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RESINES PERFECTIONNEES SOLUBLES DANS L@HUILE.
La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'une nouvelle classe de résines synthétiques solubles dans l'huile, et en particulier à la fabrication de résines phénoliques non modifiées solu- bles dans l'huile possédant un degré élevé mais facilement réglable d'acti- vité à l'égard de l'huileo L'expression "soluble dans l'huile" signifie que la résine rleu être dispersée ou dissoute dans une huile végétale en don- nant uns solution limpide et stable pouvant être étendue pal@ un solvant hy- drocarbonéo L'"activité à l'égard de l'huile" signifie que la résine dis- soute ou dispersée dans une huile végétale a pour effet d'augmenter la vi- tesse d'épaississement ou de gélification'de l'huileo Cet effet se
marque le plus avec des huiles possédant un haut degré de non saturation conju- guée comme l'huile de bois de Chine ou l'huile d'abrasin et l'huile d'oiti- cicao L'invention se rapporte également aux produits résineux obtenus par réaction des résines synthétiques solubles dans l'huile avec des huiles vé- gétaleso
On a déjà proposé divers procédés permettant d'obtenir des ré- sines phénolaldéhydes solubles dans l'huileo On peut par exemple effectuer la réaction de condensation entre le phénol et l'aldéhyde en présence de l'huile végétale pour obtenir une solution homogène ou bien faire réagir une résine phénolaldéhyde non modifiée avec de la colophane ou une autre ré- sine naturelle jusqu'à ce qu'on obtienne une résine modifiée soluble dans
l'huile. Des résines phénol-aldéhyde solubles dans les huiles peuvent être préparées à partir de phénols substitués, en particulier ceux qui portent un substituant hydrocarbure en position para relativement au groupe hydro- xyle, par exemple le para-tértio-butyl-phénol et le para-phényl-phénol. Ces résines phénol-aldéhyde non modifiées solubles dans l'huile se rangent dans deux grandes classes; celles qui sont thermo-plastiques et inactives à l'é- gard de l'huile et celles qui sont thermo-durcissables, c.à.d. du type ré-
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sole et qui sont généralement considérées comme réagissant avec l'huile.
Le but de la présente invention @st de fournir un procédé de fabrication de résines phénol-aldéhyde solubies dais l'huile, thermo-plas- tiques et possédant un haut degré d'activité @ l'égard de l'huile. Un au- tre but est de fournir des résines phénol-aldéhyde solubles dans l'huile dont l'activité à l'égard de l'huile varie suivant la température à laquel- le s'effectue la réaction avec l'huile. Un autre but de la présente inven- tion est de fournir des compositions comprenant une résine phénol-aldéhyde soluble dans l'huile et une huile végétale contenant une non saturation con- juguée, susceptible d'être stabilisées à un moment désiré quelconque de la réaction entre la résine et l'huile.
Enfin, un autre but de l'invention est de fournir un procédé de fabrication pratique et rapide de compositions uni- formes comprenant une résine phénol-aldéhyde et une huile végétale non satu- rée.
Suivant la présente invention, le procédé de fabrication d'une résine phénol-aldéhyde soluble dans l'huile comprend la condensation d'un phénol monohydrique avec une aldéhyde en présence d'un catalyseur acide pour former un mélange de réaction résineux sensiblement exempt d'aldéhyde, la déshydratation du mélange de réaction résineux et le chauffage de ce mé- lange déshydraté en présence d'un catalyseur d'éthérification et d'un peu de phénol monohydrique libre à une température supérieure à 50 C et ne dé- passant pas 175 C, le catalyseur d'éthérification étant choisi, dans le grou- pe formé par l'acide sulfurique, les acides alkyl- et aryl-sulfoniques et les alkyl-sulfates inférieurs.
