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AMERICAN CYANAMID COMPANY; résidant à NEW YORK.
PERFECTIONNEMENTS A LA PRODUCTION DE DERIVES DE LA CHLORTETRACYCLINE
La présente invention est relative à la production d'un nouveau dérivé de la chlortétracycline (vendue, sous la désignation commerciale "Au- réoymince") et aux sels de ce dérivé.
Le nouveau dérivé de la chlortétracycline a la formule empiri- que C22H24N2O8 et la formule de structure probable suivante :
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Suivant l'invention, le composé de formule C22H24N2O8 est pro- duit par hydrogénation de la chlortétracycline, jusqu'à ce qu'au moins 1 mol. d'hydrogène ait été absorbée pour chaque mol. de chlortétracycline.
Le nouveau composé de formule C22H24N2O8 est amphotère et for- me de sels tant avec les acides qu'avec les bases. Ainsi,ce nouveau com- posé forme des sels avec des acides organiques et inorganiques et peut être obtenus sous la forme de chlorhydrate, bromhydrate, sulfate, nitrate, phos- phate, ascorbate, citrate,succinate, .acétate, sulfamate et autres sels d'addition avec les acides, de nature similaire. Le nouveau composé ampho- tère suivant l'invention forme également des sels avec des bases, telles que celles des métaux alcalins ou alcalino-terreux, les bases ammoniques et les aminés. Comme exemples de tels sels, on peut citer les sels de cal- cium, d'éthylène diamine, de sodium, de pipéridine, de potassium et de li- thium.
Des sels ou à proprement parler des complexes sont également formés par le nouveau composé amphotère suivant la présente invention avec des sels basiques de l'acide borique, tels que le borate de sodium.
Les sels des types décrits plus haut présentent de la valeur dans les procédés d'isolement et de purification, étant donné que, dans chaque cas, ils peuvent être aisément neutralisés, de manière à produire le composé amphotère libre. Ces sels possède également des propriétés an- tiseptiques- et chimiothérapeutiques et peuvent, en fait, être, dans maints cas, employés de préférence au composé amphotère libre.
Les composés suivant la présente invention possèdent, dans une grande mesure, les propriétés avantageuses, à la fois de la chlorté- tracycline et de l'oxytétracyline (vendue sous la dénomination commer- ciale "Terramycine"). La chlortétracycline et ses sels constituent peut être les antibiotiques connus les plus actifs, mais présentent l'inconvé- nient d'être quelque peu instables en solution aqueuse à pH : 7,4. Bien que n'étant pas aussi active que la chlortétracycline, l'oxytétracyline a l'avantage d'être considérablement plus stable dans ces conditions.
Comme on le comprendra, la stabilité en solution aqueuse a pH :7,4 con- stitue une caractéristique désirable, car ce pH est fréquemment voisin de celui du sang., tandis qu'il constitue le pH auquel de nombreux essais sont exécutés. En fait, la stabilité accrue de l'oxytétracyline en so- lution aqueuse à cette valeur de pH lui confère très fréquement une ac- tivité apparente plus grande que celle de la chlortétracycline. En réa- lité, il est surprenant que les nouveaux composés suivant la présente in- vention aient dans certains cas, des activités voisines de celles de la chlortétracycline et soient plus stables que l'oxytétracycline.
Le tableau suivant montre les activités comparées du chlorhy- drate de chlortétracycline, du chlorhydrate d'oxytétracyline et du chlor- hydrate du nouveau composé amphotère suivant l'invention. Le choix des microorganismes est fait délibérément, de manière à montrerle,large, do- maine d'activité du nouveau composé suivant l'invention. Toutes les dé- terminations ont été faites en appliquant un essai, de 24 heures,,de dif- fusion dans la gélose, sauf en ce qui concerne les mycobactéries, auquel cas les déterminations ont été faites après 48 heures. Les , chiffres don- nés dans le tableau suivant constituent une mesure exprimée en millimètres, de la distance entre le bord de la boîte et le bord de la zone d'inhibi- tion.
Toutes les plaques sont constituées, sauf indication contraire, par de l'agar ou gélose nutritive.
