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Dans les métiers à tisser il est connu d'obtenir le dé- brayage automatique du système d'entraînement ou l'arrêt auto- matique du métier, lorsque la navette, au cours de sa trajec- toire, n'a pas pénètre complètement dans le compartiment de la boîte qui lui est assigne ou est restée accrochéedans la foule. Un tel débrayage est général épient effectue par des dispositifs dits butoirs, qui sont par exemple établis de tel- le façon que le battant comporte à l'avant un arbre qui le lon- ge d'un bout à l'autre et qui porte un ou plusieurs becs de butoir.
Sur cet arbre sont montés à droite et à gauche des
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leva le tuteurs, qui sont amenés à basculer vers l'extérieur, sou: l'action des languettes de la boîte, lorsque la navette rentre dans le compartiment de ce] le-ci, tandisqu'ils pivo- tent vers l'intérieur, lorsque la navette quitte ce comparti- ment ou lorsqu'elle ne rentre pas dans le compartiment de la boîte opposée.
Dans ce cas, le ou les becs de butoir sont amenés à pivoter légèrement de bas en haut, ce qui a pour effet que le bec de butoir, avancé par le basculement du battant, rencontre un système' amortisseur qui actionne - éventuellement par l'entremise d'un poussoir de débrayage spécial - le débraya- ge du métier, ce qui a pour effet de débrayer le système d'entraînement et d'arrêter le métier. La presque totalité de-. métiers à tisser fonctionnent exclusivement dans ce sens.
Or, tous les systèmes de butoir de cette espèce présentent tous cet inconvénient important que, en raison de la grande énergie cinétique développée par le battant lors de son basculement. vers le bas, la rencontre entre le bec de butoir et le système élastique de l'amortisseur donne lieu à des réactions impor- tantes dues au choc, qui imposent des sollicitations élevées au dispositif de débrayage et à l'ensemble du bâti du métier.
Le plus grand inconvénient de ce dispositif connu réside prin- cipalement dans le fait que, si le système de freinage n'a pas fait l'objet d'un ajustement très précis et fastidieux, le battant bascule trop loin vers l'avant au moment de de débraya- ge, à la suite de quoi la navette, accrochée dans la foule, dé- forme des groupes entiers de fils de chaîne. De tels systèmes de butoir sont décrits, par exemple,dans les brevets allemands N 306.821 classe 86c et N 803.104 classe 86c.
La présente invention sert à éliminer les difficultés é- prouvées à ce jour et consistent en un système électromagné- tique pour produire l'arrêt instantané du métier lorsque la navette n'arrive pas ou est coincée.
Un exemple d'exécution de l'invention sera décrit ci-
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après, en se reportant aux dessins annexés, dans lesquels :
La fig.1 est une vue latérale d'un métier à tisser sui- vant 1'invention.
La fig. 11 montre le schéma des connexions relatif à cette invention.
1 désigne un flasque du bâti d'un métier à tisser normal et 2, les éléments de liaison (traverses) prévus entre les deux flasques 1 de ce bâti. 3 désigne le centre de rotation de l'épée du battant et 4 le palier du vilebrequin. La course du vilebrequin est indiquée en pointillé au-dessous de la flèche 5. On voit, dans l'épée de chasse 7, le battant 8, qui. oscille avec celle-ci et sur lequel glisse la navette 9. Cette dernière est encadrée par la botte 10. Sur cette boîte est montée la languette 11, que vient palper le levier tâteur 12, monté à pivotement au point 13.
Ce centre de rotation repré- sente l'arbre dit "du butoir!!, qui s'étend sur l'entièreté du battant 8, d'un côté à l'autre du métier, un tâteur 12 étant prévu aux deux bouts du battant, soit, à chaque extrémité de l'arbre du butoir. Il s'ensuit que le système 10-13 est prévu de chaque côté de la machine, de sorte que le pivotement, connu en soi, du levier tâteur 12 s'opère de telle façon que, lorsque la navette quitte le compartiment 10 de la boite de droite, par exemple, la languette 11, et avec elle le tâteur 12, pivotent vers l'intérieur, tandis que, lorsque la navette arrive normalement dans la boîte opposée 10, la languette 11, et avec elle le tâteur 12, pivotent. vers l'extérieur, dans le sens de la flèche.
