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CHANGEMENT DE NAVETTES PERFECTIONNE POUR METIERS A TISSER.
La présente invention est relative au système connu de changement de navettes pour métiers à tisser, tel que du type décrit dans le brevet belge N 469.900 du 14 Décembre 1946, c'est-à-dire dans lequel le changement s'effectue, sans arrêter la marche du métier, en provoquant le déplacement axial d'un arbre qui, porteur de cames., vient placer ces dernières en regard des organes qu'elles ont à commander pour assurer, comme mouvement prin- cipal,la désolidarisation momentanée entre la;boite de navette et le battant et le maintien de cette boîte en position reculée sous le magasin des navettes de rechange.
Suivant cette disposition le cycle complet de changement d'une navette s'effectue pendant deux tours de l'arbre vilebrequin,9 c'est-à-dire pendant deux coups de battant.
Ce mécanisme a déjà été perfectionné (brevet français N 1.054.627 du 18 Avril 1952) pour permettre de ralentir les mouvements d'amenage et de mise en place d'une navette pleine de rechange,, en étalant l'ensemble des mouvements sur quatre coups de battant, tout en maintenant le changement proprement dit sur deux coups, en mettant à profit les deux coups précédents pour provoquer la descente de la navette de rechange de son magasin et sa présentation au-dessus de la boîte ouvrante du métier.
Dans ce but, l'arbre à cames du mécanisme de changement effectue, au moment du déclenchement; un tour complet sur lui-même avant d'être déplacé axialement.
La présente invention est relative à de nouveaux perfectionnements apportés à ce mécanisme.
Ces perfectionnements consistent essentiellement en ce que
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- l'arbre des cames de commande et l'arbre des leviers sont reportés à la base du châssis de l'appareil, de telle sorte qu'ils ne sont pas associés au mouvement de va-et-vient de celui-ci, ce qui diminue l'inertie de la masse en mouvement;
- la boite s'ouvre non pas vers l'avant du métier, mis vers l'arrière, et est maintenue en position de fermeture par verrouillage, sur une tige transversale, de deux leviers prenant appui sur deux bras pivotant reliés entre eux par une tige transversale prenant elle-même appui sur une rampe solidaire du prolongement de battant, lesdits bras étant articulés à une tige attelée à un levier pivotant avec lequel vient en contact la came de commande d'ouverture de la boite, après translation de l'arbre des cames, au moment d'un changement de navette.
Le dessin schématique annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution d'une partie de l'appareillage de ce changement de navette :
Fig. 1 est une vue en perspective arrière de la boite à navette;
Figs. 2 et 3 en sont, à échelle réduite des vues de côté en élévation, respectivement avant et pendant ouverture de la botter
Fig. 4 en est une vue en plan par dessus, en position de fermeture.
Comme montré en figures 2 et 3, l'arbre 42 des cames de commande ainsi que l'arbre 43 des leviers sont placés à la base du métier, sensiblement au niveau de l'arbre porte-battant 44, et sont entièrement indépendants du châssis de l'appareil, constitué par les deux jambes 45 montées à pivotement sur cet arbre et reliées entre elles par la traverse 46.
Cette traverse sert de support à la boîte à navettes, qui est composée d'une partie centrale mobile 83.et de deux parties extrêmes fixes 85. En vue de l'accrochage du châsssis portant cette boite, à la jambe de battant 92, cette dernière porte une rampe 94 sur laquelle se retiennent deux bras 82 articulés de telle sorte qu'ils puissent, comme il sera ci-après décrit, commander le décrochage du châssia par rapport à la jambe de battant et l'ouverture de la boite.
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Sur l'arbre des cames .1.2 sont placés, comme montré de droite à gauche en figure 1, la came 47 du tâteur, la came 48 assurant la translation
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dudit arbre 42. le disque /z2. de retenue de cet arbre après sa translation , la came de réarmement 51. la came 52 de commande du bloque-navette, la came 53. d'ouverture de la boite, la came de chute 54. la roue dentée 55 d'entral- nement en rotation dudit arbre, la;
came 56 de descente de la navette.