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Spectres antibiotiques comparatifs
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chlortétracycline (A)y oxytétracycline (T) et composé de formule GzHZI20g suivant l'invention (D)
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agas 100 /ml. : 10 V /ml.
## :-----------:---........- -.q ...------........--.-
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<tb> pH <SEP> A <SEP> T <SEP> D <SEP> A <SEP> T <SEP> D
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.- ## # . , , # :¯¯¯ :¯# ! . '# --¯.-3- 1¯- .1 Il '1----- 111"11 II 1 11 ...-s--- -. "If ""'''-''- ---- ------ ---- ------
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<tb> Gram <SEP> négatif- <SEP> Baguet- <SEP> : <SEP> : <SEP> :
<tb>
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tes E.Typhosa i 7,8 : 2,1 : 2,3,: 2,6 0 : 0 0 : 6,0 . 5,4 : 4,21: 4,3 3,2 lent lent K.pneumoniae (N .8) : !,O : 3,6 : 3,7 3,9: lent : lent : lent : 6, 0 : 8,9 6,7 7,4 2,4 lent : lent o 0 m o : m o o . m m fil # # # # K.pneumoniae (N 2$) : 7,$ : 3,fil : 5,6 4,4 lent : lent lent : 6,0 : 7,2 : 5,8 5,8 1,.,31: 2,1.1 : 2,0 #### # E.coli (14 29) : 7,8 : 2,6. : 2,2. 2,11: 0: fil 0 z 6,0 493 1 3e81 3,$.lui lent lent lent
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<tb>
<tb>
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Alcaligenes spo(l'fll3) m Ï9$ ô 3,5 : 2,1 : 2,4: lent 0 : lent 0 : 6,0 :
0 6,? : 4,5 4" 5,4 : o 3973 : 295 3 z * o m # # # Gram positif - co- i 7,8 5, 6 : 592 595 256 1,3 : 2,2 ques S.aureus s 6,fl s 10,1 8,4 9,0 s 'ï,z :: 4,4 : 5,5 i 's S.albus (résistant : 7,$ : lent 0 : 0 : 0 0 : 0 a 1.'.Aure oycmnPr et a. é é i : la Terramycine) o : 6, fl 0,53: lent 0 's 0 : 0 0 Sohemolyticus s % ....
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<tb>
S.hemolyticus
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(0-203) 7e42 L2,l : i 11, V : 1 11,4 * 8,2 6,3 ': * 7,0 ehemol icus :: 7,4z .: .1., fl : lfl,1 10,0 ; 7$ $ ': 7,3 ': 7,1 (NY-5 ....
(ici-5) , S.lutea 'g 7,8 : z: 7,6 7,0 7,5 s 3,5 : 3,. ,: 3,1 . 6,0 ]2,9 :: Zfl,2 : 11,1 :: 8,5 5,95 41 618 o # # 0 e # Gram positif - ba- 7,8 'g 7,4 ': 7,0 7,1 5,1 i 4,2 : 4,5 guettes B.cereus g 6,0 : 7Z,6 10,4 1fl,9 :11,0 : $,1 : 9,4 II) o B.subtilus (N 17) : 7,8 : 7,6 7,2 7,0 3,4 : 1,7 : : a 5 m 6,0 13,7 9,8 11,7 : 9,6 : 5,0 : 7,1 : 9 Mycobactéries M. : : Tuberculosis (TB 8 N 607) ï 6,0, 12$1 9a2 : 9e8 6,8 : 3,3 : 4,0 o a #
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1 - zone diaprée; 2 - gélose ou agar d'infusion de cervelle; 3 - zone claire contenant des colonies dans la zone d'inhibition; 4 - milieu contenant de la glycérine, en plus de la gélose nutritive.
