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CALIFORNIA RESEARCH CORPORATION, résidant à SAN FRANCISCO (E.U.Ao) .
PROCEDE PERFECTIONNE D'OXYDATION DE XYLENES.
La présente invention concerne un procédé perfectionné d'oxyda- tion de xylènes pour obtenir des dérivés de l'acide phtalique ou des acides phtaliques.
La réaction de Willgerodt est connue depuis plus de 50 ans. El- le a été appliquée à l'oxydation de cétones, d'aldéhydes et d'hydrocarbures non saturés en amides d'acides. La réaction est caractérisée par une faible - vitesse qui entraine delongues durées de réaction et de faibles rendements ,en amides, généralement inférieurs à 60 % du rendement théorique La litté- ;;ratureindique que la réaction de Willgerodt a été abondamment étudiée et que des chercheurs spécialisés lui ont consacré leur temps et leur attention.
Mais à la connaissance de la Demanderesse, la réaction de Willgerodt n'a jamais été appliquée industriellement. Les faibles rendements et longues dorées de réaction caractéristiques de l'invention semblent constituer une entrave économique à l'adaptation industrielle de la réaction.
La réaction de Willgerodt a été étendue à l'oxydation des alkyl- benzènes et spécifiquement à l'oxydation du toluène, de l'éthyl-@enzène, du cumène et dupara-xylène. Les durées de réaction et les rendements obtenus pendant l'oxydation de ces matières sont relativement parallèles aux indi- cations de la littérature relatives à l'oxydation d'autres matières par cette réaction, c'est-à-dire respectivement longues et faibles.
Un but de la présente invention est de fournir un procédé per- fectionné pour oxyder des xylènes par la réaction de Willgerodt afin d'ob- tenir desrendements élevés en acides phtaliques ou en dérivés de l'acide phtalique avec de courtes durées de réaction.
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Conformément à l'invention l'oxydation des xylènes par chauf- fage avec de l'eau, du soufre et de l'ammoniac à une température élevée et sous une pression supérieure à la pression atmosphérique est effectuée rapidement et avec un taux de conversion et un rendement élevés en mainte- nant le rapport molaire eau/xylène dans la zone de réaction à une valeur supérieure à 25 :1 environ et dans la gamme de 25:1 environ à 100:1 environ.
Les effets utiles du rapport molaire eau/xylène élevé ne sont pleinement obtenus que lorsque la température dans la zone de réaction est maintenue au-dessus de 500 F, (2700G env.) et en-dessous de la température critique de l'eau, de préférence dans la gamme de 600 à 675 F, (315-355 C env.), et lorsque la pression dans la zone de réaction est maintenue à plus de 1700 livres/pouce carré (119 kg/cm2) et au moins 400 livres/pouce carré (28 kg/cm2) au-dessus de la pression de vapeur en équilibre avec l'eau à l'état liquide à la température de réaction, et de préférence dans la gamme de 2.500 à 6.000 livres/pouce carré (175-420 kg/cm2).
Lorsque le procédé d'oxydation est appliqué de manière continue, on fait passer un mélange de l'alkyl-benzène, d'eau, de soufre et d'ammoniac dans une zone de réaction allongée à une -vitesse telle que le produit de la vitesse de masse du mélange de réaction et du diamètre de la zone de réac- tion soit supérieur à 2. 000 livres/pied (3000 Kg/m env.) par heure. La tem- pérature dans la zone de réaction est maintenue entre 580 F (304 C env.) et la température critique de l'eau et la pression est maintenue entre 2.500 et 6. 000 livres/pouce carré.
Pour une efficience maximum, du procédé de l'invention, il est très désirable que le mélange introduit dans la zone de réaction contienne 3 à 4,5 atome-grammes de soufre par atome-gramme de carbone alkylique, une à deux moles d'ammoniac par mole de groupe alkylique et 25 à 100 moles d'eau par mole d'hydrocarbure.
Lorsqu'on oxyde des alkyl-benzènes inférieurs par l'eau, le sou- fre et l'ammoniac de la fagon décrite ci-dessus, l'hydrocarbure est conver- ti essentiellement à 100 et les rendements de l'acide benzène-carboxylique correspondant sur la base de l'hydrocarbure converti atteignent généralement 90 moles % et peuvent dépasser ce chiffre.
