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Il est connu de conférer à des fils firmés de fibres textiles organiques synthétiques un crêpage perma- nent, en soumettant ces fils à une forte torsion, en les soumettant dans cet état à un traitement thermique humide ou sec et en les détordant enfin jusqu'à torsion normale.
La surtorsion'passagère peut, dans ce cas, s'effectuer sur des bobines à l'aide d'une machine de retordage à anneau ou à étages ou, de manière continue, à l'aide d'un disposi- tif de faux retardage. Selon ce procédé, on réunit au surplus un fil qui a été surtordu passagèrement en direc- tion S à un fil qui a été surtordu passagèrement en direc- tion Z, de manière à former un retors double.
On a constaté que les fils ainsi obtenus ne conviennent pas pour être utilisés ultérieurement comme fils à tricoter pour survêtements, tels que pullover ou analogues, parce que ces fils possèdent une capacité d'al- longement beaucoup trop grande pour ces applications. La capacité d'allongement des fils frisés de la manière décri- te s'exprime par 1'l'allongement potentiel", qui est donné en µ1 par la formule : b - a 100 dans laquelle a est la longueur du fil mesurée sous une charge de base de 0,002 g/den. et b est la longueur du fil mesurée sous une charge de 0,8 g/den.
L'allongement poten- tiel d'un fil polyamidique frisé ou crêpé de la manière décrire de 70 deniers est d'environ 350 % et pour rendre le fil apte à être tricoté , cet allongement doit pouvoir être réduit jusqu'à 300 % L'allongement potentiel des fils traités conformément suivant l'invention est générale-
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ment comprise entre 50 et 150 %
La présente invention est relative à un procédé pour réduire la capacité d'allongement de fils en matière organique synthétique, qui a été frisé par surtorsion, fixation à chaud dans cet état et détorsion, éventuelle- ment jusqu'au delà du point de torsion nulle, ce procédé étant caractérisé en ce que les fils détordus sont soumis à l'état étiré, sous une tension constante, à un traite- ment thermique,
dont l'intensité est adaptée à l'ampleur de la diminution de la capacité d'allongement à obtenir.
La particularité importante de ce procédé con- siste à soumettre le fil détordu sous tension au traite- ment thermique, sans le laisser au préalable se friser à létat détendu, auquel cas, en choisissant convenablement la durée et l'intensité du traitement thermique, on a la possibilité de réduire la capacité d'allongement du fil la dans/masure désirée. En opérant une fixation thermique vigoureuse, on peut réduire l'allonfement potentiel du fil frisé jusqu'à 50 %
Le procédé suivant l'invention est surprenant, en ce sens que l'homme de métier ne pouvait s'attendre à ce que, par la fixation à chaud des fils détordus se trou- vant à l'état complètement étiré, on obtienne, d'une parti une très forte diminution de la capacité d'allongement et, d'autre part, le toucher plein désiré pour des fils frisés.
On devait poltôts/attendre à obtenir par le traitement suivant l'invention un fil mince possédant un toucher beaucoup trop faible le rendant commercialement inutilisable, ce qui n'est étonamment pas le cas.
Il est,vrai que la demanderesse a déjà proposé d'améliorer les propriétés de fils en matière synthétique frisés par surtorsion passagère, en soumettant ces fils
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4 un allongement et en les fixant dans cet état par trai- tement à la vapeur. Cependant, dans ce cas, on laisse d'abord les fils se friser, complètement, par exemple en les dévidant et en les laissant en écheveaux, sans ten- sion, pendant quelque temps. Ainsi, les fils se raccour- cissent jusqu'à environ 1/4 à 1/3 de leur longueur à l'état- complètement étiré et, lors de 1''allongement subséquent, ils sont ramenés tout au plus à environ 50 % de.leur lon- gueur à l'état complètement étiré et sont fixés dans cet état.