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Le tableau ci-dessus montre que le nouveau composé suivant l'invention présente, dans deux cas, une activité supérieure à celle du chlorhydrate de chlortétracycline et du chlorhydrate d'oxytétraeycline; dans vingt-cinq cas., le nouveau composé suivant la présente invention pré- sente une activité supérieure à celle de l'oxytétracycline, mais inférieu- re à celle de la ohlortétracycline dans un cas, le nouveau composé est plus actif que la chlortétracycline, mais moins actif que l'oxytétracyline; dans douze cas,le nouveau composésuivant l'invention présente une activité au moins aussi grande que celle de l'oxytétracyline;
et funs six cas seulement, le nouveau composé présente une activité légèrement inférieure à celle de la chlortétracycline et de l'oxytétracycline. Compte tenu de la stabili- té et d'autres avantages des nouveaux composés suivant la présente inven- tion, on concevra que ces composés présentent une grande valeur.
Le tableau suivant montre le résultat d'essais, en vue de déter- miner la stabilité relative de la chlortétracycline, de l'oxytétracycline et du nouveau composé suivant l'invention de formule C22H24H2O8. Les es- sais ont été effectués sur des solutions aqueuses préparées à partir des chlorhydrates des trois composés dans un phosphate tampon à pH : 7,4. Un es- sai turbidimétrique standard avec du Staphylococcus auréus (Ann. New-York Academy of Sciences, 5, P.218 (1940) ) a été employé dans chaque cas.
TABLEAU II.
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<tb>
Temps <SEP> en <SEP> heures
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> à <SEP> pH <SEP> 7,4 <SEP> : <SEP> C22H24N2O8: <SEP> Chlortétra- <SEP> : <SEP> Oxytétra-
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<tb> 37 C. <SEP> <-<: <SEP> :cycline <SEP> cycline
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<tb> : <SEP> : <SEP> :
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<tb> 0 <SEP> 24,8 <SEP> 100 <SEP> : <SEP> 20
<tb>
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<tb>
<tb>
<tb> 12 <SEP> : <SEP> 20,7 <SEP> : <SEP> 1,83 <SEP> : <SEP> 13,3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 24 <SEP> : <SEP> 12,2 <SEP> : <SEP> 0,3 <SEP> : <SEP> 8,9
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 36 <SEP> : <SEP> 6,2 <SEP> 0,167 <SEP> 5,4
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 60 <SEP> 2,16 <SEP> 0,98 <SEP> 1,84
<tb>
<tb> @
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 84 <SEP> 1,21 <SEP> 0,2 <SEP> :
<SEP> 0.94
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<tb> Les <SEP> valeurs <SEP> ont <SEP> été <SEP> claculées <SEP> sur <SEP> la <SEP> base <SEP> de <SEP> Inactivité <SEP> du <SEP> chlorhydrate <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> chlortétracycline <SEP> en <SEP> microgrammes <SEP> par <SEP> cc.
<tb>
Pour constituer une matière thérapeutique à efficacité maximum, un composé doit être relativement stable pendant au moins 12 heures, sensi- blement dans n'importe quelle condition, susceptible de se présenter. On remarquera, en considérant le tableau donné ci-dessus, que le nouveau com- posé suivant l'invention est, dans les conditions des essais, considérable- ment plus stable que la chlortétracycline et notablement plus stable que l'oxytétracycline. Au bout de 12 heures, la chlortétracycline a perdu 98,17% de son activité et l'oxytétracycline a perdu 33,5 % de son activi- té au bout de la même période, mais le nouveau composé suivant l'invention n'a perdu que 16,5 % de son activité.
En fait, la stabilité remarquable
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du nouveau compose amphotère suivant l'invention en solution aqueuse à pH s 7,4 peut constituer la base d'un essai simple ayant pour but de dé- couvrir sa présence.
Les sels d'addition avec les acides du nouveau composé ampho- tère suivant la présente invention se préparent d'une manière analogue à celle dont se préparent les sels analogues de la chlortétracycline et de l'oxytétracycline. Ainsi, les sels d'addition avec les acides peuvent se préparer en ajoutant l'acide voulu, minéral ou organique, à la matière am- photère dans de l'eau,puis en évaporant la solution résultante sous vide et à température réduite. Dans certains cas, les sels d'addition avec les acides peuvent être avantageusement préparés en ajoutant l'acide désiré à une pâte de la matière amphotère libre dans un solvant organique, tel que le butanol, puis en permettant au sel de cristalliser dans le mélange.
