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La présente invention concerne un nouvel antibiotique cristallin qui, dans ce qui va suivre, sera désigné sous le nom de "angolamyoine",, de ses sels de certains de ses dérivés et des préparations pharmaceutiques ren- fermant ces composés L'invention concerne aussi le procédé de préparation de ces substances et de mélanges de ces substances.
L'angolamyoine est une base qui, par cristallisation dans un mé- lange de benzène et d'éther, donne des cristaux incolores fondant à 133-136 .
Dans certains solvants, par exemple dans l'éther di-isopropylique ou le dio- xanne, l'angolamycine cristallise sous une seconde forme cristalline, en ai- guilles d'un point de fusion de 165-168 . Les valeurs fournies par l'analy-
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se élémentaire conduisent à la formule brutFC501H 2018No Calculé par rap- port à cette formule, l'angolamycine renferme trois groupes methoxy, deux groupes N-méthyliques, au moins huit groupes C-méthyliques déterminés sui-
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vant la méthode de Kuhn et Roth, ainai qu.e cinq atomes d'hydrogène actif (Zerewitinoff). L'angolamycine est optiquement active, 121 = 64 dans le chloroforme, et elle présente dans l'ultra-violet une forte bande à 240 mu (log é. = 416, dans l'éthanol).
Dans le spectre infra-rouge, pris dans le nujol, on observe entre'-autres des bandes à 2$93 119 3953 ile s84 ,, 599' E95, 6,81 ,u, '7,06 p., 7,25p, 7,59 il 7,7s87 u, 8,16 lie 8,56 lie 9,16 )1, 9,34 ue 10,02 )1, 10,29 .g 11,00 ., 11,91 p., 12,66 li et 13,20 pu Dissoute dans un mé- lange de méthylcellosolve et d'eau (80:20), l'angolamyoine présente une va- leur de pK de 6,74. Lors, de l'hydrogénation dans l'éthanol avec un cataly- seur à base de palladium et de carbonate de calcium, 1 mol d'hydrogène est absorbée, tandis que dans l'acide acétique glacial avec un catalyseur à l'oxy- de de platine 3 mol d'hydrogène sont consommées.
En ce qui a trait à ses constantes physiques, l'angolamyoine pré-
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sente une certaine analogie avec la carbomyoine et avec 1 étythromycineo On peut facilement la différencier de la oarbomycine a. l'aide des réactions de coloration de Piachbaàh et Levine (Ant.biotic,s and 0hemQtherapy 3. 1158 [1953]). L'angolamycine donne alors au début une coloration jaune sale, puis brune, tandis qu'avec la carbomyoine dans les mêms conditions on obtient une coloration violette à pourpre.
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Elle se différencie de ltérythromyoine par son absorption en ul- tra-violet, ainsi que par son comportement à la chromatographie sur papiero Dans le système solvant méthanol (19-parties en volume) -acétone (6 parties en volume)- eau (75 Parties en volume), on a trouvé les valeurs de Rf sui- vantes: angolamycine 0,78, érythromyoine 0,860 Une autre différence entre l'angolamyoine et l'érythromyoine apparaît lors de l'hydrolyse de ces anti- biotiques avec des acides minéraux dilués, les produits de scission réduc- teurs qui se forment se comportant différemment dans une chromatographie sur papier.
Les sels de l'angolamyoine dérivent des acides inorganiques et organiques connus, par exemple de l'acide chlorhydrique, des acides sulfuri- ques, acétique, propionique, valérique, palmitique ou oléique, succinique, citrique, mandélique, glutamique ou pantothéniqueo Ce sont des sels neutres ou acieesoOn les prépare en faisant agir les acides correspondants sur la base libre,ou par- réaction de double décomposition de ses sels, par exemple
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en faisant réagir du sulfate d"angolazyoine sur du pantothénate de sodiutn.