Selon l'invention, on monte sur l'arbre de butoir 13un levier de commande 14 agissant sur un interrupteur de fin de course 15 lorsque cet arbre pivote vers l'extérieur. D'autre part, on prévoit sur la traverse inférieure postérieure 2 un interrupteur de fin de course 16, commandé par un excentri- que 17 monté sug le vilebrequin 4.
Les deux interrupteurs 15 et 16 sont branchés en série, comme il ressort du schéma des
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commexions de la fig. 2, et actionnent, par l'entremise de l'a@@elencheur-décl encheur 18 à boutons poussoirs, le solé- noïde 19 du relais contacteur 20, lequal enclenche un électro de levage 21, ce dernier agissent mécaniquement, à l'aide du levier 22 et de la tringle 23, de manière à déclencher l'em- brayage du métier, tout en serrant le frein de ce dernier, de sorte que le métier s'arrête. Aussitôt que la navette 9, qui n'était pas rentrée dans la boîte 10, a été introduite dans celle-ci,
l'interrupteur 15 s'ouvre et le nétier est prêt à se renaître en marche.
La remise en marche s'opère par le fait que le tâteur 12, situé sur le côté opposé de la machine, détermine un pivotement de l'arbre 13 du butoir et du levier de commande 14, de telle sorte que l'interrupteur 15 s'ouvre. Ce pivotement des tâteurs 12 correspond à la marche normale du métier, lorsque les navet- tes arrivent correctement. Le système selon l'invention fonc- tionne donc de telle façon que la navette quitte la boîte lors- que le battant bascule vers l'arrière.
Dans ce cas, le levier tâteur 12 pivote vers l'intérieur, c'est-à-dire dans un sens opposé à celui de la flèche, à la suite de quoi le levier de commande 14, monté sur l'arbre 13 du butoir, détermine la fer- meture de l'interrupteur de fin de course 15 ; cependant, le métier ne s'arrête pas, l'arrêt ne survenant que par l'action conjointe des interrupteurs de fin de course 15 et 16 branchés en série, et cela au moment où la navette aurait dû normalement se trouver dans le compartiment opposé; en d'autres termes, l'excentrique 17 enclenche l'interrupteur de fin de course 16 au moment précis où le battant amorce course vers l'ayant.
La position de cet excentrique doit être ajustée avec une pré- cision parti-culière dans le cas de métiers de grande largeur, qui comportent une interruption automatique de 1'entraînement.
Celle-ci consiste en ce que, au moment où le battant occupe sa position postérieure extrême, l'entraînement est interrompu
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par des organes de commande spéciaux, jusqu'31 ce que la na- vette ait termine sa course. Au bout de cet intervalle, 1. 'en- traînement s'embraye à nouveau et le battant recommence son mouve.nent, c'est-à-dire, son pivotement vers l'avant.
L'ex- centrique 17 doit dans ce @as agir sur l'interrupteur 16 très peu de temps avant cette remise en marche, c'est-à-dire, au bout de quelques degrés seulement de la rotation du vile- brequin. En effet, ceci permet de réaliser l'avantage .le plus important de l'invention, à savoir, un arrêt absolument sûr pendant que la foule est encore partiellement ouverte, c'est-à-dire, au moment du démarrage du battant, de sorte que la navette accrochée dans la foule peut êtreaisément dégagée, qu'il ne se produit aucune déformation des fils de chaîne et que les secousses et les sollicitations auxquelles le bâti est soumis dans le cas des anciens systèmes de butoir, sont complètement éliminées.
Afin de rendre plus clair le schéma des connexions de la fig. 2, on y a ajouté le moteur électrique d'entraînement 24. L'épée de chasse 7 est reliée au vilebrequin 4, de façon connue en soi, au moyen du levier coudé 25.
Revendications.
1/ Dispositif destiné aux navettes des métiers à tis- ser, caractérisé en ce que la navette détermine un action- nement électromagnétique du Mécanisme d'entraînement du mé- tier, soit du débrayage et de l'embrayage automatique de ce dernier, chaque fois que cette navette ne parvient pas ou ne pénètre pas complètement dans le compartiment qui lui est assise dans la boîte ou qu'elle s'accroche lors de aon trajet dans la foule.