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MACHINE SURJETEUSE-RASEUSE.
La préserve invention est relative à une machine surjeteuse-raseu- se coupant les tissus et assemblant les bords de ceux-ci par un point de fes- ton, formant ainsi une couture élastique.
Des machines de ce type sont connues. Dans les types les plus an- ciens,la complication du mécanisme entraîne des difficultés de fabrication - qui augmentent le prix de la machine - et des inconvénients dans l'utilisa- tion :vitesse réduite, lubrification défectueuse, etc... Dans des types plus modernes, certains de ces défauts ont été partiellement corrigés, mais n'ont pu l'être entièrement, le mécanisme restant encore relativement compliqué.
La présente invention se caractérise essentiellement par les points suivants :
1. Toutes les commandes dérivent d'un arbre cylindrique unique sur lequel sont rapportés des excentriques dont la plus grande excentricité ne dépasse pas 3 mm.
2. Tous les mouvements sont portés en dessous du plan de travail et lubrifiés par bain d'huile.
3. Les mouvements de tous les organes sont indépendamment règla- bles, (porte-aiguille, porte couteau; les deux éléments du transporteur de tissu ; les deux crochets).
Il y a lieu de noter que l'ensemble de ces dispositions et une réduction judicieuse des dimensions des organes mobiles permet de coudre sans difficulté à raison de 6.000 points par minute, et dans des tissus d'é- paisseur de 8 mm. et plus.
L'invention sera mieux comprise par la description d'une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple, en s'aidant de la considération des des- sins ci-annexés, dans lesquels : - Figure 1 est une coupe verticale de la machine suivant I - I
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de la figure 2, avec certaines parties enlevées pour la clarté.
- Figure 2 est une coupe horizontale suivant II - II de la figu- re 1,avec certaines parties enlevées.
- Figure 3 est une coupe verticale suivant III - III des figures 1 et 2, avec certaines parties enlevées.
- Figure 4 est un détail du dispositif transporteur d'étoffe.
- Figure 5 est un détail des leviers commandant les crochets.
- Figure 6 est une vue en perspective, purement schématique, de l'ensemble de la machine
Dans toutes ces figures, les mêmes organes ont reçu les mêmes dé- signations. On a indiqué par 1 l'embase de la machine, qui est une pièce de fonderie fermée à la partie supérieure par des plaques-couvercle telles que 2a, 2b ..... et qui comporte latéralement des portes de visite 2'a, 2'b.
Cette embase constitue en même temps un carter où les mécanismes de la ma- chine plongent dans un bain d'huile. Le carter comporte deux cavités, la et 1b, reliées par un canal. Entre ces cavités il en existe une troisième , lc, sorte de puits étanche interdit à l'huile, et où se déplacent les crochets.
La machine dérive tous ses mouvements de l'arbre principal 3, at- taqué par la poulie 4. Cet arbre 3 est cylindrique de bout en bout, sauf à une extrémité où il porte un plateau 3' qui joue le rôle de butée. Les ex- centriques divers qu'il entraîne sont tous montés de la même façon : chacun comporte une buselure excentrée calée sur l'arbre au moyen de vis, ce qui permet le décalage angulaire de la buselure, et par suite un réglage de phase des différents mouvements; le collier de l'excentrique est monté sur la buse- lure excentrée. Aucun de ces excentriques ne présente une excentricité supé- rieure à 3 mm. Ainsi se trouvent supprimés les coudés qui élèvent le prix des arbres.
Le niveau d'huile dans les carters atteint sensiblement le plan horizontal qui contient l'axe de l'arbre principal. On va faire à présent une description des divers mouvements, considérés successivement :
La coupe du tissu est assurée par un couteau 5 monté dans un porte-couteau 6. Celui-ci se présente sous la forme d'un levier coudé pivo- tant autour d'un axe 7 fixé au bâti de la machine. Une biellette 9 commandée par l'excentrique 9' monté sur l'arbre 3 (par l'intermédiaire d'un collier 9") donne au porte-couteau le mouvement alternatif quasi vertical néces- saire à son fonctionnement.