Ltangolamyoine possède une activité antibiotique élevée vis-à-vis de divers organismes-testso Si l'on utilise comme méthode-test in vitro, pour des bactéries, des séries de dilution (par puissances de la) de la sub- stance, dans du bouillon glucose, pour les amibes, des séries de dilution
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dans un milieu de "Bacto-entamoebali du commerce, incubées à 31 pendant 24 heures, les concentrations suivantes sont encore inhibantes :
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<tb> Organismes-tests <SEP> Concentration <SEP> inhibante
<tb>
<tb>
<tb> ug <SEP> cm3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Bacillus <SEP> megatherium <SEP> 0,1- <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Streptococcus <SEP> pyogenes <SEP> 10
<tb>
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Yicroaoacus yogenes var.aureus 10 - 100 " " U " , penioillino-
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<tb> résistant <SEP> 10 <SEP> - <SEP> 100
<tb>
<tb> Corynebacterium <SEP> diphtaeriae <SEP> 100
<tb>
<tb> Entamoeba <SEP> histolytiea <SEP> 10 <SEP> - <SEP> 100
<tb>
In vitro, l'angolamyoine n'est pas active à une concentration
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de 100 ug/om3 vis-à-vis des mioroorganismes suivants : le Streptocooous mi- tis;
le Streptoooocus faecalis, l'Esoheriohis ooli, le Salmonella typhosa', le Salmonella achottmuelleril le Shigella sonnei, le Pseudomonas aeruginosa, le Klebsiella pneumoniae (type A), le Pasteurella pestis, le Vibrio comma (El Tor), le Myeobacterium tuberculosis (H 37 Rv), le Candida albicans et le Candida tropioalis.
In vivo, l'angolamyoine est également active. Lorsqu'on l'admi- nistre à des souris infectées au 'Streptococcus pyogenes, on a trouvé avec 10 x 50- mg/kg par voie sous cutanée 100% d'animaux survivants le sixième jour et 67 % le dixième jour.
La toxicité de l'angolamyoine est faible : 500 mg/kg injectés en une fois par voie sous-cutanée sont supportés par des souris, sans troubles apparents.
L'antibiotique angolamyoine se forme lors de la culture d'une
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nouvelle souche dqaetynomycètes de la famille des Streptomyces qui n'est identique à aucune des souches indiquées dans l'ouvrage de Urgey intitulé "Manuel of Déterminative Bacterio2ogy" 6ème édition, ou dans l'ouvrage de Waksmann et heahevalier intitulé "Actinomycetes and their Antibiotica" (1953)) cette nouvelle souche d'aatynomycètes sera décrite ci-après sous le nom de "Streptomyces eurythermus." Jusqu'à présent, on l'a isolée trois fois et no- tamment à partir de prises d'essai du sol prelevées à Cuanw,(Angola), à Ki- santu (Congo) et près de Regesberg (Suisse).
Ces trois souches produisent toutes le nouvel antibiotique et à quelques différences minimes près, elles concordent du point de vue morphologique et physiologique. Elles sont conser- vées dans les Laboratoires de la Demanderesse et à l'Ecole Polytechnique Fédérale (Zurich, Suisse), Institut de Botanique spéciale, sous la désigna- tion A 6677, A 6905 et A 7489.
Sur presque tous les milieux nutritifs, le Streptomyces euryhér- mus forme un mycélium végétatif en longues hyphes et un pigment diffusant brun foncé. Le mycélium aérien est dense et gris la plupart du temps, avec - quelques chaînes de conidies non réunies *en touffes. Ces chaînes de conidies sont une caractéristique typique de la famille des Streptomyces. Les diverses conidies ont une forme ovoïde à sphérique et elles sont lisses; leur taille
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atteint 0,8 - 3ji x 0,6 - 0#'ja. Leur croissance dépend relativement peu de la température ; ce champignon se développe aussi bien à 18 qu'à 58 , toute- fois la croissance optimum est entre 25 et 32 .
Pour donner d'autres caractéristiques, on décrira dans ce qui va suivre la croissance de Streptomyces eurythermus sur différents milieux nu-
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tritifso Les milieux nutritifs 1 à 8 ainsi que 12 ont été préparés suivant W.Lindenbein, Archo Mikrobiol. 17, 361 (1952).
1.) Gélose synthétique ; Croissance pustuleuse, brun-clair;
Mycélium aérien peu abondant, d'abord gris blanc, puis gris cen- dre pigment brun. La souche A 7489 forme un mycélium aérien plus abondant, velouté, serré, gris-cendre.
