CH147439A - Procédé catalytique de préparation de substances par enlèvement à des composés organiques, d'éléments constitutifs de ceux-ci. - Google Patents

Procédé catalytique de préparation de substances par enlèvement à des composés organiques, d'éléments constitutifs de ceux-ci.

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CH147439A
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  Procédé catalytique de préparation de substances par enlèvement à des composés  organiques, d'éléments constitutifs de ceux-ci.    La présente invention concerne la prépa  ration de substances par séparation ou disso  ciation d'avec les composés organiques d'élé  ments constitutifs de ceux-ci, par exemple  d'hydrogène, d'oxygène ou de groupes conte  nant de l'hydrogène ou de l'oxygène.

   On con  naît de nombreux exemples de telles réactions  rentrant dans le cadre de cette invention, tels  que des déshydrogénations comme celles d'al  cools en aldéhydes et cétones, par exemple:  d'alcool méthylique en aldéhyde formique, de       cyclohexanol    et ses dérivés en les     cyclollexa-          nones    correspondantes, d'alcool     isopropylique     en acétone, d'alcool butylique secondaire en       niéthyléthylcétone,    etc., des déshydratations  comme, par exemple, celle d'alcool éthylique  en éthylène; des séparations de groupes car  boxyle d'avec des acides carboxyliques  comme, par exemple, la     transformation    d'a  cide phtalique en acide benzoïque.  



  Conformément à l'invention, on traite les  dits composés organiques à chaud en présence    d'une masse de contact     catalytiquement    ac  tive, contenant au moins un corps d'une  structure     mieroporeuse    qui résulte de la for  mation d'un corps échangeur de bases. La  réaction aura lieu de préférence dans la  phase vapeur. Ledit corps à. structure     micro-          poreuse    peut être soit un corps échangeur de  bases, soit un dérivé d'un tel corps obtenu, par  exemple, en lessivant celui-ci par un acide, ou  en formant un corps semblable à un sel. L'ex  pression "corps échangeur de bases" comprend  tous les corps, naturels ou artificiels, qui pos  sèdent les propriétés d'échanger leurs bases  pour d'autres bases de solutions salines.

   Les  produits échangeurs de bases dont il est fait       ulsage    pour la fabrication de     compasitions     catalytiques qu'on peut employer dans le pro  cédé selon l'invention, ou comme matière ini  tiale pour des dérivés à utiliser ainsi, peuvent  posséder un fort pouvoir échangeur de bases  ou, dans bien des cas, peuvent posséder  un pouvoir échangeur de bases plus faible,      puisque la valeur catalytique des com  positions finales ne dépend pas     princip;î-          lement    du degré de pouvoir échangeur de  bases présent.

   D'une façon générale, on peut  grouper les corps échangeurs de bases comme  suit: Les zéolithes à deux ou à multiples  constituants,     c'est-à-dire,des    corps échangeurs  de bases contenant du silicium chimiquement  combiné dans leur noyau, et les corps échan  geurs de bases non     silicieux    dans lesquels  tout le silicium est remplacé par     d'autr,    s  oxydes -de métaux     acidiques    ou amphotères  convenables.

   Les zéolithes à deux consti  tuants sont les produits de réaction de deux  types de constituants     initials,    c'est-à-dire -de       métallates    et de silicates (en faisant usage du  terme     métallate    clans un sens large comme  cela sera défini plus loin dans le présent.  mémoire) ou de sels métalliques et de silica  tes. Il arrive fréquemment qu'il peut entrer  en ,réaction plus d'un membre d'un type,  c'est-à-dire qu'un silicate peut réagir avec  plus d'un     métallate    ou plus d'un sel métalli  que. Les zéolithes à constituants multiples  sont les produits de réaction d'au moins trois  types de constituants, c'est-à-dire d'au moins  un silicate, au moins un     métallate    et au moins  un sel métallique.

   (Par     métallate,    il faut  entendre tout sel dont l'anion contient un mé  tal; sous sel métallique, on entend un sel dans  lequel l'anion ne contient pas de métal.)  Les corps échangeurs de bases, tant     zéo-          lithes    que corps échangeurs de bases non     si-          licieux,    peuvent être associés avec des di  luants, de     préférence    sous la forme d'une  structure physiquement homogène, comme  cela sera décrit ci-dessous.