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Sur l'arbre des leviers 43 sont articulés le levier 21 relié par une tige 58 au levier articulé 59 du tâteur, le levier 61 relié par une tige
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62 au levier pivotant bloque-navette 63. le levier relié par une tige 65. aux bras 82 commandant l'ouverture de la boite et dont il sera parlé ci-après, et le levier 66 relié par une tige 67 à l'arbre 68 supportant les étriers porteurs de la navette de rechange.
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Sur un autre arbre 69 parallèle aux arbres précités 1.2-l-lJ sont calés le manchon 71 porteur du galet z commandant la translation de l'arbre 42. le levier 73. relié par une tige 74. au levier de réarmement 75. et le le- vier 76 commandant par une tige 77 l'ouverture du magasin à navettes.
Les deux jambes 45 du châssis sont reliées entre elles, sur leur
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face arrière, par trois tiges respectivement 78 - 79. et 80. Celle 78 consti- tue axe. de pivotement du levier de réarmement 75 et des deux bras 82 comman- dant l'ouverture de la boite. Celle 79 constitue axe de pivotement du bloque-
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navette .22. et de la partie mobile de la boite, munie à cet effet de pattes 84 pivotant sur ladite tige. Les extrémités 85 de la boîte qui sont fixes
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sont solidaires de la traverse z. La tige 80. enfin, constitue organe de
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verrouillage, en période de fermeture, de la partie mobile 83 de la boîte.
En effet, les bras 82 sont, au-delà de leur axe de pivotement
78, articulés chacun , par une biellette 86, à l'extrémité d'un levier 87 dont l'autre extrémité est articulée en 88 à une patte solidaire de la face arrière de la partie mobile 83 de la boîte. Ce levier 87 est soumis à la traction d'un ressort 89 qui le tire en direction de la boîte, et il compor- te un cran 91 qui, en période de fermeture de la boîte (fig. 2), est crocheté sur la tige transversale 80, en assurant le verrouillage à la fermeture,
L'accrochage des jambes 45 du châssis à la jambe de battant 92, en période de marche normale du métier, est assuré par les bras 82.
A leur extrémité avant, ces bras 82, sont, en effet, réunis entre eux par une tige 93 qui, lorsqu'une traction par la tige 65 n'est pas exercée sur lesdits bras, prens appui contre le sommet d'une rampe 94 solidaire du prolongement de battant 95.
Lors de la commande d'ouverture de la boîte; en vue d'un changement de navette, la came 53 appuie sur le levier 64; celui-ci exerce une traction sur les bras 82 qui, en pivotant autour de l'axe 78 provoquent le glissement de la tige % le long de la rampe 94 et ainsi le décrochage du châsse qui pivote en arrière et est retenu dans sa chute par le galet 96 roulant alors dans la came 54. Tout en pivotant, chacun des bras 82 déverrouille la partie mobile 83 de la boîte par pivotement du levier correspondant 87 de bas en haut, et provoque l'ouverture de la boîte, en venant exercer une pression sur un doigt 97 pivotant sur l'axe 79 et solidaire de la partie mobile 83.
A cet effet, les deux bras 82 comportent chacun un doigt 98 porteur d'un galet qui agit en roulant sur le doigt en forme de rampe 97.
REVENDICATIONS.
1. Changement de navettes pour métiers à tisser comportant un ensemble de cames et de leviers permettant de désolidariser momentanément la boîte de navette du battant au moyen d'une boîte ouvrante en deux parties, caractérisé en ce que l'arbre des cames de commande et l'arbre;des leviers sont reportés à la base du châssis de l'appareil, de telle sorte qu'ils ne sont pas associés au mouvement de va-et-vient de celui-ci, ce qui diminue l'inertie de la masse en mouvement.