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DISPOSITIF POUR LA MANOEUV DES PORTES DE FOURS A COKE.
La présente invention est relative à un dispositif pour la manoeuvre des portes des fours à coke juxtaposés en batterie, comprenant un mécanisme de levage et de translation des portes monté sur un châssis mobile le long de la batterie, et sur lequel est également monté un mécanisme de commande des organes de verrouillage des portes.
La fermeture des portes de fours à coke modernes est généralement réalisée par deux balanciers qu'on peut faire basculer autour de vis horizontales pour les amener chacun au niveau de deux crochets fixés à la plaque de garde et contre lesquels on peut les presser à l'aide des vis qui sont montées sur les portes.
Le plus fréquemment,ces vis sont manoeuvrées manuellement à l'aide d'une clef amovible.On comprend que, dans ces conditions, il arrive souvent que les portes soient trop ou trop peu pressées contre les plaques de garde.
Ces inconvénients ainsi que la fatigue à laquelle le personnel préposé à la manoeuvre des portes est soumis -quand les détournements se succèdent rapidement on fait proposer de remplacer la manoeuvre manuelle par celle à l'aide d'un moteur électrique muni d'un limitateur automatique de couple et d'un réducteur de vitesse. Ce dispositif relativement délicat et fragile ne convient guère aux conditions de fonctionnement des machines de fours à coke.
En outre, par suite du montage rigide de ce dispositif sur la dé- fourneuse ou sur le guide-coke roulant sur un chemin de roulement qui n'est jamais parfaitement horizontal ainsi que des différences de niveau qui existent souvent entre les soles des différents fours et qui ont comme conséquence la disposition des portes à des niveaux différents, l'axe des vis ne correspond que rarement avec l'axe des clefs motorisées montées rigidement sur le châssis de la défourne use ou du guide coke.
On a également proposé de remplacer les vis par des ressorts ou des tambours à air comprimé exerçant toujours la même pression sur les portes.
Ces dispositifs sont coûteux et compliquent considérablement la construction
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des portes et de leurs appareils de manoeuvre. En outre, ils ne peuvent pas servir à manoeuvrer les portes à vis qui sont souvent présentes en même temps que des portes à ressort ou à tambour pneumatique dans une même batterie.
La présente invention a coma objet un dispositif permettant de manoeuvrer les portes classiques de fours à coke pourvues de vis de verrouillage et ne présentant pas les inconvénients des dispositifs connus.
A cet effet, une clef servant à faire tourner les vis des portes est portée par un châssis auxiliaire mobile en hauteur par rapport au châssis susdit. En outre,ce châssis auxiliaire est connecté mécaniquement au mécanisme de levage et de translation des portes de fagon à subir les mêmes déplacements en hauteur que la partie de ce mécanisme venant en contact avec les portes pour les soulever. Enfin, des moyens actionnés par un fluide sous pression constante et portés par ce châssis auxiliaire sont prévus pour faire tourner la clef en vue d'un verrouillage ou d'un déverouillage des portes.
Par construction, la distance entre les vis et les mentionnets de suspension des portes servant à soulever et à transporter celles -ci ne varie que très peu d'une porte à une autre de sorte que lorsque le mécanisme de levage vient prendre appui contre ces mentonnets pour les soulever, les clefs sont toujours en regard des vis qu'elles doivent manoeuvrer, De plus, les moyens actionnés par le fluide sous pression constante et qui servent à faire tourner les vis dans un sens ou dans l'autre sont portés par le même châssis auxiliaire que la clef de sorte que la liaison mécanique entre l'organe soumis à la pression constante et la clef est simple et transmet toujours aux clefs le même couple de rotation pour leur vissage et le même couple de rotation pour leur dévissage,
celui-ci étant avantageusement un peu plus 'grand que le couple provoquant le vissage par suite de l'utilisation de pressions matrices différentes.
Dans une forme d'exécution avantageuse, le châssis auxiliaire susdit est constitué par un coulisseau guidé verticalement par rapport au châssis portant le mécanisme de levage des portes.
