CH144290A - Procédé et appareil pour effectuer des réactions catalytiques. - Google Patents

Procédé et appareil pour effectuer des réactions catalytiques.

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CH144290A
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  Procédé et appareil pour     effectuer    des réactions catalytiques.    La présente invention concerne un pro  cédé pour     effectuer    des réactions catalytiques  et plus particulièrement des réactions     cataly-          tiqu s    exothermiques en phase gaz ou va  peur, telles que l'oxydation de composés or  ganiques, et un appareil pour l'exécution de  ce procédé.  



  Dans le passé, des réactions catalytiques       t-        xothermiques    telles, par exemple, que l'oxy  dation de composés organiques ont été ef  fectuées dans des convertisseurs refroidis par       divers    moyens.

   Les réactions les plus forte  ment exothermiques telles que l'oxydation  d'hydrocarbures     aromatiques,    par .exemple:  l'oxydation de naphtaline en     a-naphtaqui-          none,    anhydride phtalique et acide     ma-          léïque,    de benzol, phénol ou     phénoIs    de gou  dron en acide     maléïque,    de     toluol    en aldéhyde  benzoïque et acide benzoïque, d'anthracène  en     anthraquinone,        d'acénaphtène    en anhy  dride     naphtalique,    etc.,

   ont     été    habituellement  effectuées dans des     convertisseurs    tubulaires    ayant de petits tubes à catalyseur entourés  par des bains réfrigérants efficaces tels, par  exemple, que des bains de métal fondu.  comme le plomb, etc., ou des bains .de sels  fusibles tels, par exemple, que des mélanges  eutectiques de nitrate de sodium et de nitrite  de sodium. Ces bains, lorsqu'on les fait circu  ler convenablement, permutent un contrôle  efficace, la chaleur     dégagée    étant absorbée  sous la forme de chaleur sensible. Toutefois,  le contrôle du refroidissement n'est pas au  tomatique et nécessite, dans bien des cas, une  surveillance considérable.  



  On a fait usa; d'un mode de refroidisse  ment automatique dans lequel le bain bout  à peu près à la température de. réaction et où  la chaleur du catalyseur est absorbée sous la  forme de chaleur latente de vaporisation, sans  changement de température. Des bains de ce  genre sont des bains de mercure,     d'alliags     de mercure, etc., qui peuvent bouillir sous la  pression atmosphérique ou, dans le cas de      mercure, sous une pression prédéterminée  lorsqu'on désire un point d'ébullition plus  élevé.

   Ce mode de contrôle de réactions cata  lytiques exothermiques a le grand avantage  qu'il est, par nature, automatique dans cer  taines limites, c'est-à-dire que des fluctua  tions dans la chaleur dégagée n'ont point  pour résultats des fluctuations correspondan  tes dans la température du bain, mais qu'il en  est pris soin par une ébullition plus ou moins  grande à la même température. En dépit des  avantages de contrôle automatique que pos  sède un tel     système,    il a de nombreux in  convénients. Il n'est possible de remplir qu'en  partie un convertisseur de catalyseur et de  bain, car on doit laisser un espace pour les  vapeurs. Cela réduit la longueur de cataly  seur dont on peut faire usage dans un con  vertisseur de grandeur donnée.

   Un autre in  convénient, même plus sérieux, réside dans  le fait que l'ébullition se produit directement  en contact avec les tubes, ou zones, à cataly  seur et que, comme les liquides de bain dont  on fait usage normalement ont une grande  densité, en particulier dans le cas de mer  cure et d'alliage mercure-plomb, il y a une  sérieuse tendance à ce que des bulles de va  peur se forment en contact avec les tubes à  catalyseur et agissent, au moins temporaire  ment, comme des couches isolantes par ce  qu'une vapeur est un bien plus mauvais con  ducteur de chaleur qu'un liquide. Un autre  désavantage est que, dans la plupart des ty  pes de convertisseurs pratiques, il est dési  rable de faire passer les gaz de haut en bas  à travers un convertisseur vertical, afin  d'effectuer un contact plus intime.

   Or, un  liquide bouillant ne circulera pas de haut en  bas et, s'il est fortement chauffé dans sa por  tion supérieure et pas chauffé suffisamment  dans sa portion inférieure, les couches supé  rieures peuvent bouillir et on n'obtient au  cun contrôle positif de la température des  couches inférieures. Dans le type ordinaire (le  convertisseur avec un flux descendant de gaz  cela risque fort de se produire, car la plus  grande chaleur est dégagée dans la portion  supérieure de la masse de contact, que ren-    contrent les gaz de réaction frais et où, par  conséquent, la réaction est la plus violente.  



  Un     autre    désavantage de la façon de con  trôler des réactions catalytiques en entourant  les tubes d'un bain bouillant réside en le  fait que, si l'on atteint 12 but de ce mode de  contrôle, c'est-à-dire une température uni  forme dans tout le liquide du bain, cela ne  permettra pas d'effectuer bien des réactions  dans les meilleures conditions. Cela est ordi  nairement vrai pour des réactions d'équilibre,  telles que le procédé de contact pour acide  sulfurique, et bien des oxydations organiques  en produits intermédiaires qui sont relative  ment instables à de hautes températures, en  contact avec le catalyseur.

   Dans des réactions  d'équilibre, la température, ou vitesse de  réaction pratique     maximum,    est normalement  plus élevée et dans bien des cas beaucoup plus  élevée, par exemple de 100 à 200   C plus  élevée, que la température de réaction pour  un équilibre optimum, c'est-à-dire une con  version à pourcentage le plus élevé en le pro  duit désiré. De même, dans bien des oxyda  tions organiques, la réaction principale dans  la portion du catalyseur     rencontrée    par les  gaz frais sera avantageusement effectuée à  une température plus élevée que les dernières  parties de la réaction, où une forte     eonc--ntra-          tion    du produit de réaction existe et où il est  désirable d'empêcher une décomposition du  produit.