Dans la présente description, le terme phénol monohydrique dé- signe le phénol ou un de ses dérivés alkyl- ou aryl- substitués comportant au moins un atome d'hydrogène non substitué en position ortho ou para rela- tivement au groupe hydroxyle du phénol . Si le phénol est utilisé dans la première phase du procédé de l'invention pour former un mélange de réac - tion résineux, il est essentiel que le phénol monohydrique utilisé pour la phase d'éthérification finale du procédé soit un phénol alkyl- ou aryl-sub- stitué. Des exemples de phénols alkyl- ou aryl- substitués sont les cré- sols, les xylénols et les phénols para-substitués comme le p-tertio-butyl- phénol, le p-tertio-amyl-phényl, le p-tertio-octyl-phénol et le p-phényl- phénol.
Parmi ces phénols, les xylénols conviennent particulièrement aux fins de la présente invention. Le procédé utilise très avantageusement des mélanges de phénols monohydriques.
L'aldéhyde utilisée dans le procédé de la présente invention peut être une aldéhyde aliphatique quelconque contenant jusqu'à 4 atomes de carbone dans la molécule, telle que la formal-débyde, l'acétaldéhyde et la butyraldéhyde, et ces aldéhydes peuvent être utilisées sous laforme de poly- mères libérant l'aldéhyde monomère dans les conditions de la réaction de c@@ densation. L'aldéhyde préférée est la formaldéhyde.
Les proportions relatives entre le phénol monohydrique et l'al- déhyde utilisées dans le procédé de l'invention peuvent varier considérable- ment sans modifier les caractéristiques thermoplastiques ou l'activité à l'égard de l'huile de la résine. L'effet principal des variations du rapport phénol monohydrique: aldéhyde est de changer le point de fusion de la résine soluble dans l'huile. En général, il est préférable d'utiliser de 0,6 à 1,6 mole d'aldéhyde par mole de phénol monohydrique présente dans le mélange de réaction initial.
Le catalyseur acide employé dans la phase de condensation du pro- cédé de l'invention peut être un acide quelconque d'un type déjà utilisé dans la fabrication de résines novolaques par réaction de phénols et d'aldéhydes.
La concentration de ce catalyseur acide est avantageusement la même que dans la fabrication de résines novolaques et varie avec l'action catalytique du cata@yseur acide choisi. Par exemple, les quantités préférées de catalyseurs acides comme l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique et l'acide oxalique
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sont respectivement 0,15%,0,5 % et 1% en poids du mélange de réaction. Un autre catalyseur acide approprié est l'acide phosphorique.
La condensation du phénol monohydrique avec l'aldéhyde dans la première phase du procédé de l'invention est provoquée en chauffant le mé- lange de réaction contenant le phénol monohydrique l'aldéhyde et le cata- lyseur acide jusqu'à ce que toute l'aldéhyde ait été pratiquement consommées, et le chauffage peut être poursuivi à ce stade jusqu'à ce qu'on obtienne un produit d'un degré de condensation convenable.
Comme, dans le stade final du procédé;,le mélange de réaction résineux phénol-formaldéhyde déshydraté est chauffé en présence d'un catalyseur d'éthérification et d'un peu de phé- nol monohydrique, il est préférable que la réaction de condensation initia- le ne soit pas poursuivie jusqu'à consommation de tout le phénol monohydri- que libre afin que le mélange déshydraté qui en dérive contienne une quan- tité suffisante de phénol monohydrique libre pour que la phase finale du procédé puisse lui être directement appliquéeo
Toutefoissi la première phase de la réaction a été poursuivie jusqu'à ce que la teneur en phénol@libre du mélange de réaction résineux ait été réduite à une valeur trop faible(inférieure à 5% environ)
il y a lieu d'ajouter un phénol monohydrique au mélange de réaction avant ou après la déshydratation pour que le mélange de réaction résineux déhydraté contienne un peu de phénol monohydrique libre et puisse être chauffé dans la dernière phase du procédé après addition éventuelle d'un catalyseur d'éthérificationo Bien que le phénol monohydrique ajouté de cette fagon soit généralement ce- lui qu'on a utilisé pour la réaction avec l'aldéhyde,l'invention comprend l'emploi d'un phénol monohydrique différente et lorsque le phénol (C6H50H) a été utilisé pour la phase de condensation, il est essentiel d'ajouter un phénol substitué au mélange de réaction avant d'effectuer l'éthérification.