En pratique, malgré les précautions prises lors de la construction des portes, la distance entre le mentonnet de celles-ci et la vis de verrouillage n'est pas rigoureusement la même d'une porte à l'autre, en parti- culier, parce qu'en service certaines portes se déforment différemment des autres.
Pour cette raison ainsi que pour permettre une moins grande précision dans l'exécution du dispositif suivant l'invention, on prévoit de constit uer la clef par un manchon rainuré intérieurement et coulissant par rapport à un arbre qui peut l'entraîner, en rotation par l'intermédiaire d'un joint d' Oldham ou d'un dispositif équivalent. En outre, l'extrémité libre de la vis ainsi que l'entrée du manchon sont tronconiques.
Gràce à la forme tronconique donnée à l'extrémité libre des vis, ce manchon rainuré vient s'ajuster automatiquement dans l'axe des vis. Quelle que soit la position qu'il occupe à ce moment par rapport à l'axe de l'arbre qui doit le faire tourner, il peut être entraîné par celui-ci grâce au joint d'oldham prévu entre lui et cet arbre.
Pour faciliter l'opération de verrouillage ou de déverrouillage des portes, il est prévu d'entraîner la clef par rapport au châssis auxiliaire susdit, perpendiculairement aux portes, par un piston actionné par un fluide sous pression admis à l'une ou l'autre extrémité d'un cylindre porté par le châssis auxiliaire susdit,
La rotation de la clef susdite est avantageusement effectuée par un fluide sous pression admis à l'une ou l'autre des extrémités d'un cylindre porté par le châssis auxiliaire susdit, sur un piston dont la tige est connectée par un bras à un secteur denté engrenant avec un pignon calé sur un arbre entraînant la clef en rotation,
le cylindre susdit ayant une longueur telle que le piston ne puisse pas arriver à fond de course dans le sens correspondant au verrouillage de la porte lorsque la vis susdite a provoqué le verrouil-
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lage de la porte.
Lorsque le dispositif est constitué de cette façon, il importe, afin de ne pas permettre une variation du degré de serrage, de surveiller la position angulaire que la tige du piston occupe par rapport au bras qui relie cette tige au secteur denté susdit, lorsque le mouvement de serrage est ache- vé.
Dans le but de ramener automatiquement ce piston dans la même po- sition après la fin du mouvement de serrage des vis, il est prévu.! que le piston qui entraîne axialement la clef susdite entraîne également une came qui coopère avec une saillie du secteur denté susdit de façon qu'à la fin du mouvement de dégagement de la clef, ce secteur soit ramené dans une position angulaire immuable, En outre, le cylindre dans lequel le piston faisant tour- ner les vis est mobile à ses deux extrémités mises en communication avec l' atmosphère pendant le mouvement de dégagement de la clef.
D'autres particularités-et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui repré- sentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement., une forme d'exécution du dispositif suivant l'invention.
La figure 1 est une vue de face du dispositif suivant l'invention, après coupe verticale suivant la ligne I-I de la figure 2.
La figure 2 est une vue latérale après coupe suivant la ligne brisée II-II de la figure 1.
La figure 3 est une vue de face de la partie supérieure de la porte d'un four à coke.
La figure 4 est une coupe horizontale suivant la ligne IV-IV de la figure 3.
Les figures 5 à 8 sont, à plus grande échelle, des vues en plan après coupe horizontale respectivement suivant les lignes V-V, VI-VI, VII-VII et VIII-VIII de la figure 20
Les figures 9 à 12 représentent schématiquement l'appareillage pneumatique utilisé pour le verrouillage et le déverrouillage des portes des fours, chacune de ces figures montrant les éléments de cet appareillage au cours d'une des opérations successives constituant le cycle complet des manoeu- vres à effectuer pour le dàverrouillage et le verrouillage.
La figure 14 est une vue de face suivant la flèche de la figure 1 montrant un détail du dispositif suivant l'invention,
Dans ces différentes figures, les marnes notations de référence désignent des éléments identiques.