   Cela nécessite des températures dif  férentes dans des parties différentes du con  vertisseur et, dans le type ordinaire de  convertisseur tubulaire à flux descendant, la  portion supérieure sera normalement à une  température plus élevée que la portion infé  rieure. Pour cette raison, des convertisseurs  dans lesquels les tubes ou zones à catalyseur  sont complètement entourés par un bain  bouillant se sont montrés lamentablement dé  fectueux pour le procédé de contact pour  acide     sulfurique.     



  L'invention conserve les avantages de  l'enlèvement automatique de chaleur, sans les  inconvénients inhérents à la méthode qui  entoure d'un bain bouillant les espaces à ca  talyseur. Le procédé suivant l'invention, dans      lequel on fait passer les gaz devant réagir à  travers au moins un compartiment à cataly  seur, comporte l'absorption de chaleur pro  duite par la réaction par un liquide non  bouillant en relation d'échange de chaleur  avec le     catalyseur,    l'éloignement de liquide  chauffé de la zone à catalyseur, la réduction  de la pression de ce liquide pour     permettre    à  une partie au moins de la chaleur qu'il a ab  sorbée d'être abandonnée comme chaleur la  tente de vaporisation,

   la condensation des va  peurs formées et le retour du condensé et du  liquide n'ayant pas été transformé en va  peur à la zone à catalyseur à la pression y  existante. On amène ainsi le bain à parcourir  un circuit fermé, le liquide du bain étant,  par exemple, un métal ou alliage métallique  ou autre liquide, qui, sous la pression at  mosphérique. bout de préférence à ou     au-          dessous    de la température de. bain désirée  en contact avec la zone à catalyseur la plus  chaude. La portion du bain en contact avec  les compartiments à catalyseur se trouve  sous une pression suffisante pour ne pas  bouillir, puis la pression étant relâchée dans  une autre partie du circuit extérieur à la  zone à catalyseur ou au convertisseur, le.

    bain est laissé     libr-#-    de bouillir, ce qui com  pense automatiquement des fluctuations dans  l'absorption de chaleur.  



  Le procédé de l'invention n'est limité à  aucun type particulier d'appareil et les va  riations de pression dans les différentes por  tions du liquide en circulation peuvent être  réalisées de toute manière désirable ou con  venable. Cependant, puisque les alliages mé  talliques et métaux tels que le mercure, qui  peuvent être considérés comme les liquides de  bain dont il est préférable de faire usage  dans la présente invention, ont une forte den  sité, on peut obtenir la différence de pression  d'une façon simple et entièrement automati  que en élevant le niveau du liquide, dans la  partie la plus élevée du système, suffisam  ment au-dessus de la.

   portion en contact avec  la zone à catalyseur pour que la pression hy  drostatique due à la différence de niveau soit  suffisante pour empêcher le liquide de bouillir    en contact avec les zones à catalyseur. Lors  que l'on met le procédé de l'invention en pra  tique avec des convertisseurs tubulaires ver  ticaux, on place de préférence un récipient  ou tambour de dégagement de vapeurs conve  nable à un niveau suffisant, au-dessus du  sommet des tubes à catalyseurs, pour que le  bain     s.e    trouvant dans le convertisseur, com  plètement rempli de liquide de bain, soit à  une pression telle que le liquide ne bouillira  pas eu contact avec les tubes à catalyseur,  l'ébullition ne se produisant que dans les par  ties du système qui se trouvent au-dessus du  convertisseur, ou zone à catalyseur.

   De la  partie inférieure du tambour de dégagement  de vapeurs, une tuyauterie de retour ra  mène alors le liquide au bas du convertisseur.  et cette tuyauterie peut être pourvue de  moyens de refroidissement quelconques con  venables, ce problème étant extrêmement sim  ple, car les hautes températures rencontrées  dans la plupart des réactions catalytiques  fortement exothermiques, comme l'oxydation  de composés organiques, assureront un re  froidissement suffisant même lorsque les  tuyaux de retour sont enveloppés ou revêtus  sur une longueur considérable et, dans     cèr-          tains    cas, sur toute leur longueur.

   Il est clair,  naturellement, que l'on peut faire usage de  variations dans le degré d'isolation calori  fuge pour contrôler le refroidissement de  toute manière désirée, Bien entendu, on pré  voit de préférence des condenseurs à reflux.  de façon que les vapeurs dégagées dans     1e     tambour soient     recondensées    et ramenées à  celui-ci.  



  La circulation, dans un appareil où les  variations de pression sont effectuées     hydro-          statiquement    comme décrit ci-dessus, peut  être très rapide, parce qu'il est possible, et  dans bien des réactions,     extrêmement    désira  ble, de permettre une différence de tempéra  ture allant jusqu'à 100   C et quelquefois jus  qu'à 200   C entre le bas du convertisseur et  le haut de celui-ci.

