CH104840A - Procédé de préparation d'oxyde ferrique en partant de minerais de fer siliceux. - Google Patents

Procédé de préparation d'oxyde ferrique en partant de minerais de fer siliceux.

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CH104840A
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  Procédé de préparation d'oxyde ferrique en partant de minerais de fer siliceux.    La présente invention a pour objet un  procédé pour le traitement de minerais de fer  siliceux en vue de la production d'oxyde fer  rique pour la fabrication de fer et acier, ce  procédé présentant la particularité qu'on  traite un minerai à oxyde ferrique avec de  l'acide sulfurique pour transformer l'oxyde  ferrique en sulfate ferrique en solution, qu'on  en sépare le résidu siliceux, qu'on déshydrate  le sulfate ferrique et qu'on décompose le Sul  fate ferrique anhydre par la chaleur afin de  produire de l'oxyde ferrique sensiblement  exempt de silice.  



  Ce procédé peut être réalisé, par exemple,  de la manière suivante, en     supposant    qu'il  s'agit, par exemple, d'hématite, ou de     limo-          nite,    contenant en plus de quantités impor  tantes     d'oxyde    ferrique et d'alumine, de fai  bles quantités d'oxydes de nickel et de vana  dium et de phosphore, ainsi qu'une quantité  importante de silice et encore du manganèse:  Le minerai est, autant que possible, tout  d'abord séché et broyé, afin qu'il soit plus    rapidement attaqué par l'acide dans la pre  mière phase du traitement qui va être décrite.  



  Cette première phase consiste à dissoudre  les divers oxydes métalliques dans de l'acide  sulfurique dilué qui est à une température  et à un degré de dilution convenables pour  que la réaction se fasse efficacement et pour  due les sels hydratés soient maintenus en  solution. De bons résultats peuvent être ob  tenus avec de l'acide sulfurique ayant une  densité de     1,35    à     1,45;    la température doit  être égale ou légèrement inférieure à celle  de l'ébullition. Ce traitement est de     pr6fé-          rence    conduit de telle manière que, à la fin,  la solution soit légèrement acide et non pas  neutre.

   Il convient d'agiter le minerai pen  dant cette opération et, à cet effet, l'inven  teur se sert, de préférence, d'un four rotatif.  De cette manière, on évite toute aggloméra  tion du minerai et les oxydes métalliques  qu'il contient sont dissous et maintenus en  solution en totalité.  



  Ce traitement par voie humide est plus  efficace si on le conduit de telle manière que           l'acide    frais vienne agir sur de la, matière       presque    complètement traitée déjà et rie ren  fermant plus, par suite, qu'une très faible  quantité de ses oxydes métalliques non dis  sous, tandis que le minerai brut est tout  d'abord traité par     fle        l'acide    qui a déjà. agi  sur d'autres portions de matière; dans ces  conditions, lorsque l'acide agit sur le mine  rai frais, il est très rapidement amené au de  gré voulu de quasi-neutralité.

   En     d'autres     termes,     pendant    ce traitement par voie  humide, les     substances    liquides et les subs  tances     solides    cheminent dans des directions  opposées. Le résidu solide du traitement est  alors soumis à une série de lavages     pratiqucjs     avec un soin particulier afin que tout l'acide  sulfurique dilué (ou que toute la solution de  sulfates métalliques) soit extrait de la     ma..          tière    siliceuse solide; les eaux de lavage     -sont     mises en réserve pour être ajoutées à. l'acide  sulfurique fort afin de le diluer en vue     des     traitements par voie humide ultérieurs.

   On  évite ainsi la, perte d'une quantité     quelconque     des sels métalliques. Le lavage est     également     conduit de préférence de telle manière     q(ie     l'eau fraîche soit amenée en. contact avec le  résidu qui a déjà été abondamment lavé, tan  dis que le résidu du traitement par voie  humide est d'abord mis en contact avec un  liquide qui a déjà,     servi    au lavage d'un résidu  non lavé ou partiellement lavé.  