Les fours à coke juxtaposés en batterie ont, de manière connue, leurs portes manoeuvrées par un mécanisme de levage et de translation monté sur un châssis mobile le long de la batterie. Ce châssis est désigné par 2 aux figures 1 et 2. Il est monté sur un pont roulant 3 de façon à pouvoir s' écarter des portes des fours, ce pont roulant étant lui-mème, de manière connue, mobile parallèlement à l'axe de la batterie.
Le mécanisme de levage des portes monté sur ce châssis comprend, aux figures 1 et 2, une manivelle 4 actionnant un réducteur à vis 5. Une tige 6 déplacée axialement par ce réducteur est connectée par une bielle double 7 à un balancier 8 dont le pivot est/désigné par 9, Celui-ci est porté par le châssis 2, L'extrémité 10 de ce balancier opposée à celle où la double bielle 7 est articulée forme un crochet qui peut être engagé en-dessous d'un mentonnet 11 fixé à la porte 12 de chaque four.
A la bielle 7, est articulée en 13 une biellette 14 qui e st également articulée à une extrémité 15 d'un autre balancier 16 dont le pivot à axe horizontal 17 est porté par le châssis 2. L9autre extrémité 18 de ce deuxié- me balancier est connectée à une deuxième biellette 19 parallèle à la biellette 14 et articulée en 20 à un châssis auxiliaire 21 mobile en hauteur par rap-
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port au châssis 2. La biellette 14 est de longueur réglable et est constituée à ceteffet de deux tiges pourvues de filets en sens inverses sur lesquels est engagé un manchon taraudé dans deux sens.
Le rapport des bras de leviers du deuxième balancier 16 est le même que celui des bras de levier du balancier 8 du mécanisme de levage des portes. Il en résulte que le châssis auxiliaire 21 subit les mêmes déplacements en hauteur que l'extrémité 10 du balancier 8 en contact avec les mentonnets 11 des portes,.
Le châssis auxiliaire 21 est constitué par un coulisseau guidé verticalement par rapport au châssis 2. Le guidage est effectué par l'intermé- diaire de galets 22 et 23 roulant contre deux montants verticaux faisant partie du châssis 2. Des galets de ce genre sont prévus vers le haut et vers le bas du châssis auxiliaire 21.
Des moyens actionnés par un fluide sous pression constante et portés par le châssis auxiliaire sont prévus pour faire tourner une clef servant à mettre en rotation deux vis 24 provoquant., de manière connue en soi, le ver- rouillage et le déverrouillage, par l'intermédiaire de traverses 25, de la porte sur laquelle elles sont montées. Ces traverses peuvent basculer autour de l'axe des vis 24 et venir s'engager dans des crochets fixes 25' et 25".
Chacune des clefs susdites est constituée par un manchon 26 pourvu intérieurement de rainures 27 (figure 2) dans lesquelles peuvent s'engager les angles d'une tête polygonale 28 que présente chacune des vis susdites. Le nombre de rainures intérieures 27 est un multiple, par exemple le double, de celui du nombre de côtés de la tête -polygonale 28 de la vis. De cette façon, an moment où. les rainures du manchon arrivent en contact avec la tête polygonale 28, il suffit d'une rotation du manchon égale à un sous-multiple de l'angle au centre correspondant à la longueur d'un des cotés de la tête, pour que les rainures soient en regard des arêtes de cette tête.
Le manchon 26 peut coulisser perpendiculairement à la porte 12, le long d'un arbre 29 sur lequel est calé un pignon 30. Lorsque celui-ci est mis en rotation de la façon qui sera expliquée plus loin, le manchon 26 est également mis en rotation par l'intermédiaire d'un joint d'oldham 31 qui peut coulisser le long de clavettes 132 portées par l'arbre 29. Ce joint d'oldham pourrait être remplacé par un dispositif équivalent.
L'extrémité libre de chaque vis 24 est tronconique comme on peut le voir en 32. L'entrée du manchon 26 est également tronconique comme on peut s'en rendre compte en 33.