   Le bain en     circulation    est  -chauffé au passage sur les tubes à catalyseur  à une température qui, lorsque le dégagement  de     vapeurs    a lieu à la pression atmosphéri-      que, est normalement supérieure à son point  d'ébullition à la pression atmosphérique et  qui, dans un cas extrême, peut être juste     au-          dessous    de son point d'ébullition à la pres  sion existant dans la partie supérieure du       convertisseur.    A mesure que le bain chaud  s'élève dans la tuyauterie allant au tambour  de dégagement de vapeurs, la pression exer  cée sur lui décroît et, s'il a été chauffé pres  que au point d'ébullition sous la pression plus  élevée qui règne dans le convertisseur,

   des       balles    commencent à se former dans les  tuyaux     montants,,ce    qui accélère rapidement       1p    flux en donnant ce que l'on peut appeler  une action de geyser. Le degré d'accéléra  tion que le flux reçoit de cette action de  geyser variera normalement avec la tempé  rature à. laquelle le liquide .est chauffé avant  qu'il quitte le convertisseur, c'est-à-dire avec  la chaleur dégagée de la réaction. En d'autres  termes, il existe un système circulatoire dont  la. vitesse da circulation augmente automati  quement et très rapidement avec un accrois  sement de chaleur absorbée par unité de  temps.

   En même temps, la température du li  quide dans le tambour, température qui     con-          contrôle    dans une large mesure la tempéra  ture du liquide de retour, est maintenue cons  tante parce     que,    naturellement, elle doit être  au point d'ébullition du liquide à la pression  atmosphérique. Tout excès de chaleur est,  bien entendu, enlevé à température constante  par ébullition du liquide dans le tambour et  les vapeurs sont condensées dans des     conden-          seurs    à. reflux, en ramenant le condensé à la  même température.  



  Pour la plupart des buts, il est désirable  de permettre au liquide de bain de bouillir  à la pression atmosphérique dans le tambour;  mais il va sans dire que l'on peut faire va  rier, par tout moyen convenable, la pression  à     laquelle    il bout, de façon à faire varier le  point d'ébullition.

   Une augmentation de la  pression non seulement élèvera le point d'é  bullition du liquide dans le tambour, mais  aura pour résultat une température moyenne  plus élevée dans le convertisseur parce que  la     température    du condensé qui, à son tour,    est un des principaux facteurs de contrôle de  la température d'admission du bain     dans    le  bas du     convertisseur    est, naturellement, con  trôlée par la pression sous laquelle les va  peurs se condensent.

       De    plus, la pression plus  élevée exige une surchauffe plus grande  avant     qu'une    action de     geyseur    se     produise     et tendra, par conséquent, à ralentir la cir  culation à un point où la température du  bain dans la partie supérieure du convertis  seur est suffisamment accrue pour assurer  le degré requis d'action de geyser, afin de  maintenir la circulation à une vitesse suffi  sante pour absorber la chaleur de réaction.

    Un vide sur le tambour abaissera d'une façon  correspondante la     température    moyenne dans  le convertisseur, en accélérant la circulation  de geyser et en abaissant la température du  condensé ramené au     convertisseur.    Des va  riations dans la pression constituent     jan     moyen très simple de faire varier la tempé  rature moyenne dans le convertisseur ou la  température dans le bain adjacent à la zone  de réaction maximum. Cela. rend simple de  faire varier la température à- volonté, ce qui  est commode dans bien des réactions, car les  catalyseurs sa détériorent parfois et exigent  des températures plus élevées que lorsqu'ils  sont frais.

   Il est, bien entendu, facile de faire  varier le point d'ébullition du bain dans le  tambour, lorsque ce bain est un alliage, et  en faisant varier la composition, mais il y  a avantage à faire usage de variations de  pression pour effectuer des variations de  température, car on peut régler ces dernières  presque instantanément, tandis qu'une     pé-          riôde    de temps considérable, quoique pas très  longue, est nécessaire pour effectuer des va  riations correspondantes dans la composition  d'un bain d'alliage. Sur les dessins, on n'a  pas représenté de dispositifs de     pression,    car  leur construction est parfaitement connue  dans l'industrie.  



  Il est dès lors évident que     l'invention     offre un moyen automatique d'absorption de  chaleur à température constante et qu'en  même temps elle possède tous les avantages  de     systèmes    dans lesquels il n'est pas fait      usage d'un bain bouillant en contact avec les  tubes à catalyseur et permet, naturellement,  le maintien de différences de température  désirées entre différentes portions du conver  tisseur.

       Dâns    les formes d'exécution de l'ap  pareil dans lesquelles les variations de pres  sion sont assurées     hydrostatiquement,    il n'y  a pas de parties de l'appareil en mouvement  et la     vitesse    de circulation est modifiée auto  matiquement par le degré d'action de geyser  aussi bien que par la différence de densité  des branches chaude et froide du circuit et,  comme l'action de geyser augmente très ra  pidement lorsque la surchauffe du liquide  dans le haut du convertisseur augmente,     cn     obtient un contrôle des plus efficace de la  chaleur dégagée.

   On peut aussi, si on le dé  sire, faire usage de moyens de mise en cir  culation mécaniques, tels que pompes, roues  à aubes ou à palettes, etc., et quand on envi  sage de gros convertisseurs, il est fréquemment       ;avantageux    de prévoir un propulseur dans la  portion centrale du convertisseur pour assu  rer une circulation uniformément rapide du  liquide de bain autour de tous les comparti  ments à catalyseur.  



  Un autre avantage de l'appareil à varia  tions de pression assurées hydrostatique  ment réside en ce que, tandis que dans  le fonctionnement normal nulle ébullition  ne se produit en contact avec les tubes  à catalyseur, dans le cas d'une circons  tance fortuite temporaire d'où résulte  une énorme augmentation soudaine de la  chaleur dégagée, la chaleur latente du  bain peut être considérée comme une soupape  de sûreté et empêchera une explosion ou de  sérieux troubles lorsque les     conditions    de  fonctionnement sont temporairement déran  gées à un degré extrême. Toutefois, normale  ment, nulle ébullition ne doit pouvoir se pro  duire dans le convertisseur et, par suite, pour  un fonctionnement normal, on doit choisir  la pression suffisamment élevée pour qu'il  n'y ait point. d'ébullition.

