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PROCEDE DE TRAITEMENT DE TISSUS.
La présente invention se rapporte au revêtement de matières au moyen de résines artificielles appliquées sous forme d'une émulsion aqueuse, et plus particulièrement à un procédé perfectionné de stabilisation ou durcissement de l'enduit résineux.
L'invention est spécialement applicable aux émulsions aqueuses pigmentées et à leur application sous forme d'une pâte pour impression ou en vue de la teinture complète de tissus ou papiers ou de fibres, fils et analogues utilisés dans la fabrication du papier, des matières textiles, l'ensemble de ces objets étant dans la suite désigné collectivement par le terme de "tissu". Il est toutefois bien entendu que l'invention est également utile dans l'application des résines non pigmentées aux tissus et à 1' application des résines pigmentées ou non à des matières autres que celles désignées par le terme de tissu.
Dans la demande de brevet belge ? PV. 402.027 du 4 Septembre 1952, la demanderesse décrit et revendique certaines émulsions aqueuses perfectionnées de résines artificielles en vue du revêtement des tissus et analogue et un procédé perfectionné de durcissement et de traitement thermique des résines déposées sur les tissus, qui suppriment la migration de la couleur. Conformément à ce procédé, cette migration est empêchée en faisant passer le tissu enduit d'émulsion dans un bain aqueux acide ou basique.
Bien que le procédé décrit dans cette demande de brevet soit très avantageux à divers égards, il comporte l'humectage complet du tissu au moyen du bain aqueux, suivi du lavage du tissu à l'eau et, bien entendu, l'évaporation subséquente de l'eau par séchage du tissu. Quand on traite des tissus lourds tels que de la toile à voile par ce procédé, ceux-ci absorbent des quantités relativement importantes d'eau dont l'évaporation subsé-
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quente nécessite la consommation d'importantes quantités de combustible pour fournir la chaleur d'évaporation.
La présente invention se propose de réduire au minimum les sta- des opératoires de durcissement et de traitement thermique, de diminuer 1' installation nécessaire à leur mise en oeuvre et la quantité d'eau qu'il est nécessaire d'enlever du tissu par évaporation.
La demanderesse a découvert que la migration de la couleur peut être évitée, ainsi que le traitement par le bain aqueux et les opérations de lavage qui suivent, en exposant le tissu enduit ou imprégné à l'action de vapeurs acides. Conformément à cette découverte, un aspect important du procédé de la présente invention comprend les opérations de revêtement ou d'imprégnation du tissu, ou d'une partie du tissu, au moyen d'une émulsion aqueuse de résine du type décrit dans la suite, puis l'exposition du tissu ainsi imprégné à des vapeurs acides, ce qui stabilise ou durcit l'émulsion résineuse sur le tissu et empêche la migration de la couleur.
Après que la résine a été ainsi durcie sur le tissu par l'action des vapeurs acides, on peut soumettre l'enduit résineux au traitement de vulcanisation de la maniè- re habituelle, par exemple par l'application de chaleur.
L'émulsion de résine utilisée dans le présent procédé est une émulsion dans laquelle l'un au moins des constituants résineux est un latex de résine thermoplastique organophile stabilisé par l'incorporation dans le latex d'une faible proportion d'un agent de suspension dont les propriétés stabilisantes sont détruites par réaction avec un acide. On utilise dans ce but d'une manière particulièrement avantageuse un latex dans lequel l'a- gent de suspension est l'oléate de sodium. On trouve facilement sur le mar- ché des latex de résines thermoplastiques contenant de l'oléate de sodium à titre d'agent de suspension, qui ne contiennent généralement pas plus de 0,1% d'oléate de sodium en poids de la résine solide, ce qu'on a trouvé adé- quat dans le présent procédé.
On peut avantageusement utiliser des latex de ce type contenant 0,03 à 0,1 % d'oléate de sodium en poids. En fait, une pro- portion quelconque d'agent de suspension propre à stabiliser le latex con- vient pour le but qu'on se propose. On peut, au lieu d'oléate de sodium, utiliser des proportions équivalentes de savons solubles ou dispersables dans l'eau, par exemple les savons de sodium; de potassium ou d'ammonium des acides gras.