Si. lorsqu'on déplace le manchon 26 de façon à l'engager sur la tête 28 d'une vis 24, ce manchon n'est pas exactement dans l'axe de celui-ci, les parties tronconiques 32 et 33 provoquent la coïncidence des axes de ces deux éléments et, à ce moment, le manchon 26 commence à être entraîné en rotation par l'arbre 29 grâce au joint d'oldham.
Ce mode d'entraînement du manchon 26 est utile parce que, malgré le soin apporté à la construction des portes, il peut arriver que, d'une porte à l'autre, la distance entre le mentonnet 11 et la vis 24 ne soit pas exactement la même. L'utilité du joint d'oldham et des parties tronconiques 32 et 33 est également justifiée par le fait que, lorsque le châssis 3 est déplacé parallèlement à l'axe de la batterie il n' est pas toujours possible de l'arrêter exactement à l'endroit qu'il faut pour que l'axe du manchon 26 se trouve dans le plan médian de la porte à manoeuvrer.
Pour déplacer axialement le manchon 26, il est prévu d'admettre de 15'air comprimé à l'une ou l'autre extrémité d'un cylindre 34 fixé au châssis auxiliaire 21 en un point 35.
Le piston contenu dans ce cylindre est relié par sa tige 36 à une patte 37 portée par une enveloppe 38 contenant le manchon 26, le joint d'oldham 31 et-une bague 39 coulissant sur les clavettes 132.
La rotation du manchon 26 est effectuée par de l'air comprimé admis à l'une ou l'autre des extrémités d'un cylindre 40 porté par le châssis auxiliaire 21. Ce cylindre contient un piston 41 (figure 1) dont la tige 42 est
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connectée par un bras 43 à un secteur denté 44 engrenant avec le pignon 30.
Le cylindre 40 a une longueur telle que le piston 41 ne puisse pas arriver à fond de course dans le sens correspondant au verrouillage de la porte avant que celle-ci soit verrouillée par la vis 24 correspondante. Le fond de course envisagé se trouve à l'extrémité 45 du cylindre.
Les éléments 34 à 45, dont il est question ci-avant sont relatifs à la manoeuvre de la vis supérieure de la porte. Pour manoeuvrer la vis infé- rieure de cette porte., on utilise des éléments analogues qui sont désignés par les mêmes notations de référence affectées du signe "'".
Avant de procéder au desserrage des vis de verrrouillage des por- tes, les manchons 26 doivent avoir été introduits sur les têtes polygonales des vis 24. Dans le dispositif représenté, l'introduction des manchons 26 sur les têtes des vis est effectuée automatiquement par conjugaison pneumatique de l'alimentation des cylindres 34 et 40.
A cet effet, le piston 46 (figure 9) contenu dans le cylindre 34 entraîne en même temps que le manchon 26, un poussoir 47 jouant le rôle de came, disposé de façon qu'au moment où le manchon 26 commence à être en con- tact avec la tête polygonale 28 de la vis 24 correspondante, ce poussoir 47 déplace un relai pneumatique jusque dans une position pour laquelle de l'air comprimé est admis sur un distributeur contrôlant l'admission d'air dans le cylindre 40 porté par le châssis auxiliaire 21 et faisant tourner le manchon
260 Un piston 46' et un poussoir 47', analogues au piston 46 et au poussoir
47, sont prévus pour actionner la vis de verrouillage inférieure de la porte.
A la figure 9, on a représenté en 48 une source d'air comprimé de laquelle l'air s'écoule à travers un régulateur-détendeur 49. Les conduites dans lesquelles il y a de l'air comprimé sont représentées en traits continus.