Pour obtenir les meilleurs résultats la quantité de phénol li- @bre présente dans le mélange de réaction résineux liquide déshydraté doit être comprise entre 30 et 10% en poids du total du phénol utilisé dans le procédé mais le chiffre préféré dépend du phénol monohydrique utilisé dans la phase d'éthérifications, et du phénol monohydrique et de l'aldéhyde utili- sés dans la phase de condensation ainsi que de leurs proportions relatives.
Lorsque le phénol monohydrique est une fraction commerciale du xélénol et que l'aldéhyde est la formaldéhyde présente à raison de 0,6 à 1,6 mole par mole de xylénol, il est préférable que le mélange de réaction résineux pro- venant de la première phase du procédé contienne environ 15 à 20% de xylé- nol libreo
La teneur en phénol monohydrique du mélange de réaction résineux obtenu dans la première phase du procédé de l'invention peut être déterminée par tout moyen appropriéo Par exemplele phénol monohydrique libre peut être extrait d'un échantillon du mélange de réaction;
) soit par extraction par un solvant soit dans certains cas par entraînement à la vapeuret la quantité de phénol ainsi séparée peut être déterminée analytiquement. On peut calcu- ler d'après le chiffre ainsi obtenu la teneur en phénol monohydrique libre du mélange de réaction résineux liquidée
La température à laquelle s'effectue la réaction de condensation de la première phase du procédé de la présente invention peut varier consi- dérablement et la réaction peut être dirigée dans des conditions de tempé- rature quelconques déjà employées pour la fabrication de résines novolaqueso En pratique, et particulièrement lorsqu'on utilise une solution aqueuse de l'aldéhyde,
par exemple du formolle mélange de réaction contient de l'eau et la réaction s'effectue avantageusement à 100 C environsous refluxo
La phase de déshydratation du procédé de la présente invention peut s'effectuer en chauffant le mélange de réaction résineux obtenu par la réaction de condensation à une température élevée jusqu'à ce que toute l'eau initialement présente dans le mélange de réaction en soit pratiquement chas-
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sée par distillation. La vitesse d'élimination de l'eau. peut être augmen- tée en exécutant la déshydratation sous pression réduite ce qui permet ég@ lement d'accomplir la déshydratation à une température inférieure.
La dés- hydratation du mélange de réaction résineux peut aussi s'effectuer azéotro- piquement par addition d'un solvant approprié de la résine au. mélange, dis- tillation d'un mélange de solvant et d'eau, séparation de l'eau et renvoi du solvant à la masse, en continuant ce procédé jusqu'à ce que toute l'eau soit pratiquement éliminée.
Dans la phase finale du procédé de la présente invention, on chauffe le mélange de réaction résineux déshydraté en présence d'un cataly- seur d'éthérification choisi dans le groupe formé par l'acide sulfurique et les acides alkyl- et aryl-sulfoniques et les alkyl-sulfates inférieurset d'un peu de phénol libre à une température ne dépassant pas 175 C et, de pré- férenee, 145 G. Les catalyseurs d'éthérification sontà base d'acide sulfu- rique et comprennent l'acide sulfurique lui-même et les acides alkyl- et aryl-sulfoniques comme l'acide p-toluène-sulfonique et les alkyl-sulfates inférieurs ne comptait pas plus de 4 atomes de carbone dans un groupe alky- le quelconque,
par exemple le dimétbyl- et le diéthyl-sulfate et l'éthyl- sulfate hydrogéné.
