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Pour les établissements sanitaires utilisant de l'eau exempte de bactéries ou des solutions salines dites physiologiques, on a conçu des appareils servant à stériliser ces liquides, cette stérilisation s'effectue, par exemple, par irradiation à l'aide de lumière ultraviolette.
Que ces appareils soient destinés à traiter une quantité déterminée de liquide ou qu'ils soient agencés pour fournir et tout moment voulu ledit liquide, et cela d'une manière ininter- rompue comme par exemple l'appareil décrit dans le Brevet belge N 536.714 du 22 mars 1955, ils comportent toujours un réservoir
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dont on laisse se6coulore en ouvrant une caiMCl lr&tJton d*vecua- tion, le liquide vers l'endroit d'utilisation.
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L'invention constitue un perfectionnement du dispositif de soutirage de liquide stérile d'un récipient, soit d'un réservoir auquel on amène le liquide sortant d'un stérilisateur, soit d'un réservoir qui entoure lui-même le dispositif de stérilisation.
La Demanderesse s'est rendu compte du danger inhérent au fait que, dans certaines circonstances, le premier liquide soutiré ne serait pas exempt de bactéries. Ce fait peut se produire sous l'effet d'impuretés se trouvant dans la canalisation d'évacuation. Mais, même lorsque cette canalisation est stérili- sée d'avance, le liquide soutiré peut contenir des bactéries, par le fait que lors du remplissage du réservoir dans lequel s'effectue la stérilisation, le liquide parvenant en premier lieu à l'ouver- ture d'évacuation n'a pas été exposé pendant un temps suffisamment long à l'effet bactéricide. Ce liquide non stérile contamine la canalisation d'évacuation.
Il se peut également que le liquide qui se trouve dans le stérilisateur soit ainsi contaminé, dès que ce liquide n'est plus exposé à l'effet bactéricide, par exemple parce que le chauffage ou l'irradiation par de la lumière ultraviolette est interrompu.
Dans certains cas, on peut obvier à cet inconvénient inhérent aux cuves de stérilisation en remplissant très lentement le récipient. Entre autres, l'appareil décrit dans le brevet pré- cité est réalisé de façon que ce moyen offre toute sécurité.
Le perfectionnement que vise l'invention, permet de remplir très rapidement la cuve de stérilisation sans courir le danger que le liquide soutiré en premier lieu soit insuffisamment stérilisé.
Suivant l'invention, on prévoit à l'intérieur du récipient un tube qui conduit directement vers l'ouverture de sortie et comporte une partie ascendante. Dans cette partie ascendante, pendant le remplissage du récipient, l'air est comprimé par la pression hydrostatique. Cette partie est suffisam- ment longue pour que le niveau du liquide dans le tube n'atteigne
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pas le point le plus élevé de celui-ci aussi longtemps que la canalisation d'évacuation est ferméc.
Plus le volume outre la canalisation ascendante et le robinet de soutirage est grand, plus le volume de la canali- sation ascendante doit, lui aussi, être grand. Lorsque le pre- mier volume mentionné est suffisamment petit, on peut se con- tenter d'un tube en forme de L, dont un bras est dirigé vers le bas et dont l'autre est fixé à la paroi du récipient.
Lorsque, dans le cas d'emploi d'un tube en forme de L, l'ouverture d'évacuation dans la paroi du récipient se trou- verait trop haut au-dessus du fond, on peut utiliser un tube qui comporte, entre la partie ascendante et l'ouverture d'évacuation, une partie descendante,. de sorte que le niveau du liquide peut dépasser l'ouverture d'évacuation.
Cette dernière forme convient également à l'emploi dans un récipient faisant uniquement office de réservoir. En effet, on a ainsi l'occasion d'amener de l'extérieur, à travers le robinet de soutirage, une substance désinfectante dans le tube de soutirage, de sorte que l'on peut rendre exempte de bactéries la canalisation d'évacuation sans que le moyen, désinfectant parvienne dans le réservoir éventuellement déjà rempli. Lorsque ce moyen est un liquide, il est avantageux que la partie descendante du tube soit entièrement ou partiellement en une matière transparente. Un regard ménagé dans la paroi du récipient permet alors d'observer si la quantité de moyen désinfectant introduite est suffisante et de veiller à ce que ce liquide ne s'écoule pas dans le récipient lui-même.