Celles qui sont en communication avec l'atmosphère sont représentées en traits mixtes et celles qui ne sont pas parcourues par de l'air comprimé ni par de l'air s'échappant à l'atmosphère sont représentées en traits interrompus. Les conduites dans lesquelles circule de l'air comprimé sont pourvues d'une flèche indiquant le sens de cette circulation. Celles dans lesquelles circule de l' air s'échappant dans l'atmosphère sont également pourvues d'une flèche indi- quant le sens de la circulation. Le circuit pneumatique de la figure 9 com- prend trois vannes à bouton-poussoir désignées respectivement par 50, 51 et 52 qui sont sollicitées vers le haut par un ressorte Ce circuit comprend également une vanne 53 qui peut être manoeuvrée par un levier 54 à rencontre d'un res- sort.
On trouve encore dans le circuit quatre vannes à double effet désignées respectivement par 55, 56, 57 et 58 et trois vannes à simple effet., à retour par 'ressort désignées respectivement par 59, 60 et 6I. Les relais pneumatiques coopérant avec les poussoirs 47 et 47' sont désignés respectivement par 62 et
62'.
Lorsque le dispositif suivant l'invention se présente devant une porte à déverrouiller et à manoeuvrer, les différents organes intervenant dans la manoeuvre des vis se trouvent dans la position représentée à la figure 9.
On y voit que les pistons 46 et 46' sont à fond de course à l'extrémité des cylindres 34 et 34' non traversée par la tige du piston tandis que les pistons
41 et 41' sont à l'extrémité des cylindres 40 et 40' traversée par la tige du piston,
Supposons qu'à ce moment on appuie sur le bouton du poussoir de la vanne 50. De ce fait l'air comprimé traverse celle-ci et maintient la vanne 56 dans la position représentée.
Dans cette position de la vanne 56, de l'air comprimé passe vers la vanne 60 dont le piston est à fond de course vers la gauche parce que l'air comprimé a été admis à droite en passant par la vanne à levier 530
De la vanne 60, l'air se rend dans les deux cylindres 34 et 34' dont les pistons entraînent les manchons 26 et 26 vers les vis 24 de serrage des portes, L'air contenu dans les cylindres 34 et 34', entre leur piston et le fond traversé par la tige de ceux-ci, peut s'échapper dans l'atmosphère après avoir traversé les vannes 59 et 56.
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Lorsque l'entrée tronconique des manchons 26 s'engage sur I'extrémité tronconique 32 des vis 24ces manchons se mettent dans l'alignement de ces vis. Au moment où les parties des manchons 26 rainurés intérieurement anivent au contact de la tête polygonale 28 des vis correspondantes, les poussoirs 47 et 47' appuient sur les leviers de manoeuvre des pistons contenus dans les relais pneumatiques 62 et 62-', comme représenté à la figure 10,
Pour la nouvelle position des±pistons de ces relais, l'air comprimé est admis à l'extrémité de gauche des vannes 57 et 58 et déplace vers la droite les pistons contenus sans ces vannes. Pour cette nouvelle position de ces derniers pistons? l'air comprimé est admis dans les cylindres 40 et 40'.
Les pistons 41 et 41' sont donc déplacés à partir de la position où ils sont représentés vers l'extrémité opposée des cylindres qui les contiennent. L' air peut s'échapper de ces extrémités en passant par les vannes 61 et 57. Pendant ce déplacement des pistons 41 et 41', les secteurs dentés 44 et 44' pivotent et font tourner les pignons 30 et 30 qui assurent la rotation des vis 24 dans le sens correspondant au déverrouillage des portes. A la fin du mouvement de desserrage., les pistons 46, 46', 41 et 41' se trouvent dans la position représentée à la figure 11.
Après desserrage de ces vis, les balanciers 25 des figures 2 à 4 sont basculés pour être enlevés de leurs crochets puis la porte est retirée du four et le coke est défourné.
Après le enfournement du coke, la porte est replacée sur sa plaque de garde et les balanciers sont ramenés dans leurs crochets. On appuie alors sur le bouton-poussoir de la vanne 51 pour lui faire occuper la position représentée à la figure 11. Cette manoeuvre a comme effet d'envoyer de l'air comprimé à l'extrémité de droite des vannes 57 et 58 et de ramener les pistons contenus dans ces vannes à l'extrémitéde gauche de celles-ci.