Si le mélange est chauffé à une température trop élevée, l'ac- tivité du produit à l'égard de l'huile est réduite. On a trouvé que cette perte d'activité à l'égard de l'huile commence à se manifester au-dessus de 140 C environ, mais qu'elle ne devient sérieuse que lorsque la température du mélange dépasse 175 C. Par exemple, à 200 C ou à une température supé- rieure, la perte d'activité est très rapide.
Pendant cette phase d'éthérification, on constate une chute mar- quée de la viscosité et un changement de la couleur du mélange de réaction résineux, et en même temps la teneur en phénol monohydrique libre du mélan- ge tombe pratiquement à zéro. On pense que la réaction qui se produit pendant cette phase comprend l'éthérification de la résine par le phénol monohydri- que libre sous l'influence du catalyseur d'éthérification et des conditions pratiquement anhydres.
La quantité du catalyseur d'éthérification présente dans le mé- lange de réaction dans la phase finale du procédé de l'invention peut varier considérablement suivant la durée de l'opération de déshydratation, la tem- pérature à laquelle on chauffe le mélange et la nature du catalyseur emplo- yé. On obtient généralement des résultats satisfaisants, si la quantité de catalyseur présente est comprise entre 0,5 et 1,5% en poids du mélange de réaction résineux déshydraté contenant le phénol monohydrique libre.
Le catalyseur d'éthérification peut être ajouté au mélange de réaction résineux avant ou après la phase de déshydratation.
La phase d'éthérification s'effectue avantageusement en chauf- fant le mélange de réaction en présence d'un solvant inerte dont le point d'ébullition est choisi pour que la réaction puisse se dérouler sous reflux de ce solvant. De préférence, on utilise le même solvant que dans la phase de déshydratation ce qui permet d'effectuer successivement dans le même ré- cipient de réaction la phase de déshydratation et la réaction d'éthérifica- tion. En choisissait un solvant approprié, et en réglant la quantité utili- sée, on peut obtenir une température désirée quelconque de la masse lors- que toute l'eau a été éliminée.
Après en avoir éliminé la plus grande par- tie de l'eau et y avoir ajouté le catalyseur d'éthérification si celui-ci n'est déjà présent, la solution peut être maintenue sous reflux pour effec- tuer la réaction d'éthérification, et finalement le solvant et l'eau rési- duelle peuvent être éliminés par distillation sous vide. Le liquide leplus approprié comme liquide d'entraînement du solvant est le xylol. D'autres liquides qui sont immiscibles à l'eau, dissolvent la résine et possèdent des points d'ébullition appropriés peuvent être utilisés.
Il est, toutefois, essentiel qu'ils soient exempts de groupes hydroxyles ou d'autres groupes
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qui pourraient réagir avec la résineo Ils doivent aussi être exempts de non saturation oléfiniques qui polymériseraient pendant le chauffage. Il semble que l'utilisation de solvants hydrophiles détruisent l'activité de la résine à l'égard de l'huile et ces solvants ne peuvent donc être utilisés,
On remarquera que l'acide sulfurique et les acides sulfoniques comme l'acide para-toluène-sulfonique peuvent servir de catalyseur acide dans la réaction de condensation de la première phase et de catalyseur d'é- thérification dans la phase finale d'éthérification, et de ce fait,suivant une modification de l'invention, dans le procédé de fabrication d'une rési- ne phénol-aldéhyde soluble dais l'huile,
on condense un phénol monohydrique avec une aldéhyde en présence d'acide .sulfurique ou d'un acide sulfonique pour obtenir un mélange de réaction résineux pratiquement exempt d'aldéhy- de, on déshydrate le mélange de réaction résineux,et on chauffe le mélange de réaction résineux déshydraté en présence d'un peu de phénol monohydrique à une température ne dépassant pas 175 Co La phase de déshydratation est exécutée de préférence en ajoutant un agent entraînant le solvant au mélan- ge de réaction résineux liquide, et, si nécessaire,
de nouvelles quantités d'acide sulfurique ou sulfonique ou de phénol monohydrique peuvent être ajou- tées dans cette phaseo
Les résines phénol-aldéhyde produites suivant le procédé de l'in- vention sont toutes solubles dans l'huile et exercent une activité marquée à l'égard des huiles fortement conjuguées comme l'huile d'abrasin et l'hui- le d'oiticicao La réaction avec les huiles soufflées semble exister mais est très faible et on n'a pu obtenir de réaction avec des huiles ne contenant pas de non saturation conjuguée, même lorsqu'elles sont fortement non satu- reeso
Les résines phénol-aldéhydes solubles dans l'huile peuvent être modifiées en les faisant réagir avec des hydrocarbures non saturés comme le styrène,
la coumarone ou l'indène pour obtenir d'autres produits solubles dans les huiles et réagissant avec elles. Cette réaction peut être effectuée en chauffant la résine avec l'hydrocarbure non saturé à température élevée en présence d'un catalyseur acide.