   Avec des liquides       d.     bain lourds, comme les métaux, cela est  naturellement très facile car, alors, une élé  vation de niveau de seulement soixante centi-    mètres produira une pression de 700 à 750  grammes sur le liquide dans le haut du con  vertisseur, ce qui, naturellement, implique  un point d'ébullition beaucoup plus élevé.  Dans certains cas, même une plus grande dif  férence dans le niveau peut être nécessaire  soit afin d'assurer une pression suffisamment  forte, dans le convertisseur, pour empêcher  une ébullition, soit afin d'assurer une circu  lation plus rapide parce que, naturellement,  l'effet de geyser augmente d'une façon très  marquée avec les conditions de pression entre  le convertisseur et le récipient de dégagement  de vapeurs.  



  Bien des alliages dont on fait usage sont  solides aux températures ordinaires. Certains  fondent aux environs du point d'ébullition de  l'eau ou un peu au-dessus, d'autres exigent  une température élevée. A la mise en route  il est, bien entendu, nécessaire de liquéfier  le bain dans le circuit extérieur au conver  tisseur aussi     bien    que la masse de bain qui  se trouve à l'intérieur du convertisseur et,  par conséquent, le circuit extérieur peut être  pourvu de chemises de chauffage à vapeur,  à huile .chaude ou à tout autre agent comme  l'air chaud, par exemple, ou, comme c'est  préférable dans bien des     installations,    on peut  employer des dispositifs de chauffage élec  triques.

   Le chauffage, en particulier celui des  tuyaux montants, peut n'être utilisé que pour  la mise en route; ou bien on peut le conti  nuer durant la marche afin d'augmenter la  vitesse de circulation et en particulier l'ac  tion de geyser qui serait ralentie, et dans  certains cas pratiquement arrêtée, si les  tuyaux montants se refroidissaient par trop.  I1 n'a pas été représenté d'isolation calori  fuge sur les dessins, car son application     est     bien connue. Les dessins     représent--nt    aussi,  à titre d'exemple, des condenseurs à reflux  refroidis à l'air, qui sont très satisfaisants  lorsqu'on fait usage de bains métalliques.

    Toutefois, on peut faire usage de condenseurs  à reflux refroidis à l'eau, d'un type quelcon  que convenable, qui ont parfois un     avantage     quand le degré de refroidissement dans les  tambours à vapeurs est suffisant pour gara,n-      tir l'utilisation de la chaleur de condensa  tion pour produire de la vapeur. De tels     con-          denseurs    à reflux refroidis à l'eau sont bien  connus dans l'industrie et on peut faire usage  d'un type quelconque de ceux-ci dans la pré  sente invention.  



  Le dessin ci-joint représente, schémati  quement et à titre d'exemple, diverses formes  d'exécution de l'appareil pour mettre à exé  cution le procédé selon l'invention.  



       Fig.    1 est une coupe à travers un conver  tisseur tubulaire vertical, montrant des  tuyaux de circulation latéraux;       Fig.    2 est une coupe verticale à travers  un convertisseur tubulaire vertical, possé  dant des tuyaux montants centraux;       Fig.    3 est une coupe     verticale    à travers       un    type modifié de convertisseur tubulaire  à flux inversé;       Fig.    4 est un détail en coupe, à grande  échelle, à travers un des tubes à catalyseur  représentés à la     fig.    3, et       Fig.    5 représente une disposition modi  fiée de convertisseur tubulaire avec moyens  de mise en circulation mécanique.  



  Dans la construction représentée à la       fig.    1, le convertisseur consiste en une enve  loppe 1, un dessus 2, un fond 3 et des tubes  à catalyseur 4. La tubulure d'arrivée de gaz  5 sert à introduire des gaz de réaction dans  le dessus 2 et une tubulure de sortie 6, en  lève les gaz ayant réagi du fond 3. Un tam  bour de dégagement de vapeurs, ou bouilleur  7; de forme annulaire, est monté au-dessus  du niveau du convertisseur et est relié à l'es  pace à bain existant dans l'enveloppe de con  vertisseur par des tuyaux montants 8 qui  aboutissent dans la portion supérieure du  tambour ou bouilleur 7.

   La portion inférieure  de l'espace à liquide existant dans ce dernier  est reliée avec le bas de l'enveloppe par les  tuyaux de retour 9 et des condenseurs à re  flux 10, représentés comme des condenseurs  refroidis à l'air du type à surchauffeur de  vapeur, servent à condenser les vapeurs déga  gées dans le tambour ou bouilleur 7. Tout le  système est rempli d'un bain convenable dans    le tambour 7, comme représenté. De préfé  rence, lorsqu'on le remplit à froid, le niveau  est au-dessous du milieu du tambour, de fa  çon à laisser un espace pour la dilatation du  liquide lorsqu'on chauffe celui-ci.  



  A la     fig.    2, les mêmes parties portent les  mêmes chiffres de référence. Cette construc  tion est essentiellement la même que celle de       fig.    1, sauf qu'il -est prévu un tambour cen  tral et que les tuyaux montants 8, au lieu  d'être reliés directement aux côtés de l'en  veloppe, sont coudés de dehors en dedans et  descendent à travers le milieu du dessus 2,  en passant dans des boîtes à garniture<B>Il.</B>  Cette disposition permet une circulation un  peu meilleure, pour de gros convertisseurs,  et empêche un bain stagnant autour des tubs  centraux.  