   Des corps échan  geurs de bases, soit dilués ou non dilués, peu  vent être présents dans les masses de contact  dont il est fait usage dans l'invention, ou  bien leurs dérivés peuvent être présents;  mais il va sans dire -que, partout où il est  question ici de corps échangeurs do bases,  cette expression comprend tant des produits  dilués que des produits non dilués.  



  Comme déjà dit, des corps échangeurs de  bases, tant zéolithes que corps échangeurs de  bases non-     silicieux,    peuvent également être    transformés -en dérivés utilisables pour la  formation de la masse catalytique et qui pos  sèdent bien des caractéristiques chimiques et  la plupart des caractéristiques physiques des  corps échangeurs de bases dont ils dérivent.  Ces dérivés peuvent être des corps ressem  blant à des sels, c'est-à-dire être les produits  de réaction de corps échangeurs     .de    bases avec  des composés contenant des anions capables  de réagir avec les corps échangeurs .de bases  pour former des produits qui possèdent bien  des. propriétés de sels.

   Une autre classe de  ces dérivés est constituée par des produits ob  tenus en lessivant aux acides les corps échan  geurs de bases. Lorsqu'on soumet un corps  échangeur de bases à un lessivage avec des  acides, en particulier des     acides    minéraux di  lués, les bases     échangeables    sont d'abord enle  vées graduellement. Les produits résultants  contiennent tant les constituants plus basi  ques que les constituants plus     acidiques    du  noyau non     échangeable    du corps échangeur  de bases, avec ou sans une portion des bases  échangeables.

   A mesure qu'on pousse plus  loin le lessivage, de plus en plus des consti  tuants relativement positifs du noyau non  échangeable sont enlevés et, si on le pousse jus  qu'à achèvement, le produit lessivé. ne con  tient que les constituants relativement acides  du noyau non échangeable. Dans le cas de  zéolithes, le produit final d'un lessivage con  tinué longtemps est un acide silicique com  plexe qui possède bien des propriétés physi  ques du corps échangeur de bases originel.  Dans la suite de la présente description, on  désignera, pour simplifier les corps échangeurs  de bases et leurs dérivés, sous le terme     géné        -          rique    (le produits     "pei@iuutogénétiques".     



  Des constituants     catalytiquement    actifs  peuvent se trouver .dans la masse catalytique,  employée sous quatre formes principales,  comme il suit:     1o    Ils peuvent. avoir été mé  langés physiquement avec les produits per  mutogénétiques, ou être imprégnés dans     ceux-          ci;

     <B>20</B> Ils peuvent avoir été incorporés     phy.,        siquement,    d'une façon homogène, dans les  produits     permutogénétiques,    avant ?que ces  derniers aient été complètement formés, sous      la forme de corps diluants     catalytiquement     actifs ou sous la forme de diluants qui ont  été imprégnés     @de    substances     catalytiquement     actives;

  <B>30</B> Ils peuvent être combinés     chimi.          quement    dans les produits     permutogénétiques     sous une forme non échangeable,     c'est-à-dire     qu'ils peuvent former une partie du noyau  non échangeable du corps échangeur de bases  qui est présent .dans la massa de contact fi  nale ou qui est transformé en les dérivés;

   ou  bien ils peuvent. être     combinés        chimiquement     avec les corps échangeurs de bases sous la  forme d'anions     catalytiquement    actifs qui for  ment avec le corps échangeur de bases des  corps ressemblant à des sels;

  <I>40</I> Ils peuvent  être combinés chimiquement sous une forma  échangeable soit au cours de la formation du  corps échangeur de bases ou, par échange de  bases, après formation.     Naturellement,    les  mêmes constituants     catalytiquement    actifs,  ou des constituants     catalytiquement    actifs  différents, peuvent être présents sous plus  d'une des formes     susmentionnées    et un avan  tage de l'invention est -que des substances     ca-          talytiquement    actives peuvent être introdui  tes sous une     grande        variété    de formes,

   ce qui  donne un large choix au chimiste     eatalyste.     