Quand ces émulsions sont amenées en contact avec les vapeurs acides, l'acide réagit avec l'agent de suspension d'une manière telle qu' il détruit ses propriétés stabilisatrices de l'émulsion, ce qui provoque le dépôt du constituant résineux thermoplastique.
Cette action des vapeurs acides sur le latex de résine thermo- plastique se produit en présence ou en l'absence d'autres constituants rési- neux, du moment que l'émulsion composée ne contient pas de constituants ba- siques, tels que l'ammoniaque, qui ont une plus grande affinité pour les vapeurs acides que l'agent stabilisant, en quantités susceptibles de gêner l'action de l'acide.
La demanderesse préfère actuellement utiliser dans ce but des vapeurs d'acide acétique ou un mélange de vapeurs d'acide acétique et d'aci- de formique, en raison de leur tendance moindre à provoquer la corrosion de l'installation. Toutefois, en prenant des précautions adéquates contre la corrosion, on peut utiliser les vapeurs d'un acide volatil quelconque qui réagisse facilement avec l'agent de suspension du latex de résine thermoplas- tique, par exemple de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique.
La concentration des vapeurs acides qui convient le mieux pour une opération particulière dépend de la température de traitement, de l'agent de suspension particulier utilisé et de la durée admissible de contact du
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tissu enduit avec les vapeurs acides. Un autre point à considérèr est la tendance du tissu particulier que l'on traite à être altéré par l'acide.
Habituellement, la durée de contact est tellement courte que l'on n'observe pas d'effet nuisible. Il est particulièrement avantageux d'utiliser des vapeurs d'acide acétique sensiblement non diluées, par exemple contenant
99 % d'acide acétique et 1 % d'eau.
Dans la demande de brevet en instance ci-dessus mentionnée, on a décrit et revendiqué des émulsions aqueuses stables d'un latex de résine thermoplastique organophile et d'un sel basique de copolymères du styrène et d'un ester acide partiel d'un acide polycarboxylique polymère, ces copo- lymères étant désignés par le terme d'hétéropolymères. Conformément à l'in- vention faisant l'objet de cette demande de brevet, on amène ces hétéropoly- mères à réagir avec une base, par exemple de l'hydroxyde d'ammonium, pour former le sel correspondant et donner une émulsion composée d'une plus gran- de stabilité et d'une durée de conservation prolongée au magasinage.
La présente invention est spécialement applicable au traite- ment des tissus au moyen d'émulsions du type ici décrit, pourvu que la quan- tité de matière basique utilisée pour stabiliser l'émulsion composée ne soit pas assez grande pour gêner l'action des vapeurs acides sur l'agent de sus- pension présent dans le latex de résine thermoplastique. D'une manière géné- rale, pour préparer des émulsions du type décrit ici, destinées à être appli- quées conformément au procédé suivant l'invention, la quantité de matière basique ainsi utilisée ne doit pas dépasser le quart des proportions indi- quées ici, et la quantité de latex de résine thermoplastique utilisée doit être au moins double. A tous autres égards, les émulsions ici décrites sont éminemment propres à l'emploi conformément à l'invention.
Gomme il est décrit dans ladite demande de brevet, l'émulsion peut être pigmentée ou non et l'hétéropolymère peut être un copolymère quel- conque du styrène et d'un ester acide d'un acide polycarboxylique polymère contenant des groupes carboxyle, plus avantageusement l'ester butylique partiel de l'acide maléique. On peut utiliser les copolymères du styrène et des esters partiels de l'alcool butylique ou autres monoalcools contenant 1 à 8 atomes de carbone par molécule et des acides maléique, itaconique, malonique fumarique ou sébacique. La résine thermoplastique peut être toute résine thermoplastique organophile, susceptible de former un latex à l'aide d'un agent de suspension tel qu'ici décrit.
