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La présente invention concerne des perfectionnoments apportés à la liaison entre des feuillards; fers plats ou barres de profil de toute nature, en particulier dans le cas où @es barres sont utilisées au frettage des pièces de bois, en vue de faciliter l'opération de liaison, d'améliorer la résistance de cette liaison aux efforts de traction, de faciliter l'opération de serrage, et éventuellement de permettre une opération de resserrage .
A cet effet, selon l'invention, les extrémités à réunir du lien ou de la barre considérée sont munies de stries sensiblemmt transversales telles que par superposition de ces extrémités striées
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le glissement de ces extrémités l'une sur l'autre est freiné ou interdit.
Les deux extrémités striées sont maintenues 1!une contre l'autre, et éventuellement pressées l'unecontre l'autre, grâce à des agrafes, constituées par enroulement d'un fer plat, de préférence en spiralo ou,grâce à un effet d'auto-agrafage obtenu., soit par cooperation de deux extrémités en forme respectivement d'oeillet et de patte, soit par simple nouage des extrémités .
Les stries peuvent présenter plusieurs caractéristiques, portant aussi bien sur leur.nature et leur forme que sur leurs dimensions,
Du' point de vue forme, les stries peuvent être ondulées ou à angle vif, d'ailleurs variable, aussi bien que symétriques ou non symé- triques . Elles peuvent aussi être réparties autour de toute la surface d'une barre ronde, suivant un chemin hélicoïdale Elles peuvent être perpendiculaires ou inclinées d'un angle quelconque, mais de préférence supérieur à 45 par rapport à l'axe longitudinal de la barre .
Du point de vue dimensions, on pourra faire varier aussi bien la profondeur des stries, leur "pas", (c'est à dire la distance entre deux stries successives), et l'angle d'inclinaison des faces .
Enfin, du point de vue pratique, on devra également tenir compte d'un certain nombre de conditions mathématiques, déterminées par le calcul, et portant d'une part sur l'angle des stries et sur l'existence d'un méplat,d'une certaine longueur à l'emplacement de l'arête de chaque strie, dtautre part sur le nombre de stries à maintonir on contact pour assurer la liaisn
Ces stries peuvent être exécutées par laminage à chaud ou à froid, par percussion, ou par grugeage, ou par tout autre moyen .
On va maintenant décrire l'invention en se référant au dessin annexé, sur lequel. :
La fig. 1 représente ,schématiquement le mode de liaison selon l'invention
Les figa 2 à 7, représentent six variantes différentes des stries dont l'utilisation constitue l'originalité de ce mode de liaison.
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La fig. 8 montre à grande échelle la coupe transversale d'une strie, indiquant les grandeurs dont les variantes influent sur la résistance'de la liaison.
La fig.9 montre uneréalisation de l'agrafage .
Les fig. 10 et 11 sont des vues d:; profil et de dessus d'un autre mode de jonction ,
La fig.12 représente l'application de l'invention au bottelage .
La fig, 13 est un diagramme comparatif d'allongement en fonction de la charge pour une frette à jonction classique et une frette à jonction selon l'invention, ces doux frottes étant évi- demmont exécutées dans du métal de même nuance ,
Si l'on se reporte tout d'abord à la fig. 1, on voit que la caractéristique essentielle de l'invention réside dans la liaison des extrémités de deux barres 1 et 2 grâce à la prévision sur les faces en contact de ces barres, de stries3 et 3'; l'ensemble étant, dans cette réalisation, maintenu pressé paruno agrafe 4.
Sur¯les fig. 2 à 6, on a représenté un certain nombre de ces variantes, impliquant l'utilisation d'une agrafe 4. Sur les fig. 2 et 3, les stries sont aiguës et symétriques, et, respective- ment très fines et plus grosses par rapport aux dimensions des, barres..
Sur les fig.4 et 5, les stries sont encore symétriques, mais arrondies, et respeectivement de petites dimensions, et dcgrandos dimensions, au point que c'est toute l'extrémité 5 (et 5') de chaque barre qui est ondulée; enfin sur lafig. 6, les stries sont aiguës et dissymétriques, quoique toujours transversales et parallèles entre elles ,
La fig. 7 représente une variante de l'invention, dans le cas où elle est appliquée, non plus à des fers plats dont on superpose les extrémités; nais à une barre ronde 6, destinée à
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être "nouée", (comme il est représenté à lafigure 12);
dans cette variante, les stries sont disposées tout autour de sections succes- sives de la barre, suivant des polygones dont les côtés seraient décalés les uns par rapport aux autres, comme on le voit en 7, fig. 7,
Une des réalisations les plus courmtes sera celle de la fig. 6, et c'est laraison pour laquelle la fig. 8 représente en coupe à plus grande échelle les diverses grandeurs intervenant dans les calculs qui ont été établis pour déterminer les meilleures conditions d'emploi de ces stries .