Il est difficile de développer une théorie expliquant comment la combinaison des variables décrites ci-dessus détermine ces taux de conver- sion et rendements élevés. Le mécanisme de la réaction nest pas clair et l'étude et l'observation du système dans les conditions de .réaction sont ma- laisées.
On peut toutefois affirmer avec assur-ance que le rendement et la conversion diminuent sensiblement si l'on s'écarte des conditions de réaction spécifiées ci-dessus.
Une série d'expériences ont été effectuées dans lesquelles on a introduit du xylène, de l'eau, du soufre et de l'ammoniac dans une bombe en acier inoxydable équipée d'un manomètre et d'un puits thermométrique.
Pour chaque mole de xylène introduite dans le réacteur dans les diverses ex- périences, on introduit également 6 atome-grammes de soufre et 2,5 moles d'ammoniac. On fait varier la quantité d'eau introduite. Une fois chargée, la bombe est hermétiquement fermée et placée dans un mécanisme agitateur muni d'un dispositif de chauffage pour que le contenu de la bombe puisse être agité à la température de réaction. La température de réaction choisie dans les expériences est 600 F (31500)-et la bombe et son contenu sont très rapidement amenés à cette température de sorte que toute la réaction se produit pratiquement à 600 F.
Le xylène introduit dans ces essais comprend 96 % de méta-xylène, le reste de l'hydrocarbure utilisé étant principalement du para-xylène, de l'éthyl-benzène et des hydrocarbures non aromatiques.
Le produit de réaction obtenu est lavé à la vapeur jusqu'à ce que le pH at- teigne une valeur de 6 à 7. Pendant le lavage à la vapeur, l'ammoniac et le xylène n'ayant pas réagi *sont éliminés du produit de réaction et le soufre
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élémentaire précipite. Le produit de réaction lavé à la vapeur est filtré pour éliminer le soufre et le filtrat est saponifié en ajoutant de la soude caustique puis lavé à la vapeur pour le débarrasser de l'ammoniac, qui se dégage. Après saponfication et lave le filtrat est acidifié à un pH de 6 à 7 et traité par du charbon de bois activé pour éliminer les matières colorantes. Le filtrat, après traitement au charbon, est acidifié au pH 2 par de l'acide chlorhydrique concentré, opération pendant laquelle les aci- des phtaliques sont précipités de la solution.
Les acides phtaliques sont filtrés de la solution, lavés à l'eau et séchés. Le produit dissous dans le dernier filtrat est récupéré par concentration, refroidissement et filtrage,
Les produits sont ensuite analysés pour établir leur pureté par détermina- tion des équivalents de neutralisation et de saponification. Un certain nombre d'expériences sont effectuées avec différents rapports molaires eau/xylène dans la charge du récipient de réaction. Dans ces expériences, la quantité des ingrédients introduits dans le récipient de réaction, quelque soit le rapport molaire eau/xylène est choisie pour que 0,28 mole de xylène soit présente par litre de capacité du réacteur.
Les résultats de ces expériences sont représentés dans le gra- phique annexé illustrant l'effet des différents rapports molaires xylène/ eau sur la vitesse de réaction et le rendement en acide phtalique.
On remarquera que lorsque le rapport molaire eau/xylène est 25:1, la réaction est achevée à 80 % en 30 minutes et le rendement en acides phta- liques sur la base des xylènes convertis est 91,8 moles %. En portant le rapport molaire eau/xylène de 25:1 à 100:1, on abrège encore la durée de réac- tion et on améliore le rendement sur la base du xylène converti. Lorsque le rapport molaire eau/xylène est 10:1, 70 % seulement du xylène sont conver- tis en 100 minutes, et le rendement sur la base de cette conversion n'atteint que 69,5 moles %.
Dans des expériences parallèles avec du para-xylène à 95 % on a établi que les durées de réaction et les conversions sont respectivement réduites et augmentées en augmentant le rapport molaire eau/xylène, exacte- ment comme dans le cas du méta-xylène, et que les rendements calculés sur la conversion sont légèrement plus élevés. Dans des expériences parallèles avec l'ortho-xylène, l'élévation des rapports molaires eau/xylène augmente également les conversions et réduit les durées de réaction, mais les rende- ments en acide ortho-phtalique sont faibles, c'est-à-dire voisins de 70 % sur la base de la conversion, indépendamment du rapport molaire eau/xylène, probablement parce que l'acide ortho-phtalique subit une décarboxylation appréciable.
