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"Eleotrode en acier à enrobage calcaire basique"
On connaît des électrodes de fer et d'acier à enrobages basiques, dont les enrobages peuvent contenir en petite quantité du ferrosilicium, et éventuellement en plus grande quantité de la poudre de fer.
Les enrobages calcaires basiques sont essentiellement con- stitués de carbonate de calcium ou de chaux, et de spath-fluor, et la propriété de l'enrobage d'agir comme fondant est assurée par une forte teneur en spath-fluor.
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La présente invention se rapporteà une constitution parti- culière de telles électrodes, qui permet d'obtenir,avec des cor- dons de soudure parfaitement étanches,des propriétés de ténacité remarquables de la soudure.
Des recherches poussées et les résultats expérimentaux ob- tenus dans la pratique ont permis de conclure qu'une teneur en silicium d'au moins 0,3% dans la matière de la soudure est absolu- ment nécessaire pour l'obtention de hautes valeurs de résistance.
L'introduction de cette teneur minima en silicium dans la soudure, grâce à l'emploi de fils de soudure à noyau, qui ont dans ce but une forte teneur en silicium,ne s'est toutefois pas révélée inté- ressante, car elle agit de façon défavorable sur la soudabilité des électrodes, ce qui a encore pour effet de nuire à la valeur de la soudure obtenue. La teneur en silicium du fil à noyau doit donc être aussi faible que possible, en tout cas inférieure à 0,3%.
A l'encontre, en utilisant des masses d'enrobage qui assurent l'introduction dans la matière de la soudure de la teneur minimum en silicium nécessaire, on obtient des joints soudés qui, tant du point de vue de l'étanchéité que du point de vue de la ténacité, donnent des résultats que l'on ne pouvait atteindre jusqu'ici que dans certains cas d'exception.
L'objet de la présente invention consiste donc en des élec- trodes d'acier à enrobage calcaire basique, avec ou sans addition de poudre.)de fer,.dont les fils à noyau ont une teneur en silicium inférieure à 0,3% et dont les enrobages contiennent assez de sili- cium pour assurer à la soudure une teneur minima de 0,3% en sili- cium. Pour l'obtention de cette teneur en silicium, on peut, suivant l'épaisseur de l'enrobage et suivant sa teneur.en addition de poudre de fer, adopter pour l'enrobage une teneur en silicium comprise entre 5 et 20%, le silicium étant de préférence introduit dans la masse d'enrobage sous la forme de ferrosilicium.
Avec de telles électrodes, on peut obtenir des cordons de
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soudure, qui se révèlent absolument denses à l'observation radio- graphique et qui, à l'essai de Mesnager, révèlent une ténacité de 14 mkg/cmê, et plus,pour les valeurs de résistance, qui sont exi- gées d'ordinaire dans les réservoirs de chaudière soudés.
On connaît déjà des masses d'enrobage pour électrodes de soudure qui, en raison de leur composition, ont une réaction basi- que et qui peuvent contenir de la chaux et du silicium, éventuel- lement sous forme de ferrosilicium, en grandes proportions. Dans ces masses d'enrobage connues, il ne s'agit toutefois pas de ce qu'on appelle des enrobages basiques calcaires, c'est-à-dire l'abaissement de température nécessaire pour l'obtention d'un état de fluidité suffisant n'est pas assuré par l'addition de spath-fluor, mais par une autre addition et notamment par de l'acide silicique ou des oxydes de métaux lourds. L'invention ne porte pas sur de tels enrobages.
RESUME
L'invention a pour objet des électrodes d'acier à enrobages constitués essentiellement de chaux et de spath-fluor, avec ou sans addition de poudre de fer, qui sont caractérisées par une teneur en silicium de 0,3% au plus,dans le fil à noyau et par une teneur en silicium de 5 à 20% dans l'enrobage.