2.) Milieu synthétique liquide : Croissance immergée, flocons et sédiment brun-clair; pigment brun.
3.) Bouillon glucose : Croissance peu abondante,sédiment pustuleux, jaune- brunâtre
4.) Gélose glucose ; Croissance en forme de coussin à rugueuse, brun-clair; mycélium aérien velouté, gris-blanc à gris-verdâtre; pigment brun- chataigne.
5.) Gélose glucose à l'asparagine : Croissance grèle et voilée, jaune-blanc; mycélium aérien velouté, gris-blanc à gris-cendre ; pigment brun- châtaigne. Le mycélium aérien de la souche A 7489' est légèrement rose à la surface,,
6. ) Gélose au malte de calcium : Croissance lichéneuse, brun clair ; mycélium aérien poussiéreux, gris-cendre ; pigment brun-foncé. Le mycélium aérien de la souche A 6905 est gris-brunâtreo
7.) Milieu gélosé (gélatine) à 18 : Croissance très peu abondante ; pigment brun-foncé.Pour la souche A 6677 faible liquéfaction au bout de
40 jours, pour la souche A 6905 forte liquéfaction (2,2 cm) au bout de 34 jours, et pour la souche A 7489 forte liquéfaction (2,0 cm) au bout de 31 jours.
8.) Gélose à l'amidon : Croissance pustuleuse, jaune d'or ; mycélium aérien veloutée d'abord blanc de neige,puis gris;pigment brun-clair; hydrolyse de l'amidon 0,5 à 0,8 cm au bout de 4 jours 9.) Gélose nutritive: Croissance pustuleuse jaune-brunâtre ; mycélium aé- rien velouté, gris cendre ; pigment brun rougeâtre. La souche
A ,7489 ne forme pas de mycélium aérien.
10.) Pommé de terre : Croissance lichêneuse, brun clair; mycélium aérien ve- @ louté, blanc laiteux, puis gris cendre ; pigment brunâtre à noir de jais. il.) Carotte : Croissance pustuleuse, jaune brunâtre; mycélium aérien velou- té, blanc comme craie à gris pour la souche A 6677, gris blanc à rose pour les souches A 6905 et A 7489 ; pigment noir de jais.
12.) Lait (Difco N B 107) : Croissance annulaire, brune, plus tard croissan- ce superficielle, mycélium aérien gris-cendre; pigment brun-foncé!, peptisation avec coagulation ; tournesol faiblement rougeâtre
Le Streptomyces eurythermus se différencie comme suit des autres genres thermophiles connus de la famille des Streptomyces :
du Streptomyces thermophilus (Gilbert), Waksman et Henrioi, par un mycélium aérien bien développé, par la forte formation de pigment sur la gélatine et la gélose nutritive, ainsi qu par la couleur du pigment. du Streptomyces thermodiastaticus (Bergey), Waksman et Lechevalier, par la couleur de mycélium aérien et par la formation du pigment, du Streptomyces thermofuscus (Waksmann, Umbreit et Cordon), Waksman et Henrici, par la couleur du mycélium aérien et par la formation de pigment sur la gélatine,
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du Streptomyces casei (Bernstein et Morton), Waksman et Lecheva- lier, par la teinte du mycélium aérien, la formation de pigment et l'hydroly- se de l'amidon.
Parmi les Streptomycètes mésophiles, le Streptomyces eurythermus est celui qui est le plus proche du Streptomyces antibioticus (Waksman et Woodruff), Waksman et Henrici, mais sa croissance sur pommes de terre, carot- te et lait est nettement différente.
Le @Streptomyces eurythermus croît de la façon suivante, d'après la méthode T.Go Pridham et Do Gottlieb, J,Bacteriology 56, 107 (1948), lors- qu'on utilise diverses sources de carbone : L-xylose + inuline - L-arabinose + D-mannite + L-rhamnose (-) D-sorbite D-fructose + dulcite - G-galactose + mésoinosite (-) saccharose + salicine + maltose + acétate de sodium + lactose + citrate de sodium (+) raffinose + succinate de sodium +
Les signes ont la signification suivante : + :bonne croissance, utilisation certaine de la source carbone mentionnée, (+) : croissance faible, utilisation douteuse de la source de carbone mention- née, (-) : croissance très faible, utilisation improbable de la source de carbone mentionnée, - : pas de croissance, pas d'utilisation de la source de carbone mention- née.