Des analyses locales du mélange eutectique de méta-xylène et de para-xylène indiquent que le choix de rapports molaires eau/xylène supé- rieurs à 25 :1 environ augmente fortement la vitesse de réaction et améliore les conversions, les rendements et la qualité du produit.
Si les rapports molaires eau/xylène supérieurs à 25 :1 environ dans le mélange de réaction améliorent les résultats aux points de vue du- rée de réaction et rendement dans n'importe quelles conditions de travail, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les rapports molaires eau/xylè- ne élevés sont utilisés en combinaison avec une haute-température et une forte pression.
Si l'on veut obtenir des conversions et rendements optimum en de courtes périodes de réaction, la température doit dépasser 580 F envi- ron tout en restant inférieure à la température critique de l'eau, et de préférence comprise entre 600 et 675 F environ (315-355 C env.).
Une série d'expériences ont été effectuées au cours desquelles on a introduit du méta-xylène, du soufre, de l'ammoniac ét de l'eau dans une bombe dans des rapports molaires de 1:6:2,5:60. Elles ont été menées à dif- férentes températures, chaque essai étant poursuivi jusqu'à ce que la réac- tion soit complète. Dans chaque cas, la bombe a été refroidie, détendue et le produit de réaction traité pour obtenir l'acide phtalique.
Les résultats
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de ces expériences sont repris dans le tableau ci-dessous :
EMI4.1
<tb> Temp. <SEP> F <SEP> Essai <SEP> N <SEP> Durée <SEP> de <SEP> réaction <SEP> (min.) <SEP> Rendement <SEP> (moles <SEP> %)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 550 <SEP> 749-19 <SEP> 150 <SEP> 83,3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
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<tb> 580 <SEP> 749-24 <SEP> 80 <SEP> 90,3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 600 <SEP> 749¯27 <SEP> 45 <SEP> 90,0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 630 <SEP> 749-47 <SEP> 30 <SEP> 92,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 650 <SEP> 749-18 <SEP> (< <SEP> 30) <SEP> 92,3
<tb>
Diantre part, si l'on veut tirer tout le bénéfice du choix de rapports molaires eau/xylène élevés dans le mélange de réaction, de fortes pressions supérieures à 1700 livres/pouce carré (119 kg/cm2)
et supérieures au moins de 400 livres/pouce carré (28 kg/cm2) à la pression de vapeur d'eau en équilibre avec l'eau liquide à la température de réaction doivent être utilisés dans les premières phases de la réaction. A mesure que la réaction se poursuit,, la pression s'élève dans la zone de réaction fermée par forma- tion d'hydrogène sulfuré. On la règle pour la maintenir dans cette gamme en agissant sur le volume des ingrédients introduits par volume d'espace de réaction.
Par exemple, lorsque l'eau et le xylène sont introduits dans la zone de réaction dans des rapports molaires de 25:1 à 100:1, et que le soufre et l'ammoniac sont introduits en quantités approximativement stoéchio- métriques, c'est-à-dire 6 moles de soufre par mole de xylène et deux moles d'ammoniac par mole de xylène, le mélange de réaction doit être introduit dans la zone de réaction au moins à raison de 0,25 mole de xylène par litre d'espace de réaction.
En plus de la réduction de la durée de réaction, et des rendements plus élevés en acides phtaliques obtenus en exécutant l'oxydation avec un rapport molaire eau/xylène élevé suivant l'invention, d'autres avantages im- portants sont obtenus. Les masses de xylène qu'on peut préparer économique- ment pour les transformer en acides phtaliques à l'échelle industrielle contiennent dès proportions très appréciables d'éthyl-benzène et peuvent contenir une quantité appréciable d'hydrocarbures non aromatiques si elles proviennent d'un produit du pétrole , par exemple de naphte reformé par voie catalytique. Pendant la réaction, la présence d'éthyl-benzène et/ou d'hydro- carbures non aromatiques entraîne la formation de matière foncées et goudron- neuses qui modifient la couleur de l'acide phtalique finalement obtenu.
Si l'on utilise des rapports molaires eau/xylène élevés dans la gamme de 25 :1 à 100:1 environ dans la réaction d'oxydation, la formation de ces matières semble être supprimée et la coloration de l'acide phtalique est satisfaisan- te. Un second avantage ancillaire du choix de rapports molaires eau/xylène élevés dans la réaction se constate dans l'utilisation finale des acides phtaliques pour la préparation de résines alkydes. Les couleurs des résines obtenues à partir d'acide phtaliques préparés en oxydant du xylène par la réaction de Willgerodt avec un rapport molaire eau/xylène de l'ordre de 25:1 varie entre 5 et 6 sur l'échelle de Gardner et sont acceptables dans les ap- plications générales des résines alkydes.