Pour préparer ces émulsions composées destinées à la présente invention il est particulièrement avantageux que la proportion d'ammoniaque utilisée soit de 0,06 partie de NH3 par partie d'hétéropolymère. Quand l'é- mulsion ne contient pas de résine thermodurcissable, il est particulièrement avantageux d'utiliser une proportion de résine thermoplastique de l'ordre de 0,5 à 3 parties par partie de pigment. Quand l'émulsion contient égale- ment une résine thermo-durcissable, la proportion de résine thermoplastique utilisée est plus avantageusement comprise entre 0,125 et 0,5 partie par partie de pigment. Particulièrement dans le cas où l'on désire conférer au tissu des propriétés hydrofuges et où l'émulsion ne contient pas de résine thermodurcissable, il est avantageux d'utiliser environ 3 parties de résine thermoplastique par partie de pigment.
Les exemples suivants représentent des émulsions pouvant être utilisées d'une manière particulièrement avantageuse conformément à la pré- sente invention. Il est toutefois bien entendu que l'invention n'est pas li- mitée à l'application de ces émulsions particulières mais qu'elle est appli- cable à l'utilisation d'autres émulsions du type ici décrit.
EXEMPLE I.
EMI3.1
<tb> g.
<tb>
<tb>
Pigment <SEP> sec <SEP> 400
<tb>
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EMI4.1
<tb> g.
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Eau <SEP> (1 <SEP> portion) <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Agent <SEP> dispersant <SEP> 100
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Solution <SEP> d'hétéropolymère <SEP> 400
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Acide <SEP> oléique <SEP> 110
<tb>
<tb>
<tb> Triéthanolamine <SEP> 55
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> (2 <SEP> portion) <SEP> 1130
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> 28 <SEP> Bé <SEP> 15-20
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Emulsion <SEP> de <SEP> résine <SEP> thermoplastique <SEP> 2963
<tb>
Le pigment peut être par exemple le bleu de phtalocyanine ou tout autre matière organique ou minérale finement divisée ordinairement utilisée à titre de pigment. On dispose également d'un certain nombre d'a- gents dispersants propres à effectuer la dispersion de pigments de ce type et qui sont applicables dans ce but.
La demanderesse a utilisé d'une ma- nière particulièrement avantageuse une solution aqueuse à 40 % d'une résine phénol-formaldéhyde sulfonée et la proportion donnée dans le tableau ci-des- sus se rapporte à une solution aqueuse à 40 % de cet agent. La solution d' hétéropolymère du tableau ci-dessus se prépare en dissolvant 50 parties d' un copolymère formé de 40 % de styrène et de 60 % de l'ester butylique se- condaire partiel de l'acide maléique contenant des groupes carboxyle li- bres au sein d'un mélange alcoolique formé de 200 parties de xylol et de 100 parties de butanol, en poids.
L'émulsion de résine thermoplastique est une suspension aqueuse stable, ou latex, formée de 40 % de copolymères du butadiène et de l'acrylonitrile contenant 0,03 à 0,1 % en poids, relative- ment aux résines solides, d'oléate de sodium à titre d'agent de suspension.
Pour préparer l'émulsion aqueuse stable, on commence par disper- ser le pigment, tel que le bleu phtalocyanine, sous forme de poudre sèche par exemple, dans la première portion d'eau additionnée de l'agent disper- sant. On mélange alors la dispersion de pigment avec la solution d'hétéro- polymère et l'acide oléique. Cette opération déplace l'eau du pigment ; te eau est séparée du mélange, retirée et jetée. Le pigment, la solution d' hétéropolymère et l'acide oléique sont alors mélangés dans un mélangeur de Baker-Perkins, par exemple, jusqu'à ce que le pigment soit complètement dis- persé dans le mélange. Ce mélange donne une masse plastique très visqueuse.
On ajoute alors la triéthanolamine et on la malaxe dans la masse, la triétha- nolamine ayant pour rôle d'émulsionner le groupe carboxyle de l'acide oléi- que. On ajoute alors la seconde portion d'eau et on poursuit le malaxage é- nergique. On ajoute ensuite l'hydroxyde d'ammonium pour neutraliser les grou- pes carboxyle restarts de l'hétéropolymère et l'on obtient, en agitant à fond, une émulsion aqueuse stable de l'hétéropolymère pigmenté. On mélange alors cette émulsion avec le latex de résine thermoplastique, la totalité de l'opération se faisant à la température ambiante.