En ce qui a trait à la prépartion de l'angolamyoine,, la présente invention n'est pas limitée à l'utilisation du Streptomyces eurythermus ou d'autres souches correspondant à la descritpion, mais elle concerne également l'utilisation de variétés de ces organisme, telles qu'on les obtient par exemple par sélection ou mutation, en particulier sous l'influence du rayonne- ment ultra-violet ou des rayons X ou sous l'action de moutarde à l'azote.
Pour obtenir l'angolamyoine,, on cultive de manière aérobie une souche de Streptomycètes présentant les propriétés du Streptomyces euryther- mus, par exemple dans une solution nutritive aqueuse renfermant des sels inor- ganiques, des composés azotés et le cas échéant des hydrates de carbone, jusqu'à ce que cette solution présente une action antibactérielle notable, puis on isole l'angolamycine du filtrat de culture.
La solution nutritive renferme comme sels inorganiques par exem- ple des chlorures,nitrates, carbonates, sulfates de métaux alcalins ou alca- lino-terreux, du magnésium, du fer, du zinc, du manganèse. Comme composés azotés et le cas échéant hydrates de carbone et substances favorisant la croissance qu'on peut ajouter, on citera par exemple;
des acides aninés et leur mélanges, des peptides et des protéines ainsi que leurs hydrolysats, comme le 'peptone et le triptone, des extraits de viande, des fractions solu- bles dans l'eau de graines de céréales comme le mais et le froment,de rési- dus de distillation provenant de la préparation de l'alcool, de levures, de fèves, notammentdeesoja, de graines, par exemple de coton, ainsi que du glu-
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cose, du saccharose, du lactose, de l'amidon, etcooo
La culture a lieu de manière aérobie, c'est-à-dire par exemple en culture de surface au repos ou, de préférence, de manière immergée, avec secouage -ou agitation avec de l'air ou de l'oxygène, dans des flacons agi- tés ou dans les fermenteurs connus.
Comme température s'avère appropriée une température comprise entre 20 et 50 . En opérant ainsi, la solution nutri- tive accuse un effet antibactériel notable en général au bout d'un jour et demi à cinq jours.
Pour isoler l'antibiotique du filtrat de culture séparé du mycé- lium, on peut opérer par exemple de la façon suivante : on extrait le filtrat de culture, avantageusement à un pH supérieur à 7,0, à l'aide d'un solvant organique non miscible à 1 eau, comme les esters d'a- cides gras inférieurs, par exemple l'acétate d'éthyle ou l'acétate d'amyle, des hydrocarbures chlorés, par exemple le chlorure d'éthylène, le chlorure de méthylène, ou le chloroforme, des cétones, par exemple la méthylpropyl- cétone, la méthylamylcétone, ou la diisobutyloétone, des alcools comme les alcools butyliques ou les alcools amyliques, des éthers, par exemple l'éther éthylique, l'éther di-isopropylique, les éthers dibutyliques ou les éthers de glycols et analogues, A,
la place de l'extraction du filtrat de culture à l'aide d'un solvant, ou en combinaison avec une telle extraction, comme opération de purification complémentaire, on peut aussi obtenir 1 antibioti- que par adsorption, par exemple à du charbon actif ou à des terres activées, comme la terre à foulon ou la floridine, et par extraction subséquente de l'absorbât, par exemple à l'aide d'une solution aqueuse acide et/ou à l'aide d'un solvant organique au moins partiellement soluble dans l'eau, comme l'isopropanol, le butanol ou la méthyléthylcétone. On peut en outre précipi- ter l'antibiotique par exemple sous la.forme d'un sel d'un acide sulfoni- que organique ou le précipiter directement par l'acide picrique dans le fil- trat de culture.
