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ETANCON METALLIQUE.
La présente invention est relative à un étançon métallique com- prenant un fût creux, un boîtier solidaire du fût, un montant pouvant coulis- ser de haut en bas dans ce fût et présentant, d'un côté, une série de dents horizontales, à surface d'appui oblique, reposant sur des dents de même in- clinaison d'un coussinet et, du côté opposé, une face en contact avec le boî- tier susdit et convergeant légèrement vers le bas par rapport au plan passant par les génératrices au sommet des dents du montant, celles-ci ayant leur sur- face d'appui inclinée par rapport à l'horizontale suivant un angle plus grand que l'angle de frottement entre les matières constituant les dents du montant et du coussinet du coin interposé entre le coussinet et le boîtier de façon que ce coussinet ne puisse pas pivoter autour d'un axe horizontal par rapport au boîtier,
l'élasticité du boîtier étant suffisante pour permettre le glis- sement des dents du montant sur des dents du coussinet en cas de surcharge.
Dans le brevet n 502.815, il est question d'un étançon de ce genre dans lequel le coussinet présente une série de dents égales qui sont en prise avec des dents correspondantes du montant et qui permettent cepen- dant une descente du montant sous l'effet d'une surcharge parce que les dé- formations élastiques du boîtier les laissent exécuter un déplacement laté- ral pendant que les dents du montant glissent à leur contact.
Lorsque tou- tes les dents du coussinet ont été repoussées à la hauteur d'une dent, c'est- à-dire de la distance entre le plan passant par les génératrices au sommet de ces dents et le plan passant par les génératrices au fond des intervalles entre elles,l'élasticité du boîtier ramène rapidement les dents du coussinet au f ond des intervalles entre les dents du montant pendant que celui-ci cou- lisse de la moitié de la distance entre les sommets de deux dents adjacentes.
Pendant ce dernier coulissement du montant, on constate que la force portante de celui-ci devient à peu près nulle.
Lorsque les dents du coussinet sont revenues au fond des interval-
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les entre les dents du montant, la surcharge nécessaire pour faire descendre à nouveau le montant est supérieure à celle qui a provoqué le commencement de la descente précédente, par le fait que la face du montant opposée à cel- le où sont ménagées les dents converge légèrement vers le bas par rapport au plan passant par les génératrices au sommet des dents du montant.
La présente invention a comme objet un étançon métallique du type susdit grâce auquel la diminution de la charge portante du montant est moin- dre qu'avec l'étançon suivant le brevet 502.815 et est d'autant moindre que le nombre de dents dont le montant a déjà glissé dans le boîtier est plus grand.
En d'autres termes, avec l'étançon suivant l'invention, la force portante minimum à chaque chute d'une demi-dent augmente avec le nombre de dents dont le montant a déjà glissé dans le boîtier.
L'étançon métallique suivant l'invention est caractérisé en ce que la dent supérieure du coussinet est identique aux dents du montant, en ce que les autres dents du coussinet présentent un plat à leur sommet et en ce que les différents plats de ces dernières dents sont dans un même plan pas- sant par le sommet de la dent supérieure du coussinet et se rapprochant vers le bas du plan passant par les génératrices au fond des intervalles entre les dents du coussinet.
Les résultats indiqués ci-dessus à propos de l'étançon suivant l'invention sont probablement dus au fait que, pendant que le sommet d'une dent du montant tombe d'une demi-dent à partir du sommet de la dent supé- rieure du coussinet, les autres dents du montant qui appuient contre le cous- sinet, sont, pendant une partie de la chute, en contact avec les plats des autres dents de ce coussinet. Pendant ce contact, le frottement entre le mon- tant et le coussinet est plus grand que lorsque les sommets de toutes les dents du montant en contact avec le coussinet glissent simultanément vers le f ond des intervalles entre les dents correspondantes du coussinet.
Dans une forme d'exécution avantageuse, le plan contenant les plats des dents du coussinet est incliné par rapport au plan passant par les génératrices au fond des intervalles entre ces dents de façon que la hauteur de la dent inférieure soit égale à environ la moitié de la hauteur de la dent supérieure.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui re- présentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement, deux formes d'exécution de l'étançon suivant l'invention.
La figure 1 est une coupe verticale dans une partie d'une premiè- re forme d'exécution de l'étançon suivant l'invention, cette coupe étant fai- te suivant la ligne 1-1 de la figure 2.
La figure 2 est une vue en plan de cet étançon après coupe hori- zontale par un plan désigné par la ligne II-II à la figure 1.