Comme.on le voit sur cette figure 8, la barre 1 ayant une épaisseur e, la hauteur de chaque strie 3 étant désignée par h, on a désigné par p le "aps" des stries , c'est à dire la distance entre les points correspondants de deux stries 3 et 3' successives, par exemple, ici, entre leurs bases antérieures 8 et 8', y inclus l'intervalle entre la base postérieure 9 et la base antérieure suivant 8' . On a désigné par 6 l'angle fait par la face antérieure de la strie avec la surface de la barre 1 . Enfin, la distance entre les points 9 et 81 séparant deux stries successives est égale au dixième du pas, soit p/16.
Il découle decalculs simples, que les conditions les plus favorables suivantes doivent être recherchées :
1) rapport h/e le plus-faible possible
2) angle b au moins égal à 90 , pour assurer un "auto-accrochage':
3) pas p sensiblement égal à deux fois la profondeur de stries (p = 2h)
4) prévoir sur l'arête supérieure un méplat égal au dixième du pas : p/10 ,
5) nombre de stries en contact n2 c/h.
Toutes ces conditions sont faciles à assurer ,
Si l'on se reporte maintenant aux figures 9 à 12, on voit
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plusieurs modes possibles de réunion des extrémités de barres .
Le plus simple est celui do la fig. 9, qui est une variante de celui de la fig, 1 .
En effet, cotte liaison ost assurée au moyen d'une agrafe 10, semblable à l'agrafe 4, mais enroulée en hélice sur un total de deux tours . Cette, forme favorise 'le rabattement des branches de l'agrafe la,' et leur démontage éventuel en vuo du resscrrage.
'Il est possible toutefois de rendre ce joint indestructible, au moyen d'un point de soudure réunissant les extrémités de l'agrafe choisie, qui ne peuvent alors plus âtre ni démontée ni desserrées .
La variante des figures 10 et Il consiste à ouvrir l'ex- trémité 1 en forme d'oeillet 12, et à introduire dans cet oeillet 12, l'extrémité 13 de al barre 2 . Après serrage, une pression exercée par exemple à l'aide d'un marteau au point P assure un "auto-agrafage" dans lequd aucun relâchement ntest plus possible . Un grand avantage de ce mode de jonction est son bel aspect, et sa hauteur très réduite et sans aucune aspérité .
Enfin la figure 12 montre l'appic ation de la variante de la fig. 7 au bottelage de barres telles que 13 . Les deux extrémités
14 et 15 du lion 16 sort passées l'une autour de l'autre et vigoureu- sement serrées, ai moyen d'un apparil mécanique; les stries coopè- rent entre elles sans agrafe, on assurant ainsi un auto-accrochage.
Les utilisations des barres striées selon l'invention sont très variées . En dehors de. la jonction pure et simple de barres. dans des buts très divers, l'intérêt du procédé permet d'envisager son application au frottage des traverses de chemin de fer aussi bien qu'au frottage des grumes, où-même dès arbres sur pied avant leur abattage .
On voit en effet que les courbes dela fig. 13, la courbe I montrant le comportement d'une frette classique, et la courbe II montrant le comportement d'une; frette striée, démontrent la très
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grande rigidité de l'attache selon l'invention .
Ces frettes sont très faciles à poser et leur avantage essentiel est de permettre facilement un resserrage, aussi bien que d'ailleurs un démontage du joint pour récupération . Dans la plupart des cas on élimine également la nécessité du soudage qui obligeait à employer un, appareillage supplémentaire coûteux qui réclamait, un temp's relativement long .
En dehors des grumes et des traverses de chemin de fer, l'invention peut s'appliquer à tous les problèmes de cerclage, de pieux, futailles ou toutes sortes de fardeaux . Ainsi il devient de'même possible de préserver des bois verts contre la fissuration et le moment voulu de compenser le retrait du bois .