Appareil permettant de déterminer la consistance des cigarettes dans les machines à fabriquer les cigarettes. La présente invention se rapporte à un appareil permettant de déterminer la consis tance des cigarettes dans les machines à fabriquer les cigarettes, qui permet à l'opéra teur de se rendre rapidement compte, de temps en temps, si la machine placée sous sa surveillance produit des cigarettes de la consistance désirée.
Il est essentiel, dans la fabrication des cigarettes, de maintenir dans la densité du tabac une valeur convenable, qui évitera les inconvénients sérieux qui se produisent lors que le tabac est roulé soit de manière trop serrée, soit de manière trop lâche. Il est bien connu que lorsque des cigarettes sont roulées de manière trop serrée, elles ne "tirent" pas bien, tandis que des cigarettes roulées de ma nière trop lâche donnent également lieu à des inconvénients.
II a jusqu'ici été de pratique courante, pour le surveillant d'une machine à fabriquer des cigarettes, de peser périodiquement un certain nombre de cigarettes correspondant à 25 ou 50 gr environ et de compter ensuite le nombre de cigarettes par 25 gr, dans le but de déterminer si la machine fonctionne de manière convenable. Un tel mode d'essai du fonctionnement convenable de la machine dépend entièrement du personnel.
Par contre, avec, l'appareil suivant l'in vention, la consistance des cigarettes fabri-_ quées peut être plus facilement et rapidement déterminée qu'il n'est possible avec le mode d'essai actuellement employé.
L'appareil suivant l'invention comprend nu dispositif enregistreur pour enregistrer le nombre total de cigarettes fabriquées par la machine pendant une période de temps dé terminée et un dispositif de contrôle destiné à indiquer périodiquement le poids des ciga rettes fabriquées pendant cette période de temps.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention La fig. 1 est une vue en élévation de face de l'ensemble de l'appareil ; La fig. 2 est une vue en élévation de côté de la fi g.1, vue dans la direction de la flèche A, c'est-à-dire de droite sur la fig. 1 ; La fig. 3 est une vue en élévation de côté de la fig. 1, en regardant dans la direction de la flèche B, c'est-à-dire de gauche sur la fig. 1; La fig. 4 est une vue de détail en éléva tion de face d'un mécanisme compteur;
La fig. 5 est une vue en plan de la fig. 4; La fig. 6 est une vue d'une partie du iné- eanisme compteur; La fig. 7 représente un mécanisme d'a vancement de carte d'enregistrement; Les fig. 8, 9 et 10 sont des vues de dé tail du mécanisme qui actionne le dispositif enregistreur;
Les fig. 11 et 12 sont des vues de détail d'un bras enregistreur d'un mécanisme peseur; La fig. 13 est une vue partielle en coupe transversale suivant la ligne C-Cde la fig. 5; La fig. 14 est une vue partielle d'un mé canisme à came qui actionne une paroi la térale mobile d'une trémie à cigarettes, et La fig. 15 représente une partie de la carte sur laquelle des poids ou des indica tions équivalentes sont automatiquement en registrés.
L'appareil représenté comprend Lin méca nisme compteur, qui est représenté cri détail sur la fig. 4; et un mécanisme peseur et en registreur combiné, relié impérativement au mécanisme compteur, de telle manière qu'un nombre déterminé de cigarettes puisse être automatiquement compté, et que ces cigarettes puissent être enlevées d'une charge ou tas de cigarettes, être pesées et que leur poids ou une indication équivalente puisse être auto matiquement enregistré sur une carte.
L'appareil est actionné à partir d'un arbre principal 1 sur lequel est fixée une poulie 2, actionnée au moyen d'une courroie 3 à partir de la commande principale de la machine à fabriquer les cigarettes.
L'arbre 1 porte une vis saris fin 4 se trou vant en prise avec la roue hélicoïdale 5 montée sur un arbre 6, disposé à angle droit par rapport à l'arbre 1. Cet arbre 6 porte à urne extrémité une roue dentée à chaîne 7 qui actionne une roue dentée à chaîne 8 par l'in termédiaire d'une chaîne 9. La roue à chaîne 8 est montée sur un arbre 10 (fig. 13), qui porte le tambour compteur 11. ((fig. 1).
Sur un prolongement de l'arbre 6 est monté un rouleau moleté ou cannelé 12 (fig. 2), dont la périphérie est située dans le voisinage immédiat de la périphérie du tambour comp teur 11. A l'extrémité de l'arbre 6, qui est éloignée du rouleau cannelé 12, est montée une vis sans fin 13 destinée à venir en prise avec une roue hélicoïdale 14, fixée sur un arbre vertical 15 tourillonné dans des paliers crapaudines 16, 17.