La répartition entre une solution aqueuse acide et un solvant or- ganique non miscible à l'eau constitue un bon procédé de purification . du nou- vel antibiotiqueo La répartition a lieu avantageusement suivant le procédé à contre-courant, dans des appareils appropriéso La chromatographie est égale- ment très bien appropriée pour la purification. L'obtention de l'antibioti- que pur, sous forme cristalline, a lieu par exemple dans des solvants organi- ques comme 1 éther, le dioxanne, des mélanges d'éther et d'éther de pétrole, de benzène et d'éther ou des mélanges d'acétone et d'éther de pétrole. Pour la recristallisation, on se sert des mêmes solvants ou aussi de solutions organiques aqueuses, par exemple d'alcools dilués, d'acétone diluée, etc.
En dehors des procédés de préparation de l'angolamyoine cristalli- ne, de ses sels neutres et acides avec des acides inorganiques ou organiques, la présente invention concerne également les composés indiqués eux-mêmes, no- tamment les sulfates d'angolamyoine, le chlorhydrate d'angolamycine, l'acéta- te d'angolamycine et le pentothénate d'angolamycine, ainsi que les produits de transformation obtenus par l'hydrogénation ou oxydation, ainsi que les produits de scission de l'angolamyoine tels qu'on les obtient par exemple par hydroly- se
L'angolamycine, ses sels, ses produits de transformation et de scission indiqués ci-dessus, ou des mélanges correspondants peuvent être uti- lisés comme médicaments, par exemple sous la forme de préparations pharmaceu- tiques.
Ces dernières renferment les composés indiqués en mélange avec une matière de support pharmaceutique, organique ou inorganique, approprié±pour une application entérale, parentérale ou locale. Pour cette matière de sup- port, on envisage les substances qui ne réagissent pas avec les nouveaux com- posés, par exemple la gélatine, le lactose, l'amidon, le stéarate de magné- sium, le talc, des huiles végétales, des alcools benzyliques, des gommes, des
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polyalcoylène-glycols, la vaseline, la cholestérine ou d'autres excipients connus.
Les préparations pharmaceutiques peuvent par exemple se présenter à l'état de comrpimés, de dragées, de poudres, d'onguents, de crèmes, de sup- positoires ou s.ous Terme liquide à l'état de solutions, de suspensions ou d'é- mulsions* Le cas échéant,, elles sont stérilisées et/ou renferment des substan- ces auxiliaires telles que des agents de conservation, de stabilisation, des agents mouillants et émulsifiants. Elles peuvent aussi renfermer encore d'au- tres substances thérapeutiquement précieuses.
L'invention est décrite plus en détail dans l'exemple suivant qui ne la limite en aucune façon. Dans cet exemple, les températures sont indi- quées en degrés centigradeso
La présente invention concerne également à titre de produits indus- triels nouveaux, les produits conformes à ceux définis ci-dessus.
EXEMPLE
On prépare une solution nutritive de la composition suivante : 3 g d'extrait de viande (produit connu dans le commerce sous la dénomination "Oxo Lab Lemoo"), 5 g de peptone, 10 g de glucose brut, 5 g de chlorure de sodium, 10 g de carbonate de calcium et un litre d'eau du robinet, puis l'ajuste à un pH de 7,5. On transvase cette solution ou un multiple de cette solution dans des fioles coniques de 500 cm3 (renfermant chacune 100 cm3 de solution nutritive) ou dans desfermenteurs de 500 litres (renfermant chacun 300 litres de solution nutritive), puis stérilise pendant 20 à 30 minutes sous une pression d'une atmosphère effective.
On ensemence alors à 27 avec jusqu'à 10% d'une culture végétative, partiellement sporulante, de Strepto- myces eurythermas et incube en secouant bien-ou en agitant et, dans les fermenteurs, en faisant passer de l'air (environ 1 volume d'air stérile par minute etpar volume de solution nutritive)o Après une croissance de 48 heures, on filtre les cultures en ajoutant une substance facilitant la filtration, sur un entonnoir à succion ou dans un filtre-presse ou dans un filtre rotatif, suivant le volume à filtrer, et l'on débarrasse ainsi la solution aqueuse, renfermant l'antibiotique, du mycélium et des autres composants solides.