La caractéristique unique de l'activité des résines produites suivant la présente invention à l'égard de l'huile est qu'elle se manifeste dans une gamme de températures relativement limitée et, de ce fait, la réac- tion s'effectue de préférence entre 110 et 170 C, 150 C étant la températu- re optimum.
Aux températures supérieures à 170 C, on constate une chute mar- quée de l'activité des résines, et au-dessus de 220 C les résines ralentis- sent la prise en masse de l'huile d'abrasino On a également trouvé qu'une résine préparée à partir de xylénol et de formaldéhyde, chauffée à 220 C puis refroidie à 130 C avant de l'ajouter à l'huile n'a plus aucune activi- té à l'égard de l'huile et n'accélère pas son épaississement, alors qu'un mélange similaire de résine non traitée et d'huile gélifie en 7 à 10 minu- tes à 130 C.
A titre de comparaison, une quantité quelconque d'huile d'abra- sin peut être chauffée à 130 C pendant plusieurs heures sans se gélifiero
On a trouvé que l'activité à l'égard de l'huile peut être dé - truite par neutralisation de la résine par une baseo Ceci peut s'effectuer avant l'addition de l'huile ou à un stade quelconque après cette addition et avant la gélification du mélangeo Des bases appropriées sont l'hydroxy- de de sodium, la triéthanolamine, la morpholine ou l'hexamine ou des oxydes métalliques comme l'oxyde de zinc, l'oxyde de calcium ou la lithargeo Lors- que l'activité à l'égard de l'huile a été détruite par addition d'une base, elle peut être rétablie par addition d'un acide ou d'un sel à réaction aci- de ;
mais si la résine a été chauffée, l'activité ne peut plus être rétablie par acidificationo Cette découverte permet de former à des températures très basses, des vernis résine-huile de la viscosité désirée qu'on peut stabili- ser contre une gélification prématurée par traitement par un alcalio
On a trouvé également que la gélation des mélanges résine-huile peut être empêchée ou considérablement ralentie en y ajoutant des solvants
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contenant des groupes hydroxyles comme les alcools, et on peut donc prépa- rer des solutions stables par addition de ces solvants contenant des grou- es hydroxyles au mélange huile-résine. Ces solutions stabilisées peuvent être gélifiées par élimination du solvant contenant des groupes hydroxyles.
La présence d'eau exerce également un certain effet stabilisant sur les mé- langes résine-huile produits suivant la présente invention.
Les produits obtenus par réaction des résines solubles dans l'huile de la présente invention avec des huiles conjuguées possèdent une résistance exceptionnelle à l'eau et aux alcalis. Ils peuvent être étendus par des solvants hydrocarbonés et utilisés pour former des compositions de revêtements superficiels ou des vernis siolants. Les compositions résine- huile ont tendance à être peu solubles dans les hydrocarbures aliphatiques, et exigent donc l'addition d'une certaine quantité de solvants aromatiques, mais pour un certain nombre d'application cet inconvénient est composé par la résistance supérieure des pellicules durcies aux solvants.