  Le traitement; par voie humide et le la  vage peuvent être effectués en     transportant     des quantités de minerais et de résidus d'une  cuve dans une autre cuve; ils     peuvent    être       également    pratiqués en changeant simplement  la. circulation des liquides (réactif et eau de  lavage) afin de les introduire dans l'ordre  voulu dans le réservoir; toutefois, il est pré  férable de     pratiquer    ces opérations dans des  sections d'un four rotatif, l'acide avec     l'eau     étant introduits à l'une -des extrémités de la  section, tandis que le minerai ou résidu sont  introduits par l'autre extrémité.  



  Dans la. phase suivante du procédé, on       transforme    les sels métalliques dissous en       oxy    des solides. Gomme la solution de sulfate  ferrique et des autres sulfates métalliques    est     presque    saturée, la quantité     cl'acicle    sul  furique libre     1-t    d'eau à extraire     pour     convertir les     sulfates    cri     oxydes    est     rela-          tivement;    très faible. lies sel:     mélangés    sons:

         d'abord        rendus        anli-        ydres        soit        par        chauffage,     soit par addition     d'acide    sulfurique concentré.

    Les sels     anhydre::        sont    ensuite soumis à une  température suffisante pour en produire la  décomposition (ou tout au moins pour dé  composer certains d'entre eux) dan: des con  ditions qui     permettent    de recueillir     l'anhy-          -dride    sulfurique     gazeux        dégagé        pendant.    la  décomposition et;

   de le faire passer sur (le  l'acide sulfurique fort dans des tours (le  construction appropriée pour produire un  acide sulfurique     concentré    ou fumant     ayant     une brande valeur, lequel peut être dilué     pour     être utilisé dans des     opérations    ultérieurs,  ou     bien    être     vendu.    Ce mode opératoire     com-          prend    donc une opération de     concentration    de  l'acide sulfurique dilué qui est     plus    écono  mique due le procédé par contact pour la. fa  brication de l'acide     sulfurique;

      de plus, il  permet     d'obtenir    un     acide    concentré à un de  gré plus élevé et par suite     d'obtenir    un pro  duit     ayant    une valeur     marchande    plus     grande.     Pour     pr'oduir'e    cette     décomposition    des sulfates  et pour recueillir l'anhydride sulfurique     -a-          zeux,    on peut faire     passer    les     sulfates    neutres  à travers le tuba     intf'#rieur    d'un four rotatif  chauffé extérieurement.  



  Le fer contenu dans la plupart des mine  rais     siliicux    est en totalité ou presque en to  talité sous la. forme d'oxyde     ferrique    qui,  lorsqu'il a été dissous     dans    l'acide sulfurique,  est transformé en     sulfate    ferrique;

   lors     de    la  décomposition de ce sel, il se     dégage    de l'an  hydride     sulfurique    pur à     l'ét:at        gazeux.    Dans  la plupart<B>(le</B> ces     minerais,    la plus grande  partie des autres constituants métalliques est       également.    sous forme d'oxydes qui, après  avoir été traités par l'acide sulfurique, don  nent des sels<B>ayant</B> les     mêmes        propriétés,     c'est-à-dire des sels qui pendant leur décom  position     dégagent    seulement de l'anhydride  sulfurique.

   La récupération presque totale de  l'acide sulfurique à, l'état de forte concentra  tion, en faisant passer l'anhydride sulfurique      à travers de l'acide sulfurique fort, est pos  sible lorsque tous les     constituants    métalliques       du    minerai peuvent, par dissolution, être  transformés en sulfates du genre précité. Il  est bien entendu toutefois que des minerais  peuvent être soumis à ce traitement, même  si les constituants métalliques sont tels qu'ils  donnent d'autres     sulfa.ts    que ceux dont il a  été parlé plus haut. Dans ce cas, on admet  la perte d'une partie de l'acide sulfurique ou  l'on recourt à d'autres opérations     chimiques     connue., permettant de réduire la perte (le  réactif.

   Par exemple, avec un minerai de fer       contenant    trente pour cent d'oxyde ferrique,  deux pour cent d'oxyde ferreux et une quan  tité importante d'autres oxydes métalliques,  il peut être préférable d'admettre la perte  clé la     quantité    d'acide qui est nécessaire pour  dissoudre le sulfate ferreux, lequel, lors de la  décomposition, dégage de l'anhydride sulfu  reux gazeux qui ne peut pas être récupéré  par simple     ba.rbottabe    dans l'acide sulfurique  fort; il peut être préférable aussi de séparer  et de recueillir l'anhydride sulfurique gazeux  et de le soumettre à des réactions appropriées  pour en     permettre    'la récupération.