Dans un extracteur approprié, on extrait 170 litres de filtrat de culture, à un pH de 8, avec 70 litres d'acétate d'éthyle. L'activité totale vis-à-vis de germes Gram-positifs passe alors dans l'extrait, tandis que le filtrat de culture présente encore une activité vis-à-vis de champignons, notamment vis-à-vis du Candida tropicalis.. L'extrait à l'acétate d'éthyle est alors extrait à trois reprises avec chaque fois 4 litres d'une solution aqueuse demi-normale d'acide acétique, la totalité de l'activité vis-à-vis de germes Gram-positifs passant dans la phase aqueuse. On rend l'extrait acétique alcalin à l'aide d'une solution concentrée de carbonate de sodium et l'extrait à trois reprises avec chaque fois 2,5 litres d'acétate d'éthy- le.
Ensuite, on extrait à nouveau les bases avec au total 3 litres d'une so- lution aqueuse demi-normale d'acide acétique, les met en liberté à l'aide d'une solution concentrée de carbonate de sodium et les extrait finalement avec au total un litre d'acétate d'éthyle. On lave à l'eau la solution d'acé- tate d'éthyle, la sèche sur du sulfate de sodium et l'évapore sous vide à 40 jusqu'à dessication. Il reste 2,39 g d'un produit amorphe jaunâtre dont l'ac- tion antibaotérielle correspond à peu près à celle de l'angolamyoine cris- talline*. Tout en chauffant légèrement, on dissout dans 50 cm 3 d'éther les 2,39 g de produit brut ainsi obtenus.
On filtre la solution et amorce la cristallisation avec de l'angolamycine. Au cours de quelques heures, 1,80 g de l'antibiotique se sépare en cristaux d'un point de fusion de 131-1340.
Pour purifier davantage, on ajoute à une solution des cristaux dans le moins possible de benzène chaud une quantité décuple d'éthero Les cristaux d'antibiotique pur qui se séparent alors fondent à 133-136 o [#]= -64 (C = 1,30 dans le chloroforme).
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Trouvé : C 60,21% ; H 8,78% ; N 1,40%; CH3O 8,80% ; CH3(N) 3,66% ; CH3(C) 11,55% ; H actif 0,52%.
Par recristallisation dans l'éther di-isopropylique ou dans le dioxanne, on obtient l'angolamycine sous la forme de fines aiguilles fon- dant à 165-168 o Trouvé : C 60,49% ; H 8,93% ; N 1,66%.
Au lieu de purifier la base brute par cristallisation directe, on peut aussi la purifier par chromatographie. A cet effet, on cromatogra- phie 42 mg de base brute sur 2 g d'oxyde d'aluminium (activité III selon Brockmann) suivant la méthode par passage,en éluant avec du benzine, du chloroforme et des mélanges de chloroforme et de méthanolo Avec le benzène et le chloroforme, on ne dissout que des traces d'impuretés, tandis que les fractions obtenues avec un mélange de chloroforme et de méthanol (16:1) ren- ferment 40 mg de l'antibiotique pur. On cristallise ce dernier de la manière décrite ci-dessus.
On peut, en outre, purifier la base brute à l'aide d'une réparti- tion à contre-courant, en employant par exemple les systèmes solvants sui- vants : a) tampon de Mac Ilvaine (pH 3,15) et chloroforme (1:1) b) éther isopropylique (12 parties en volume), acétone (10 parties en volume) et eau (10 parties en volume)o
Lors d'une répartition en 100 stades, on trouve le maximum de substance et d'activité avec le système a) au stade N 72 et avec le système b) au sta- de n 55.
Reineckate : A l'aide de 15 cm3 d'une solution éthérée d'acide de
Reinecke (préparée suivant Karrer et Schmid, Helv. 29, 1853 (1946)),on pré- cipite lentement une solution de 60 mg d'angolamycine dans 1 cm3 de méthanol.
On dissout le précipité dans du méthanol et le précipite par addition d'éther.
Trouvé : Cr 3,96%.