  Le fonctionnement des dispositions de       fig.    1 et 2 est le même. Par exemple, si on  fait usage du procédé pour la production  d'anhydride phtalique par l'oxydation de  naphtaline par de l'air, on remplit le conver  tisseur d'un bain qui peut être du mercure,  ou un alliage de mercure, par exemple: -mi  alliage de mercure et de     plomb,    ayant le  point d'ébullition désiré. On chauffe le con  vertisseur, ce qui peut se faire avantageuse  ment en faisant passer de l'air chaud à tra  vers les tubes à catalyseur ou, dans certains  cas, en chauffant l'enveloppé extérieure, par  exemple avec des dispositifs de chauffage       électriques,    jusqu'à ce que le bain ait atteint  la température désirée.

   En même temps, on  chauffe également les tubes de circulation  suffisamment pour maintenir le bain fondu.  Après qu'on a obtenu une température suf  fisante dans le convertisseur, on interrompt  le chauffage des tuyaux de retour 9; le bain  commence à circuler et quand il est, finale  ment, chauffé suffisamment, il bout dans les  tambours 7, l'action de geyser à travers les  tubes 8 augmentant la vitesse de circulation.  



  Lorsqu'on a obtenu une température con  venable dans le convertisseur, on introduit  dans le dessus 2 un mélange de naphtaline et  d'air qui descend à travers les tubes à cataly  seur 4 où l'oxydation partielle se produit et      les vapeurs contenant de l'anhydride phtali  que sortent par la tubulure d'échappement 6.  La réaction dégage de grandes quantités de  chaleur qui chauffent le bain et l'obligent à  circuler, l'excès de chaleur étant enlevé dans  le tambour 7 et, dans certains cas, dans les       tuyaux    montants 8 par ébullition du bain. La  température, dans la portion supérieure du  convertisseur doit être, de préférence, d'envi  ron 100   plus chaude que dans la portion  inférieure et peut., par exemple, avec des ca  talyseurs convenables, être d'environ 400    dans la partie la plus chaude et d'environ  300   en bas.

   Cette différence de température  est continuellement maintenue par la circu  lation vigoureuse et rapide et la température  du bain pénétrant dans la portion inférieure  de l'enveloppe est maintenue uniforme, car  le liquide quittant le tambour 7 est, naturel  lement, toujours au point d'ébullition du bain  sous la pression atmosphérique ou, si l'on fait  usage de moyens     régulat--urs    de pression (non  représentés), à la température d'ébullition cor  respondant à la pression.

   La portion inférieure,  relativement froide, du convertisseur empêche  une décomposition excessive de l'anhydride  phtalique formée dans la portion supérieure  des tubes à catalyseur, où la réaction est na  turellement la plus violente puisque cette por  tion du     catalyseur    est rencontrée par la plus  forte concentration de gaz de réaction. La  vitesse de circulation est automatiquement       maintenue    proportionnelle à la chaleur déga  gée et l'on peut faire varier la température  au bas du convertisseur en réglant le refroi  dissement des tuyaux de retour 9.  



  On peut effectuer d'une manière similaire  d'autres réactions exothermiques ou le pro  cédé de contact pour acide sulfurique, la tem  pérature correcte dans les portions supé  rieure et inférieure du convertisseur étant  choisie de façon à assurer les résultats les  plus favorables dans la réaction.  



  Le fonctionnement du convertisseur re  présenté à la     fig.    2 est, bien entendu, identi  que à celui du convertisseur représenté à la       fig.    1; mais, comme les tuyaux montants  traversent le dessus 2, il est nécessaire de pré-    voir les boîtes à garniture 11, de façon à  permettre de lever le dessus quand il devient  nécessaire de remplir l'appareil de cataly  seur.

   Bien entendu, on pourrait faire usage  d'une     combinaison    de tuyaux montants cen  traux et latéraux et, pour de très gros con  vertisseurs avec des réactions fortement  exothermiques où la chaleur dégagée est très  grande, une construction de ce genre est dé  sirable; le fonctionnement est, naturellement,  identique et on choisira le nombre et l'em  placement des tuyaux montants de façon à  produire une circulation de l'efficacité vou  lue et à maintenir les meilleures températu  res dans les différentes portions du conver  tisseur.  



  Bans la construction représentée aux     fig    3  et 4, la construction des tubes à catalyseur  est quelque peu modifiée; au lieu de tubes à  catalyseur simples descendant à travers un  bain, les tubes 14 sont fermés à leurs extré  mités inférieures et contiennent des     tubes     centraux 12 ouverts aux deux bouts et  pourvus de perforations 13 à leurs extré  mités inférieures. Ces tubes ouverts aux  deux bouts s'étendent à travers une pla  que     perforé.c    15 située au-dessous du des  sus 2. Le catalyseur est disposé dans  l'espace annulaire existant. entre les tubes 12  et les tubes 14, comme le représente claire  ment la     fig.    4.

   Les gaz de réaction pénètrent  dans le dessus 2, descendent à travers les tu  bes 12, où ils absorbent de la chaleur du ca  talyseur, puis passent par les perforations 13  et les extrémité inférieures ouvertes de ces  tubes et s'élèvent dans l'espace existant en  tre la plaque perforée 15 et la plaque tubu  laire supérieure 16, d'où ils sortent. par la  tubulure d'échappement 6. Cette construction  permet un préchauffage efficace et, comme  le catalyseur est sous la     forme"d'un    mince an  neau refroidi en dedans par les gaz de réac  tion refroidis, arrivants et en dehors par le  bain, on obtient un effet de refroidissement  très intense.