On peut utiliser, au lieu de l'agent émulsionnant acide-triétha= nolamine de l'exemple précédent, d'autres agents émulsionnants, tels par exem- ple qu'un alcoyl-aryl-polyéther-alcool. On peut faire appel dans ce but à l'un quelconque des agents émulsionnants anioniques, cationiques ou non-io- niques connus dans l'industrie.
Au lieu de la résine thermoplastique particulière dont on vient de parler, on peut avantageusement utiliser une autre résine thermoplasti- que organophile susceptible de former des latex et contenant un agent de suspension du type et dans les proportions qu'on a indiquées. On peut par - exemple utiliser des latex de copolymères du styrène et du butadiène conte- nant 48 % de solides, de copolymères du styrène et du butadiène contenant 45 % de solides, de copolymères du chlorure de vinyle et du chlorure de vi- nylidène contenant 50 % de solides, de copolymères du chlorure de vinylidène et de l'acrylonitrile contenant 52% de solides, de résines vinyliques modi- fiées contenant des groupes hydroxyle contenant 50 % de solides,
de polyr@
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mères du chlorure de vinylvinylidène contenant 54 % de solides, du méthacrylate de méthyle polymérisé contenant 40 % de solides, ou du caoutchouc artificiel à forte teneur en styrène (70 % environ) et contenant 45,6 % de solides, tous ces produits se trouvant actuellement sur le marché.
Au lieu d'hydroxyde d'ammonium, on peut utiliser d'autres matières basiques qui, de préférence, neutralisent l'ester acide sans former de résidu insoluble. On citera comme matières basiques de ce type les amines primaires et secondaires. On peut cependant utiliser la soude caustique ou un autre hydroxyde de métal alcalin quand la présence d'un sel insoluble n'est pas nuisible.
La stabilité de l'émulsion est considérablement affectée par la proportion de l'eau présente. Des points de vue de la fabrication, de la vente et du magasinage en vue d'une application ultérieure, il est particulièrement bon de produire l'émulsion sous une forme concentrée et que cette émulsion concentrée se conserve ou soit stable pendant longtemps. Il est nécessaire dans ce but que l'eau constitue la phase continue de l'émulsion et que la quantité totale d'eau ne soit pas sensiblement inférieure à 38 %, sans dépasser 50-51 %, rapportés au poids total de l'émulsion. Dans l'usage subséquent, conformément à la présente invention, cette émulsion peut alors être étendue par addition de nouvelles quantités d'eau, par exemple 9 parties d' eau pour 1 partie d'émulsion concentrée ou même 100 parties d'eau par partie d'émulsion concentrée.
On a constaté que, pour préparer l'émulsion, il était bon d'ajouter l'hétéropolymère sous forme d'une solution alcoolique. Ces hétéropolymères sont normalement des solides et la présence d'un alcool parait nécessaire à la solubilisation de l'hétéropolymère. Dans l'exemple qui précède, on a avantageusement utilisé le butanol dans ce but, mais on peut également utiliser au lieu du butanol d'autres monoalcools tels que les alcools contenant 1 à 10 atomes de carbone par molécule. Toute proportion d'alcool susceptible de dissoudre l'hétéropolymère est suffisante dans ce but.
Au lieu de la solution d'hétéropolymère utilisée dans l'exemple précédent, on a utilisé d'une manière particulièrement avantageuse 20 parties de l'hétéropolymère dissoutes dans 1100 parties d'une solution alcoolique formée de 20 % de butanol et de 80 % de xylol,en poids.
EXEMPLE II.