Ou- tre qu'ils sont très actifs et très stables, ces nouveaux sels ont l'avan- tage d'être, dans la plupart des cas, plus solubles que les sels correspon- dants de chlortétracycline ou d'oxytétracycline. La solubilité dans l'eau., bien que ne constituant pas toujours un avantage, est très désirable dans maints cas. Ainsi, lors de la préparation d'une matière à administrer par voie parentérale, il est nécessaire de disposer d'une matière présen- tant une solubilité dans l'eau relativement élevée. L'excellente stabili- té et la solubilité dans l'eau des sels d'addition avec les acides de la matière amphotère suivant l'invention les rendent idéalement propres à être utilisés pour préparer des compositions à administrer par la voie parenté- rale.
Quant aux sels de bases, ils se préparent similairement par des méthodes analogues à celles selon lesquelles on prépare les sels basiques de chlortétracyoline et d'oxytétracyline. Lés sels, relativement insolu- bles dans l'eau, de bases, telles que celles de métaux alcalino-terreux, peu- vent se préparer en ajoutant une base choisie à une solution aqueuse de la matière amphotère libre ou à un sel d'addition avec un acide de cette¯ ma- tière et en permettant au sel insoluble dans 7'eau, résultant de la matière chimiothérapeutique, de précipiter dans la solution.
Pour préparer les sels hydrosolubles de bases, tels que les sels de métaux. alcalins et ceux de¯bases aminées, il est ordinairement nécessaire d'éliminer partiellement le solvants par évaporation à température et sous pression réduites, pour produire la précipitation du sel. Les sels de bases du nouveau composé amphotère suivant la présente invention sont très similaires aux sels ana- logues de la chlortétracyline, sauf qu'ils sont généralement plus solu- bles dans l'eau, les sels de calcium et de magnésium étant approximative- ment dix fois plus solubles que les sels correspondants de chlortétracycli- ne, et sont fréquemment plus enclins à subir une oxydation superficielle.
En plus de leurs propriétés chimiques et chimiothérapeutiques caractéristiques, les nouveaux composés suivant la présente invention, peu- vent se caractériser aussi par leurs propriétés physiques. Ces composés se révèlent différents de tous les autres composés connus et apparaissent comme des entités chimiques nouvelles à la fois par leur forme cristalline, leur spectre infra-rouge et leur spectre ultra-violet.
Lorsqu'elle est recristallisée dans une solution méthanol-eau, à température ambiante, la matière amphotère libre cristallise sous forme d'un trihydrate. Les cristaux du trihydrate sont jaunes et affectent une forme carrée à tubulaire. Les indices de réfraction sont les suivants : #= 1,530 ¯ 0,003;ss = 1,646¯ 0,003 ; # = 1,798 ¯ 0,003. L'angle optique 2 V est de 80 - 85 et le signe optique est positif. Le triha- drate perd son eau de cristallisation par chauffage sous vide, pour donner la matière anhydre sous forme de cristaux hygroscopiques jaunes. Le chlor- hydrate de la nouvelle matière amphotère suivant l'invention, après cris- tallisation dans du butanol aqueux à température ambiante, forme des cris- taux orthorhombiques et tabulaires en forme.
Les indices de réfraction
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de ce chlorhydrate sont les suivants : 4. - 1,6Ô2 -¯ 0, 005; ,¯ >:::.1684. :!:. 0S002 ï ft" = l9ll. 0,003. Les angles optiques sont les suivants : 2 V = 64 ¯ 5 et 2 E = 128 + 5 . Le signe 1 optique dudit chlorhydrate est négatif.
Les nouveaux composés suivant la présente invention sont .opti- quement actifs et possèdent des rotations spécifiques caractéristiques..
On a noté cependant que la rotation optique diminue, lorsqu'on les laisse au repos à température ambiante et les lectures doivent se faire sur une so- luyion fraîchement préparée. La rotation spécifique, mesurée peu après la préparation d'une solution du chlorhydrate de la matière amphotère dans
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HC1 0,1 N, est L & 3 20 - - 257,9 .