Les compositions résine-huile de faible viscosité peuvent être utilisées comme vernis d'impré- gnation sans solvant et pour l'enrobage, applications où leur capacité de for- mation de gels tenaces et résistants, d'une épaisseur considérable, sans dé- gagement de produits volatils, est particulièrement intéressante. La compo- sition résine-huile peut aussi être employée pour fabriquer des couvre-par- quets, du linoléum et des produits analogues, ou peut être émulsifiée dans l'eau et utilisée comme adhésif, par exemple dans la fabrication de noyaux de fonderie, de garnitures de frein, etc.
Pour ces applications, il peut être avantageux d'ajouter l'huile conjuguée à la solution de résine formée après que la phase d'éthérification a été achevée en présence d'un agent approprié entraînant le solvant, d'effectuer la réaction résine-huile en solution puis d'émulsifier cette solution dans l'eau et de chasser finalement le solvant de l'émulsion par distillation.
Il peut être aussi pratique d'ajouter l'huile conjuguée directe- ment à la solution de résine, de faire réagir ce mélange jusqu'à ce que le degré requis d'épaississement soit obtenu, puis de refroidir ou de chasser par distillation une partie ou la totalité du solvant suivant les besoins.
Dans ces cas, on trouvera généralement désirable d'ajouter une quantité suf- fisante d'une base pour neutraliser l'acidité et arrêter la réaction à l'é- tat désiré. Ce procédé convient particulièrement lorsque la résine n'est que difficilement soluble dans l'huile et que le solvant sert à la fois pour la résine et pour l'huile. Même dans ces conditions, la résine a une grande ac- tivité à l'égard de l'huile, mise en relief par l'accroissement rapide de la viscosité et le fait que la résine et l'huile ne se séparent pas après l' épai ssi s sement.
Pour certaines applications il peut être désirable de remplacer tout ou partie des huiles siccatives conjuguées par les esters d'alcool ir@ férieur des acides gras de l'huile siccative.
Les exemples qui suivent illustrent des modes typiques de mise en oeuvre du procédé de l'invention; les parties sont en poids.
Exemple 1. -
EMI6.1
<tb> Xylénol <SEP> 6/177 <SEP> 100 <SEP> parties
<tb>
<tb> Formol <SEP> à <SEP> 40% <SEP> 80 <SEP> "
<tb>
<tb> Acide <SEP> sulfurique <SEP> à <SEP> 98% <SEP> 0,5 <SEP> "
<tb>
<tb> Eau <SEP> 1,5 <SEP> "
<tb>
<tb> Xylol <SEP> 50 <SEP> "
<tb>
Le xylénol et le formol sont introduits dais un récipient mni d'un agitateur et d'un condenseur à reflux. L'acide sulfurique mêle à l'eau est alors ajouté, le mélange est chauffé à reflux pendant 3/4 heure, après quoi il contient environ 20% de xylénol libre et ne contient pas de formal- déhyde libre.
Le xylol est alors ajouté et on monte un purgeur du type Dean & Stark à la base du condenseur à reflux pour éliminer l'eau et renvoyer le
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xylol dans le ballono Lorsqu'on ne peut plus séparer d'eau, on laisse re- froidir le mélange à 60-80 C environ, on fait le vide et on chauffe le mé- lange, le xylol étant chassé par distillation, jusqu'à ce que la tempéra- ture de la résine atteigne 140 C. Pendant cette période de chauffage,la réaction d'éthérification se produit ce qui se traduit par une chute brus- que de la viscosité de la résine liquide.La résine finale,brun foncé , est soluble dans l'huile et a un point de fusion de 80-90 C.
Exemple 2
On prépare une résine novolaque à partir d'un acide crésylique du commerce contenant 52% de métacrésol en mélangeant 100 parties de l'aci- de crésylique à 80 parties de formol à 40% et 0,6 parties d'acide oxalique et on chauffe le mélange à reflux pendant 90 minuteso On le déshydrate en- suite par distillation jusqu'à une température de 125 C dans le vide.