   Il y a également un avantage de  construction, car il n'est fait usage que d'une  seule plaque tubulaire et les tubes 12 et 14       sont    libres de se dilater .et de se contracter.      Les gaz rencontrant les premières portions du  catalyseur viennent également en contact  avec la partie la plus froide du bain et sont,  par conséquent, intensivement refroidis, ce  qui est d'importance dans des réactions où la  chaleur dégagée est très forte, ou la vitesse  de réaction très grande, de sorte que la ma  jeure partie de la chaleur dégagée l'est dans  une très courte couche de catalyseur.

   Il en  est ainsi, par exemple, dans les oxydations  de certains composés organiques comme celles  de     naphtaline    en anhydride phtalique et de  benzol en acide     maléïque    avec certains cataly  seurs qui sont très actifs. Comme le bain  chaud tend à s'élever, on obtient une tempé  rature de bain relativement uniforme dans  tout le convertisseur. Cela est avantageux  pour certaines réactions, mais rend le type  de convertisseur moins convenable pour d'au  tres réactions telles, par exemple, que le pro  cédé de contact pour acide sulfurique où une  différence considérable de température est  désirable dans différentes parties du conver  tisseur. Pour des réactions de ce genre, on  peut. inverser le convertisseur de façon que  les tubes à catalyseur s'étendent de bas en  haut au lieu de haut en bas.

   Dans ce cas, na  turellement, la réaction la plus intense se pro  duit dans la portion     supérieure    de l'enveloppe  de convertisseur et on peut obtenir facile  ment une gradation de température de bain,  du type décrit à propos des     fig.    1 et 2. La  construction inversée sera parfaitement évi  dente pour tout ingénieur     chimiste    expéri  menté.  



  Les dispositions de l'invention décrites à  propos des     fig.    1. à 4 représentent toutes un  convertisseur vertical. Pour la plupart des  réactions, ce type de convertisseur peut être       considéré    comme la disposition préférable et  il possède bien des avantages tels que faci  lité de remplissage avec le catalyseur et assu  rance constante que les tubes resteront     con-          finuellement    remplis de catalyseur, pression  uniforme sur le liquide de bain pour toute  section horizontale, etc. Cependant, l'on pour  rait aussi faire usage, pour la mise en pra  tique du procédé, de convertisseurs horizon-    taux ou de convertisseurs ayant toute incli  naison désirée.

   Les dessins sont d'ailleurs  purement schématiques et des caractères de  construction telles que l'isolation, l'applica  tion de pyromètres pour mesurer les tempéra  ture du bain et du catalyseur à des niveaux  différents, les plaques perforées ou tamis  pour retenir le catalyseur .dans les tubes,  dans les dispositions des     fig.    1 et 2, etc., ont  été omises, car tous ces détails de construc  tion, et d'autres encore, sont bien connus.  



       Fig.    5 représente un convertisseur tubu  laire pourvu d'une circulation mécanique et  d'une     disposition    quelque peu différente de  circulation externe. Dans ce convertisseur, les  tubes à catalyseur forment une zone cen  trale et l'enveloppe extérieure s'étend plus  haut que le sommet de ces tubes; une chicane  circulaire 17 est montée à une certaine dis  tance de la paroi extérieure de l'enveloppe et  s'étend d'un point situé un peu     au-dessus     du bas du bain à un point situé un peu     au-          dessous    du niveau le plus élevé de celui-ci  dans la portion à niveau élevé.

   Un puits cen  tral 18 est également pourvu d'une hélice  propulsive 19 actionnée par un arbre 20 pas  sant à travers des boîtes à garniture 21 pré  vues dans le dessus 2 et la plaque tubulaire  supérieure, respectivement. Le puits est  pourvu d'ouvertures 22, à la partie infé  rieure, et 23 à peu près à mi-hauteur. Juste  au-dessous des ouvertures 23 se trouve une  paroi 24, formant chicane, à travers laquelle  les tubes s'étendent et qui est     assujettie    par  son bord à la chicane 17. Dans le fonctionne  ment, le bain liquide remplit tout l'espace  existant autour des tubes à catalyseur et s'é  lève jusqu'à un niveau plus élevé dans la por  tion en forme de couronne formée par le pro  longement de l'enveloppe     extérieure.    Les gaz  .pénètrent dans le dessus 2 par la tubulure 5.

    descendent à travers les tubes à catalyseur  1, pénètrent dans le fond 3 et sortent par la  .tubulure ô. Le liquide qui se trouve entre la  chicane circulaire 17 et la paroi extérieure  est refroidi par contact avec cette dernière  qui peut être partiellement ou complètement  non calorifugée ou qui peut être munie d'une      isolation calorifuge suffisamment mince pour       produire    l'effet de refroidissement désiré.

   Le  bain froid coule sous le bord inférieur de  la chicane 17, comme c'est indiqué par les  flèches, passe entre les extrémités inférieures  des tubes à catalyseur     .4    et pénètre par les  ouvertures 22 dans le puits 18 d'où il est ra  pidement chassé de bas en haut par la vis 19  et d'où il sort par les ouvertures 23 en pas  sant de dedans en dehors sur les portions su  périeures des tubes 4, au-dessus de la paroi  formant chicane 24, pour s'élever ensuite le  long de la chicane 17 et passer par dessus  le bord supérieur de celle-ci, en .commen  çant à bouillir à mesure qu'il atteint la     sur-          fit-e-,    du liquide, en raison de l'abaissement de  pression. Les vapeurs sont condensées dans  les condenseurs à reflux 10 et ramenées.

   Le  liquide refroidi descend ensuite à l'extérieur  de la chicane 17, et le cycle recommence. Ce  type de convertisseur est très satisfaisant  pour 4e grandes dimensions, avec des     réac-          lions    fortement exothermiques, car l'adjonc  tion du propulseur mécanique assure une  circulation plus uniforme et plus vigoureuse  due celle que l'on peut obtenir dans le cas où  le seul moyen sur lequel on s'en repose pour       effectuer    la circulation est l'effet de thermo  siphon des colonnes liquides de températures  différentes. La paroi 24, formant chicane,  qui peut être par exemple une plaque s'adap  tant autour des tubes, peut, dans certains  cas, être supprimée.

