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PROCEDE DE RECUPERATION DE CENDRES RICHES EN POTASSIUM A PARTIR DE SUBSTANCES RESIDUAIRES DES INDUSTRIES TRAITANT LA MELASSE.
On sait que la sandre de mélasse a une teneur élevée en potassium. En général les composés de potassium restent en solution dans les liquides résiduaires des industries traitant la mélasse, qui utilisent, en première instancele sucre contenu dans la mélasse.
Il est connu de récupérer à partir de ces liquides résiduaires des cendres riches en potassium en concentrant le liquide résiduaire par évaporation et en brûlant le liquide concentré. La substance organique contenue dans les substances résiduaires concentrées entretient la combustion, de sorte qu'on ne doit pas ajouter de combustible supplémentaire.
Une méthode pour brûler dé tels liquides résiduaires se trouve décrite dans le brevet néerlandais 660792; cette méthode convient très bien pour la pratique. Suivant ce brevet,, la combustion est effectuée dans un milieu réducteur. le sulfate de potassium contenu dans le liquide résiduaire étant réduit en sulfure de potassium, qui est ensuite converti en carbonate de potassium par introduction d'anhydride carbonique. de sorte que 1?on obtient un rendement plus élevé en carbonate de potassium.
La cendre doit être suffisamment liquide pour permettre son élimination continue lors de la combustion. Le point de fusion de la cendre ne doit donc pas dépasser une certaine limite.
Cette condition nest pourtant pas toujours remplie notamment si le liquide à traiter provient de mélasses de sucre de canne. En effet, on constate alors que dans les circonstances régnant dans le foyers le plus souvent, la cendre ne fond pas suffisamment.
Suivant l'invention, on peut remédier à cet inconvénient en
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ajoutant du carbonate alcalin au liquide résiduaire avant sa combustion et en éliminant le précipité qui se forme par exemple par filtration ou centri- fugation. Ce précipité est un mélange complexe de composés minéraux, qui contiennent principalement les composants de la cendre de mélasse insolubles dans l'eau; il contient toujours un pourcentage élevé de carbonate de calcium.
En outre, et surtout dans les liquides résiduaires provenant de certaines espèces de mélasses de sucre de canne,, il se précipite des quantités assez considérables d'hydroxydes métalliques.
Grâce à la présence d'une quantité importante de carbonate de calcium le précipité se laisse en général bien filtrer. On obtient un liquide qui peut être facilement concentré et incinéré en donnant une cendre à point de fusion suffisamment bas pour éliminer cette cendre en marche continue du foyer.
L'addition de carbonate alcalin présente en outre l'avantage de supprimer la réaction faiblement acide des liquides résiduaires, réaction qui, pour éviter la corrosion, nécessite l'utilisation d'un matériau très résistant pour l'installation à évaporer et de réduire également la formation de mousse dans le liquide lors de son évaporation. En outre, on empêche qu'il se dépose une couche de sel de calcium sur les surfaces échangeant la chaleur de l'appareil.La formation d'une telle couche a une influence défavorable sur la transmission de chaleur et nécessite un nettoyage fréquent.
Un autre avantage important du procédé consiste en ce que, par suite de l'élimination de composés de calcium et d'autres composés, la cendre récupérée présente une teneur plus élevée en carbonate de potassium que si l'on n'applique pas le procédé suivant l'invention.
Le carbonate alcalin qui, ajouté après la conversion sus-in- diquée est présent dans la solution complètement ou partiellement sous forme de sels alcalins d'acides organiques, est converti de nouveau en carbonate alcalin lors de la combustion. De préférence,, on ajoute du carbonate de potassium qui, comme tel, est récupéré entièrement dans le produit final.
Suivant une réalisation préférée de l'invention, on utilise, comme carbonate alcalin à ajouter au liquide résiduaire, une partie de la cendre ou le carbonate de potassium récupéré de la cendre par purification plus ou moins complète.
Après avoir ajouté au début une certaine quantité de carbonate de potassium, on peut donc éliminer du liquide résiduaire en réutilisant toujours une partie de la cendre des quantités de constituants minéraux indésirables pratiquement illimitées.
La quantité de carbonate alcalin qui, soit comme tel, soit sous forme de la cendre récupérée, doit être ajoutée pour obtenir le résultat voulu dépend fortement de la nature de la mélasse, dont le liquide résiduaire a été récupéré. On a constaté, par exemple, qu'avec les liquides résiduaires de mélasses de sucre de canne,on a besoin de beaucoup plus de carbonate alcalin que par exemple avec les liquides résiduaires de mélasses de sucre de betterave. Aussi fera-t-on dépendre la quantité de carbonate alcalin à ajouter de la teneur en constituants insolubles de la cendre. Cependant., Inaction tamponnante des solutions semble jouer un rôle ici.
L'invention est en premier lieu importante pour la combustion de liquides résiduaires des industries traitant la mélasse suivant le procédé décrit dans le brevet néerlandais 66.792. Toutefois de pareilles difficultés peuvent également se produire au cours de la combustion oxydante, comme on l'appliquait autrefois le plus souvent; par conséquente
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l'invention est également importante dans ce cas-ci.
Les circonstances dans lesquelles on effectue la précipitation au carbonate alcalin peuvent varier. On peut travailler,,, par exemple., à froid ou à une température plus élevée. Dans le dernier cas, la filtration sera en général plus facile. En vue de la filtrabilité., on ajoutera en général le carbonate alcalin au liquide résiduaire avant de concentrer celui-ci, mais il est également possible d'ajouter le carbonate alcalin au liquide concentré.