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PROCEDE DE PREPARATION D'UN PRODUIT ALIMENTAIRE.
Comme on le sait,, les excréments des nourrissons constituent une culture pratiquement pure de "Lactobacillus bifidusu, également appelée "bacillus bifidus" ou "Bacterium bifidum Tissier", ou, pour la facilitée "flore bifidus". Suivant les conceptions usuelles, le bébé allaité se trouve à l'état d'eutrophie, lorsque dans ses intestins se trouve une "flore bifidus" pratiquement pure. Lorsque le bébé allaité tombe malade, on constate en général qu'à la flore bifidus pratiquement pure se substitue une flore dite mélangée qui se rapproche de la flore d'un bébé non allaité.
Aussi admet-on souvent que la présence d'une flore bifidus pratiquement pure implique l'état d'eutrophie du nourrisson en question.
On s'est efforcé de composer un produit alimentaire assurant l'obtention d'une flore bifidus pratiquement pure dans les intestins du nourrisson. Ces produits alimentaires contiennent entre autres un hydrate de carbone, la lactose ou la dextrine ou un mélange de ces deux produits par exemple,servant de nourriture pour les bactéries bifidus, nourriture qui n'est pas-encore transmuée dans l'estomac et dans l'intestin grêle par les sucs digestifs - la flore bifidus se développant presque exclu- sivemest dans le gros intestin-ainsi qu'une ou plusieurs substances qui étaient censées favoriser tout spécialement la genèse d'une flore bifidus.
A ce sujet, il y a lieu de noter que, dans la "Monatschrift fur Kinderheil- kunde " 97 pages 500-507 (1950), Adam attire l'attention sur le fait que l'addition de cystine, de lactose et de dextrine aux produits alimentaires est d'importance primordiale pour la formation d'une flore bifidus . Dans la "Oesterreichische Zeitschrift für Kinderheilkunde und Kinderfttrsorgetf 6, pages 173-190 (1951), Petuely avance cependant que l'addition de lacto- se seule ne suffit pas pour former une flore bifidus , pas plus que celle d'un mélange de lactose. et de cystéine ou de lactose et de cystéine.
D'une façon générale, on n'est pas encore parvenu à résoudre convenable- ment le problème de former dans les intestins du bébé non allaité une flore
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bifidus pratiquement pure à l'aide d'un produit alimentaire spécialement conçu à cet effet.
La presente invention permet de préparer un produit alimentaire activant la bifidus ainsi qu'un produit concentré qui présente cette activité.
Par "produit alimentaire activant la bifidus " on entendu ici un produit de transmutation de lactose qui est obtenu en traitant une solu- tion de lactose de façon que son pH soit supérieur à 5 et en augmentant la concentration du facteur bifidus formé - tout en séparant le, lactose non transmuée -au point que, mélangé en quantité suffisante avec un produit alimentaire pour nourrissons - produit dont le quotient de lactose et l'albu- mine dépasse 2,6 - et donné aux nourrissons de manière appropriée, ledit produit de transmutation crée, en moins de deux jours mais en tout cas en moins de quatre jours après sa première administration, dans les intes@@s des bébés une flore bifidus pratiquement pure.
Par "produit alimentaire activant la bifidus" on entend ici un aliment contenant une quantité suffisante, telle que spécifiée ci-dessus, du produit concentré activant la bifidus.
Cette définition de "produits alimentaires comprend non seu- lement ceux qui conviennent à l'alimentation de nourrissons, mais aussi ceux qui conviennent aux enfants plus âgés et aux adultes. L'invention est basée sur l'idée que par ledit traitement modificateur du pH de la lactose, on ob- tient une substance, dite "facteur bifidus", qui, ajoutée en quantité suffi- sante à un produit concentré ou produit alimentaire, communique à ce dernier la propriété d'activer la bifidus. Des essais effectués sur des nourrissons peuvent prouver si un produit alimentaire ou un produit concentré déterminé contiennent un facteur bifidus suffisant pour leur assurer la propriété d'ac- tiver la bifidus.
Pour être certain que les conclusions tirées desdits essais sont réellement exactes, il faut soumettre à ces essais plusieurs bébés, dix par exemple, qui ont au maximum six mois environ,qui sont en bonne santé et dont les intestins ne comportent pas de flore bifidus prati- quem@@ pure. Ces bébés ne doivent pas recevoir d'autres produits alimen- taires que ceux à vérifier. De plus, la nourriture doit correspondre à celle qui est normale pour des bébés non allaités.