L'arbre 15 porte à son extrémité supé rieure une vis saris fin 1.8, qui engrène avec la roue hélicoïdale 19, fixée sur un arbre 20 disposé à angle droit par rapport à l'arbre 15.
Sur l'extrémité libre de l'arbre 20 est montée une vis saris fin 21, qui engrène avec urne roue hélicoïdale 22, fixée sur l'arbre 23 d'un rouleau d'alimentation 24. L'arbre 23 est tourillonné dans une console 25, fixée sur une console verticale 26, montée sur le bâti qui porte le mécanisme compteur.
Dans la console 25 est tourillonné un se cond rouleau 27, qui est disposé de manière à pouvoir être amené en engagement de fric tion avec le rouleau 24. Les rouleaux 24 et 27 sont animés d'un mouvement continu de rotation par l'intermédiaire de l'arbre 15 à partir de la commande principale de la ma chine à fabriquer les cigarettes. Les rouleaux 24 et 27 sont destinés à faire avancer une bande de papier, à partir d'une bobine 28 montée sur un arbre 28 ', en la faisant passer au-dessus d'une table ou plateforme 93 (fig. 7) dont le bord avant peut être dentelé pour faciliter le déchirement de la bande.
La bande de papier, dont son trajet vers les rouleaux d'alimentation 24 et 27, passe autour d'un guide 39 (fig. 7), entre les pièces 30 et 31 fixées à tir) levier oscillant 32, monté sur l'arbre 33. Cet arbre 33 est relié à un levier 34 (fig. 2 et 3), qui est relié par l'intermé diaire d'une bielle 35 à un bras oscillant 36, disposé de manière à pouvoir pivoter en son milieu autour de l'axe-pivot 37.
Le bras oscillant 36 porte à son extré mité libre un galet 38, qui est disposé entre les faces d'une came cylindrique double 39. Cette came 39 est montée librement sur l'arbre 15 et est maintenue au moyen d'un ressort 43 cri contact avec une rondelle en fibre 40, placée entre la came 39 et un col lier 45 fixé sur l'arbre 15.
La partie supérieure de la came 39 est repoussée en contact avec une rondelle en fibre 41, placée entre l'élément supérieur de la carne 39 et un collier 42, qui est monté de manière à pouvoir coulisser, mais sans tourner, sur l'arbre 15. L'élément inférieur de la came 39 est muni d'une oreille radiale 46, qui est disposée de manière à se trouver dans le trajet d'un doigt 47, fixé sur un arbre 48, tourillonné dans des paliers 49 et 50 mé nagés dans la console de forme triangulaire 26 du bâti. L'arbre 48 est disposé de ma nière à pouvoir coulisser suivant son axe dans les paliers 49 et 50.
Cet arbre 48 porte, à son extrémité éloignée du doigt 47, un levier 51 (fig. 1) dont l'extrémité libre est reliée à une bielle 52, qui est elle-même reliée à un levier 53, pivoté sur un axe 54 et muni d'un bras 55, dirigé vers le bas (fig. 6), dont l'ex trémité libre est située dans le trajet d'un galet 56 porté par une face d'extrémité du tambour 11.
L'extrémité du levier 53 est reliée à un ressort 57, qui tend à tirer le levier vers le haut et à amener le doigt 47 hors du trajet de l'oreille 46 sur la came 39. L'extrémité libre du levier 53 est en outre disposée de façon à venir en engagement avec un loquet 58, articulé en 59 et rappelé vers le levier 53 par le ressort 60, de sorte qu'en temps normal le loquet 58 maintient le levier 53 dans la position représentée sur la fig. 1.
L'arbre 48 est en temps normal rappelé vers la droite par un ressort de compression 61, placé entre le levier 51 et le palier 50. Lorsque le doigt 47 n'est pas en engage- ment ave l'oreille 46 et que le levier 53 se trouve dans la position représentée sur la fig. 1, le ressort 61 rappelle l'arbre 48 vers la droite jusqu'à ce que la butée 63 appuie contre le palier 49 et que le goujon 64 sur la butée 63 soit placé au-dessus de la sur face du palier 49. Dans cette position, l'ar bre 48 est empêché de tourner autour de son axe jusqu'à ce qu'il ait été déplacé axiale- ment par l'action de l'oreille 46 sur le doig 47.