  Bien que les différents produits     permuto-          génétiques    puissent varier largement quant à  leurs caractéristiques chimiques, ils possèdent  tous une structure physique similaire qui     3st     caractérisée par une plus ou moins grande       microporosité,    et une grande résistance aux  hautes températures et, dans le cas de corps  échangeurs de bases contenant des consti  tuants catalytiques et :

  qui n'ont pas été lessi  vés -à l'acide au point d'enlever ces consti  tuants     catalytiquement    actifs, ,ceux-ci sont  distribués dans toute la carcasse des produits  en dispersion atomique ou moléculaire,  comme cela sera .décrit plus en détail plus  loin, et     cette    homogénéité chimique est un  des avantages importants de certaines des mas  ses de contact utilisées dans le procédé selon  l'invention.  



  Bien que la combinaison de substances       catalytiquement    actives puisse être effectuée  avec des produits     permutogénétiques    non di-         lués    aussi bien qu'avec des produits     permuto-          génétiques    dilués, on a trouvé que, pour la  plupart des réactions envisagées, des masses  de contact formées de produits     permutogéné-          tiques    dilués ont un avantage, en particulier  dans le cas où les diluants sont d'une nature  physique telle qu'ils exercent une influence  désirée sur l'activité catalytique des masses  de contact comme lorsque, par exemple, les di  luants sont riches en silice, -que l'on a trouvé  avoir un pouvoir activant,

   ou lorsque les di  luants, en raison d'une grande porosité, d'une  grande capillarité ou d'une grande énergie su  perficielle, peuvent être considérés comme  des catalyseurs ou des activateurs     physiques.     



  Les corps échangeurs de bases se com  portent comme s'ils étaient des produits  de poids moléculaire extrêmement élevé,  parce que l'on peut introduire des cons  tituants     catalytiquement    actifs soit dans  le noyau non     échangeable    ou sous la forme  de bases     échangeables    en, pratiquement,  toutes proportions désirables et la loi or  dinaire des proportions de combinaison     cbi-          mique,    -qui, dans des composés de faible poids  moléculaire, restreint les proportions en les  quelles des constituants peuvent être incorpo  rés chimiquement, semble ici sans force, ce  qui rend raisonnable de supposer que le poids  moléculaire est si élevé qu'il masque complè  tement l'effet -de la loi.

   Il est, naturellement,  possible que les corps échangeurs de bases, ou  certains de ceux-ci, puissent être des solutions  solides de plusieurs des composés de poids  moléculaire plus faible. Il n'a. pas été possi  ble,     jusqu'ici,    de trancher définitivement  cette question, car les corps échangeurs de  bases ne sont pas facilement capables d'ana  lyse chimique quant à leur structure.

   L'in  vention n'est, bien entendu, limitée à aucune  théorie; mais, quelles qu'en soient les raisons  fondamentales, le fait que des constituants       catalytiquement    actifs peuvent être intro  duits chimiquement :en toutes proportions dé  sirées a une énorme importance pour le chi  miste     catalyste    et lui permet de produire un  nombre presque illimité de catalyseurs ou  masses de contact finement et graduellement      dosées pour la séparation envisagée, et, dans  tous les cas,

   les masses de contact produites  sont très efficaces en raison de la structure  physique des produits     permutogénétiques    y  contenus et des larges limites de dilution ho  mogène de molécules ou atomes     catalytique-          ment    actifs, avec uniformité et douceur d'ac  tion résultantes, ce qui a une grande impor  tance, en particulier dans les réactions sen  sibles pour lesquelles des masses de contact  dont il est. fait usage dans l'invention con  viennent particulièrement bien.  



  En plus -des caractères importants dont  les produits     permutogénétiques    dotent les  masses de contact utilisées dans le procédé se  lon l'invention, on a trouvé que, pour bien des  réactions rentrant     dans    le cadre de cette der  nière, il est désirable de     régulariser    l'action  de ces masses de contact et cela peut être ef  fectué en associant avec les produits     permu-          togénétiques,    ou en y incorporant ou y for  mant des composés -de métaux alcalins, de  métaux alcalino-terreux et de métaux terreux  formant des oxydes non réductibles par  l'hydrogène.

