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La présente invention se rapporte au dépoussiérage des gaz et, en particulier, à l'élimination de la poussière d'oxyde de fer des gaz brûlés chauds du procédé par soufflage à l'oxygène.
On ne réussit pas de façon satisfaisante à séparer la poussière d' une très grande finesse, telles en particulier les particules d'oxydes de fer des gaz brûlés chauds du procédé par soufflage à l'oxygène, par des surfaces d'impact, et surtout parce que ces fines particules de poussière, au moment de l'impact, c'est-à-dire quand leur vitesse est nulle, ne tombent pas à terre comme le gros grain en chéissant aux lois de la pesanteur, mais restent en suspension dans le gaz en raison de leur finesse et sont entraî- nées avec le courant gazeux. On n'est pas arrivé non plus jusqu'à présent à un dépoussiérage suffisant des gaz contenant les poussières les plus fines en ayant recours à la séparation par voie humide ou en employant des filtres.
Pour purifier les gaz chauds, tels que gaz de gazogène ou gaz sec, il a été recommandé en outre de faire passer le courant gazeux à plusieurs reprises à travers un bain de scorie, les impuretés solides du gaz devant alors être retenues à l'état liquide ou pâteux. Toutefois, en dépit d'un mélange inten- sif du gaz et de la scorie, il ne se produit pas dans ce procédé, de fixation chimique des impuretés par la scorie liquide.
Or-la présente invention est basée sur l'idée de fixer chimiquement la poussière contenue dans le gaz, sous forme de masses fondues inorganiques.
Le procédé suivant )!'invention consiste essentiellement en ce que la pous- sière est extraite du gaz chaud par traitement avec des substances ou mélan- ges de substances constitutives de scories qui, à la température utilisée, forment des scories à point de fusion relativement bas en incorporant chimi- quement la matière en poussière contenue dans le gaz (par exemple dans le dépoussiérage des gaz brûlés du procédé par soufflage à l'oxygène, avec les oxydes de fer). Mais on peut aussi effectuer, le dépoussièrage à l'aide d'une scorie déjà fondue formée d'un, de deux ou plusieurs composants de sco- ries, et qui ont le pouvoir de fixer chimiquement la matière en poussière.
Pour l'élimination hors des gaz de la matière en poussière, de la poussière d'oxyde de fer en particulier, entrent en ligne de compte en particulier comme substances fondamentales constitutives de scories, l'acide silicique ou des composés de l'acide silicique, l'oxyde de calcium, l'argile ou les composés argileux, le fluorure de calcium, les composés du phosphore, l'a- cide bbrique et ses composés, ainsi que les composés alcalins et ceci seuls ou sous la forme d'une combinaison de deux ou plusieurs composants formant des scories facilement fusibles.
Pour favoriser la formation des scories ou pour rendre la scorie plus facilement fusible, ou diminuer la températu- re de fusion, on emploie de préférence des substances telles, par exemple que le spath fluor (fluorine), la bauxite, des argiles facilement fusibles, la chamette, la soude, l'acide borique, les verres à base de potasse ou de soude ou autres substances analogues, seules ou en combinaison avec deux ou plusieurs composants.
On indiquera comme exemples simples de formation de scories avec absorption de l'oxyde de fer des gaz à dépoussiérer:
1/ Une scorie fondue de sable quartzeux avec addition de FeO, Fe2O3 ou (FeO + Fe2O3), par exemple avec une teneur de 10 à 40 % SiO et 60 à 90 % FeO, Fe2O3 ou (FeO + Fe2O3), en particulier une scorie avec environ 33% SiO2, 66,5% (FeO + Fe O3) (restant constitué par des impuretés); avec une température de fusion de 900 à 1000 C.
2/ Une scorie fondue de chaux et addition de FeO, Fe2O3 ou ( FeO + Fe2O3), par exemple avec une teneur de 10 à 40% CaO et 60 à 90% de FeO, Fe2O3 ou (FeO + Fe203) en particulier environ 28% CaO et 72%
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(FeO + Fe2O3) -avec une température de fusion inférieure à 1100 C. En ajou- tant de la fluorine on arrive à diminuer encore la température de fusion et à augmenter la capacité de réaction.
Le procédé suivant l'invention peut être mis en oeuvre comme suit à titre d'exemple.
Le courant gazeux contenant de la poussière d'oxyde de fer est en- voyé du convertisseur dans une ou plusieurs chambres à revêtement réfractai- re perpendiculairement ou obliquement contre une ou plusieurs surfaces cons- tituées en une ou plusieurs matières constitutives de scorie, ou par une sco- rie formée par ces matières qui, en vertu de leur composition, sont propres à absorber du Fe203 au du FeO. Au moment de l'impact les particules de pous- ,sière sont scorifiees et par conséquent retenues. Cependant, l'absorption du FeO, et du Fe2O par les scories peut aussi avoir lieu dans le passage du courant gazeux sur la surface externe des substances constitutives de scorie ou la surface externe de la scorie. On fait écouler ou on soutire la scorie facilement fusible, de temps à autre.
Elle peut être traitée ulté- rieurement pour ce qui est de sa teneur en fer.
Dans certains cas, il est à recommander d'ajouter à la scorie fondue, périodiquement ou continuellement pendant le dépoussiérage, des substances constitutives de scories et/ou des substances additionnelles.. La chaleur de dissolutionet la chaleur de mélange ou chaleur de réaction des composants de la scorie étant en règle générale positive, la température élevée des gaz brûlés à dépoussiérer suffit en général pour maintenir la permanence de l' absorption de la poussière et de la réaction. Si un chauffage additionnel de la chambre-ou des chambres de réaction s'avérait nécessaire, ce chauffa- ge pourrait être effectué par exemple par la combustion d'une partie ou de la-totalité de CO existant dans le gaz brûlé.