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On connaît des procédés de traitement de tuyaux en tissu (com- posés de fibres tissées ou tressées), en vue de les rendre étanches à l'eau consistant à les remplir avec un liquide contenant un produit d'ob- turation, par exemple du caoutchouc, et, après un certain temps à les vi- der et enfin à les sécher.
Or, avec ces procédés connus, il a été jus- qu'à présent pratiquement impossible, surtout lorsqu'on utilise de caout- chouc comme produit d'obturation, d'obtenir une couche uniforme donnant satisfaction et adhérant bien à la paroi interne du tuyau,
Conformément à l'invention et en vue de remédier aux inconvé- nients susindi.qués.51 un premier perfectionnement consiste à remplir le tuyau avec de l'eau sous pression, puis à le vider avant de le remplir avec le liquide de caoutchoutage.
Ce traitement préalable du tuyau par de l'eau sous pression, avant l'opération du caoutchoutage, a principalement les résultats suivants : a) les fibres du tissu se gonflent sous l'effet de l'eau ce qui bouche ainsi les pores ou interstices du tissu, de telle sorte que lors du remplissage ultérieur du tuyau par le liquide de caoutchoutage, ce dernier ne pourra s'échapper et se coaguler à l'extérieur du tuyau; b) les fibres du tissu étant mouillées, le liquide de caoutohou- tage imprègne mieux les dites fibres, ce qui assure le maximum d'adhésion entre le tissu et le liquide;
c) les tuyaux, généralement plats et en tissu très résistant, conservent après le remplissage par de l'eau sous pression une forme ronde ou tout au moins elliptique, ce qui favorise la répartition uniforme du liquide de caoutchoutage dans le tuyau.
Un autre perfectionnement objet de l'invention se rapporte au traitement des tuyaux plats en tissu qui, avant d'être remplis de liquide de caoutchoutage, sont soumis à une opération de caoutchoutage extérieur ,en passant dans un bain approprié et en étant ensuite soumis à une certaine pression, de manière que la teneur en caoutchouc de leur face extérieure ait une valeur déterminée.
Le caoutchoutage extérieur n'est pas absolument nécessaire pour des tissus épais et serrés; en revanche, il est indispensable pour des tissus légers, afin d'empêcher la fuite de l'eau sous pression et du liquide de caoutchoutage lors du traitement intérieur.
Les tuyaux plats caoutchoutés à l'extérieur, après avoir subi le traitement de caoutchoutage interne et après avoir été vidés, ont tendance,malgré le traitement par l'eau sous pression, à reprendre lentement leur forme plate. Dans ces conditions, lors du séchage ultérieur de la couche Interne, il peut se produire des irrégularités dans celle-ci et/ou un défaut d'étanchéité au droit des plis des tuyaux. De ce fait, la résistance de la couche interne risque d'être fortement diminuée, notamment au droit des plis, là où les tuyaux sont déjà les plus faibles.
Le perfectionnement objet de l'invention, applicable au cas des tuyaux plats et caoutchoutés extérieurement consiste, avant de les remplir d'eau sous pression, à les soumettre à une compression dans le sens de leur grand axe, qui leur confère une forme de section quadrangulaire, à angles arrondis.
Quel que soit le cas envisagé, la solution de caoutchoutage peut être quelconque et notamment du latex.
La description qui va suivre en regard du dessin schématique annexé se rapporte à un exemple d'exécution du procédé de traitement de tuyaux plats qu'on fait passer, avant le remplissage avec l'eau sous pression, à travers un bain d'une solution caoutchoutée.
La fig. 1 est une vue de côté, partie en coupe longitudinale d'un appareil destiné au caoutchoutage extérieur d'un tuyau plat.
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La fig. 2 est une vue de détail, de face et à plus grande échelle du dispositif de compression du tuyau, cette figure correspondant à une coupe par II-II du tuyau.
Les fig. 3 à 8 sont respectivement des coupes du tuyau représenté fig. 1, mais à plus grande échelle, ces coupes étant faites suivant les lignes III-III, IV-IV, V-V, VI-VI, II-II et VIII-VIII de ladite fig. 1.
La fig. 9 montre schématiquement une variante de l'appareil représenté fig. 1.
Le tuyau 1 qui a la forme plate montrée fig. 3 est soumis, avant d'entrer dans l'appareil, à une certaine compression, dans le sens de son grand axe, c'est-à-dire au droits des plis la et perpendiculairement au sens d'aplatissement :Initial., comme indiqué par les flèches F-F; cette compression qui peut être réalisée mécaniquement ou à la main par un ouvrier se tenant en avant de l'appareil, donne à la section du tuyau 1 la forme représentée fig. 4. Puis le tuyau 1 est engagé entre deux barres 2 disposées parallèlement et maintenues en place par un support quelconque 3.
De la, le tuyau,' dont la section représentée fig. 5 est un peu plus aplatie que celle de la fig. 4, passe dans un bain de caoutchoutage 4 où sa surface extérieure s'imbibe de liquide; il sort du bain, après être passé sous la poulie de renvoi 5 et passe sur une barre de guidage 6 pour se rendre entre deux cylindres compresseurs 7.
Ces cylindres peuvent être montés comme indiqué à la fig. 2. Le cylindre inférieur est entraîné par la poulie 8 et entraîne en rotation le cylindre supérieur avec lequel il est relié par le train d'engrenages 9.
Un montage à ressort 10, dont la pression peut être réglée à la manière connue, par exemple par des écrous 11 vissés plus ou moins sur les barres fixes 12 du bâti, assure une pression de valeur déterminée sur le tuyau 1.