   L'oppor  tunité d'adopter l'un ou l'autre de ces moyens  sera, déterminée dans chaque cas particulier  en considérant le coût des réactifs et celui clés       opéralions    supplémentaires pour en réduire la  perte, ainsi que la valeur des métaux     récupé-          rables.    Dans tous les cas, il est essentiel de  récupérer la. plus grande partie de l'acide,  mais cela n'est pas     pratiquement    indispensa  ble, bien que cela puisse être fait avec pres  que tous les minerais (le fer.  



  Dans un minerai renfermant les consti  tuants métalliques particuliers ci-dessus     spé-          cifiés,    il convient (le chauffer les sulfates à  une température     d'environ    650   C, puis (le  mettre à     digérer    la. matière à. traiter dans       l'euu.    Cette opération     provoque    la décom  position des sulfates de fer, d'alumine et clé  vanadium, et du sulfure de phosphore, tan  dis que les sulfates clé nickel et de manganèse  ne se décomposent pas (tant que des tempéra  tures plus élevées n'ont pas été     atteintes)    et  peuvent se dissoudre dans l'eau.

   Si l'on ne    désire pas obtenir     une    séparation complète  du nickel et du manganèse, on peut utiliser  une température plus élevée de telle manière  que     ces        constituants    puissent être décomposés  en totalité ou en partie et qu'ils restent avec  le fer pendant la suite des opérations.  



  Si l'on suppose, au contraire, que l'on  veut obtenir une séparation complète, le  nickel et le manganèse peuvent être séparés  l'un de l'autre par addition ,d'acide     oxalique    à  la solution; la réaction ainsi     produite    déter  mine la formation d'un précipité     d'oxalate    clé  nickel duquel on peut extraire le nickel à la  manière connue. La solution de sulfate de  manganèse restante n'est décomposée, dans le  cas du mélange de sulfates, qu'à une tempé  rature plus élevée et on recueille     de-l'anhy-          dride    sulfurique à l'état gazeux pour la fa  brication d'acide sulfurique en même temps  qu'on produit de l'oxyde de manganèse pur.

    Le nickel et le     manganèse    ont été ainsi sé  parés des autres corps du minerai et obtenus  à. l'état de pureté.  



  Le mélange d'oxydes de fer, d'alumine,  de phosphore et de vanadium est alors repris,  additionné de     carbonate    de soude, puis passé  à travers le tube intérieur d'un four rotatif  clans lequel il est soumis à une température  suffisante pour chasser tout l'acide carboni  que, lequel est recueilli et mis en réserve.  Cette opération n'agit pas sur le fer, qui reste  à l'état d'oxyde, mais     Ea_lumine,    le vanadium  et le phosphore se combinent avec le sodium  pour former de l'aluminate de soude, dut  phosphate de sodium et du     vanadate    de so  dium., qui sont tous trois solubles dans l'eau.  



  Pendant la     phase    suivante du procédé, on  met à digérer dans l'eau le mélange résultant  de la     calcination,    ce qui détermine une nou  velle séparation des constituants métalliques,  l'oxyde de fer restant sous la     forme    solide,  tandis que l'aluminate clé soude, le phosphate  de soude et le     vanadate    de soude se dissolvent.  



  L'oxyde de fer ainsi obtenu est exempt  d'impuretés; en le réduisant par les procédés  habituels, on peut obtenir un fer (ou un  acier) de grande pureté qui, en raison de cette           liureté    même, à. une valeur marchande supé  rieure à. celle des fers (et aciers) ordinaires  du commerce.  



  L'oxyde ferrique pur ainsi     obtenu    peut  être à l'état     d'extrême    .division; il peut     aussi     se présenter sous forme de loupe à moitié  fondue, de dimensions considérables, suivant  la. température à laquelle on a travaillé. On  préfère le produit à. l'état d'extrême division,  en poudre assez fine pour que la plus grande  partie de ce produit puisse être passée à.     tra-          ver:s    u n mouchoir de toile, car c'est l'étai. sous  lequel il se présente quand la matière est sou  mise à, une agitation énergique, ou quand on  la. prépare par la décomposition des sels.  