EMI5.1
<tb>
Pigment <SEP> (sec) <SEP> 500 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb> Agent <SEP> dispersant <SEP> 120 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
Solution <SEP> d'hétéropolymère <SEP> 500 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Acide <SEP> oléique <SEP> 132 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Triéthanolamine <SEP> 66 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Eau <SEP> (1 <SEP> portion) <SEP> 120 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Eau <SEP> (2 <SEP> portion) <SEP> 500 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Eau <SEP> (3 <SEP> portion) <SEP> 510 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> 28 <SEP> Bé <SEP> 15-20 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Eau <SEP> (4 <SEP> portion) <SEP> 240 <SEP> g.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Emulsion <SEP> de <SEP> résine <SEP> thermoplastique <SEP> 2963 <SEP> g.
<tb>
Le pigment utilisé est le Vert phtalocyanine, sous forme d'un gâteau de presse comportant 30,9 % de solides. L'agent dispersant, l'hétéropolymère et l'émulsion de résine thermoplastique sont les mêmes que dans l'exemple I. L'hétéropolymère est ajouté sous forme d'une solution de 20 parties d'hétéropolymère pour 100'parties d'un mélange formé de 20% de butanol et de 80 % de xylol.
Pour mettre en oeuvre le procédé, on mélange le gâteau de presse du pigment avec l'agent dispersant et la solution d'hétéropolymère, ce
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qui déplace l'eau du pigment ; on sépare ainsi du mélange 1203 g. d'eau qu' on retire et rejette. On ajoute alors l'acide oléique et la triéthénolamine celle-ci étant préalablement mélangée avec la première portion d'eau, et on mélange soigneusement comme dans l'exemple I. On ajoute alors la seconde portion d'eau et on mélange à fond avec les autres ingrédients. On mélange la troisième portion d'eau et l'hydroxyde d'ammonium et on verse cette solution en mélangeant bien.
On ajoute alors la quatrième portion d'eau et après émulsionnement complet du mélange par malaxage, on ajoute le latex de résine thermoplastique qu'on disperse complètement dans l'émulsion déjà formée.
EXEI4PLE III.
Dans cette opération, on utilise les matières suivantes, dans les proportions indiquées.
EMI6.1
<tb>
Pigment <SEP> sec <SEP> 500 <SEP> g.
<tb>
Agent <SEP> dispersant <SEP> 35 <SEP> g.
<tb>
Solution <SEP> d'hétéropolymère <SEP> 500 <SEP> g.
<tb>
Acide <SEP> oléique <SEP> 132 <SEP> g.
<tb>
Triéthanolamine <SEP> 66 <SEP> g.
<tb>
Eau <SEP> (1 <SEP> portion) <SEP> 120 <SEP> g.
<tb>
Eau <SEP> (2 <SEP> portion) <SEP> 500 <SEP> g.
<tb>
Eau <SEP> (3 <SEP> portion) <SEP> 510 <SEP> g.
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> 15-20 <SEP> g.
<tb>
Eau <SEP> (4 <SEP> portion) <SEP> 240
<tb> Emulsion <SEP> de <SEP> résine <SEP> thermoplastique <SEP> 2963 <SEP> g.
<tb>
Le pigment est le même que celui utilisé dans l'exemple II, à cela près qu'il est fourni à l'état sec. L'agent dispersant, la solution d'hétéropolymère et l'émulsion de résine thermoplastique sont les mêmes que dans l'exemple II. Le procédé de mélange est identique à celui de l'exemple II, à cela près que le pigment étant fourni à l'état sec et non sous forme d'un gâteau de presse, l'opération de déplacement de l'eau est inutile et donc supprimée.
Voici maintenant un exemple d'émulsions contenant des résines thermodurcissables destinées à être appliquées conformément à la présente invention.
EXEMPLE IV .
On prépare cette émulsion au moyen des matières et des proportions suivantes.