L'arbre 10 (fig. 13), qui porte le tambour 11, est assemblé au bâti latéral 65 (fig. 3). Cet arbre 10 porte une roue à rochet 66 (fig. L3), qui. est fixée à la roue à chaîne 8 mentionnée précédemment. Sur le tambour 11 est pivoté un cliquet 67, destiné à venir en prise avec la roue à rochet 66. Le tambour 11 est monté librement sur l'arbre 10 et est disposé de manière à pouvoir être entraîné par la roue à rochet 66 par l'intermédiaire du cliquet 67, qui est repoussé en prise avec les dents de cette roue à rochet Par un res sort 68.
Sur ce cliquet 67 (fig. 6) est monté un goujon 69, qui est disposé de manière à venir en engagement avec le levier 53 mentionné ci-dessus, de faon à dégager le cliquet 67 de la roue 66 après que le tambour 11 a par couru une distance angulaire déterminée d'a vance. Le tambour 11 comporte une série de cannelures 70, disposées de manière à passer par dessous l'ouverture de distribution d'une trémie destinée à recevoir les cigarettes.
Cette trémie est de préférence munie d'une paroi latérale fixe 71, d'une plaque de base articulée 72 et d'une paroi latérale mobile 73. La plaque de base articulée 72 est disposée de manière à pouvoir basculer autour de l'axe 74 et à pouvoir venir en engagement à son extrémité libre avec un goujon de retenue 75 (fig. 4), fixé à un levier coudé 76, pivoté sur un axe 77, dont l'extrémité libre est située dans le trajet du galet 56 mentionné précé demment.
La paroi latérale mobile 73 de la trémie est montée sur un arbre 78 et est repoussée vers l'intérieur par un ressort 79. Sur l'une des faces de cette paroi latérale mobile 73 est fixé un galet 80 (fig. 14), qui est disposé de manière à pouvoir rouler sur l'une des faces d'extrémité du tambour cannelé 11 et à venir périodiquement en engagement avec titi bossage ou partie surélevée 81 ménagée sur cette face du tambour, de manière à dé placer la paroi latérale 73 de la trémie vers l'extérieur, en surmontant l'action du ressort 79, et à permettre ensuite au ressort de ra mener cette paroi latérale 73 de la trémie dans sa position normale.
Le tambour cannelé 11 est destiné à re cevoir des cigarettes à partir de la trémie mentionnée ci-dessus et à les distribuer une à une dans un plan incliné ou couloir 82. Ce couloir 82 est muni d'une plaque de retenue 82z', pivotée sur un axe 821, et destinée à re tenir chaque cigarette sur le couloir jusqu'à ce que toutes les cigarettes aient été distri buées par le tambour. La plaque de retenue 89a est destinée à rendre libres les cigarettes, automatiquement, sous l'action d'un bras 82#1, fixé à l'axe<B>820</B> et qui est animé d'un mou vement d'oscillation par le galet 56 (fig. 4).
après que toutes les cigarettes ont été ame nées sur le couloir 82, de manière à déplacer vers le haut la plaque de retenue 82a. (lette plaque de retenue peut, s'il est nécessaire, être actionnée à la main au moyen d'une poignée 821, reliée à l'axe 82 .
Un plateau en forme de cuvette 83 est relié, au moyen de bras 84, à un fléau de balances 85 (fig. 1). Les bras 84 sont dis posés de manière à pouvoir osciller autour d'un couteau 86. Le fléau 85 est disposé de manière à pouvoir osciller autour d'un cou teau 87 et est maintenu dans une position d'équilibre au moyen d'un contrepoids 88.
Au milieu du fléau 85 est monté titi bras équi libré 89, destiné à amener la pointe d'aiguille 90, montée de manière flexible, dans le voi sinage immédiat du levier oscillant 32 ; cette pointe d'aiguille est destinée à appuyer contre une surface de support 91, de telle manière que lorsque le levier oscillant 32 .mène la feuille de papier contre la pointe d'aiguille 90, le couteau du bras équilibré 89 n'est soumis à aucune poussée latérale qui pourrait lui être communiquée par le papier.
En outre, l'index 94 est relié au fléau 85 et est disposé de manière à pouvoir se déplacer le long de l'échelle graduée 95, pour indiquer à l'opéra teur le degré de consistance des cigarettes soumises à l'essai. Le tambour 11 est de pré férence muni d'un frein 92, qui appuie sur la surface cylindrique du tambour, pour ame ner celui-ci à l'état de repos à la fin de chaque révolution complète.
Comme représenté sur la fig. <B>15,</B> la carte d'enregistrement d'indications de pesée ou autres est munie d'une ligne de références, qui est représentée en traits interrompus et est destinée à montrer la position zéro de l'aiguille 90.
