Appareil pour le regommage des bandages pneumatiques. Pour le regommage, c'est-à-dire pour l'o pération consistant à faire adhérer par exem ple du caoutchouc sur la périphérie d'un ban dage pneumatique usagé, pour compenser l'usure subie par celui-ci, on emploie actuel lement des appareils formant un moule cons titué par deux couronnes qui, reliées l'une à l'autre à charnière, entourent et retiennent entre elles le bandage à recaoutchouter dans la position fermée du moule, et sont parcou rues intérieurement par un fluide de chauf fage qui est généralement de la vapeur.
Dans les appareils connus, ces couronnes sont en fonte et la vapeur de chauffage cir cule dans un canal annulaire qui est formé dans lesdites couronnes par la mise en place, dans le châssis -de moulage, de noyaux de forme convenable.
I1 en résulte que ces couronnes sont po reuses et que leur manque d'étanchéité per met à la. vapeur admise dans le canal des- dites couronnes de traverser la paroi de ces dernières, de produire par condensation des suintements extérieurs et de nuire à l'opéra tion de regommage. De plus, en raison de la nature et du manque d'homogénéité du métal employé, il est difficile de déterminer d'une manière exacte la section du canal de circulation de vapeur, ainsi que son emplacement correct à l'intérieur des couronnes en vue du réglage du chauffage.
Enfin, le canal de circulation de vapeur étant obtenu au moyen de noyaux, on con çoit qu'il arrive fréquemment que la section de ce canal ne soit pas constante sur toute sa longueur, qu'il présente même des étran glements et des poches, de sorte que la circu lation de la vapeur est absolument irrégu lière et que le chauffage des couronnes n'est pas uniforme en tous les points de celle-ci.
La présente invention a pour objet un appareil pour le regommage des bandages pneumatiques usagés, destiné à obvier aux inconvénients susmentionnés. Il comporte un moule métallique constitué en deux parties articulées l'une à l'autre et est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un tube métalli que enrobé dans chacune de ces deux parties, destiné à la circulation d'un fluide de chauf- Page à son intérieur, et comportant des moyens pour l'entrée et la sortie de ce fluide.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appa reil revendiqué.
La fig. 1 montre l'appareil ouvert, en vue de face, partiellement en coupe; La fig. 2 est une coupe verticale suivant l'axe dans la position fermée.
Ainsi qu'il est représenté dans le dessin ci-joint, l'appareil comporte deux couronnes en fonte, dont l'une a est destinée à être ri gidement fixée sur un socle ou bâti de sup port et l'autre b est reliée .à la première par une charnière c.
Ces deux couronnes forment ainsi les deux moitiés d'un moule ouvrant et sont con formées de manière que, ,dans la position ou verte montrée fig. 1, on puisse introduire dans la couronne fixe a, le bandage pneuma tique d à réparer, et que dans la position fermée, ce bandage d soit retenu entre les deux couronnes<I>a</I> et<I>b</I> qui, comme on le voit fig. 2, sont en contact par une face g con formée et convenablement dressée de façon à former joint et sont maintenues serrées l'une contre l'autre par des vis e articulées sur la couronne a et s'engageant dans les fentes d'oreilles f de l'autre couronne, comme on le voit fig. 1.
Ces deux couronnes sont, à la manière connue, chauffées par de la vapeur circu lant dans un tube h en acier par exemple, qui, enroulé de manière à former un anneau de diamètre convenable, est muni, en deux points diamétralement opposés, des tubulures i et j pour l'admission et le départ du fluide chauffant et est noyé et emprisonné, lors de la coulée des couronnes a et b, dans le métal constituant ces dernières.
L'anneau tubulaire en acier lb, noyé dans le corps en fonte des couronnes<I>a</I> et<I>b,</I> cons titue _ donc, dans ces dernières, un canal de section constante qui assure la circulation régulière de la vapeur dans lesdites couron nes et, par suite, le chauffage uniforme de celles-ci en tous points. De plus, ces anneaux tubulaires la cons tituent des conduits étanches dont la section peut être déterminée de manière à communi quer aux couronnes une température fixée d'avance et à permettre ainsi la cuisson des enveloppes.
Pour réparer un bandage usagé on dis pose sur la périphérie .de celui-ci du caout chouc par exemple, sous forme de ruban par exemple, puis on place le tout dans l'appareil décrit qui maintient ce caoutchouc appliqué sur le bandage. Du fait de la circulation du fluide chaud dans les anneaux la, le caout chouc disposé sur le bandage et ce dernier sont soumis :à une cuisson, de sorte qu'au bout d'un certain laps @de temps, le caout chouc adhère au bandage et ce dernier prend la forme de l'intérieur des couronnes. La pé riphérie de ce bandage est ensuite vulcanisée, afin de rendre le caoutchouc que l'on vient de faire adhérer au bandage<B>-</B> suffisamment dur.
Enfin, la chambre de vapeur que forme l'anneau tubulaire la est de surface plus ré duite que celle des appareils connus et la disposition de cet anneau tubulaire h dans les couronnes a et b permet d'usiner la face interne de ces dernières, à une distance va riable dudit anneau, suivant les dimensions des appareils pour obtenir une température constante.
Cet usinage de la face a' ou b1 des- dites couronnes peut être effectué s'il est dé siré, jusqu'au voisinage de l'anneau tubulaire en acier h, c'est-à-dire à. 4 ou 5 mm de ce dernier, ce qui est évidemment impos sible dans les couronnes actuelles dans les quelles le canal de circulation de vapeur est formé directement dans le corps en fonte par des noyaux.
Dans l'appareil représenté, l'usinage de la face interne de ces couronnes est pratiqué de manière à réserver l'emplacement de l'en veloppe à réparer<I>d</I> et d'une frette en acier<I>k</I> destinée à, imprimer des reliefs dans cette dernière, laquelle est appliquée contre ladite frette par le serrage d'écrous à patin l se vis sant sur des tiges m disposées radialement sur un moyeu n tournant librement autour d'un axe fixe o supporté dans le centre d'un croisillon p venu de fonte avec la couronne fixe a.
Les écrous à patin l agissent chacun, comme on le voit fig. 1, sur les extrémités adjacentes de deux lames de ressort q fixées sur un anneau extensible en acier r agissant sur l'enveloppe par l'intermédiaire d'un sac de sable s.