Pour cette nouvelle position de ces derniers pistons, les extrémités des cylindres 40 et 40' qui sont traversées par les tiges des pistons 41 et 41',sont mises en communication avec l'atmosphère tandis que l'air compri- mé peut passer par la vanne 57 dans la vanne 61 et de celle-ci dans les cylindres 40 et 40' aux extrémités de ceux-ci non traversées par les tiges des pistons 41 et 41'.Ces pistons sont alors déplacés jusque dans une position telle que celle représentée à la figure 12.
Au cours de ce déplacement., les vis sont mises en rotation de fa- çon à verrouiller les portes. La course des pistons 41 et 41' est telle que ceux-ci ne puissent pas atteindre le fond traversé par leur tige lorsque les vis ont provoqué le verrouillage des portes.
L'effort nécessaire pour serrer une vis est moindre que celui qu' il faut exercer pour la desserrer. Pour cette raison, il est prévu un détendeur 63 à la sortie duqiel la pression de l'air est inférieure à celle de I' air circulant dans les conduites aboutissant aux extrémités opposées des cylindres 40 et 40' dans le cas de la figure 10. Une soupape de sûreté qui s'ouvre pour une pression supérieure à la pression en aval du détendeur 63 est prévue entre celui-ci et la vanne 61.
Lorsque les portes sont verrouillées, on peut dégager les manchons 26 des têtes polygonales 28 des vis 24 en appuyant sur le bouton-poussoir de la vanne 52. En effet, par cette manoeuvre., l'air comprimé traversant cette vanne passe dans la vanne 55 et est admis à l'extrémité de droite de la vanne 56 où il refoule le piston de celle-ci vers la gauche.
Pour la nouvelle position de ce piston., de l'air comprimé traverse la vanne 56 et atteint l'extrémité de gauche de la vanne 61 où il déplace le piston de celle-ci vers la droite. L'air comprimé ayant traversé la vanne 56 arrive également à la vanne 59 qu'il traverse pour aboutir aux extrémités des cylindres 34 et 34' traversées par les tiges de leurs pistons 46 et 46'. Ceuxci sont refoulés vers l'extrémité opposée et dans cette nouvelle position, les manchons correspondants 26 sont dégagés des têtes polygonales 28 des vis 24.
II est à noter qu'au cours de ce déplacement des manchons 26, les poussoirs 47 et 47' n'actionnent pas les leviers des relais pneumatiques 62 et 62' par-
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ce qu'ils peuvent s'effacer en passant au-dessus de ceux-ci.
L'air contenu dans les cylindres 34 et 34' peut s'échapper dans l'atmosphère pendant le dernier mouvement des pistons 46 et 46' en traversait en série les vannes 60 et 56.
Les pistons 46 et 46' qui entraînent axialement les manchons 26 entraînent également une oame qui coopère avec une saillie des secteurs dentés
44 et 44' de façon qu'à la fin du mouvement de dégagement de ces manchons, ces secteurs soient ramenés dans une position angulaire immuable. Une' came de ce genre est représentée aux figures 1, 5 et 14 en relation avec le sec- teur denté 44. Cette came est désignée par 64.
Elle a la forme générale d'un
V dans lequel est engagée une saillie 65 solidaire du secteur denté..Si cet- te saillie ne se trouve pas dans l'axe du lorsque la came 64 se déplace dans le sens de la flèche Z (figure 14) correspondant au dégagement du man- chon 26, cette saillie est conduite vers le fond du V par les deux branches inclinées de celui-ci et elle ramène par conséquent toujours le secteur den- té 44 dans la même position angulaire. -
Pour que ce déplacement du secteur denté 44 puisse être effectué sans difficulté, il est prévu de mettre les deux extrémités des cylindres 40 et 40' en communication avec l'atmosphère pendant le mouvement de dégagement des manchons 26.
Cette mise en communication est assurée par le fait que le piston de la vanne 61 est à fond de course vers la droite et que ceux des van- nes 57 et 58 sont à fond de course vers la gauche.