Le produit essayé con- tien t la. quantité susmentionnée de facteur bifidus , lorsque, après la premiè- re al@@@eation des bébés avec ce produit, qui présente un quotient de lac- tose et d'albumine supérieur à 2,6 s'est formée, en moins de deux jours et en tout cas en moins de quatre jours, une flore bifidus pratiquement pure dans les intestins de la plupart des bébés. On admet alors que, pour con- naître la flore de bactéries des intestins, on peut se baser sur l'image bactériologique des excréments.
L'invention fournit un procédé pour la préparation d'un produit alimentaire. Ce procédé est caractérisé par le fait qu'à un aliment on ajoute une quantité d'un produit concentré activant la bifidus spécifié ci- dessus, telle qu'on obueenme un produit alimentaire activant la bifidus tel que spécifié ci-dessus On peut, par exemple, ajouter une quantité suffisante du produit concentré activant la bifidus à du lait. Dans une fomme @éalisation préférée de l'invention, on prépare un produit alimen- taire activant la bifidus dont le quotient de lactose et d'albumine dépasse 2,6. On prépare ce produit, par exemple, en ajoutant à du lait, par exemple du lait concentré ou séché, une quantité de lactose telle que le quotient de lactose et d'albumine dépasse 2,6.
Pendant la préparation, on ajoute éventuellement aussi d'autres hydrates de carbone digestifs.
On obtient le quotient de lactose et d'albumine d'un produit alimentaire en divisant le poids total de la lactose par celui de l'albumi- ne. Dans les produits en question, la lactose peut partiellement être rem- placée par de la dextrine,; dans ce cas., le quotient de lactose et de dextrine/ albumine doit être supérieur à 3. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, on prépare des produits alimentaires activant la hifidus aux- quel-- sent ajoutées des substances utilisées en pédiatrie, tel@@@ que des vitamines, de l'acide lactique, des sels ou des graisses.
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L'invention concerne en outre un procédé pour préparer un pro- duit concentré activant la bifidus Suivant ce procédé, on prépare un pro- duit de transmutation de lactose, en traitant une solution de lactose de façon que son pH soit supérieur à 5 et en augmentant la concentration du facteur bifidus formé - tout en séparant la lactose non transmuée - jusqu'à obtenir un produit concentré activant la bifidus tel que spécifié ci-des- sus. Pour obtenir un produit concentré activant la bifidus, la solution de lactose doit contenir une matière - tampon lorsque, pendant ledit trai- tement, la valeur du pH est comprise entre 5 et 9.
Les essais précités permettent à l'expert de choisir judicieu- sement les conditions pour la réalisation du procédé conforme à l'invention
En ce qui concerne ledit procédé de préparation d'un produit de transmutation de lactose, il y a lieu de mentionner encore Partiel de Edna Montgomery et Hudson publié dans le Journal of Am. Chem. Soc., 52, pages 2101 à 2106 (1930) qui décrit un traitement d'une solution aqueuse de lactose à l'aide d'une solution de 0,04 n hydroxyde de calcium, suivi de la séparation de lactulose formée pendant la mise On oeuvre de ce procédé.
Ledit article n'avance pas que les substances ou produits concentrés obte- nus présentent une activité pour la bifidus ou peuvent s'utiliser pour la préparation d'un produit alimentaire activant la bifidus tel que spécifié ci-dessus. Il y a encore lieu de noter que la Demanderesse ne revendique pas de droits qui résultent du procédé décrit dans ledit article de Mont- gomery et Hudson.
Il est bon d'effectuer le traitement modificateur du pH à une température comprise entre la température ambiante normale et 150 C, et de choisir la valeur du pH plus élevée à mesure que la température est plus basse. La Demanderesse a constaté que, toutes autres conditions égales d'ailleurs, la réaction de la formation du facteur bifidus est plus rapide pour une grande valeur de pH que pour une petite valeur de pH.
On peut régler la valeur du pH des solutions d'une manière ap- propriée, par exemple en choisissant un mélange-tampon approprié.
De préférence, le traitement alcalique de la lactose s'effec- tue dans un milieu aqueux. La préparation d'un produit concentré activant la bifidus peut se faire à partir de divers liquides contenant de la lactose par exemple du petit lait désalbuminé ou des solutions de lactose aqueuses concentrées, qui ne contiennent pas ou guère d'autres matières.
Il s'est avéré que le produit concentré activant la bifidus s'obtient en quantités convenables en conservant pendant un à cinq jours, à une température comprise entre 20 et 40 C, une solution de lactose aqueuse à pH de 10 à 13 et en augmentant ensuite,la concentration du facteurbifidus dans la solution ainsi obtenue.
Dans un autre procédé, on conserve, pendant cinq heures au maxi- mum, à une température comprise entre 110 et 120 C, une solution de lactose aqueuse à pH de 6 à 9, pour la concentrer ensuite.