La capacité d'allongement du fil n'est réduite, par ce traitement, que dans une mesure relativement'modé- 'rée. Grâce au procédé suivant la présente invention, le fil est par contre, fixé à l'état étiré, ce qui permet de réduire la capacité d'allongement dans une très forte mesure.
Pour l'exécution pratique du procédé suivant l'invention, deux modes d'exécution peuvent être adoptés.
Les fils détordus peuvent être bobinés, sous une tension .aussi constante que possible, sur des bobines rigides ou capables de se contracter dans une certaine mesure et être soumis dans cetétat par exemple à un traitement à la vapeur. Selon la qualité du fil frisé à utiliser, le trai- tement peut s'effectuer à l'aide de vapeur d'eau saturée ou à l'aide de vapeur légèrement surchauffée. Le mode d'enroulement sur les bobines doit être tel qu'une impré- gnation uniforme par la vapeur soit possible (bobinage croisé, emploi de bobines à diamètre aussi grand-que pos- sible, de façon que des couches trop grosses de fil ne doivent pas être posées sur les bobines).
Le second mode d'exécution du procédé suivant
1'int consiste à conduire les fils détordus, de ma- ere @ et 91 l'état tendu, à travers un dispositif
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de chauffage. La tension des fils doit être telle que les filés élémentaires soient sûrement étirés jusqu'à être lisses, sans qutil s'y manifeste un allongement matériel appréciable. 'Comme dispositif de chauffage, o peut par exemple utiliser un tube métallique traversé par le fil en direction axiale, le fube portant un bobinage chauffant en fil métallique de résistance pour chauffer l'air dans le tube. Au lieu d'un bobinage chauffant, on peut aussi intercaler le tube lui-même comme résistance dans un cir- cuit électrique.
On peut aussi utiliser des dispositifs, dans lesquels la fixation thermique des fils tendus s'ef- fectue par contact avec une surface chaude, de préférence une surface métallique, qui est portée électriquement ou d'une autre manière à la température nécessaire. Par ail- leurs, le traitement thermique peut aussi s'opérer à l'ai- de de vapeur d'eau saturée ou à l'aide de vapeur légère- ment surchauffée. La valeur de la température à appliquer dépend de la qualité du fil frisé à traiter et de la dimi nution désirée d'allongement.
La fixation thermique continue du fil tendu peut se faire, comme opération séparée, auquel cas le fil est par exemple amené d'une bobine, en passant à travers ou sur le dispositif de chauffage, à une seconde bobine. La fixation thermique continue du fil tendu est avantageuse- ment combinée à une opération principale ou secondaire.
A cette fin, le dispositif de chauffage nécessaire pour le procédé suivant l'invention peut être monté dans les machines utilisées pour l'opération principale ou l'opéra tion secondaire, telles que des machines de retordage à anneau, de retordage à étages, de bobinage ou de doublage Le dispositif de chauffage peut par exemple être monté sur un dispositif de faux retordage après 'l'organe tordeu
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en sorte que le fil, qui, comme on le sait, est détordu jusqutà la torsion de départ dès qu'il a quitté l'organe tordeur, traverse à l'état détordu et sous tension le dis- positif de chauffage.
Le procédé suivant l'invention convient en pre- mier lieu pour le traitement de fils frisés en polyamides, tels que ceux en polyhexaméthylène adipamide ou en polyàè- re d'epsilon-caprolactame, ainsi qu'en polyesters, tels que le téréphtalate de polyéthylène glycol. On peut uti- liser aussi bien des fils frisés uniques que des fils re- tors obtenus à partir de fils uniques, par exemple, à partir de deux fils surtordus passagèrement en sens oppo- sés à l'état retordu ou @ , pour l'exécution du procédé suivant l'invention.