Pour obvier à la nécessité de l'alignement exact de la bande de papier, de façon à assurer que l'aiguille se trouve tou jours plaeée en regard de la ligne de réfé rences lorsqu"elle se trouve dans la position zéro, il est de préférence prévu une aiguille fixe 20, qui, dans le fonctionnement conve nable de l'appareil, perforera la bande de papier constamment le long de la ligne de référence, et qui indiquera toute variation dans le trajet de la bande, si celle-ci venait à se déplacer latéralement,
tout en continuant à indiquer si les cigarettes fabriquées ont un poids convenable.
Le fonctionnement de l'appareil décrit est le suivant: Lorsqu'une machine à fabriquer les cigarettes, à laquelle l'appareil est relié impérativement, est mise et) marche, la poulie 2 actionne l'arbre 15, qui à sort tour fait tourner l'arbre 20 et produit un déroulement continu de la bande<B>(le</B> papier, qui comprend la carte enregistreuse, à partir de la bobine 28 par les rouleaux 24 et<B>'227.</B> Le mouvement de rotation des rouleaux 24 et 27 dépend de la vitesse de marche de la machine à fabri quer les cigarettes,
et par conséquent la lon gueur de la bande de papier fournie par les rouleaux en un jour quelconque donne une in dication grossière du nombre de cigarettes qui ont été fabriquées par la machine. Un surveillant en chef, en examinant la carte enregistreuse, peut ainsi s'assurer si la ma- chine fonctionne convenablement et, en outre, régler le débit des machines placées sous sa surveillance, sans obtenir aucune indication des surveillants particuliers. Le surveillant particulier, préposé à une machine à fabriquer les cigarettes, en vue de vérifier la consis tance des cigarettes fabriquées, prend pério diquement une poignée de cigarettes sur les courroies distributrices et les iirtroduit dans la trémie de l'appareil.
L'opérateur déplace ensuite le loquet 58 vers l'extérieur, de ma nière à le dégager de l'extrémité du levier 53. Lorsque le levier 53 est rendu libre, le res sort 57 déplace celui-ci vers le haut et, par l'intermédiaire des bielles 52 et 51, fait tour ner l'arbre 48 autour de son axe. En outre, le déplacement du levier 53 vers le haut amène celui: ci hors d'engagement avec le goujon 69 sur le cliquet 67 et permet au cliquet 67 d'être amené en prise avec la roue à rochet 66, animée d'un mouvement continu de rotation.
Lorsque le cliquet 67 vient en prise avec la roue à rochet 66, le tambour 11 commence à tourner autour de son axe, et le bossage ou surface de came 81 sur l'une des faces d'extrémité du tambour produit momen tanément le déplacement de la paroi latérale mobile de la trémie qui, lors de son retour, appuie les extrémités des cigarettes contre la paroi latérale fixe de la trémie.
Le mouvement de. rotation du tambour 11, en se poursuivant, amène les cannelures, for mées à la périphérie de celui-ci, en dessous de l'ouverture de distribution de la trémie, et, sous l'action du rouleau cannelé 12, une ci garette est distribuée dans chaque cannelure ou rainure du tambour. Lorsque le tambour tourne, le galet 56 monté sur celui-ci vient en engagement avec l'extrémité libre du bras 55, de façon à dé placer le levier 53 vers le bas autour de son pivot, pour ramener le loquet 58 en place et, par l'intermédiaire des bielles 52 et 51, faire tourner à nouveau l'arbre 48 autour de son axe et le ramener dans sa position initiale.
Lorsque les cigarettes sont entraînées en avant par le tambour cannelé, une extrémité en forme de fourche du couloir ou plan in cliné 82 enlève les cigarettes du tambour, et la plaque de retenue 821, maintient les ciga rettes sur le couloir.
Lorsque les cigarettes, en nombre déterminé d'avance, ont été dis tribuées par le tambour sur le couloir 82, le galet 56 sur le tambour vient en engagement avec le bras 82d et rend libre la plaque de retenue 8211, de faon à permettre aux ciga rettes de tomber dans le plateau 83; le gou jon 69 sur le cliquet 67 vient en engagement avec le levier 53, de faon à amener le cli- quet 67 hors de prise avec la roue à rochet 66 et à débrayer ainsi le tambour d'avec la commande principale, le frein 92 produisant ensuite l'arrêt du tambour.
Lorsque les cigarettes ont été déposées dans le plateau 83, le fléau de balance 85 se déplace autour du couteau 87 et le bras équilibré 89 subit un déplacement angulaire.