Lorsque le traitement vise l'obtention d'un pH de 12 environ, on aj@@te, avantageusement, une quantité d'hydroxyde de calcium telle que pendant le traitement modificateur-du pH, la solution contient un dépôt de cet hydroxyde.
Dans une forme de réalisation particulière de l'invention, le traitement modificateur du pH s'effectue à l'aide d'une solution de lactose aqueuse contenant de petites quantités de sel, en l'amenant en contact avec un échangeur d'ions alcalins.
De préférence, lorsque, à la fin du traitement modificateur du pH, la solution .a un pH supérieur à 9, ce pH est réduit à 7 par neutralisa- tion.
Comme il a déjà été mentionné ci-dessus, pour transformer la solution de lactose soumise au traitement modificateur du pH, en un pro-
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duit concentré activant la bifidus, il faut éloigner de cette solution la lactose non transmuée, par exemple en concentrant la solution par évapora- tion et enlever, par filtrage, le dépôt de lactose formé. On peut augmenter la concentration du facteur bifidus, en traitant la solution, après l'enlè- vement de notables quantités de lactose non transmuée, à l'aide d'un liquide qui est soluble dans la solution et qui ne dissout guère la lactose, des alcools aliphatiques inférieurs par exemple, en particulier de l'alcool éthylique à 96%.
Après l'enlèvement de la lactose non transmuée, on peut encore pousser la concentration du facteur bifidus, en percolant la solution d'un liquide dans lequel le facteur bifidus n'est guère soluble, tandis que les matières accompagnant le facteur bifidus y sont bien solubles, des éthers par exemple.tels que l'éther diéthylique, l'éther di-isopropylique, ou des éthers-sels, l'éthyl-acétate par exemple et de plus, l'éther de pétrole.
Pour augmenter encore la concentration du facteur bifidus, on peut perco- ler la solution d'un liquide dans lequel le facteur bifidus se dissout mieux que les matières qui l'accompagnent, tels que les alcools aliphati- ques inférieurs, par exemple l'alcool méthylique, éthylique ou propylique.
De bons résultats s'obtiennent, en outre, en amenant une so- lution, dont on a déjà éloigné de notables quantités de lactose en con- tact avec une matière granuleuse, chimiquement indifférente, du sable de rivière ou de mer par exemple, en séchant le tout dans le vide et en ex- trayant la masse ainsi obtenue à l'aide de solvants du facteur bifidus, par exemple l'alcool éthylique absolu, qui convient particulièrement bien à cet effet.
Exemple de réalisation 1.
On dissout 11,2 kg de lactose dans de l'eau de ville bouillante et on ajoute de l'eau à la solution claire jusqu'à obtenir 56 litres, après quoi on chauffe la solution ainsi obtenue jusqu'au point d'ébullition.
Ensuite on chauffe la solution chaude pendant une heure dans un autoclave à 110 C, Après refroidissement, on concentre le liquide dans le vide jus- qu'à obtenir un volume de 15 1. Au liquide trouble ainsi obtenu on ajoute 25 1 d'alcool éthylique à 96%, tout en agitant fortement. Par un filtrage poussé, on enlève le dépôt de lactose formé et on lave une fois de plus à l'aide d'alcool éthylique à 96%. Ensuite, on concentre la solution al- coolique dans le vide jusqu'à obtenir 2 1. Le dépôt consiste essentielle- ment en lactose. Dans un percolateur, on traite le produit filtre pendant 12 heures à l'aide d'éther diéthylique puis on secoue le liquide extrait, après l'enlèvement de l'éther dans le vide, avec 100 g de carbone d'adsorp- tion. Le carbone enlevé, il subsiste un produit concentré activant la bifidus.
On augmente la concentration du facteur bifidus en débarrassant la solution de ses sels à l'aide d'échangeurs d'ions. Ensuite on concentre la solution par évaporation dans le vide jusqu'à obtenir un sirop visqueux que l'on amène sur 5 kg de sable de rivière chauffé, après quoi on sèche le tout dans un four de séchage à vide, jusqu'à ce que le poids reste constant.
On pulvérise la masse et on l'extrait avec 6 1 d'alcool éthylique absolu, en agitant pendant 15 min . On enlève le sable par filtrage à chaud et on le rince à l'aide d'alcool éthylique absolu bouillant. De l'extrait alcoolique se précipite alors une substance à forte activité pour la bifidus.
Exemple de réalisation 2.