Les figures 3,4 et 5 représentent en coupe verticale à plus grande échelle trois positions différentes d'une partie du montant par rap- port à une partie du coussinet.
La figure 6 est une coupe verticale dans une autre forme d'exé- cution de l'étançon suivant l'invention, cette coupe étant faite suivant la ligne VI-VI de la figure 7.
La figure 7 est une vue en plan de cet étançon après coupe hori- zontale suivant la ligne VII-VII de la figure 6.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
L'étançon représenté à la figure 1 comprend un fût creux 2, un boîtier 3 solidaire de ce fût et un montant 4 pouvant coulisser de haut en bas dans celui-ci. Ce montant présente d'un côté une série de dents horizon-
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tales 5 à surface d'appui oblique qui reposent sur des dents 6 de même in- clinaison ménagées dans un coussinet 7. Le montant 4 présente, du côté op- posé à celui où se trouvent les dents 5, une face 8 en contact avec le boî- tier 3. Cette face converge légèrement vers le bas par rapport au plan pas- sant par les génératrices au sommet des dents 5. La surface d'appui de cel- les-ci est inclinée par rapport à l'horizontale suivant un angle plus grand que l'angle de frottement entre les matières constituant les dents 5 du mon- tant et les dents 6 du coussinet 7.
Un coin, 9 est interposé entre le cous- sinet 7 et le boîtier 3 de façon qu'il ne puisse pas pivoter autour d'un axe horizontal par rapport au boîtier et que le coussinet 7 ne puisse pas pivo- ter autour d'un axe horizontal par rapport à ce coin 9. L'élasticité du boî- tier 3 est suffisante pour permettre le glissement des dents du montant sur les dents du coussinet en cas de surcharge appliquée sur la tête du montant.
La dent supérieure du coussinet est identique aux dents 5 du mon- tant. Les autres dents du coussinet présentent un plat à leur sommet et les différents plats de ces dernières dents sont dans un même plan passant par le sommet de la dent supérieure et se rapprochant, vers le bas, du plan pas- sant par les génératrices au fond des intervalles entre les dents du cous- sinet. Dans-la forme d'exécution représentée aux figures 1 et 2, le plan con- tenant les plats susdits est incliné par rapport au plan passant par les gé- nératrices au f ond des intervalles entre les dents du coussinet de façon que la hauteur de la dent inférieure de celui-ci soit égale à environ la moitié de la hauteur de la dent supérieure de ce coussinet.
Si on suppose que le montant 4 a baissé de la moitié de la dis- tance entre les fonds des intervalles entre les dents, à partir de la posi- tion où il est représenté à la figure 1, il se présente alors, par rapport au coussinet, dans la position représentée à la figure 3 où on voit que le sommet d'une des dents du montant 4 est juste en regard du sommet de la dent supérieure du coussinet 7. Pour cette position, les sommets des autres dents du montant qui touchent le coussinet sont en regard des milieux des plats des autres dents du coussinet. Cette position relative du montant 4 et du coussinet 7 est possible grâce à l'élasticité du boîtier 3.
Si on suppose que le montant 4 a descendu d'une petite quantité supplémentaire, telle que le sommet d'une de ses dents se trouve exactement en regard de l'arête inférieure du plat de la deuxième dent du coussinet, comme représenté à la figure 4, deux autres dents du montant sont encore en contact avec les plats des troisième et quatrième dents du coussinet pen- dant qu'une dent du montant est en contact avec la face inférieure inclinée de la dent supérieure du coussinet.
Il en résulte que le frottement entre les dents du montant et celles du coussinet reste plus grand que si les dents de ce dernier étaient toutes identiques à la dent supérieure. La force portante du montant reste donc plus grande que dans ce dernier cas, pendant que les dents du montant tombent au f ond des intervalles entre les dents du coussinet.
La figure 5 montre la position occupée par le montant par rap- port au coussinet, au moment où une dent du montant est juste en regard de l'arête inférieure du plat de la dent inférieure du coussinet.
L'étançon suivant les figures 6 et 7 diffère de celui suivant les figures 1 et 2 par le fait que le boîtier est constitué d'éléments sou- dés 3' et 3" au lieu d'être coulé en une seule pièce. En outre, le coussinet 7 est appliqué contre lemontant 4 par l'intermédiaire de deux coins 9' et 9" qui empêchent ce coussinet de pivoter par rapport au boîtier.
L'emploi de deux coins de ce genre facilite l'enlèvement de l'é- tangon lorsque celui-ci est soumis à une très forte charge.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme d'exécution représentée et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation, à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications sui- vantes.