sens. les deux abouts sont fermés par une paroi, respectivement 17-18, présentant des protubérances telles que 19-20-21 (figure 7) pourvues d'un orifice axial et servant d'éléments de contact entre ladite traverse et les bâtis latéraux. La traverse est fixée par des boulons traver- sant lesdites protubérances et la partie correspondante des bâtis. On réalise ainsi un moyen de fixation de ladite traverse spéciale simple et de grande sta- bilitéa Dans le même but, on a cherché à répartir lesdits points de contact entre la traverse spéciale et les bâtis sur une surface aussi grande que possi- ble sans augmenter dangereusement la section transversale.de la traverse.
Dan-s ce but, les surfaces d'about 17-18 présentent les dimensions sensiblement plus grandes que celles de la section droite de la4traverse, la jonction entre ces deux sections différentes se faisant par changement progressif des dimensions
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tranversales de la traverse, d'une section à l'autre (figure 4).
Dans l'exemple d'exécution représenté, la traverse est conditionnée de manière à former également une pièce d'appui de grande stabilité pour un cer- tain nombre d'organes des mécanismes de commande du métier. A cette fin, l'aile verticale 12 est venue d'atelier avec toute une série de sièges 22 dûment pro- filés suivant les pièces à fixer
Il va de soi que cette traverse, dont la caractéristique essentielle est de se trouver en regard ou approximativement en regard des sabres, peut être profilée et conditionnée de toute autre manière que celle décrite et illustrée.
Cette traverse est telle qu'elle présente un grand moment d'inertie dans le sens des sollicitations principales et ses dimensions transversales sont relativement grandes afin de pouvoir résister à toute déformation préjudiciable et présenter aux bâtis latéraux un appui tel que lesdits bâtis soient empêchés pratiquement de se déformer.
D'une manière générale, les caractéristiques décrites et illustrées se rapportant aux bâtis et à ladite traverse spéciale peuvent être exécutées de manières très différentes, sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
EMI3.1
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1. Dans un métier à tisser comportant deux bâtis et des traverses les réunissant, la disposition d'au moins une traverse inférieure, en regard ou approximativement en regard des paliers des montants et des paliers de l'arbre de chasse.