On dissout dans de l'eau bouillante 205 g de KH2PO4, 318 g de Na2HPO4 et 11,2 kg de lactose, on dilue à l'eau jusqu'à obtenir un volume de 56 1 que l'on porte à ébullition. On introduit la solution chaude dans un autoclave que l'on chauffe à l10 C, pour le maintenir ensuite pendant une heure à cette température. Après refroidissement, on épaissit la solution dans le vide jusqu'à obtenir un volume de 12 1. Ensuite, on incorpore dans le liquide, tout en l'agitant, une petite quantité de lactose, la lactose se met alors à cristalliser. Après 12 heures,la cristallisation est pratiquement terminée. On enlève le dépôt par filtrage et, en agitant
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vivement, on mélange lentement au produit filtré 30 1 d'alcool éthylique à 96%.
Après 12 heures environ, le mélange se décompose en une couche visqueuse et un liquide clair que l'on décante de la couche. On concentre alors la solution par évaporation dans le vide, jusqu'à obtenir un volume de 2 1, opération après laquelle on traite le produit concentré obtenu, pendant 12 heures, dans un percolateur à l'éther diéthylique. Ensuite on évacue l'éther par distillation. On secoue le résidu,.pendant une heure, avec 100 g de carbone d'adsorption, après quoi on enlève le carbone par filtrage. Le produit concentré ainsi obtenu présente l'activité pour la bifidus.
Exemple de réalisation 3.
On dissout 11,2 kg de lactose dans 56 1 d'eau de ville bouil- lante, et après refroidissement,on ajoute 560 g de chaux éteinte. On conserve cette solution pendant deux jours à la température ambiante nor- male. Ensuite on enlève, par filtrage., l'hydroxyde de calcium non dissous; à l'aide de bioxyde de carbone, on provoque la précipitation de l'hydroxyde subsistant dans la solution, hydroxyde qu'on enlève par filtrage. On con- centre alors la solution ainsi neutralisée par évaporation jusqu'à obtenir un volume de 12 1, on y incorpore de la lactose, on enlève, par filtrage, le dépôt de lactose formé après 14 h, et on concentre le produit filtré, par évaporation dans le vide, jusqu'à obtenir un sirop visqueux.
Ensuite on mélange ce sirop avec de l'alcool éthylique à 96%, dans le rapport de 2 1 : 6 1. On sépare le dépôt formé après 24 h et on concentre le pro- duit filtré, dans le vide, jusqu'à obtenir 2 1. Ensuite on percole le pro- duit concentré obtenu, pendant 12 h, à l'éthyl-acétate, on enlève l'éther- sel par évaporation dans le vide et on secoue le résidu, pendant une heure., avec du carbone d'adsorption. Après l'enlèvement du carbone, on obtient un produit concentré activant la bifidus.
Exemple de réalisation 40
On dissout 11,2 kg de lactose dans 56 1 d'eau. A cette so- lution froide, on ajoute 224 g d'hydroxyde de sodium dissous dans un peu d'eau et on conserve la solution ainsi obtenue pendant 3 jours à la tempé- rature ambiante normale,. On extrait ensuite les sels de la solution en amenant celle-ci en contact avec des échangeurs d'ions. On concentre par évaporation dans le vide, le liquide débarrassé de ses sels jusqu'à obte- nir un volume de 10 1. Après 2 jours, on enlève, par filtrage, le dépôt de lactose, après quoi on concentre le produit filtré dans le vide jusqu'à obtenir un sirop visqueux. On ajoute alors, par deux litres de ce sirop, 6 1 d'alcool éthylique à 96%; il se forme de nouveau un dépôt de lactose, qu'on enlève par filtrage.
On concentre alors par évaporation le produit filtré alcoolique et on le traite à l'éther diéthylique et au carbone d'absorption, comme décrit dans les exemples de réalisation précédents.
On obtient ainsi un produit concentré activant la bifidus.
Exemple de réalisation @@
On dissout 11,2 kg de lactose dans une quantité d'eau de ville bouillante pour obtenir finalement un volume de 18,7 1. On ajoute alors, en ag@@@@ vivement, 120 g de chaux fraîchement éteinte, après quoi on laisse refroidir le mélange. A l'aide d'acide oxalique, on porte ensuite le pH à 7 environ, on enlève par filtrage le dépôt d'oxalate de calcium, et on conserve le liquide ainsi traité pendant quelques jours à la tempé- rature ambiante normale. On enlève alors, par filtrage, le dépôt formé de lactose et on concentre le produit filtré dans le vide jusqu'à obtenir un sirop visqueux. On incorpore ensuite dans 13 liquide ainsi obtenu, de la lactose et on conserve le tout pendant quelques jours à la température ambiante normale, après quoi on enlève, par filtrage, le dépôt de lactose.
On communique alors au produit filtré l'activité pour la bifidus en le traitant de la manière décrite dans les exemples de réalisation précédents.