Si l'on prépare une résine par un procédé parallèle, mais avec des rapports molaires eaux/xylène de 33:1 et de 60:1, les résines ont des colorations Gardner de 3-4 et de 3 respecti- vement et sont entièrement satisfaisantes dans les applications générales des résines alkydes. Ces différences s'observent dans des produits soumis à des opérations de purification identiques.
Lorsque le procédé est appliqué de façon continue, la zone de réaction peut être qualifiée d'allongée. En pratique, le réacteur est le plus souvent un long tube ou tuyau cylindrique. La longueur de la zone de réaction augmente avec sa section transversale, et est généralement compri- se entre un minimum de 200 à 300 pieds (60-90 m) pour un tuyau de 1 pouce (25,4 mm) et 2.400 à 3. 600 pieds (720-1080 m) pour un tuyau de 12 pouces (305 mm). Le rapport entre le produit de la vitesse de masse du mélange de
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réaction (en livres par heure par pied carré de surface transversale) et le diamètre de la zone de réaction (en pieds), et le rendement en acides benzène-carboxyliques est extrêmement critique.
Lorsque ce produit est su- périeur à 2. 000 environ, la conversion est essentiellement complète et le rendement sur la base de la conversion est de l'ordre de 90 moles %. Dans des appareils industriels où le diamètre du réacteur peut varier d'un mini- mum de 2 pouces (50,8 mm) environ à 12 pouces (305 mm) environ, il est pré- férable que le produit de la vitesse de masse par le diamètre dépasse 10.000.
Si.la section transversale du tube de réaction n'est pas circulaire, on peut utiliser quatre fois le rayon hydraulique moyen au lieu du diamètre pour calculer le produit de la vitesse de masse par le diamètre. Bien qu'il n'existe pas de valeur théorique maximum pour le produit de la vites- se de masse par le diamètre, 500.000 environ constitue une limite supérieu- re pratique, parce que des zones de réaction extraordinairement longues se- raient nécessaires si l'on choisissait des.valeurs plus élevées. La perte de charge dans de tels tubes exigerait un pompage puissant, entraînerait une faible efficience mécanique du système et augmenterait ses frais d'entre- tien.
Le rapport molaire des ingrédients n'apparaît pas critique, à l'exception évidemment du rapport molaire entre l'eau et l'hydrocarbure.
Généralement,on introduit le soufre et l'ammoniac dans les quantités stoé- chiométriquement nécessaires pour oxyder l'hydrocarbure, ou en léger excès sur la quantité stoéchiométrique. Aucun avantage ne procède de l'emploi de larges excès moléculaires de ces ingrédients, et la présence de ces excès encombre le système de réaction de matières premières improductives. Trois atome-grammes de soufre sont stoéchiométriquement nécessaires pour oxyder chaque atome-gramme de carbone dans le ou les groupes alkyliques constituant les chaînes latérales de l'hydrocarbure alkyl-benzènique; c'est-à-dire que si l'on utilise du toluène, il y a lieu d'introduire 3 atome-grammes de sou- fre par mole de toluène pour convertir tout le toluène introduit.
Si l'on utilise de l'éthyl-benzène ou un xylène, six atome-grammes de soufre sont stoéchiométriquement nécessaires pour chaque mole de ces hydrocarbures.
S'il s'agit de cumène, il faut utiliser 9 atome-grammes de soufre par mole de cumène. Les alkyl-benzènes contenant plus de un atome-gramme dans les groupes alkyliques sont oxydés jusqu'au noyau de sorte que le produit final contient le groupe carboxyle directement attaché au noyau. Comme tous les atomes de carbone alkyliques autres que l'atome de carbone alpha sont oxy- dés à l'état d'anhydride carbonique, il est préférable de limiter les hydro- carbures alkylbenzèniques'à ceux qui contiennent un à trois atomes de car- bone dans les groupes alkyliques. Bien que trois atome-grammes de soufre, par atome-gramme de carbone alkylique correspondent aux besoins stoéchiomé- triques, un faible excès de soufre pouvant atteindre 4,5 atome-grammes de soufre par atome-gramme de carbone alkylique peut être utilisé.