  De plus, on préfère éviter la réduction  habituelle préalable par fusion dans un     haut-          fourneau,    suivie du     chauffage    de la fonte  produite dans un four à sole ouverte ou au  four à acier, et, à, la place de ce traitement  en deux fois, produire l'acier directement au  four électrique.

   L'oxyde à l'état d'extrême  division ne convient pas pour le traitement       î        au        lin        ut-fourneau        ou        dans        tout        autre        four     dans lequel la matière pénétrant dans l'appa  reil rencontre un fort courant gazeux, car  une quantité trop grande de matière serait       perdue    dans les carneaux.

   Mais cet. oxyde       ferrique    très divisé peut être réduit totale  ment ou     partiellement    dans un four     rotatif,     puis fondu au four électrique, ou encore être  réduit et fondu au four électrique. Le four       rotatif    et le four électrique peuvent être ob  turés hermétiquement afin que l'oxyde     cli-          v        isé    puisse être utilisé avec un     avantage     marqué, la réduction et la     fusion    se faisant  beaucoup plus rapidement lorsque la matière  traitée est à l'état de fine division.

   Par suite,  la,     proclucti,)n    d'une manière économique de  cet     oxyde    ferrique pur à l'état de fine divi  sion par le procédé décrit-, offre l'avantage       de    fournir une substance qui     peut    être ra  pidement et. économiquement réduite dans un  four rotatif, puis transformée en acier de  grande pureté dans un four électrique, avec  suppression des     cofiteuses        opérations    inter  médiaires de fusion habituellement     prati-          qu6es    jusqu'ici.

      Un antre     nioch#    qui peut être appliqué  pour réduire     l'oxè-de    ferrique pulvérulent       consiste    à.     l'introduire    dan; un     haut-fourneau     différant de ceux     qui    sont actuellement con  nus par ce fait que les gaz sont     introduits    à  la partie     supérieure    du four de telle manière  due le courant     gazeux        s'@@tablisse    de haut en  bas et qu'il     entraîne    la     poudr-    vers la zone  de fusion;

   on     c#vite    ainsi lus     pertes    dans     lu,          carneaux.    Dans ce four. l'air et     l'oxyde    de       ciirbone    sont     ini-i-oduits    à la, partie     si-tpé-          rieure,

      de même due l'oxyde     ferrictu!#        nié-          langé    au     eoliu.    ou autre matière     charbonneuse.     L'introduction     d'air        soufflé    se fait     immédia-          tement        au-dessus    de la zone de fusion.

   Dans  la. moitié     supérieure    d'un tel four, il se pro  duit un     chauffage    et: une réduction     progres-          sifs    de l'oxyde     av-e        dégagement        d'acide    car  bonique.     Dans    la partie inférieure du four,  la température du     fusion    est atteinte, l'acide  carbonique ,est     transformé    en oxyde     de    car  bone et la matière fondue peut être recueillie  à. la partie     inférieure    du fourneau;

   elle peut  aussi, dès     que    la fusion a lieu. être     trans-          portée    dans un     four        suparé    pour la prépara  tion de     l'aeier,    ce four étant chauffé en     toia-          lité    ou en partie au moyen de l'oxyde de  carbone chaud quittant le     haut-fourneau   <B>il</B>  sa partie inférieure.

   Le four qui vient     d'être     décrit convient tout     particulièrement        bieci     pour la,     réduction    ut la     fusion    de     l'oxyde    fer  rique produit par le     1rocf#dP#    faisant     l'olijr.t     (le l'invention et il:

       est    préférable de faire  usage de     ces    fours     liluiîii        due    de fondre di  rectement air four     électrique    cri premier lieu,  toutes les fois     qut-    le procédé n'a lias     été    con  duit jusqu'à     1 < i        production    de l'oxyde ferri  que pur.  