L'aiguille 10 est montée dans une barre porte-aiguille 11 pivotée en 12 dans le bâti. Une biellette 13 s'articule en 12' à la barre, et en 13' à un balancier 14 pivoté sur le bâti et recevant son mouvement d'une bielle 15 que meut un excentrique 16. Le déplacement angulaire sur l'arbre 3, de la buselure de celui-ci permet une avance où. un recul du mouvement de l'aiguille par rapport aux autres organes.
Le transporteur de tissus, qui se voit mieux sur la figure 4, com- prend deux griffes totalement indépendantes, 17 et 18. Ces griffes recoivent leur mouvement , d'une part, d'un arbre secondaire 19 parallèle à l'arbre principal 3, d'autre part, de biellettes à excentriques 17a et 18a montées par l'intermédiaire d'une buselure unique 20 à deux portées excentrées, sur l'ar- bre 3. L'arbre 19 reçoit un mouvement oscillant par la manivelle 21 qu'atta- que la bielle 22. Celle-ci est commandée par un excentrique dont la buselure 23 permet un double règlage : d'une part, un règlage angulaire, qui définit la phase du mouvement ; d'autre part, un réglage, d'amplitude, au moyen d'un dispositif à chariot 23' glissant, connu en soi, que commande la vis 24 vissée dans le collier de l'excentrique.
Revenant aux griffes et au mouvement des* portes griffes, on voit que la manivelle 25 qui entraîne la tige 26 articulée au porte-griffe 17' (grif- fe dite supérieure) comporte une coulisse 25'. Le déplacement dans celle-ci
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de la tête de la tige 26 règle le déphasage du mouvement longitudinal de la griffe 17 par rapport à celui de la griffe 18. Dans la position représen- tée à la figure 4, il n'y a pas de déphasage longitudinal.
Dans la construction habituelle des porte-griffes, ces pièces sont parfaitement rigides. Lorsqu'elles sont montées, il n'est plus possible de modifier l'inclinaison des griffes par rapport au plan de travail. Cet in- convénient est évité avec l'invention, qui prévoit une brisure articulée de la tige 26 et du porte-griffe 17' (vis 27). Lorsque le montage est terminé et que la position de la griffe 17 a été bien définie, il suffit de serrer cette vis 27 pour maintenir la griffe en position correcte.
Le mouvement des crochets dérive d'un même arbre secondaire 28 perpendiculaire à l'arbre principal 3 et entraîné par une bielle 29 à excen- trique monté sur celui-ci, par l'intermédiaire d'une manivelle 29'. L'arbre'
28, pourvu d'une rainure hélicoïdale qui assure le transport de l'huile, pas- se dans un bloc 29 venu de fonderie avec les parois du puits étanche lc, de sorte qu'il n'apporte pas d'huile dans ce puits. Au bout de l'arbre 28 est monté (voir figure 5) une manivelle 40 entraînant deux leviers, 30 et 31. Le levier 30 attaque la manivelle 32 calée sur le petit arbre 33, et le levier
31 attaque la manivelle 34 calée sur le petit arbre 35.
Sur les arbres 33 et
35, respectivement, et dans le puits étanche lc, sont montés, par des colliers à vis qui permettent tout règlage désirable, - et cela en toute indépendance-, les tiges 36 et 37 qui portent les crochets 38 et 39. Comme dans les machines connues, les crochets peuvent être déplacés dans leurs porte-crochets, mais le dispositif suivant l'invention permet un règlage beaucoup plus souple puis- qu'il permet de choisir pour chaque crochet son plan d'action, et dans ce plan, l'inclinaison du crochet sur l'horizontale.
Enfin, le pied de biche 41 est du type horizontal, à double arti- culation, avec piston presseur à ressort, 42, et les dimensions de ses diffé- rentes parties sont telles qu'il est possible de coudre des tissus de 8 mm. d'épaisseur sans modifier les réglages qui commandent le ressort du piston.