La nouvelle matière chimiothérapeutique suivant l'invention présente des bandes d'absorption caractéristiques dans l'ultra-violet.
Un échantillon du chlorhydrate dissous à raison de 20 grammes par ce dans de l'acide chlorhydrique aqueux 1 N, révèle des absorptions maxima à 220 millimicrons, 268 millimicrons et 358 millimicrons. Des absorptions mini- ma se produisent à 233 millimicrons et 298 millimicrons. En général, ces bandes d'absorption maximum et minimum ne sont pas nettement définies et des observateurs différents peuvent choisir le point exact d'inflection à des longueurs d'ondes quelque peu différentes. -
Gomme dans l'ultra-violet, les nouveaux agents chimiothérapeu- tiques suivant la présente invention possèdent également des spectres d'ab- sorption caractéristiques dans l'infra-rouge.
Un échantillon de chlorhydra- te introduit dans de l'huile hydrocarbonée présente les caractéristiques sui- -.antes : bande d'absorption OH et NH au voisinage de 3300 cm ; bande car- bonyle amide possible près de 1676 cm-1; fréquence d'étalement C = C possi-
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ble au voisinage de 1622 cm l; vibration de flexion pour NH possible â. - 1588 c 1, d'autres marques caractéristiques apparaissent au voisinage de 824 cm l; . 864 cm 1 952 cmil ; 967 cm. 1 ;
1228 cn. 1 et 1247 eml Le trihydrate de la matière amphotère présente une forte bande OH ou NE au
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voisinage de 3300 cm 1, une bande carbonyle amide possible de 16701 cm -1, une fréquence d-'étalement 0 = C possible au --voisinage de 1625 cm" , une vibration de flexion NH possible près de 1593 cl 1 et d'autres maxima caractéristiques au voisinage de 728 ex 19 782 cm" -, 806 cm, -1 -824 cm -1 ,- 862 cm" , 962 cm 1, 995 cm 1 et 1180 cm. 1.
Bien que le spectre infra-rou- ge du trihydrate soit quelque peu similaire au spectre infra-rouge du dihy-
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drate d'oxytétracycline, les deux composés peuvent être distingués aisément par-leurs spectres infra-rouges. Ainsi, le dihydrate d'oxytétracycline ré- vèle une forte bande unique dans la région de 725 cm-1, tandis que le tri- hydrate du nouveau composé amphotère suivant la présente invention révèle une forte bande triple au voisinage de 925 à 975 cm-1.
La matière amphotère anhydre libre, malaxée dans de l'huile hydrocarbonée, présente une forte bande OH ou NH à 3300 - 3400 cm-1, une bande carbonyle amide possible près de 1655 cm-1, une fréquence d'étale- ment C = C possible au voisinage de 1613 cm-1, une vibration pour NH possi- ble vers 1580 cm-1 et d'autres maxima caractéristiques près de 703 cm-1,
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722 cm. 1, 785, cai 1, 862 cm l, 950 cm 1, 1178 em 1 et 1228 ci 1. Le spec- tre infra-rouge de la matière amphotère anhydre montre qu'elle est quel- que peu apparentée à la chlortétracycline, mais, dans ce cas également, les deux composés peuvent être aisément distingués par leur spectre d'absorption.
Ainsi, la chlortétracycline révèle une forte bande double au voisinage de
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950 cm-1, tandis que la matière amphotère anhydre suivant l'invention ne révèle qu'un faible point d'inflection. Par ailleurs, tandis que la chlortétracycline révèle une forte bande triple au voisinage de 800 cm , la nou- velle matière amphotère anhydre suivant l'invention ne révèle qu'un faible point d'inflection.
Des bandes d'asborption infra-rouge additionnelles dans la ban- de de 650 cm-1 à 12 00 cm-1 caractéristique du chlorhydrate sont montrées à la figure 1; des bandes d'absorption caractéristiques additionnelles dans la même bande pour le trihydrate de la matière amphotère sont montrées à la figure 2. tandis que des bandes d'absorption additionnelles pour la matière amphotère anhydre sont représentées à la figure 3 des dessins ci--annexés.