       L'oxyde    ferrique     produit    par le procéda  faisant     l'obj--t    de l'invention peut toutefois  être traité dans les     installations    habituelles.  pour la.     prodnetion    du     ff,r    et     de    l'acier à. la  place des minerai:

       du        f,@r        pauvres    actuelle  ment     employf@s.        Dans    ce     vas,    il est préfé  rable de produire     l'oxyde        îi    l'état calciné ou       d'agglomérer        bi        poudre    en é levant la     i-em-          pérature        après        olitc@rifion    (le l'oxyde à     l'étrd     pulvérulent.

        La solution     d'aluminate    de soude, de  phosphate de soude et de     vanadate    de soude  est traitée pour obtenir la séparation de ces  corps. En faisant passer     @de    l'anhydride car  bonique à travers le liquide, l'alumine de  l'aluminate de soude est précitée sous forme  d'hydrate d'alumine et l'anhydride carboni  que se combine avec la. soude pour former du  carbonate de sodium; on récupère ainsi, pour  une opération ultérieure, la plus grande par  tie du carbonate de soude utilisé dans la  phase préalable de calcination; les minerais  dont il est question renferment toujours des  quantités plus grandes d'alumine que     d3     phosphore ou de vanadium.

   L'hydrate d'alu  mine se précipite de la solution, tandis que  le phosphate et le     vanadate    de sodium restent  dissous. L'hydrate d'alumine peut être fa  cilement calciné     dans    un four tournant pour  produire de l'alumine pure; celle-ci à son  tour peut être réduite par électrolyse à la  manière habituelle pour la production d'alu  minium pur.  



  En calcinant. la solution de phosphate et       de        va.nada.te    de soude à une température  d'environ 650   et en mettant à     digérer    le  mélange dans l'eau, on obtient la dissolution  du     vanadate    de soude. Le phosphate de soude  reste comme résidu.  



  Au moyen du procédé qui vient d'être  décrit, on peut obtenir chacun des consti  tuants métalliques du minerai, sans aucun  mélange avec les autres constituants. Les  réactifs utilisés ont été récupérés, l'acide     sul-          funique    étant récupéré à un état de     concen-          tration    très grande et par suite sous une forme  telle qu'il ait une valeur marchande plus  grande. Le     procédé    peut être mis en.     aeuvre     avec une faible dépense de main     d'aeuvre    et       dans    des conditions telles que les pertes de  chaleur se trouvent réduites au     minimum.     



  Un     autre    avantage (lu procédé est qu'il  permet     d'obtenir    de la     sil-:ce    pure provenant  du premier     traitement    par voie humide, silice  qui trouve son emploi dans la. fonderie d'a  cier et .pour la     fabrication    d'alliages tels que  le     ferro-silicitun.       Au lieu de décomposer d'abord les sul  fates mélangés, et notamment lorsque le  minerai contient une grande quantité d'alu  mine, il convient parfois de mettre à digérer  rapidement dans l'eau les sulfates anhydres  mélangés, car-on a reconnu que le sulfate  anhydre d'aluminium est moins soluble dans  l'eau, pendant un court intervalle de temps,  que les sulfates -de fer et de manganèse.

    Cette solubilité différente des sulfates de fer  et de manganèse, d'une part, et du sulfate  d'aluminium, d'autre part, peut être utilisée  pour obtenir de l'alumine pure en agitant le  mélange dans l'eau jusqu'à ce que les sul  fates de fer, de manganèse et de zinc se  soient dissous presque complètement. Pen  dant ce temps, une partie du sulfate d'alu  minium s'est également dissoute, mais la plus  grande partie reste à l'état solide. Cette der  nière partie du sulfate d'aluminium peut  être extraite et     soigneusement    lavée, ce qui  donne .du sulfate d'aluminium pur. Ce der  nier peut être décomposé, avec récupération  de l'acide sulfurique, de la manière précé  demment décrite, pour le mélange de sulfates.

    L'alumine qui reste peut être récupérée par  la phase, précédemment décrite, de la calci  nation avec la soude; on peut également la       laisser    avec le fer, si on le désire, auquel cas  elle est     éliminée    ultérieurement sous forme  de scorie.  



  Le mélange d'oxydes, exempt de silice,  ainsi obtenu par la décomposition du mé  lange des sulfates,     constitue    un produit     in-          clustriel    nouveau qui trouve une application  particulièrement intéressante dans la fabri  cation du fer, de l'aluminium et des autres  métaux. Ce produit est un mélange d'oxydes  préparés chimiquement, semblable à celui  que renfermait le minerai, mais     exempt    de  silice;     il    -est le résultat d'une première trans  formation des oxydes du minerai en sels, pro  duits de la     décomposition]    de ces derniers.