Le procédé suivant l'invention est illustré par les quelques exemples suivants :
EXEMPLE 1
Un fil en polyhexaméthylène adipamide à 100 de- niers et 34 fibrilles, surtordu passagèrement par le pro- cédé de faux retardage et fixé à l'état surtordu, est re- tordu avec un fil traité de la même manière mais tordu en sens opposé. Le fil retors obtenu est amené à/passer à l'état étiré à travers une chambre à air chaud d'une lon- gueur de 1 mètre, le fil étant soumis à une tension de 0,2 g/denier. La durée d'action est de 2,0 secondes et la température de l'air est de 1800 C.
EXEMPLE 2
Un fil en polyhexaméthylèneadipamide à 100 de- niers et à 34 fibrilles élémentaires est surtordu à l'aide d'une machine de retordage habituelle sur des bobines, traité à la vapeur, détordu et retordu avec un fil traité de la même manière mais tordu en sens opposé. Le fil re-
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tors ainsi obtenu est soumis à l'état étiré, pendant 1 seconde, à l'action d'air chaud à 210 C, le fil étant soumis aune tension de 0,1 g/den. Le nouveau fil pré- sente un allongement potentiel fortement diminué.
EXEMPLE
Deux fils simples en polyhexaméthylène àdipa- mide à 100 deniers et à 34 fibrilles surtordus passagère- ment respectivement en direction S et en direction Z à l'ai- de d'un dispositif de faux retordage et fixés dans cet @ état surtordu sont tirés à travers un tube chauffant d'une longueur de 1 mètre et soumis dans ce tube pendant 2,0 secondes, sous une tension de 0,05 gfden à l'acier d'air chaud à une température de 190 C. Après cela, les deux fils élémentaires sont retordus à 60 t/m en direction S.
Le fil ffisé ainsi obtenu présente un allongement poten- tiel fortement diminué.
EXEMPLE $
Un fil constitué d'un polymère d'epsilon-capro- lactame à 100 deniers surtordu passagèrement par le pro- cédé de faux retordage et fixé à l'état surtordu est re- tordu avec un fil traité de la même manière mais tordu en sens opposé. Le fil retors obtenu est soumis à l'état étiré pendant 1,2 seconde à un traitement au moyen d'air chauffé à 1800 C. Le traitement s'opère en faisant passez' le fil sous une tension de 0,05 g/den. dans un tube chauf- fant. Le fil traité présente un allongement potentiel fortement réduit.
EXEMPLE 5
Un fil retors obtenu à partir de fils en poly- hexaméthylène adipamide de la manière décrite dans l'exem- ple 2 est soumis à l'état étiré, pendant 15 minutes, à une atomshère de vapeur d'eau saturée, en sorte que l'al-
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longemt potentiel du fil est fortement diminuée.
EXEMPLE 6
Un fil retord formé de fils en polyhexa.méthylène adipamide à 100 deniers, obtenu de la manière décrite dans l'exemple 2, est enroulé sur des bobines et plongé pendant 60 minutes dans un bain d'eau chauffée à environ 70 C. Après cela, les bobines sont centrifugées. Après le séchage, le fil présente un allongement potentiel ré- duit.
EXEMPLE 7
Un fil retord obtenu de la manière décrite dans l'exemple 5 est enroulé à l'état étiré sur des bobines suivant un mode de bobinage croisé, après quoi le fil est traité pendant 10 minutes à une atmosphère de vapeur satu- rée à 102 C. L'allongement potentiel du fil est ainsi fortement réduit.
EXEMPL 8
Un fil en téréphtalate de polyéthylèneglycol à 100 deniers surtordu passagrement sur un dispositif de faux retordage et fixé à l'état surtordu est retordu avec un fil traité de la même manière, mais tordu en sens oppo- sé. Le fil retors est amené à passer, à l'état étiré et à une vitesse de 40 m/min., sous une tension de 0,05 g/den. à travers un tube chauffant d'une longueur de 0,2 m et d'un diamètre de 3,5 mm; la température est de 250 C au milieu du tube. On obtient un fil à allongement potentiel fortement réduit.
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