Dans ces figures, on a porté en abscisse la fréquence en cm et en ordon- née le pourcentage de transmission.
La matière amphotère libre est soluble dans le méthanol et le bêta-méthoxyéthanol (environ 200 mgr par ce) et quelque peu soluble dans l'éthanol et le n-butanol. La matière amphotère libre n'est que très lé- gèrement soluble dans l'eau et relativement insoluble dans des solvants, tels que éther, benzène et éther de pétrole. Le chlorhydrate est soluble dans l'eau àraison de 100 à 200 mgr par ce. légèrement soluble dans le mé-
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thanol et très légèrement soluble dans le beta-méthoxyéthanol, l'éthanol et le n-butanol. Le chlorhydrate est relativement insoluble dans d'autres solvants organiques courants.
Le sel de calcium du nouveau composé ampho- tère suivant l'invention est soluble dans l'eau à raison d'environ 890 gram- mes par ce à pH = 8,55 et le sel de magnésium est soluble dans l'eau à rai- son d'environ 1,000 gammas par ce à pH :7,0.
Pour obtenir les nouveaux composés par le procédé suivant l'in- vention,on peut réduire catalytiquement la chlortétracycline, en présence d'hydrogène.
Comme catalyseurs appropriés, pouvant être utilisés dans le procédé suivant l'invention, on peut citer les suivants :métaux du groupe VIII de la quatrième période,par exemple palladium, et métaux du groupe VIII de la sixième période, par exemple platine. Dans certains cas, le mé- tal peut évidemment être originellement présent sous forme de son oxyde, mais ceci équivaut à employer le métal librecar l'oxyde est réduit en mé- tal par l'hydrogène présent dans le mélange réactionnel. Le catalyseur le plus avantageux s'avère être le palladium sur charbon de bois. Le cataly- seur est efficace en quantités catalytiques, mais un excès n'est pas préju- diciable.
La réduction se fait, de préférence,dans un solvant inerte.
Gomme solvants, on peut employer les alcools aliphatiques inférieures, les éthers glycoliques'et d'autres liquides organiques, dans lesquels la chlor- tétracycline est soluble. Comme exemples spécifiques de solvants appropriés,
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on.peut citer le beta-méthoxyéthanol, le bêta-éthoxyéthanol, le n-butanol, le méthanol et l'éthanol.
D'excellents résultats ont été obtenus, en em- ployant un mélange contenant environ 1¯ kilogramme de chlortétracycline par 3 litres d'un solvant constitué par du 1) -méthoxyéthanol ou du ss -étho- xyéthanol. De bons résultats ont été obtenus, en employant un mélange con- tenant approximativement 10 gr de chlortétracycline par 60 ce d'un solvant constitué par du méthanol avec une petite quantité de triéthylamine. La réduction peut aussi être exécutée en solution aqueuse et une réduction sa- tisfaisante a été obtenue en employant un mélange contenant 15 gr de chlor- tétracycline par litre de solvant aqueux. Toutefois, en raison de la solu- bilité limitée de la chlortétracycline en solution aqueuse, ce procédé n'est pas celui que l'on préfère employer.
La réduction peut se faire sensiblement à n'importe quelle tem- pérature et à n'importe quelle pression. Si on se préoccupe de n'avoir qu'une décomposition minimum, de faibles températures, par exemple de 0 C,
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peuvent être employées, bien que des températures de réaction de 1000C ou même plus élevées puissent être employées, sans que se produisent des per- tes prohibitives. En générale des températures de réaction de l'ordre de 20 - 40 C sont préférées. Le procédé suivant l'invention présente l'avan- tage de ne pas nécessiter des pressions élevées, quelle que soit la tempé- rature employée et le procédé peut être exécuté à toute pression convena- ble.
Ainsi, la réduction peut avoir lieu à des pressions allant de 1 à 10 atmosphères ou davantage. Pour des raisons de facilité, on préfère opérer à des pressions de 1 à 3 atmosphères.