    Aucun minerai existant, à l'état naturel, ne  renferme un mélange de tels oxydes sans si  lice, sauf peut être de menus fragments de mi  nerai ayant une pureté exceptionnelle qui  peuvent être trouvés dans des grandes masses      de minerai; mais de tels menus     fra5ments     épars n'ont aucune valeur pratique.     Au     point de vue physique, ce produit diffère des  matières     existant    déjà, y compris les minerais,       par    des caractères qui permettent de les en       distinguer    aisément..

   Lorsque le produit est  obtenu à l'état de brande division, sa. finesse  impalpable est suffisante, tout au moins dans  la.     plupart    des cas, pour le     distinguer;    (le  plus, sa couleur bleue ou     bleu-noire,    .due au       chauffage,    est une autre     caractéristique    dis  tinctive.

   La     substance    qui ressemble le plus  mi produit fin est peut être l'ocre(     broy(#e     pour la<B>,</B> peinture, surtout lorsqu'elle a été       traitée    de manière à en changer la couleur,  vrais     l'oeil    et le toucher     exercés    peuvent fa  cilement     déternriirer    la     différence    résultant  dus     impuretés    (lui     existent    toujours dans les       clercs    destinées à la,     peinture.    Lorsque le pro  duit est à l'état calciné ou     demi-fondu,    il a  une couleur bleue caractéristique,

   due au  chauffage subi, couleur qui le distingue no  tamment de tous minerais connus ou (le tous  autres composés métalliques artificiels égale  ment connus.  



  Au lieu de séparer tout ou     partie    de  l'alumine par une calcination ou par le pro  cédé fondé sur les solubilités différentes, ou       encore    par la combinaison de ces deux pro  <B>cédés,</B> ainsi que cela a été décrit précédem  ment, on peut séparer l'alumine en provo  quant la combinaison du sulfate d'alumine       avec    la. potasse, pendant le traitement préala  ble par voie humide, afin de produire de  l'alun de potasse. Dans ce but, on peut ajou  ter de la     potasse    en quantité convenable à la.  liqueur d'acide sulfurique.

   Un acide suffi  samment dilué pour pouvoir être     utilise',     dans le traitement préliminaire par voie     l1.u-          mide    contient assez d'eau pour que l'opéra  tion puisse être effectuée en produisant de  l'alun de potasse ayant pour formule:       (S0@)3A12    .     S'04K=        +        24H20.     



  L'alun de potasse ainsi formé cristallise  dans la     solution,    lorsqu'elle est froide, après  que la silice a. été séparée par filtration.  Lorsque les cristaux d'alun de potasse ont  été complètement extraits de la solution,    l'eau de cristallisation est chassée et l'on  ajoute de     l'acid:-        sulfurique    fort qui     dissout     le sulfate de     potasse    en     permettant        d'uxtraire     le sulfate     anhydre    d'alumine sous     forisie    de  poudre     blanche;

      celle-ci     e,t        en#suife        r#al@in@-(@,     ce qui donne de l'acide     sulfurique        r@(1ipéré     et     de.    l'alumine pure.  



  On remarquera (lue, bien     rlru-        ce,    mode de       procéder        comporte        l'addition,    au minerai, (lu  potasse,     c'e@t-ài-dir@    (l'un réactif     coîücux,    il  n'en résulte pas une     (1(@p(#ne        prolril;iiive        puis-          (lue    la potasse peut:     êllre        récupérée    pour être       utilisée    à     nouveau.     



  Cette façon     rte        procéder    et.     particulière-          ment    utile pour le     trait(-nient    de certains       minerais,    tels que la     glauconie    ou les sables       verts.    qui     contiennent    (le fortes     proportions     (le potasse ainsi     (111c    le l'alumine et du fer.

    Les sables     verts        ezlt('rlt    un     :randes        quantités     et; on n'a pas pu en tirer parti     jusqu'ici    pour  la     production    de     f(.1    ou acier.