EMI6.2
<tb>
[le
<tb>
<tb>
<tb> Pigment <SEP> sec <SEP> 400
<tb>
<tb>
<tb> Solution <SEP> d'hétéropolymère <SEP> 650
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Solution <SEP> de <SEP> résine <SEP> thermostabilisable <SEP> 200
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Acide <SEP> oléique <SEP> 132
<tb>
<tb>
<tb> Triéthanolamine <SEP> 66
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> (1 <SEP> portion) <SEP> 200
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> (2 <SEP> portion) <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Hydroxyde <SEP> d'ammonium <SEP> 28 <SEP> Bé <SEP> 15-20
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> (3 <SEP> portion) <SEP> 487
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> (4 <SEP> portion) <SEP> 52
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Emulsion <SEP> de <SEP> résine <SEP> thermoplastique <SEP> 2963
<tb>
Le pigment utilisé est un noir de carbone du type connu sous la marque de "Peerless n 2".
La solution d'hétéropolymère et l'émulsion de résine thermoplastique sont les mêmes que dans l'exemple I. La résine thermodurcissable est une résine mélamine-formaldéhyde butylée; elle est appliquée en solution à 55 % de résine dans parties égales de butanol et de xylol.
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Pour préparer l'émulsion, on mélange ensemble le noir de carbo- ne, la solution d'hétéropolymère et la solution de résine thermodurcissable dans un malaxeur de Werner-Pfleiderer pendant environ 30 minutes, à une tem- pérature comprise entre 50 et 80 C. On ajoute ensuite l'acide oléique et la triéthanolamine, celle-ci étant mélangée avec la première portion d'eau, et on malaxe soigneusement avec les autres matières. On ajoute alors la deuxiè- me portion d'eau et on l'y mélange à fond. On ajoute l'hydroxyde d'ammonium, préalablement mélangé avec la troisième portion d'eau, et on malaxe pour é- mulsionner le mélange. On étend ensuite l'émulsion ainsi obtenue par addition et mélange de la quatrième portion d'eau, puis on mélange uniformément l'é- mulsion de résine thermoplastique avec l'émulsion préalablement préparée.
Il est évident qu'on peut utiliser d'autres résines thermoplas- tiques, comme par exemple celles ci-dessus mentionnées. On peut également remplacer les résines thermodurcissables indiquées par d'autres, telles que les résines triazine-formaldéhyde butylées, les résines urée-formaldéhyde butylées, les résines urée-formaldéhyde non-alcoylées, les résines alkyde thermodurcissables et divers mélanges de ces résines particulières.
Lors du mélange de la résine thermodurcissable avec l'hétéropo- lymère, la température du mélange ne doit pas être assez élevée pour chasser la totalité de l'alcool utilisé comme solvant. Elle ne doit toutefois pas être inférieure à 50 C environ. On peut utiliser des températures de mélan- ge de 50 à 80 C. d'une manière particulièrement avantageuse ;
Comme on l'a précédemment indiqué, il n'est pas essentiel dans la présente invention que l'émulsion résineuse soit pigmentée. On peut pré- parer des émulsions non pigmentées, comme on l'a précédemment décrit, dont les proportions des divers constituants sont sensiblement les mêmes que cel- les qui comportent un pigment. Ces émulsions non pigmentées peuvent être ap- pliquées aux tissus et traitées sur ces tissus de la même manière dont sont appliquées et traitées les émulsions pigmentées.
L'incorporation d'une résine thermodurcissable dans les émulsions non pigmentées est également visée par la présente invention.
Pour traiter le tissu conformément à la présente invention, on peut appliquer l'émulsion aqueuse au tissu de la manière ordinaire, par exemple au moyen de cylindres ou rouleaux d'impression ou au tampon et faire passer le tissu imprégné ou enduit, sans autre traitement, directement dans une chambre contenant les vapeurs acides puis, de cette chambre, dans les cylindres de traitement thermique ordinaires, ce qui évite les opérations de lavage ou de séchage intermédiaires.
L'exposition du tissu enduit aux vapeurs acides doit être d'une durée suffisante pour permettre la réaction de l'acide avec l'agent de sus- pension du latex de résine thermoplastique. La durée nécessaire peut être obtenue commodément en faisant passer le tissu enduit à plusieurs reprises dans la chambre, par exemple au moyen de rouleaux disposés dans celle-ci, le nombre des passages dépendant de la vitesse du tissu en mouvement. Il est avantageux que ces rouleaux soient disposés dans la chambre de manière que le tissu passe de haut en bas plutôt que de long en large, car on a cons- taté que les deux faces du tissu sont de cette manière exposées aux vapeurs acides d'une façon plus régulière.