   Lorsqu'elle n'existe pas,  la circulation est la même, mais est un peu  moins vigoureuse et il y a parfois tendance à  formation de remous dans la portion centrale  du convertisseur. Dans le cas où l'on désire  de très grandes vitesses de réaction, on main  tient cette     .chicane;    mais, dans bien des cas  où des vitesses de circulation extrêmes ne       ,sont    pas essentielles, on peut la supprimer.  



  Dans la     fig.    5, l'espacement des tubes et  le volume de liquide entourant la chicane 17  sont représentés très grands pour plus de  clarté; mais il est bien entendu que, dans une  installation industrielle, il est normalement  désirable de rapprocher les tubes bien davan  tage et de prévoir des espaces de circulation    plus petits afin d'épargner du liquide de bain  et d'obtenir un appareil de disposition plus  ramassée. La circulation est la même que  l'espacement soit étroit ou large, à part les  effets de frottement.

   Toutefois, les tubes à  catalyseur doivent, normalement, être petits  et de préférence, dans le cas où l'on entre  prend des réactions fortement exothermiques,  comme l'oxydation de composés organiques,  les tubes ne doivent     pas,dépasser    25 millimè  tres de diamètre bien que, avec certains cata  lyseurs, même dans des réactions fortement  exothermique, il soit possible de faire usage  de gros tubes.

   I1 est à noter que l'applica  tion d'une circulation mécanique, représentée  à la.     fig.    5, peut également être faite aux cir  cuits de convertisseurs     représentés    aux     fig.    1,  2 et 3 et que, de même, on peut faire usage  du circuit de convertisseur représenté à la       fig.    5 sans circulation mécanique, auquel cas  on supprimera, naturellement, la chicane 24.  Les tubes à catalyseur ont été représentés  comme partiellement remplis de catalyseur.  L'invention n'est cependant limitée à aucune  hauteur particulière de remplissage avec le  catalyseur, non plus qu'elle n'est limitée à  un genre quelconque de catalyseur.

   Dans le  cas où des gaz pénètrent à une température  relativement élevée, ou lorsqu'on amorce la  réaction à une température relativement  basse, des tubes pleins de catalyseur repré  sentent une économie- désirable de place. Dans  d'autres réactions, où les gaz doivent être  chauffés à une haute     temperature    avant que  la réaction     .commence,    les portions supérieures  des tubes, dans les convertisseurs du type re  présenté aux     fig.    1, 2, et 5, peuvent être lais  sées vides, ou être remplies avec des corps de  remplissage sans action, de façon à agir  comme réchauffeurs pour les gaz de réaction.

    Naturellement, même des     tubes    remplis de  catalyseur agiront comme réchauffeurs, dans  leurs parties supérieures, si les gaz arrivants  sont à une température inférieure à celle de  réaction. Le remplissage le plus satisfaisant,  la meilleure température pour les gaz en  trants, et d'autres faits seront bien     entendu     déterminés dans une installation particulière      quelconque par le chimiste     catalyste    expéri  menté selon les exigences et les conditions de  la réaction particulière qu'il désirera effec  tuer.  



  En plus des quelques réactions représen  tatives décrites ci-dessus, pour lesquelles le  procédé de l'invention convient tout particu  lièrement, on peut effectuer bien d'autres  réactions exothermiques en phase vapeur;  c'est ainsi, par exemple, qu'en plus de l'oxy  dation de benzol ou     phénols    en acide     maléï-          que,    on peut oxyder en acide     maléïque    et     fu-          marique    ou     mésotartrique    d'autres composés  contenant le groupe     CH'-CH    -     @CH-CH\;     on peut oxyder du crésol en aldéhyde salicy  lique et acide salicylique;

   on peut oxyder du       toluol    et divers     toluols    substitués halogénés  et nitrés, ou d'autres composés aromatiques  à chaîne latérale, comme les xylènes, le     pseudo-          cumène,    le     mésityléne,    le     paracymène,    etc.,  en les aldéhydes -et acides correspondants avec  de l'air ou d'autres gaz oxydants tels, par  exemple, que des mélanges d'oxygène et d'a  zote contenant un plus faible pourcentage  d'azote que l'air, des mélanges d'anhydride       carboniqe    et d'oxygène, etc.

   On peut oxyder  du phénanthrène en     phénanthraquinone,    acide       diphénique,    anhydride phtalique et acide     ma-          léïque;    du     fluorène    en     fluorénone;    de     l'eu-          génol    et de     l'isoeugénol    en vanilline et acide       vanillique;    de l'alcool méthylique et du mé  thane -en aldéhyde formique; de l'alcool éthy  lique en acide acétique; de la     chlarhydrine     d'éthylène en acide     chloracétique,    etc.  



  Une autre importante série de réactions  organiques qui sont fortement exothermiques  sont les épurations de composés bruts par  combustion sélective d'impuretés telles, par  exemple, que l'épuration catalytique     d'an-          thracènes    bruts présentant divers degrés d'im  pureté avec combustion totale de     carbazol,     d'huile sans emploi et, dans certains cas, de       phénanthrëne;    l'épuration de naphtalines bru  tes et d'hydrocarbures mononucléaires bruts  tels que les benzols, etc., l'épuration d'ammo  niaque provenant de goudron de houille, avec  combustion d'impuretés organiques telles que    les corps     phénoliques    ou les composés sulfu  rés, tant organiques qu'inorganiques.  