Toute autre disposition pourrait d'ailleurs être adoptée; par exemple le cylindre supérieur, au lieu d'être relié par un train d'engrenages au rouleau inférieur pourrait être entraîné par friction.
De plus, tout autre dispositif presseur pourrait être employé en lieu et place des rouleaux, par exemple il pourrait être prévu, à la sortie du bain 4, une paire de barres presseuses, analogues à celles prévues en 2 à l'entrée du bain, et dont l'écartement serait avantageusement réglable.
Le passage du tuyau 1 entre les cylindres presseurs 7 (ou dans le dispositif presseur qui peut être substitué aux dits cylindres) provoque une déformation de la section dudit tuyau (fig. 7) dont les plis initiaux la sont ouverts et qui comporte deux nouveaux plis 1b.
La pression des cylindres doit être assez forte pour dépasser la limite d'élasticité de la matière ou tissu, c'est-à-dire est telle que le tuyau, à la sortie des cylindres 7, ne reprenne pas une forme aplatie mais sensiblement quadrangulaire à angles arrondis, comme montré fig. 8. Sous l'action des cylindres 7 le tissu du tuyau s'imbibe régulièrement de liquide.
La suppression des plis du tuyau présente, en outre, l'avantage de permettre une imprégnation uniforme de la solution de caoutchoutage lors de l'opération ultérieure de caoutchoutage de la paroi interne du tuyau et, par suite, d'obtenir une étanchéité parfaite dudit tuyau, avec suppression complète de tout risque de putréfaction du tuyau.
Le tuyau, traité par l'appareil selon la fig. 1, est ensuite séché à l'air. Ce séchage dure environ une demi-journée, mais on peut, au besoin, l'accélérer en amenant le tuyau dans un local chauffé. Le tuyau conserve, en gros, pendant le séchage, la forme indiquée à la fig. 8.
Quand le séchage est terminé, le tuyau est coupé en tronçons de par exemple 20-25 mètres de longueur, à moins qu'on ne le fasse plus tot.
Dans l'appareil représenté fig. 9, le tuyau plat 1 est déformé à
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la main par l'ouvrier (flèche F-F) à sa sortie du bain 4 avant d'être en- gagé entre les cylindres de pression 7.
Le guidage du tuyau au cours de son trajet peut être assuré de toute manière convenable, par exemple par une barre horizontale 2, une poulie de renvoi 5, un galet de redressement 6a et deux barres verticales parallèles 6b.
Qu'il s'agisse de tronçons de tuyaux plats en tissu, non caout- choutés sur leur surface extérieure ou de tronçons de tuyaux traités comme décrit ci-dessus en regard des fig. 1 à 8, c'est-à-dire dont la surface extérieure a été caoutchoutée, lesdits tronçons de tuyaux sont soumis, avant le caoutchoutage Interne, à une forte pression d'eau, dans les conditions qui vont être décrites ci-dessous à titre d'exemple.
Les trongons de tuyaux sont raccordés, d'un coté, à des prises d'eau sous pression et sont bouchés à l'autre bout. Ces tuyaux reposent sur un support plan horizontal ou légèrement Incliné, par exemple sur une grille en treillis. Il est avantageux de raccorder un certain nombre de tuyaux à un nombre correspondant de prises d'eau et de les traiter ensemble. On remplit les tuyaux d'eau sous pression. Celle-ci est, par exemple, de 6 At. et le traitement dure environ 15-20 minutes. Après ce traitement, on ferme les prises d'eau sous pression, on retire et l'on vide les tuyaux.
Après ce traitement par l'eau sous pression, les tuyaux sont suspendus dans un puits de traitement. Le bout supérieur des tuyaux est fermé. Aux bouts inférieurs, ont met des raccords de remplissage par lesquels, sous pression,. on remplit les tuyaux avec un liquide de caoutchoutage par exemple une solution à 60% de latex. Au besoin, on peut ajouter à cette solution de latex des produits empêchant le vieillissement et la putréfaction du tissu constituant les tuyaux. Sous l'action de la pression, qui est à l'extrémité inférieure des tuyaux de 3 - 10 At. suivant leur longueur le liquide pénètre dans tous les pores du tissu des tuyaux et aussi dans les parties non étanches qui, malgré le traitement préparatoire, pourraient encore exister.
Il convient de choisir une pression de traitement assez élevée pour que la différence relative de pression dans la hauteur du tuyau ne soit pas trop grande, pour éviter des irrégularités dans la formation de la couche. Après un certain temps, qui dépend de l'épaisseur de la couche désirée, on vide le tuyau et on le laisse pendant assez longtemps dans la même position, afin que la couche formée à l'Intérieur du tuyau puisse sécher. Grâce à la préparation du tuyau, la couche ne bouge pratiquement pas pendant le séchage, de sorte qu'elle est bien régulière, lisse et sans fissures.
Après le séchage complet de la première couche, le remplissage en solution de caoutchoutage peut, en cas de besoin, être répété. De la même manière, sur la deuxième couche séchée,on peut en mettre une troisiè- me ou davantage selon les besoins. La durée du remplissage et la pression peuvent varier d'une couche à l'autre. En pratique, on met pour les tuyaux d'incendie quatre à six couches suivant les conditions mécaniques qui sont imposées aux tuyaux.
Pour accélérer le séchage dans le puits de traitement, celui-ci peut être chauffé.
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux perfectionnements qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de l'in- ventïon .
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