La durée de réaction est mesurée le mieux par la quantité d'hy- drogène absorbée, étant donné que cette durée peut varier largement en fonction d'un certain nombre de facteurs, tels que la température, la pres- sion et le type et l'état du catalyseur. La réaction est théoriquement complète, lorsque 1 mole d'hydrogène a été absorbée pour chaque mole de chlortétracycline originellement présente dans le mélange réactionnel.
Tou- tefois, étant donné que la réaction n'est pas sélective à 100 % et étant donné qu'une petite quantité d'hydrogène est ordinairement dissipée, et n'intervient pas dans la réaction envisagée,des rendements plus élevés sont souvent obtenus,lorsqu'on emploie un petit excès d'hydrogène, par exemple un excès de 0,1 à 0,2 mole,pour chaque mole de chlortétracycline. On pré- fère employer de 1,0 à 1,2 mole d'hydrogène pour chaque mole de chlortétra- cycline originellement présente dans le mélange réactionnel. On n'éprouve que peu de difficulté à contrôler la réaction, car la vitesse d'absorption de l'hydrogène diminue sensiblement lorsqu'une mole environ d'hydrogène a été absorbée par mole de chlortétracycline.
En fait, avec un catalyseur de palladium, dans les conditions optima, il est difficile d'arriver à ce que mélange réactionnel absorbe plus que la quantité optimum d'hydrogène. Avec un catalyseur au platine, il ne faut surveiller ou contrôler la réaction qu'avec un peu plus de soin. La réaction ne doit ordinairement pas être poussée au delà du point où environ 1,5 ou 1,6 mole d'hydrogène a été ab- sorbée pour chaque mole de chlortétracycline, bien qu'il soit possible, dans certains cas, d'obtenir de petites quantités du produit désiré, lors- que deux ou même trois moles d'hydrogène ont été absorbées.
Le m-'lange réactionnel peut être à n'importe quel pH, auquel la chlortétracycline est relativement stable, c'est-à-dire que ce pH peut être compris entre 1 et 9 environ. Toutefois, on a constaté que le pro- ¯ duit de réaction désiré est isolé plus aisément sous forme pure, lorsque. la réduction est exécutée à un pH neutre ou alcalin. Les réductionsà des pH neutre ou alcalins présentent l'avantage de permettre généralement l'ob- tention de rendements plus élevés,tandis que des périodes de réaction plus courtes sont ordinairement requises. Pour ces raisons, le pH du mé- lange réactionnel est, de préférence, de 7 à 8,5 environ.
L'invention sera plus particulièrement illustrée par les exem- ples spécifiques suivants. Dans ces exemples, toutes les parties sont don- nées en poids, sauf indication contraire.
EXEMPLE I.
Préparation de la matière amphotère libre.
25 gr de chlortétracycline libre sont dissous dans 300 ce de ss-méthoxyéthanol. La solution est traitée à l'aide d'environ 2 gr de Nprit-A et le mélange est filtré. Au filtrat, on ajoute 5 gr de cataly- seur de charbon de bois à 10 % de palladium et le mélange est agité avec de l'hydrogène à température ambiante et sous pression atmosphérique.
Après 50 à 60 minutes, 1,25 litre d'hydrogène (soit à peu près un équiva- lent molaire) a été absorbé et la vitesse d'absorption de l'hydrogène est devenue négligeable.
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Le catalyseur est séparé par filtration et le filtrat est di- luéà l'aide de 1600 ce d'eau,contenant 20 gr d'acétate de sodium. Le produit cristallise par refroidissement et après deux heures le produit cristallisé est filtré et séché. On obtient ainsi 16,3 gr de produit cris- tallisé.
0,5 gr de ce produit brut est recristallisé à deux reprises par dissolution dans environ 5 ce d'éthanol chaud, dilution de la solution au moyen d'environ 25 ce d'eau et refroidissement du mélange. Lorsqu'on essaie de déterminer le point de fusion du produit, qui a été recristalli- sé à deux reprises,on constate que le produit commence à se contracter à
168 - 169 C, après quoi le produit gonfle et prend une teinte foncée à 172 C.