A la place de reineckate, on peut aussi préparer des sels d'au- tres acides, notamment des acides sulfuriques, de l'acide chlorhydrique, de l'acide acétique et de l'acide pantothéniqueo Hydrolyse de l'angolamycine : Dans un tube scellé, on chauffe pen- dant 5 heures, à 100 , 18 mg d'angolamycine dans 2 cm 3 d'acide sulfurique demi-normal. On extrait ensuite le mélange réactionnel à deux reprises avec de l'acétate d'éthyle en amenant la phase aqueuse à un pH de 5 par addition d'une solution d'hydroxyde de baryum. On élimine par centrifugation le sul- fate de baryum formé et évapore à sec, sous vide, la solution limpide qui surnage.
On examine le résidu par chromatographie sur papier, en utilisant un mélange de butanol et d'acide acétique glacial (10:1) saturé d'eau. A l'aide d'une solution ammoniacale de nitrate d'argent, on rend visibles sur les ban- des de papier deux substances réductrices présentant des valeurs de Rf de 0, 28 et de 0,65.
Dans les mêmes conditions, l'érythromycine donne deux substances réductrices présentant des valeurs de Rf de 0,23 et de 0,32, tandis qu'à partir de la pioromycine et à partir de la narbomyoine, on n'obtient qu'un produit de scission réducteur d'une valeur de Rf de 0,23.
Hydrogénation de l'angolamycine : a) En atmosphère d'hydrogène, on secoue pendant deux heures, avec 10 mg d'un catalyseur au palladium, une solution de 20 mg d'angolamyoine dans 5 cm3 d'alcool absoluo On filtre alors la solution et l'évapore sous vide. On obtient la dihydro-angolamycine sous la forme d'une poudre incolore
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qui a une action antibiotique . b) En atmosphère d'hydrogène et avec 10 mg d'un catalyseur au plati- ne, on secoue pendant'une heure une solution de 20 mg d'angolamyoine dans 5cm3 d'acide acétique glacial. On filtre ensuite la solution et l'évapore sous vide. On obtient l'hexahydro-angolamycine sous la forme d'une poudre incolore qui a une action antibiotique.
REVENDICATIONS.
Io- Un procédé de préparation d'un nouvel antibiotique cristallin, caractérisé par le fait qu'on cultive une souche de streptomyces présentant les propriétés du. streptomyces eurythermus jusqu' à ce que la solution, nutri- tive présente un effet antibactériel notable, puis qu'on isole l'angolamy- cine du filtrat de culture.
Le présent procédé peut encore être caractérisé par les points suivants :
1) On cultive dans des conditions aérobies, de préférence de ma- nière submergée, dans une solution nutritive aqueuse renfermant des sels inor- ganiques, des composés azotés et le cas échéant des hydrates de carbone.
2) La solution nutritive renferme des substances favorisant la croissance.
3) La culture a lieu pendant 36 à 120 heures, à une température comprise entre 20 et 500.
4) L'antibiotique est extrait du filtrat de culture à un pH supé- rieur à 7,0, à l'aide d'un solvant organique non miscible à l'eau.
5) L'antibiotique est purifié par adsorption, de préférence à l'ai- de de charbon actif, et par extraction de l'adsorbat avec une solution aqueu- se acide et/ou un solvant organique au moins partiellement soluble dans l'eau.
6) L'antibiotique est purifié par répartition entre une solution aqueuse acide et un solvant organique non miscible à l'eau.
7) La répartition a lieu suivant le procédé à contre-courant.
8) L'antibiotique est cristallisé dans un solvant organique.
9) L'antibiotique est préparé sous la forme d'un sel cristallin avec un acide inorganique ou organique , par action de cet acide sur la base libre de l'antibiotique ou par réaction de double décomposition d'un sel de l'antibiotique sur un sel de l'acide correspondant.
II.- A titre de produits industriels nouveaux :
10) Le nouvel antibiotique cristallin, dénommé anolamycineo
11) Les sels cristallins de ce nouvel antibiotique, angolamyoine, avec des acides inorganiques ou organiques.
12) Les sels acides de ce nouvel antibiotique,angolamycine, avec des acides inorganiques ou organiques.
13) Les sulfates d'angolamycine.
14) Le chlorhydrate d'angolamyoine.
15) L'acétate d'angolamycine.
16) Le pantothénate d'angolamycine.
17) Les produits obtenus en réduisant l'angolamyoine.
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