Carburateur pour moteurs à explosions. La présente invention se rapporte à un carburateur pour moteurs à explosions con forme à la revendication du brevet principal N 90381, Ce carburateur est caractérisé en ce que l'injecteur est placé au fond d'un puits dans lequel débouche un conduit d'arrivée d'air auxiliaire muni d'un obturateur dont la position règle l'alimentation en combustible de l'injecteur.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une coupe longitudinale en élévation ; La fig. 2 en est une coupe transversale en élévation; La fig. 3 en est une coupe longitudinale en plan par la ligne III-III de fig. 1; La fig. 4 est une coupe en plan par la la ligne IV-IV de fig. 1, et La fig. 4 est une vue analogue, certains organes étant dans une autre position.
8 est l'injecteur principal, à orifice calibré, qui reçoit le combustible du réservoir à ni veau constant. L'ouverture de sortie de cet injecteur 8 est placée à un niveau inférieur à celui du réservoir à niveau constant.
Au-dessus de Finjecteur et au fond d'un puits est disposée la chambre de mélange préliminaire 4 où se forme l'émulsion d'air et de combustible. Cette chambre communi que à travers le corps principal du carbura teur avec la chambre de mélange principale 3, au moyen de la cheminée de diffusion 2 pourvue sur- tout son pourtour d'orifices 7 qui mettent en communication les chambres 4 et 3. Concentriquement à la cheminée de diffusion 2 et à la chambre 4 se trouve le tube de dépression 6 qui communique avec l'atmosphère par le conduit 5 et ,prolonge, jusqu'au fond du puits, l'entrée d'air auxi liaire.
Entre la cheminée de diffusion et Feutrée dans le moteur se trouve placée la valve d'étranglement 13 dont l'axe 14 est solidaire de l'obturateur 15 (fig. 4) qui ferme, à pleine ouverture de la valve papillon, le conduit de dépression 5.
Dans la chambre 5, au-dessus de l'injec teur principal 8, est pratiqué, dans le corps du carburateur, un conduit 18 à l'extrémité duquel est vissé le gicleur 19 pour la marche titi ralenti. Le conduit 17 (fig. 3) établit la communication entre le gicleur de ralenti et les orifices 16 et 20 placés dans la chambre principale de mélange, à proximité de la valve 13 d'étranglement des gaz lorsque celle-ci est en position de fermeture. L'orifice 16 sert pour l'aspiration et l'orifice 10 pour la com pensation.
A la partie supérieure du carburateur est logée une valve rotative 21 qui est pourvue d'tiii conduit 5 à angle droit et d'une rainure \'6 qui, d'un côté, communique avec le con duit 22 et, de l'autre côté, avec l'orifice 25 donnant passage à l'air atmosphérique pour le réglage au ralenti. Le mouvement angu laire de cette valve est limité par un ergot 28 engagé dans la rainure 27.
L'obturateur 15 possède titi bras 29 dans lequel est vissée une vis de butée 90, avec contre-écrou, laquelle sert ait réglage de la marche à vide et limite les déplacements de la valve d'étranglement des gaz.
Le fonctionnement du carburateur ainsi décrit est le suivant Quand démarre le moteur, la valve d'é tranglement 13 se trouve en position de fer meture presque complète, mais elle laisse un tant soit peu découverte l'ouverture d'aspira tion 16 pour la marche ait ralenti, la forte dépression qui règne autour de cette ouver ture détermine une aspiration d'air pur à tra vers l'orifice de compensation 20 et, en même temps, une succion violente autour du gicleur de combustible 19 agissant pour le ralenti.
Le combustible monte par le conduit 18. .En même temps se produit une dépression dans le conduit 22 dont la valeur pourra être mo difiée selon la position que l'on aura donnée à la valve 21; cette valve fera communiquer plus ou moins librerrient ce conduit 22 avec l'atmosphère par la rainure 25 et l'orifice 26. On comprend qu'il est ainsi possible de régler exactement la dépression autour du gicleur de ralenti 19 et d'obtenir le meilleur résultat pour ce régime de marche.
L'orifice de com pensation 20 a pour objet d'éviter que les variations de dépression entre la marche à, vide et la marche au ralenti sous petites charges ne soient brusques et l'action de cet orifice disparaît quand le bord de la valve d'étranglement se trouve en face de lui.
A mesure que la valve d'étranglement s'ouvre pour augmenter la puissance motrice, la dépression eu face des orifices 16 et 20 diminue, mais elle augmente autour de la cheminée '? en provoquant dans la chambre 4 la formation d'une émulsion du combustible, qui sort par l'injecteur 8, avec l'air qui pé nètre par le conduit 5 et le tube .de dépres sion 6.
Cette émulsion, déjà très pulvérisée, arrive à. la chambre de mélange 3 à, travers les orifices 7. Far suite de la disposition de ces orifices pratiqués sur toute la périphérie de la cheminée, il se produit à l'intérieur de cette dernière une seconde pulvérisation dite à l'action de l'air pénétrant dans la chemine par les orifices 7, faisant face à l'orifice d'entrée de l'air, sur le combustible se trou vant dans cette cheminée.
Dans ces condi tions et par la disposition de l'injecteur noyé 8 et le freinage vigoureux du courant d'air principal sur l'émulsion qui sort par les ori fices 7, on comprend qu'à mesure qu'augmente la vitesse du moteur le rapport existant entre l'air et le combustible diminue en fonction de la vitesse et dans des proportions néces saires pour assurer la marche la plus écono mique du moteur.
2V1ais, comme il est utile de pouvoir ob tenir la puissance maximum à un moment quelconque, à. pleine admission, sans autre man#uvre que celle de la valve d'étrangle ment<B>1-3,</B> on a disposé, dans l'axe de cette dernière, l'obturateur 15 qui, au moment de l'ouverture complète de ladite valve, ferme rapidement le conduit 5 (fig. 4'') faisant dis paraître automatiquement l'action du correc teur et, par conséquent, empêchant l'accu de l'air à la chambre 4.
On augmente ainsi la valeur de la dépression autour de l'injec- teur 8 et par suite la sortie du combustible qui enrichit le mélange de façon à obtenir le dosage le plus approprié à la marche, sous puissance maximum, du moteur. L'amorçage de la chambre 4 et du tube d c>t difficile. par suite des faibles dépres- @iui aux petites vitesses lorsqu'on ouvre ra- pidement la valve d'étranglement.
Afin d'éviter cet inconvénient, on peut pratiquer, dans l'axe de la valve rotative ou correcteur 21, un conduit de petites dimensions qui fournit une quantité d'air constante à la chambre 4, in- dépcndainnient de l'action de l'obturateur 15.