   La présence  clé     proportions    importantes de potasse et d'a  lumine     dan:    les sables verts permet de pro  duire     éronoiniqueinent    à la fois la     potasse     et     l'alumine,    sans     aucune        addition    au mine  rai, sauf, dans certains cas     particulier:.    une  addition (le potasse ou d'alumine ayant pour  effet de réaliser la. relation convenable     entre     ces corps pour leur     permettre    de     critalli,f@r          sous    la. forme d'alun de     potassr#.     



  La. plupart des minerais auxquels est ap  plicable le procédé faisant l'objet de l'inven  tion     contiennent    de l'oxyde de zinc. Il n'y a.  pas lieu d'en faire une mention     spéciale    car  il n'est pas nécessaire de recourir à un trai  tement particulier pour en faire la. sépara  tion. L'oxyde de zinc reste avec l'oxyde de  fer pendant tout de traitement et, ainsi que  cela est bien connu, il peut, après avoir été  réduit avec le fer, cri être séparé sous la  forme d'oxyde recueilli dans une chambre  froide     ménagée    sur le système de     carneaux     du four dans lequel est faite la. réduction de  l'oxyde de fer.  



  Presque tous les minerais de fer peuvent  être soumis au traitement ci-dessus décrit par  l'acide sulfurique, suivi par des réactions de       différenciation    connues des chimistes comme      étant applicables aux métaux particuliers  considérés.     Certains    minerais sulfurés peu  vent être tout d'abord traités à la manière  habituelle, pour transformer le sulfure en  oxyde de manière à produire une     substance          convenant    pour le traitement par l'acide sul  furique.  



  La pratique a montré que le traitement  par l'acide sulfurique, suivi d'une filtration,  (le la récupération de l'acide sulfurique et de  la. décomposition de sels, est particulière  ment avantageux non seulement parce que les  métaux peuvent être     obtenus    à l'état de  pureté. mais     aussi    en raison de la grande       valeur    de l'acide sulfurique concentré qui est  produit.

Claims (1)

  1. RE\ D_NDICATION Procédé pour le traitement de minerais de fer siliceux en vue de la production d'oxyde ferrique pour la. fabrication de fer et acier, eara.etérisé cil ce qu'on traite un minerai à oxyde ferrique avec de l'acide sul furique pour transformer l'oxyde ferrique en sulfate ferrique en solution, qu'on en sé pare le résidu siliceux, qu'on déshydrate le sulfate ferrique et qu'on décompose le sul fate ferrique anhydre par la. chaleur afin de produire de l'oxyde ferrique sensiblement exempt de silice.
    SOUS-II.D\ E@DICATIO-NS 1 Procéclo suivant la revendication, carac térisé en ce que le gaz SC', développé pen dant la .décomposition du sulfate ferrique est absorbé par de l'acide sulfurique fort pour obtenir de l'acide sulfurique fortement concentré.
    2 Procédé suivant la revendication pour le traitement de minerais contenant encore des éléments dont les oxydes sont suscep tibles de former des sels solubles avec les alcalis, caractérisé en ce que, après la dé composition du sulfate ferrique, l'oxyde ferrique est séparé .de ces oxydes par cal ' cination au moyen d'un alcali pour trans former ceux--,,i en sels solubles clans l'eau, sans affecter l'oxyde ferrique. 3 Procédé suivant la revendication et la sous revendication 2, caractérisé en ce qu'on emploie comme alcali du carbonate de so dium.
    .t Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'après que le sulfate ferrique a. .été décomposé, l'oxyde ferrique est sé paré d'autres oxydes métalliques par des moyens d'extraction permettant d'obtenir de l'oxyde ferrique d'un haut degré de pureté. 5 Procédé suivant la revendication, pour le traitement de minerais de fer contenant du nickel et du manganèse, caractérisé en ce que le sulfate ferrique -est décomposé à une température au-dessous de celle qui est né cessaire pour la. décomposition des sulfates de manganèse et de nickel qui sont séparés de l'oxyde ferrique.
    G Procédé suivant la revendication, pour le traitement de minerais de fer riches en alumine, caractérisé en ce que, avant la déshydratation du sulfate ferrique, on fait cristalliser de l'alun -de potasse de la. so lution et qu'on l'en sépare ensuite. .
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