Procédé pour la fabrication d'un cintre présentant une tubulure et dispositif pour la mise en aeuvre de ce procédé ' Il est connu de réduire le rayon de cour bure d'un cintre de tube à l80 en épingle à cheveux par compression dudit cintre, entre des matrices, généralement à faces parallèles, qui rapprochent les branches rectilignes du cintre, l'opération étant précédée d'un chauf fage judicieux de certaines régions du cintre à traiter.
La présente invention a pour objet un pro cédé pour la fabrication d'un cintre présentant une tubulure dans la région externe du cintre, ce qui donne finalement une forme de tube en Y. L'invention comprend également un dispo sitif pour la mise en oeuvre du procédé ci- dessus.
Ce procédé est caractérisé en ce que, par tant d'un cintre de tube initial dont le rayon de courbure est supérieur à celui du cintre final que l'on désire obtenir, on comprime ce cintre, maintenu par ailleurs entre deux plans parallèles, à l'aide de deux matrices, animées d'un mouvement de translation, qui provoquent le rapprochement des branches rectilignes du cintre, en même temps que le refoulement du métal dans la région externe du cintre, pour y constituer un bulbe, lequel est transformé en suite en tubulure.
Le cintre de tube initial peut être rempli de sable ou non, et est de préférence chauffé à une température déterminée dans la région extérieure du cintre, et à une température su périeure à l'endroit où l'on veut obtenir la tu bulure.
Dans une variante du procédé, au lieu de comprimer le cintre initial tel qu'il se présente, on commence par ménager une ouverture dans la région extérieure de ce cintre à l'endroit où l'on veut obtenir la tubulure. On peut intro duire alors dans cette ouverture un mandrin, avant l'opération de compression entre les demi-matrices, de manière à empêcher l'épais sissement de la paroi dans la région interne du cintre et faire que le métal refoulé remonte le long de ce mandrin pour constituer directement la tubulure pendant l'opération de compression.
Le dispositif que comprend l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend des matrices destinées à maintenir ledit cintre entre deux plans parallèles, ces matrices présentant un épaulement cintré au voisinage de la région ex terne du cintre, et ménageant entre elles un évidement, lorsqu'elles arrivent à leur position de rapprochement maximum, de manière que le métal refoulé se conforme en tubulure, dans cet évidement, pendant l'opération de compres sion.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du procédé et du dis- positif que comprend l'invention ainsi qu'une variante.
Les fia. 1 5 sont relatives à cette forme d'exécution.
La fig. 1 représente un cintre à traiter. La fig. 2 montre le même cintre placé entre des matrices qui vont le comprimer.
La fig. 3 représente le cintre de la fig. 2 après compression.
La fig. 4 est une vue de la fig. 3, en bout du côté de la tubulure du cintre.
La fi-. 5 est une vue en coupe du cintre à tubulure obtenu.
Les fig. 6 à 8 sont relatives à la variante du procédé.
La fi-, 6 est une vue en coupe du cintre à traiter.
La fig. 7 représente le même cintre placé entre les matrices.
La fig. 8 représente le cintre après com pression et rapprochement des matrices.
Le cintre à traiter a, représenté à la fig. 1, dont l'intervalle entre les branches est légère ment supérieur à celui du cintre final à tubu lure que l'on désire obtenir, préalablement em pli de sable, ou non, est chauffé à la tempé rature convenable dans la région A hachurée. La région quadrillée B, correspondant à la ré gion du cintre où l'on veut obtenir la tubulure, est chauffée à une température supérieure. Eventuellement, des zones D et C, situées dans la région interne du cintre, sont chauffées.
Le cintre, maintenu entre deux plateaux parallèles b et c (fig. 4) se trouve placé entre deux matrices coulissantes d et e, qui viennent s'appliquer contre les branches rectilignes du cintre, comme on le voit en fig. 2, et qui pré sentent une partie cintrée E se prolongeant au- delà du cintre et qui conformera le métal refoulé. La région interne du cintre peut être soutenue au moyen d'une matrice f placée, comme on le voit en fig. 2, entre les branches du cintre et prenant appui sur la région interne de ce dernier.
Cette matrice f est fixée sur la plaque ou table de travail b.
Les deux matrices d et e peuvent se rap procher dans le sens des flèches F de la fig. 2 de manière à comprimer le cintre et provoquer le refoulement du métal en g pour former un bulbe, comme on le voit sur la fig. 3. Les ma trices d et e sont conformées de manière que subsiste entre elles dans leur position de rap prochement maximum, un orifice h, comme on le voit à la fig. 4, dans lequel se conforme le bulbe de section, par exemple, circulaire. Il suffira d'ouvrir ce bulbe, comme on le voit à la fig. 5, pour obtenir le cintre à tubulure i.
Eventuellement, la tubulure i peut être ulté rieurement conformée et calibrée, pour être amenée aux dimensions de la tubulure finale que l'on désire obtenir.
Dans la variante du procédé illustrée aux fi-. 6 à 8, on ménage dans le cintre initial a que l'on désire traiter une ouverture j circu laire de préférence (fig. 6), à l'endroit où. l'on veut obtenir la tubulure. La présence de cette ouverture peut faciliter le refoulement du métal en forme de tubulure pendant la compression. On peut aussi, éventuellement, introduire, pen dant l'opération de compression, dans l'ouver ture j, un mandrin calibré k, comme on le voit à la fig. 7, en sorte que, lors de la compres sion exercée dans le sens des flèches F des ma trices d et e, le métal du cintre refoulé monte, comme on le voit sur la fig. 8, le long du man drin k, pour constituer directement une tubu lure 1.
En outre, le mandrin k qui enserre entre lui et la matrice j (lorsqu'on utilise une matrice telle que f, ce qui peut n'être pas in dispensable) le métal du cintre situé dans la région interne G de ce dernier, empêche un épaississement du métal de cette région G pen dant le rapprochement des matrices et l'excès de métal qui résulte de la compression reflue vers la région extérieure du cintre, en sorte que l'on obtient urge tubulure à lèvres plus hautes 1.
Au lieu de se servir des matrices<I>d</I> et<I>e</I> s'appliquant parallèlement sur les branches rectilignes du cintre à traiter a, on pourrait uti- liser des matrices à faces obliques, c'est-à-dire inclinées sur la direction des branches rectili gnes, de manière que la compression com mence par s'exercer vers la région externe du cintre. Ces matrices, à application oblique, pourraient d'ailleurs être articulées de manière à se redresser au cours de la compression et occuper finalement la position dite paral lèle représentée sur les fig. 3 et 8, dans la quelle leurs faces d'appui redeviennent paral lèles à la direction des branches rectilignes du cintre.