Ce léger excès facilite l'obtention d'une conversioncomplète en un temps minimum. Une mole d'ammoniac par groupe alkylique par mole d'hydrocarbure est stoéchiomé- triquement nécessaire si l'on désire convertir tout l'alkyl-benzène en ami- des d'acides benzène-carboxyliques ou en sels d'ammonium d'acides benzène- carboxyliques. Un faible excès stoéchiométrique d'ammoniac, entre 1 à deux moles d'ammoniac par groupe alkylique par mole d'hydrocarbure, peut être utilisé.
Le rapport molaire entre l'eau et l'hydrocarbure introduits dans le système de réaction doit être élevé, entre 25 :1 et 100 :1. Lesrendements sont nettement inférieurs lorsqu'on essaie d'utiliser moins d'eau. En fait, on peut travailler avec 20 moles d'eau par mole d'hydrocarbure, mais avec certains hydrocarbures, par exemple les xylènes, les rendements et les vites- ses de réaction sont nettement meilleurs si l'on utilise au moins 25 moles d'eau par mole de xylène et, de préférence, au moins 30 à 35 moles d'eau par mole de xylène. A mesure que le rapport molaire eau/hydrocarbure est porté à plus de 20 :1 lesrendements et vitesses de réaction continuent à s'améliorer, mais un rapport molaire de 100 :1 semble être une limite
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supérieure pratique.
Bien que de meilleurs rendements puissent être obte- nus avec des rapports encore plus élevés, la proportion de l'espace du réac- teur occupé.par l'eau devient si importante.- que l'accroissement du rende- ment ne compense pas l'encombrement de la zone de réaction nécessaire pour produire une quantité fixe d'acides benzène-carboxyliques avec des rapports molaires eau/hydrocarbure plus élevés.
La température dans le système de réaction doit être au moins 580 F (304 C env.) si l'on veut obtenir de bons rendements. Par exemple, à 550 F (285 G) et en 150 minutes de réaction, on n'obtient que 83,3 moles % d'acide isophtalique à partir de méta-xylène, tandi', qu'à 580 F (304 C) on obtient 90,3 moles % en 80 minutes. A 600 F (315 C) on obtient un rende- ment de 90 moles % en 45 minutes et à 630 F (326 C) 92,5 moles % en 30 minu- tes. Par conséquent, la température de travail doit être comprise entre 580 F (304 C) et la température critique de l'eau, de préférence entre 600 et 675 F (315-355 C).
Le tube de réaction doit être maintenu sous une pression compri- se entre 2. 500 et 6.000 livres/pouce carré (175-420 kg/cm2) les plus fortes pressions étant associées aux températures élevées pour obtenir les meilleurs rendements.
La durée de séjour du mélange de réaction dans la zone de réac- tion ne peut dépasser 75 minutes si l'on veut réduire au:minimum les pertes dues à des réactions secondaires,décarboxylation etc... Une durée de séjour de 10 à 75 minutes et de préférence de 15 à 45 minutes assure le temps néces- saire pour obtenir une conversion complète et un rendement élevé.
Lorsque le procédé fonctionne dans les conditions décrites ci- dessus, on pense que le mélange de réaction passant par le tube du réacteur est essentiellement homogène, la phase gazeuse étant dispersée dans la phase liquide et n'existant pas comme phase continue distincte, et que cet état résultant de cette combinaison de conditions opératoires contribue à l'effi- cience du procédé traduite par le rendement.
EXEMPLE 1.
On fait passer un mélange de méta- et para-xylène contenant 85 % de métaxylène dans une zone de réaction tubulaire ayant un diamètre inférieur de 3/4 de pouce (19 mm) et une longueur de 400 pieds (120 m). Le rapport molaire xylène/soufre/ammoniac/eau est 1:6:2,5:26. Pendant un essai de 4 heures, le produit de la vitesse de masse (livres par heure par pied carré) et du diamètre du tube (en pieds) est 490. La température est 630 F (326 C) et la pression 3.000 livres/pouce carré (210 kg/cm20. On obtient une conver- sion de 98 % du xylène.