Lorsqu'il s'agit d'un récipient qui entoure lui-même le- dispositif de stérilisation, il sera bon de réaliser la partie ascendante du tube, du moins sur la longueur qui, pendant le remplissage du récipient avec canalisation d'évacuation fermée,
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se remplit de liquide, en une matière qui laisse passer suffi- samment les rayons stérilisants pour exterminer les bactéries de ce liquide.
Dans une forme de réalisation appropriée, le tube utilisé conformément à l'invention comporte une partie horizon- tale dont une extrémité conduit vers l'ouverture de sortie et dont l'autre passe en une partie en forme de U, ouverte vers le bas.
La.description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée,les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 représente schématiquement la forme de construction du dispositif.
La fig. 2 représente une forme particulièrement appro- priée pour un tube de soutirage en matière vitreuse, pour une canalisation d'évacuation assez longue.
La fig. 3 représente une autre forme de construction essentiellement en matière vitreuse
Sur la fig. 1, une partie de la paroi relevée du récipient est indiquée par 1, et ure partie du fond par 2; ces deux parties sont représentées en coupe par un plan perpen- diculaire à la paroi. Dans l'ouverture 3, ménagée dans la paroi, on a prévu un raccord 4, sur lequel peut se visser un robinet de soutirage. Sur ce raccord est placé un tube 5 en quartz ou en un verre'qui laisse passer la lumière ultraviolette. Comme le montre le dessin, ce tube comporte une partie ascendante 6, une partie descendante 7 et une partie horizontale.
Dans le tube 5, et éventuellement dans la partie de la canalisation comprise entre le raccord 4 et le robinet de soutirage, lorsqu'on remplit le récipient, de l'air est comprimé par le liquide qui s'élève dans l'extrémité 6 du tube 5. La partie 6 doit avoir une longueur telle que lorsque le récipient est entièrement rempli
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(après quoi un trop-plein entre en action ou l'amenée est automa- tiquement interrompue), le liquide n'a pas encore atteint le niveau indiqué par la droite en traits mixtes 8, de sorte que le liquide ne passe pas dans la partie horizontale du tube. Au bout d'un certain temps, suffisant pour stériliser le liquide qui a pénétré dans la partie ascendante 6, on peut ouvrir le robinet de soutirage.
Lorsque le récipient est vide, du moins lorsque le tube
5 n'est pas encore rempli, on peut désinfecter le canalisation d'évacuation en introduisant de l'extérieur un liquide approprié jusque dans le tube 5. En observant à travers un regard ménagé dans la paroi 1, on règle l'alimentation d'une manière telle que le niveau reste dans la partie 7 en-deçà du niveau indiqué par la droite en traits mixtes 8 et ne s'écoule donc pas dans le réci- pient. Ensuite, on peut encore rincer le système de soutirage à l'aide de petites quantités d'autres liquides. Au lieu d'utiliser des liquides pour stériliser la canalisation d'évacuation, on peut également recourir à des gaz ou à des vapeurs, par exemple à de la vapeur d'eau.
Il est évident que le dispositif conforme à l'invention est uniquement conçu pour des récipients desquels, l'air se trouvant au-dessus du liquide peut s'échapper lors du remplissage.
Plus le volume de la canalisation d'évacuation, jusqu'à l'endroit où la canalisation est fermée, devient grand, et plus la section de la partie ascendante 6 est petite, plus haut s'élèvera, lors du remplissage du récipient, le niveau du liquide dans cette partie. Pour limiter la hauteur d'ascension, on peut rendre la partie 6 notablement plus large que le reste du tube. Lorsqu'il s'agit d'un tube en matière vitreuse (verre ou quartz), on ob- tient le plus facilement cet élargissement en donnant à la partie 6 la forme d'une sphère.
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Cette forme est représentée sur la fig. 2. Dans l'ampoule de verre 9, qui comporte la partie ascendante, on a prévu en 10 une ouverture d'entrée. A la partie supérieure, un tube d'évacuation 11 est scellé à l'ampoule.
Dans la forme de réalisation représentée sur la fig. 3, un récipient de verre 12, représenté en coupe,est fermé à la partie inférieure par un bouchon perforé 13, par exemple en caoutchouc. Dans ce bouchon pénètrent deux tubes, un tube 14 servant à l'amenée du liquide et le tube 15 servant à l'évacua- tion du liquide. Ce dernier tube, qui se prolonge jusqu'à la partie supérieure du récipient 12, assume la même fonction que la partie 7 de la fig. 1.