Si, après avoir replacé la porte contre sa plaque de garde, par suite d'une fausse manoeuvre ou d'une négligence du personnel, il était impossible de faire basculer les balanciers jusque dans leurs crochets,, il se- rait nécessairepour permettre ce basculement., de provoquer la manoeuvre de desserrage des vis. or, les manchons 26 sont alors engagés sur les têtes polygonales de ces vis. Pour dégager les manchons des têtes des vis à ce moment, on appuie sur le levier 54 de la vanne 53 de façon à amener le piston de celle-ci dans la position représentée à la figure 13.
Par cette manoeuvre, le piston de la vanne 59 est refoulé vers la droite et livre passage à l'air comprimé vers les fonds des cylindres 34 et 34' traversés par les tiges de leurs pistons. L'air se trouvant de l'autre côté de ceux-ci est expulsé à travers la vanne 60 dont le ressort a refoulé le piston vers la droite.
Lorsque les manchons 26 sont dégagés des têtes polygonales des vis, celles-ci sont dévissées suffisamment à l'aide d'une clef ordinaire, pour permettre le basculement des balanciers 25 jusque dans leurs crochets.
Lorsque ces balanciers sont remis en place, on reserre les vis avec la clef ordinaire en les faisant tourner de la fraction de tour dont elles ont été desserrées immédiatement avant.
Ensuite en appuyant sur le bouton de la vanne 50, les manchons 26 sont réintroduits sur les têtes polygonales des vis. On achève alors le cycle des opérations en appuyant successivement sur les boutons des vannes 51 et 52.
II est à noter que le fonctionnement de l'appareillage pneumatique est tel que le cycle des opérations doit obligatoirement se faire en appuyant successivement sur les boutons-poussoirs des vannes 50, 51 et 52.
Si on n'appuie pas sur ces boutons dans l'ordre qui vient d'être indiqué, aucun fonctionnement inadéquat n'est possible.
Supposons que lorsque I'engagement du manchon 26 sur les têtes polygonales 28 des vis 24 est terminé, on appuie par mégarde sur le bouton de la vanne 52 au lieu de le faire sur le bouton de la vanne 51. Cette fausse manoeuvre ne peut pas avoir de conséquence parce que la vanne 55 est bloquée dans la position représentée à la figure 9.
Si. lorsque l'opération de serrage des vis est terminée, on appuyait sur le bouton de la vanne 50 au lieu de le faire sur le bouton de la
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vanne 52, cette fausse manoeuvre n'aurait pas d'autre effet que de maintenir la vanne 56 dans la position représentée à la figure 11.
Enfin, si lorsque le dégagement des manchons est effectué, on appuyait sur le bouton de la vanne 51 au lieu de le faire sur celui de la vanne 50, la position des pistons dans les vannes 55, 56, 61, 57 et 58 représentée à la figure 12 ne serait pas modifiée.
II est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme d'exécution représentée et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.
Au lieu de moyens actionnés pneumatiquement, on pourrait utiliser des moyens actionnés hydrauliquement,
REVENDICATIONS.
1.- Dispositif pour la manoeuvre des portes de fours à coke jux- taposés en batterie, comprenant un mécanisme de levage et de translation des portes monté sur un châssis mobile le long de la batterie et sur lequel est également monté un mécanisme de commande des organes de verrouillage des portes, caractérisé en ce qu'une clef servant à faire tourner, de manière connue en soi,une vis à tête polygonale montée sur chaque porte et intervenant dans la commande du verrouillage de celle-ci, est portée par un châssis auxiliaire mobile en hauteur par rapport au châssis susdit,
en ce que ce châssis auxiliaire est connecté mécaniquement au mécanisme de levage et de translation des portes de fagon à subir les mêmes déplacements en hauteur que la partie de ce mécanisme venant en contact avec les portes pour les soulever et en ce que des moyens actionnés par un fluide sous pression constante et portés par ce châssis auxiliaire sont prévus pour faire tourner la clef en vue d'un verrouillage ou d'un déverrouillage des portes.