Au lieu du ss -méthoxyéthanol employé comme solvant dans l'exemple donné ci-dessus, on peut employer d'autres solvants. Ainsi, des résultats tout aussi satisfaisants peuvent être obtenus en employant du ss -éthoxyéthanol. De même, une quantité équivalente d'autres catalyseurs, par exemple un catalyseur d'oxyde de platine, peut être employée.
EXEMPLE II.
2 gr de chlortétracycline libre sont dissous dans 25 ce d'acide acétique glacial. La solution est traitée à l'aide de charbon de bois et filtrée. 200 mgr de catalyseur de charbon de bois à 10 % de palladium sont ajoutés et le mélange est agité, pendant 23 heures, avec de l'hydrogène.
La quantité totale d'hydrogène absorbée est de 130 cc (excès d'environ 15% d'une mol.). Le catalyseur est séparé par filtration et le filtrat est di- lué avec 125 ce d'éther. On obtient ainsi un précipité jaune, qui est sé- paré par filtration et séché. Le produit séché pèse 1,01 gr.
Cet exemple illustre une réduction en milieu acide. Un tel pro- cédé n'est pas préféré. Lorsque la matière amphotère libre.obtenue a été transformée en chlorhydrate et recristallisée dans le butanol aqueux, on constate, par essai microbiologique et déterminations d'adsorptions en ul- tra-violet, que le produit est beaucoup moins pur que le composé préparé par le procédé décrit dans l'exemple I.
EXEMPLE III.
Préparation-du chlorhydrate,
Dans 20 ce de butanol on met en suspension 2 gr de la matière amphotère libre préparée dans l'exemple I.. A cette suspension, on ajoute 0,5 ce d'acide chlorhydrique concentré. Le chlorhydrate cristallise lente- ment. Les cristaux sont recueillis par filtration et remis en suspension dans 50 ce de butanol aqueux. On ajoute lentement de la triéthylamine.. jusqu'à ce que la matière soit dissoute. La solution obtenue est filtrée et le filtrat est acidifié à l'aide d'acide chlorhydrique. Les cristaux résultants du chlorhydrate, C22H24N2O8.HCl, sont recueillis, lavés au bu- tanol et à l'éther, et séchés.
De manière similaire, on peut préparer d'autres sels d'addition avec des acides du composé amphotère suivant la présente invention. Ainsi, en utilisant, au lieu d'acide - chlorhydrique, de l'acide sulfurique ou de l'acide nitrique, en quantité équivalente, on peut préparer le sulfate ou le nitrate dudit composé amphotère.
EXEMPLE IV.
Préparation du sel de calcium.
Une millimole du nouveau composé amphotère suivant l'invention,
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est mise en suspension dans une solution aqueuse contenant une millimole de chlorure de calcium et une quantité mesurée d'acide chlorhydrique, suf- fisante pour obtenir une solution, estalors ajoutée. A cette solution, on ajoute une quantité molaire d'hydroxyde de sodium égale à quatre fois la quantité de HCl précédemment ajoutée. Le précipité résultant du sel de calcium est recueilli par filtration.
D'autres sels, relativement insolubles dans l'eau, du nouveau composé amphotère avec des bases peuvent être préparés de manière identique.
Ainsi, le sel de magnésium est préparé par le procédé décrit plus haut, en utilisant une millimole de chlorure de magnésium au lieu de chlorure de cal- cium.
EXEMPLE V.
5 gr du composé amphotère libre préparé par le procédé décrit dans l'exemple I et 1/100 è de mole de borate de sodium sont mis en suspen- sion dans 200 ce d'eau. On obtient ainsi une solution pratiquement limpi- de. La solution est filtrée et additionnée d'acétone. On obtient ainsi un précipité, qui est redissous dans l'eau (pH ajusté à 7,4), reprécipité au moyen d'acétone et séché. Le précipité résultant de borate est une pou- dre jaune-clair, soluble dans l'eau.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de production d'un nouveau dérivé de la chlortétracycli- ne, caractérisé en ce qu'on hydrogène de la chlortétracycline jusqu'à ce qu'au moins une mol. d'hydrogène ait été absorbée pour chaque mol. de ehlor- tétracycline.