Le produit de réaction est traité par lavage à la vapeur jusqu'à ce que le pH soit compris entre 6 et 7, filtrage du produit de réaction lavé pour éliminer le soufre et saponification du filtrat à la soude caustique pour décomposer les amides et sels d'ammonium de l'acide iso- phtalique en sels d'acide,1 isophtalique. Le produit saponifié est lavé à la vapeur pour éliminer l'ammoniac, acidifié à un pH 6-7 et traité par du charbon activé pour éliminer les matières colorantes. Le filtrat est aci- difié au pH 2 par l'acide chlorhydrique pour précipiter l'acide phtalique de sa solution. Les acides phtaliques sont séparés de la solution par fil- tration, lavés à l'eau et séchés. La quantité obtenue correspond à 70,8 moles % des xylènes convertis;
EXEMPLE 2.
On reprend l'exemple 1 mais en maintenant pendant l'essai le produit de la vitesse de masse et du diamètre du tube à 5.144. 97,8 % du xylène sont convertis et le rendement en acides phtaliques sur la base des xylènes convertis est 92,5 moles %.
EXEMPLE 3.
On reprend à nouveau le procédé de l'exemple 1 en maintenant le
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produit de la vitesse de masse et du diamètre du tube à 2. 310. 97 % du xylène introduit sont convertis et le rendement en acides phtaliques sur la base des xylènes convertis est 91,4 moles %.
Ces exemples montrent l'amélioration marquée du rendement qu'on obtient en procédant conformément à l'invention.
Si des zones de réaction à grande échelle utilisant des tuyaux de 2 pouces (50,8 mm), 6 pouces (152 mm) et 12 pouces (305 mm) n'ont été ni construites ni essayées, des zones de réaction relativement courtes de ces diamètres ont été utilisées pour oxyder partiellement des xylènes par l'eau, le soufre et l'ammoniac.
Les conversions étaient faibles et le ren- dement a du être jugé sur la base de la production en acides phtalique et toluique, mais il est évident que le produit de la vitesse de masse et du diamètre du réacteur doit être maintenu au moins à 2. 000 livres par pied (3. 000 kg/m env.) par heure si l'on veut obtenir de bons rendements et, qu'en outre, avec ces tubes de grands diamètres, des avantages considéra- bles au point de vue rendement peuvent être obtenus si ce produit est supé- rieur à 10. 000 livres par pied (15. 000 kg/m env. ) par heure pendant les opé- rations. Les autres variables du procédé de l'invention, c'est-à-dire les températures, pressions, durées de séjour et proportions des ingrédients indiquées ci-dessus doivent être observées quel que soit le diamètre de la zone de réaction.
Lorsqu'on utilise des rapports molaires eau/xylène élevés con- formément à l'invention, les autres ingrédients sont présents en quantités approximativement stoéchiométriques. De faibles excès de soufre ou d'ammo- niac relativement aux quantités stochiométriquement nécessaires pour la réaction peuvent être utilisés si on le désire, c'est-à-dire de 7 à 9 ato- me-grammes de soufre par mole de xylène et de 2,5 à 3 moles d'ammoniac par mole de xylène.
On notera qu'une solution aqueuse de polysulfure d'ammonium peut être introduite dans le réacteur au lieu de soufre, eau et ammoniac, les deux étant connus comme équivalents dans la réaction de Willgerodt. Les effets utiles des rapports molaires eau/xylène élevés décrits ci-dessus sont obtenus tant lorsque l'eau, le soufre et l'ammoniac sont introduits séparément que lorsqu'ils sont d'abord réunis pour former du polysulfure d'ammonium qu'on introduit tel quel.
REVENDICATIONS.
1. - Procédé perfectionné pour l'oxydation de xylènes par chauffage du xylène avec de l'eau, du soufre et de l'ammoniac dans une zone d'oxydationà une température et sous une pression élevées, caractéri- sé en ce qu'on introduit environ 25 à environ 100 moles d'eau par mole de xylène dans la zone de réaction.
2. - Procédé perfectionné pour l'oxydation de xylènes par chauf- fage du xylène avec de l'eau, du soufre et de l'ammoniac dans une zone d 'oxy- dation à une température et sous une pression élevées, caractérisé ence qu'on introduit environ 25 à environ 100 moles d'eau par mole de xylène dans la zone de réaction,on maintient dans cette zone de réaction une températu- re comprise entre 580 F (304 C) et la température critique de l'eau et une pression supérieure à 1700 livres/pouce carré (119 kg/cm2) et plus élavée d'au moins 400 livres/pouce carré (28 kg/cm2) que la pression de la vapeur d'eau en équilibre avec l'eau liquide à la température de réaction.