Il est avantageux d'utiliser dans ce but une chambre verticale allongée, ouverte à sa partie supérieure et contenant une masse relative- ment peu profonde d'une solution acide.aqueuse qui n'est pas en contact avec le tissu. On chauffe cette masse située à la base de.la chambre de ma- nière à la vaporiser et remplir la chambre de vapeurs acides. On fait passer le tissu enduit de haut en bas dans la zone de la chambre remplie de vapeurs acides, sans qu'il vienne en contact avec l'acide sous forme liquide. Quand on traite des tissus conformément à l'invention, il est habituellement dési-
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rable qu'ils passent au contact de ces vapeurs acides sur toute leur lar- geur.
On utilise avantageusement, à titre de solution acide, une solution aqueuse à 10 % d'acide acétique. On a également utilisé avantageu- sement une solution aqueuse contenant 5 % d'acide acétique et 5 % d'acide formique. On peut utiliser de même, en tenant compte de la corrosion, une solution aqueuse à 10 % d'acide chlorhydrique ou d'acide acétique. Quand on fournit les vapeurs acides de cette manière, la masse d'acide aqueux doit être chauffée à une température telle qu'elle assurera le dégagement des va- peurs du ou des acides particuliers utilisés.
Au lieu de former les vapeurs acides dans la chambre de la ma- nière qu'on vient de décrire, en chauffant la solution aqueuse acide au fond de la chambre, on peut y introduire des vapeurs acides en provenance d'une source extérieure. Il est avantageux que les vapeurs acides introduites dans la chambre en provenance d'une source extérieure contiennent une faible pro- portion de vapeur d'eau, par exemple pas moins de 1% environ. Dans le procé- dé qu'on vient de décrire, la vapeur d'eau est fournie par évaporation de 1' eau de la solution acide.
Comme on l'a antérieurement décrit, le tissu sur lequel la ré- sine a été stabilisée par le procédé qu'on vient de décrire peut être envoyé directement de la chambre à vapeurs d'acides aux cylindres de traitement ther- mique ou autres dispositifs ordinaires pour effectuer le traitement final de la résine par chauffage.
On peut par exemple faire passer le tissu sur plusieurs cylindres chauffés. Suivant la présente invention, le traitement thermique final de 1' enduit résineux peut être effectué en exposant le tissu enduit, immédiatement après la stabilisation ou durcissement, à une température comprise entre 115 et 155 C. sans séchage intermédiaire, la température optimum dépendant de la nature du tissu particulier traité et de la résine particulière présente dans l'émulsion. Dans le traitement du "Dynel" par exemple, au moyen de l'é- mulsion telle que celle décrite dans l'exemple 1, le traitement thermique final est effectué avantageusement à 115 C.
En présence également d'une ré- sine thermodurcissable, comme dans l'émulsion de l'exemple IV, il peut être nécessaire d'appliquer une température un peu supérieure pour le traitement final, qui habituellement ne dépasse pas 155 C. environ.
La durée de traitement nécessaire ne dépasse pas habituelle- ment trois à cinq minutes et elle est souvent plus courte, la durée et la température dépendant l'une de l'autre dans la plupart des cas.
Les exemples particuliers suivants constituent une illustration supplémentaire de l'application de la présente invention.
EXEMPLE A.
On plonge des fibres de "Dynel" de 75 mm. de longueur dans l'é- mulsion de l'exemple 1 étendue au moyen de cinq parties d'eau pour une par- tie d'émulsion. Les fibres ainsi humectées sont centrifugées pour enlever l'excès d'émulsion, enlevées de la centrifugeuse, "ouvertes" pour permettre aux vapeurs acides d'en pénétrer la masse entière et placées dans cet état dans la chambre d'acidification. Les vapeurs acides sont fournies dans cet- te chambre par chauffage à 100 C d'une masse d'une solution aqueuse à 10 % d'acide acétique disposée au fond de la chambre, les vapeurs acides étant à la température de 90 C. environ. On laisse les fibres en contact avec les vapeurs acides pendant une minute, au bout de laquelle la résine se trouve durcie (stabilisée) sur les fibres.