Dès que le levier 53 est rendu libre par le cliquet 58, l'arbre 48 tourne autour de son axe, de façon à amener le doigt 47 hors du trajet de l'oreille 46 sur la came 39. La came 39 est ensuite animée d'un mouvement de rotation par l'arbre 15 et, après que le nombre déterminé de cigarettes a été pesé et que le bras équilibré 89 est déplacé, la came 39 fait osciller le bras 36 de manière à dé placer momentanément la bande de papier portée par le bras oscillant 32 et à l'amener en engagement avec les pointes d'aiguilles 90 et 90a; un enregistrement permanent du poids des cigarettes soumises à l'essai est ainsi effectué sur la carte.
Immédiatement après que le nombre dé siré de cigarettes a été enlevé de la trémie par le tambour 11, le galet 56 est disposé de manière à venir en engagement avec le levier coudé 76, de<B>,</B> façon à rendre libre la plaque de base mobile 72 de la trémie et à permettre aux cigarettes en excès contenues dans la trémie de tomber de celle-ci, après quoi l'opérateur replace la plaque de base mobile dans sa position initiale, de façon à la remettre en place pour une opération de pesée suivante. Par suite du fait que la bande de papier est entraînée et avance très lentement entre les rouleaux d'alimentation 24 et 27, il est nécessaire de faire en sorte que deux opéra tions de pesée ne puissent pas être enregis trées en une succession rapide.
Par exemple, si un surveillant voulait essayer de peser une nouvelle quantité de cigarettes immédiatement après avoir enregistré le poids d'une quantité précédente, la bande de papier ne se serait pas déplacée suffisamment pour donner deux lectures distinctes. Par conséquent, pour être certain qu'un intervalle de temps minimum s'écoule entre deux opérations de pesée con sécutives, l'arbre 48 est monté de manière à pouvoir coulisser suivant son axe, et le res sort 61 tend normalement à déplacer l'arbre vers la droite. Par suite, lorsque le levier 53 est déplacé vers le bas après que le tambour a été mis en mouvement, l'arbre 48 tourne de façon à amener le doigt 47 à nouveau dans le trajet de l'oreille 46 de la came 39.
Dès que le goujon 64 cesse d'être en enga gement avec le côté du palier 49, le ressort 61 déplace l'arbre 48 vers la droite, et le goujon 64 repose sur la partie supérieure du palier 49. On verra par suite que jusqu'à ce que l'oreille 46 de la came 39 déplace l'arbre 48 vers la gauche, il est impossible que le levier 53 se déplace vers le haut et libère le cliquet 67 de façon à mettre le tambour 11 en mouvement. On remarquera par suite que la came 39 doit effectuer une révolution com plète avant qu'une seconde opération de pesée puisse être effectuée.
Lorsque la came 39 a parcouru un tour complet, l'oreille 46 dépla cera l'arbre 48 vers la gauche, et dès que le goujon 64 cessera d'être en engagement avec le palier 49, le levier sera déplacé vers le haut de façon à permettre au cliquet 67 d'être ramené en prise avec la roue à ro chet 66.
On comprendra qu'avec des machines mar chant à une vitesse qui n'est pas susceptible d'être modifiée par l'opérateur, la carte en registreuse n'indiquera pas seulement le nom bre de cigarettes fabriquées et leur degré de consistance, mais permettra également au surveillant en chef de se rendre compte de la production d'une journée de travail par exemple.
Toutefois, avec une machine dont la vi tesse est susceptible d'être modifiée par l'opé rateur, il serait impossible, avec la disposition décrite ci-dessus, de déterminer si une ma chine a été en marche de façon continue ou non, car un opérateur pourrait aceroitre la vitesse de marche de la machine en vue de rattraper le temps perdu pendant une certaine période. Pour contrôler le fonctionnement d'une machine de ce genre, il serait néces saire de prévoir un dispositif qui marquerait des intervalles de temps, d'trrr quart d'heure par exemple, le long de la bande de papier pendant son mouvement d'avancement.
La position de ces marques de durée le long de la bande de papier, comparée avec les mar ques indiquant le nombre de cigarettes fabri quées, indiquera la vitesse à laquelle la ma chine a marché, de temps en temps. Le mé- canisrne enregistreur de temps, mentionné ci- dessus, pourrait être relié au bras oscillant 32.
Ce mécanisme enregistreur de temps pont,- rait être disposé de façon à imprimer sur la carte l'heure à laquelle la machine a été mise en marche, l'heure à laquelle la machine a été arrêtée, et aussi marquer périodiquement sur la carte les intervalles de temps déter minés pendant la période de travail. Les cartes pourraient être réunies à la fin de chaque journée et constitueraient un guide pour la direction, à la fois air point de vue de l'efficacité des différents opérateurs et aussi du débit total de l'usine.