On dissout 500 parties de cette résine novolaque de crésol con- tenant approximativement 15% en poids de crésols libres dans 215 parties de xylol et on règle la température à 130 Co On ajoute alors 5 parties d'acide para-toluène-sulfonique et on chauffe le mélange à reflux jusqu'à ce qu'on obtienne une viscosité minimum. Le solvant est alors chassé par distilla- tion sous vide de la résine et le chauffage est poursuivi jusqu'à ce que la température de la résine atteigne 150 Co Le produit est une résine solide foncée fondant à 70 C et complètement soluble dans l'huile de bois brute.
Exemple 3.
On fait fondre 20 parties de para-octyle phénol et on ajoute 2 parties d'un mélange catalyseur comprenant 20% d'acide sulfurique et 80% de diéthyl-sulfate. On chauffe le mélange à 130 C, puis on ajoute 100 par- ties de la résine novolaque de crésol décrite dans l'exemple 2 et on main- tient le tout pendant 15 minutes encore à 140-150 C. On obtient ainsi une résine rouge foncé, soluble dans l'huile de bois et dont le point de fusion est 85-90 C (bille et anneau).
On obtient des résines essentiellement similaires en remplagant le para-octyl phénol utilisé ci-dessus, par le para-tertio-butyl phénol, le para-tertio-amyl phénol et le para-phényl phénolo
Les exemples suivants illustrent la préparation de vernis et d'autres compositions à partir de la résine soluble dans l'huile obtenue dans l'exemple lo Exemple 4?
On prépare un vernis en dissolvant 200 parties de la résine dans 100 parties de xylol par chauffage à 140 C dans un ballon muni d'un conden- seur à reflux. On ajoute ensuite 200 parties d'huile de bois brute et on chauffe la solution pendant 15 minutes encore à 140 C pour que la réaction huile-résine puisse se produire.
On ajoute alors 50 parties d'huile de lin soufflée, d'une viscosité de 40 poises, 330 parties de naphte de coumarone et 50 parties de butanolo On obtient ainsi un vernis d'une viscosité de 340 cs; on y ajoute des siccatifs en quantité équivalente à 0,50% de plomb, 0,03% de cobalt et 0,06% de fer calculée sur la base de l'huile et on ob- tient un vernis au four qui sèche à l'air en 6 heures à la température or- dinaireo Exemple
On chauffe à 140 C, 100 parties de résine et 200 parties d'hui- le de bois brute en 6 minutes et on maintient cette température pendant 11 minutes avant d'arrêter la réaction par l'addition de 300 parties de xylolo On obtient ainsi un vernis ayant une viscosité de 380 es à 25 Co On y ajou- te des siccatifs en quantité équivalente à 0 1% de cobalt et 0,
2% de cal- cium sur la base de l'huile pour obtenir un vernis qui devient sec et dur en 14 heures.
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Exemple 6. -
Lump-1e¯6 . On prépare une composition en chauffant 200 parties d'huile de bois brute et 100 parties de résine à 140 C puis en refroidissant brusque- ment. On obtient ainsi une matière visqueuse qui se prend en masse en 15 minutes environ à 130 G et peut être utilisée pour le remplissage, là où la présence de solvants est indésirable.
REVENDICATIONS.
1. - Procédé de fabrication d'une résine phénol-aldéhyde solu- ble dans l'huile caractérisé en ce qu'on condense un phénol monohydrique avec une aldéhyde en présence d'un catalyseur acide pour former un mélange de réaction pratiquement exempt d'aldéhyde, on déshydrate le mélange de ré- action résineux et on chauffe le mélange de réaction résineux déshydraté en présence d'un. catalyseur d'éthérification et d'un peu de phénol monohydri- que libre à une température supérieure à 50 C et ne dépassant pas 175 C, le catalyseur d'éthérification étant choisi dans le groupe formé par l'aci- de sulfurique, les acides alkyl- et aryl-sulfoniques et les alkyl-sulfates inférieurs.