  On effectue également, d'une manière ef  ficace, au moyen de la présente invention des  réactions dans lesquelles des mélanges de  composés organiques sont oxydés en compo  sés intermédiaires avec enlèvement d'impure  tés; c'est ainsi, par exemple, qu'on peut oxy  der des anthracènes bruts, des     phénanthrènes     bruts, etc., en     anthraquinone,        phénanthra-          quinone,    acide     diphénique    ou anhydride phta  lique, avec enlèvement concomitant de     carba-          zol    et d'huiles sans emploi, par combustion  totale.

   L'oxydation d'acides de goudron brut  en acide     maléïque    et     fumarique,    avec     eom-          bustion    de     certaines        impuretés,    est un autre  exemple.  



       Bien    des réductions et hydrogénations  sont fortement     exothermiques;    telles sont,  par exemple: la réduction de bien des com  posés nitrés, comme la     nitrobenzine,    la     dini-          trobenzine,    le     nitrophénol,    la     nitronaphtaline     et leurs homologues en les amines, ou amine  hydrogénées correspondantes; la réduction  d'oxyde de carbone en méthane, alcools plus  élevés,     kétones    ou produits analogues au pé  trole;

   l'hydrogénation de composés aromati  ques en composés     alicycliques,    comme l'hy  drogénation de benzine en     cyclohexane,    de  naphtaline -en     tétraline    ou     décaline,    d'anthra  cène en     anthracènes    hydrogénés, de phénol  en     cyclohexanol,    d'acétylène en éthylène et  éthane, etc.  



  Des réactions mixtes, dans lesquelles des  oxydes -de carbone sont réduits en présence  d'autres :composés aliphatiques,     alicycliques     ou aromatiques, sont également, dans bien des  cas, fortement exothermiques et le présent  procédé leur convient bien.  



  En plus du procédé de contact pour acide  sulfurique, qui est extrêmement important,  il y a d'autres catalyses inorganiques qui  sont exothermiques et que l'on peut efficace  ment     mettre    en pratique au moyen de la pré  sente invention. Des exemples de réactions  de ce genre sont la synthèse d'ammoniaque  en partant de ses éléments, l'oxydation d'am  moniaque en oxydes d'azote, etc.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour effectuer en phase vapeur ou gaz des réactions exothermiques telle qu'oxydations, réductions, etc., de composé or,,-aniques en faisant passer les gaz devant ré@igir, à travers au moins un compartiment ïï catalyseur, caractérisé en ce qu'il comporte l'absorption de chaleur produite par la réac- iion par un liquide non bouillant en relation d'échange de chaleur avec le catalyseur, l'é loignement d.@ liquide chauffé de la zone à ca talyseur,
    la réduction de la pression de ce li quide pour permettre à une partie au moins de la chaleur qu'il a absorbée d'être abandonnée comme chaleur latente de vaporisation, la condensation des vapeurs formées et le re tour du condensé et du liquide n'ayant pas été vaporisé à la zone à catalyseur à la pres sion y existante. SOUS-REVENDICATION S 1 Procédé selon la revendication I, dans le quel la diminution de pression du liquide que l'on éloigne de la zone à catalyseur est réalisée par élévation .de ce liquide à un niveau suffisamment plus élevé que celui qu'il a, dans ledit compartiment à catalyseur, le liquide dans ce comparti ment se trouvant sous pression du liquide qui s'en éloigne.
    2 Procédé selon la revendication I, dans le quel le liquide qui a été éloigné est réin- troduit dans la zone à catalyseur en un point situé à un niveau plus bas que ce lui où il est enlevé du bain. Procédé selon les sous-revendications 1 et dans lequel on produit la circulation du liquide par effet de thermosiphon. 4 Procédé selon la sous-revendication 1, ca ractérisé par le fait qu'on fait varier la pression sur le liquide au point où se produit un dégagement de vapeurs, afin de faire varier son point d'ébullition.
    5 Procédé suivant la sous-revendication 3, caractérisé en outre par le fait qu'on sou- met à un chauffage le liquide coulant de la zone à catalyseur au niveau où se fait le dégagement de vapeurs. 6 Procédé suivant la. sous-revendication 1. caractérisé de plus par le fait qu'on ra mène au bain, à une température infé rieure au point d'ébullition dans la zone de dégagement de vapeurs, le liquide re mis en circulation à partir de 'ladite zone de dégagement. 7 Procédé selon les sous-revendications et 6, dans lequel le liquide enlevé du bain circule par effet de thermosiphon.
    REVENDICATION II: Appareil pour la mise à exécution -du procédé selon la revendication I, comportant des tubes à catalyseur entourés d'un bain, une chambre à dégagement de vapeurs disposée à un niveau plus élevé que lesdits tubes, et des connexions entre ladite chambre à déga gement de vapeurs et la partie supérieure de l'espace contenant le bain entourant les tu bes et entre ladite chambre .et la partie infé rieure de ce dernier espace. SOUS-REVENDICATIONS 8 Appareil selon la revendication II, dans lequel des moyens mécaniques sont prévus pour faire circuler le liquide.
    9 Appareil selon la revendication II, établi de façon que le liquide circule de la zone à catalyseur à la chambre de dégagement de vapeurs et de celle-ci à ladite zone par effet de thermosiphon. 10 Appareil selon la revendication II, com portant un réfrigérant à reflux pour la condensation des vapeurs dégagées. Il Appareil ;selon la revendication II, dans lequel les moyens pour amener les gaz de vant réagir aux catalyseur et les tubes à catalyseur sont établis comme décrit en regard de la fig. 4 du dessin annexé.
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