Installation de freinage de véhicule automobile routier. L'objet de l'invention est une installation de freinage de véhicule automobile routier à moteur à combustion interne.
Il est caractérisé en ce qu'il comporte pour au moins une roue un dispositif action nant le frein de la roue et fonctionnant par la dépression produite par le moteur à com bustion interne.
Le dessin annexé représente schématique ment une forme d'exécution de l'installation, appliquée à une voiture automobile à quatre roues et donnée à titre d'exemple.
Les fig. 1 et 2 sont une élévation laté rale et un plan du châssis de cette voiture; La fig. d est une coupe d'un détail; La fig. 4 se rapporte à une variante de détail.
Le châssis a de la voiture représentée porte à proximité immédiate de chacune des quatre roues b, c, d, e un cylindre de frein f, g, h, i dans lequel se meut un piston j relié par des organes de transmission k au frein de la roue considérée, logé dans un tambour l solidaire de celle-ci. La face exté- rieure du piston j est soumise à l'action de la pression atmosphérique, sa face intérieure à celle de la dépression régnant dans la tu bulure d'aspiration du moteur à explosion m de la voiture; un ressort non indiqué sur le dessin le ramène à sa position de repos.
L'action de la dépression sur les quatre pistons j est commandée de la façon suivante: Un cylindre n est fixé sous le châssis a et renferme une pièce coulissante n1 actionnée dans un sens par un ressort de rappel o, dans l'autre par le conducteur de la voiture au moyen d'une pédale p. Cette dernière est re liée par une biellette 54 à l'un des bras d'un levier 52 pivoté en 53 et soumis à l'action d'un ressort 55 l'appliquant contre une bu tée 56; le second bras du levier 52 présente une coulisse 51 recevant une cheville 50 de la pièce n1.
La pièce coulissante n1 comporte de droite à gauche: un piston q qui occupe toute la section transversale du cylindre n et sur lequel la pression atmosphérique agit par une ouverture r du cylindre, une partie cylindrique s de petit diamètre, une partie tronconique t, une partie u de diamètre plus grand, mais encore bien inférieur au diamè tre intérieur de n, un plateau v de grand diamètre, quoique encore un peu inférieur au diamètre intérieur de n. Sur les parties s, t peut se déplacer la tête arrondie w d'un poussoir x appartenant à une soupape z commandant la communication entre un tuyau y, venant de la tubulure d'aspiration du moteur, et l'intérieur du cylindre n.
Quant au plateau v, il déplace à l'aide d'un pous soir 2 une soupape 8 mettant cet intérieur du cylindre en communication avec l'atmos phère par des canaux 4 et un tuyau 5. Des tuyaux tels que 6, 7 partent du cylindre n et aboutissent, les uns aux deux cylindres f, g antérieurs, les autres aux deux cylindres postérieurs h, i.
Le fonctionnement de cette forme d'exé cution est le suivant: Lorsque le conducteur de la voiture ne désire pas freiner celle-ci, il abandonne la pé dale de freinage à elle-même: le ressort o amène la pièce coulissante n1 à la position extrême gauche de celle-ci qui est représentée en trait plein sur la fig. 8 et à laquelle, d'une part, le plateau v ouvre la soupape d'admission d'air 5, d'autre part, la portion de petite section transversale de la partie t est en contact avec le poussoir w, si bien que la soupape z repose sur son siège; dans ces conditions, le cylindre n et les cylindres f, g, h, i sont remplis d'air à la pression atmos phérique et les ressorts de rappel non indi qués de ces derniers maintiennent les pistons j à la position de repos.
Au cas où le conducteur désire freiner sa voiture, il pèse sur la pédale et déplace vers la droite la pièce coulissante n1: la soupape d'admission d'air 5 se ferme, alors que la soupape z s'ouvre: la dépression régnant dans la tubulure d'aspiration du moteur se fait sentir dans le cylindre n et dans les cy lindres f, g, h, i, de sorte que les freins se ser rent. Par suite de la différence de pression qui existe alors entre les deux faces du piston q, le conducteur doit vaincre du pied non seulement la résistance du ressort o, qui augmente avec le déplacement de n1 vers la droite, mais en core cette différence de pression, qui s'accroît au fur et à mesure que la dépression agit de plus en plus pleinement dans n par suite de l'ouverture plus grande de la soupape z; il a ainsi une impression nette de la valeur du freinage effectué.
Cette forme d'exécution présente l'avan tage de ne nécessiter aucun dispositif méca nique de liaison entre les freins des diverses roues pour équilibrer leurs actions: l'équili brage se fait automatiquement, comme on s'en rend compte.
On peut prévoir, pour le cas où l'instal lation ne fonctionnerait pas pour une cause quelconque, telle qu'une absence de dépres sion dans la conduite d'admission du mo teur, des organes mécaniques reliant la pièce n1 aux freins des diverses roues et les action nant dès que cette pièce n1 a effectué un par cours donné vers la droite.
Les dispositifs d'actionnement des freins peuvent être disposés autrement que cela n'a été indiqué, être constitués, par exemple, par une membrane élastique sur l'une des faces de laquelle agit la pression atmosphérique et sur l'autre la dépression, être placés dans les roues elles-même. Dans ce dernier cas (fig. 4), les deux mordaches 10 pivotées en 11 et s'écartant l'une de l'autre pour s'ap pliquer sur la surface intérieure du tambour 12 solidaire de la roue 18 sont éloignées l'une de l'autre par une came 14 portée par un axe 15 parallèle au plan de la roue 18 n'effec tuant aucun mouvement de translation axial et tournant autour de son propre axe géomé trique. Un bras 16 est claveté à l'une de ses extrémités sur l'axe 15 et est articulé à l'autre sur une tige 161 solidaire d'une mem brane 17.
Cette dernière est montée dans un récipient 18 disposé sur une partie fixe 19 de la voiture, le récipient est en relation, d'une part, sur l'une des faces de la membrane, avec l'atmosphère par des trous non visible sur la fig. 4, d'autre part, sur l'autre face de cette membrane, avec le tuyau d'aspira- tion du moteur par un tuyau 20. Quand la pression atmosphérique agit unilatéralement sur ladite membrane 17, celle-ci fait tourner l'axe 15 et applique les mordaches 10 sur le tambour 12.
Lorsque le véhicule routier comporte plus de quatre roues, six par exemple, il peut y avoir un dispositif moteur des freins pour chaque roue ou pour chaque groupe de roues, tels que les deux roues droites postérieurs ou les deux roues gauches postérieures.