La pellicule résineuse est alors trai- tée sur les fibres par chauffage pendant trois minutes à la température de 115 C. On ne note pas de migration de couleur.
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On soumet des portions séparées de fibres de "Dynel" de l'exem- ple A au traitement qu'on vient de décrire, en utilisant les émulsions des exemples II, III et IV. On obtient les mêmes résultats satisfaisants.
EXEMPLE B.
On traite des échantillons séparés de fibres d'"Orlon" de 5 cm. de longueur au moyen des émulsions des exemples I, II, III et IV, puis on durcit et traite la résine fixée sur ces fibres par le procédé de l'exemple
A, mais en effectuant le traitement thermique à 155 C; on obtient dans tous les cas des résultats très satisfaisants.
EXEMPLE C.
On traite des portions séparées de fil de "Dynel" en écheveaux au moyen des émulsions des exemples I, II, III et IV et on stabilise et trai- te les émulsions fixées sur les fibres comme il est décrit dans l'exemple
A, mais en les laissant en contact avec les vapeurs acides pendant deux mi- nutes. On obtient dans chacun des cas des résultats satisfaisants.
EXEMPLE D.
On traite des échantillons séparés de fils d'"Orlon" en éche- veaux au moyen des émulsions des exemples I, II, III et IV, comme il est décrit dans l'exemple C, sauf qu'on traite la résine sur les fibres par chauf- fage à une température de 155 C. pendant cinq minutes. On obtient dans tous les cas des résultats satisfaisants.
EXEMPLE E.
On traite des échantillons séparés de fil d'"Acrilon" en éche- veaux, traités au moyen des émulsions des exemples I, II, III et IV comme il est décrit dans l'exemple D. On obtient des résultats satisfaisants dans tous les cas.
EXEMPLE F.
On imprègne au tampon des portions séparées d'une serge en "Dy- nel" au moyen des émulsions des exemples I, II, III et IV et on exprime jus- qu'à rétention de 88% en poids d'émulsion, puis on les soumet aux vapeurs acides suivant l'exemple A, pendant 2 minutes, et on les traite à 115 C. pen- dant cinq minutes. On obtient des résultats satisfaisants dans tous les cas.
EXEMPLE G.
On traite des portions séparées d'un tissu de couverture duveté en "Dynel" comme il est décrit dans l'exemple F ; on obtient des résultats satisfaisants dans tous les cas.
EXEMPLE H.
On traite des toiles en coton, rayonne, acétate, "Orlon"et "A- crilon" et de la toile à voile imprégnée d'"Orlon" au moyen des émulsions des exemples I, II, III et IV, comme il est décrit dans l'exemple D et l'on ob- tient dans tous les cas des résultats satisfaisants, avec une suppression totale de la migration des couleurs.
Bien que, dans les exemples particuliers ci-dessus, on ait uti- lisé des vapeurs d'acide acétique pour effectuer la stabilisation de la ré- sine, il est bien entendu qu'on peut utiliser d'autres vapeurs acides à la place de l'acide acétique, comme on l'a précédemment noté. On a toutefois constaté que l'acide acétique était particulièrement avantageux en raison de son point d'ébullition relativement faible (118 C.). Sa nature corrosive mise à part, une solution à 20 % d'acide chlorhydrique convient également
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très bien dans ce but. On peut, dans les opérations industrielles, utiliser avantageusement l'appareil connu dans l'industrie textile sous le nom de "maturateur acide", d'une manière avantageuse pour effectuer le traitement à la vapeur acide.
Il est bien entendu que, bien que l'invention soit spécialement intéressante pour traiter les matières textiles, elle est également applica- ble à la stabilisation sur d'autres surfaces de minces pellicules d'émul- sions résineuses telles que décrites.