   Ces composés semblent ralentir  ou adoucir la réaction     catalytique    et on les       désignera    dans tout ce mémoire sous le nom  de régulateurs. Les régulateurs peuvent être  non alcalins, faiblement alcalins ou forte  ment alcalins, selon les produits de réaction  et la nature des constituants     catalytiquement          actifs    dont il est fait usage.

   Un grand avan  tage est que, dans la formation normale de  corps échangeurs de bases, des oxydes de mé  taux alcalins sont présents comme bases  échangeables et. que, utilisés sans traitement à  l'acide ou traités avec un acide, ils forment  des régulateurs qui sont combinés dans les  produits     permutogénétiques    résultants, ou  sont associés avec eux, dans un état de divi  sion extrêmement fine dans lequel ces régula  teurs sont particulièrement actifs. Ainsi, des  corps échangeurs de bases contenant des bases  échangeables à métaux alcalins peuvent être  considérés comme des régulateurs complexes.  



  En plus de l'usage de     régulateurs    qui  sont importants dans un grand nombre de  réactions de dissociation     rentrant    dans le ca-         dre    de l'invention, on a trouvé que l'on peut,  dans bien des cas, augmenter beaucoup l'ac  tion     régularisatrice    et l'efficacité totale des  masses de contact en associant     aveccelles-ci,    ou  en y combinant chimiquement, des éléments  ou radicaux ou groupes qui sont catalytique  ment actifs, mais ne possèdent pas d'activité  catalytique spécifique pour la réaction parti  culière à effectuer.

   Bien des réactions sont ai  dées par la présence de catalyseurs favori  sant. d'autres types de réactions, comme les  oxydations, les réductions,     ete.,    qui ne sont  pas des catalyseurs spécifiques de sépara  tion ou de dissociation. Des catalyseurs, ou  constituants catalytiques, de ce genre qui ne  sont pas cl-es catalyseurs     spé-,ifiques    pour la  réaction dans laquelle il en est fait usage,  dans les conditions de réaction auxquelles on  a affaire, seront désignés dans tout le mé  moire sous le nom de corps catalyseurs auxi  liaires, car ils semblent augmenter l'effet de  dosage qui peut être accompli par les régula  teurs. De tels catalyseurs auxiliaires peu  vent aussi être présents là où il n'y a pas de  régulateurs.  



       L'énorme    gamme de groupes     chimiques     qui peuvent être combinés dans, ou avec des  produits     permutogénétiques,    ou y être incor  porés, permet un large choix de     catalysateurs     auxiliaires aussi bien que de catalyseurs spé  cifiques et permet leur association avec les  masses de contact sous une forme extrême  ment homogène et     catalytiquement    efficace.

    Ainsi bien des corps échangeurs de bases, ou  leurs dérivés, peuvent être considérés comme  des catalyseurs complexes constituant en  même temps des catalyseurs, des régulateurs  et des catalyseurs auxiliaires, car tous les  éléments jouant ces divers rôles peuvent être  présents dans le même composé chimique et  participer aux avantages qui découlent de sa  structure physique désirable et de ses pro  priétés chimiques désirables. Naturellement,       tantales    corps régulateurs que des cataly  seurs auxiliaires peuvent être mélangés par  tiellement ou entièrement avec des produits       permutogénétiques    et un seul régulateur ou  un seul catalyseur auxiliaire peuvent être      présents partie en mélange physique et par  tie en combinaison chimique.  



  Les corps échangeurs de bases qui for  ment les constituants importants, ou la ma  tière initiale pour des dérivés, dans les mas  ses de contact utilisées dans le procédé se  lon l'invention peuvent être préparés par les  méthodes bien connues. Ainsi, par exem  ple, on peut préparer des zéolithes à deux  constituants par des méthodes humides dans  lesquelles les constituants     métallates    ou les  constituants sels métalliques, dont une partie  ou tous peuvent être     catalytiquement    actifs,  sont amenés à réagir avec des silicates solu  bles pour former des     zéolithes    des types     alu-          minosilicate    ou silicate double d'aluminium;

    ou bien, on peut fondre les constituants, de  préférence en présence de fondants.     Il    va sans  dire     .que    le terme     métallate        .comprend    non       seulement    les solutions alcalines d'oxydes ou  hydroxydes métalliques amphotères, mais  aussi des sels, de métaux formant des alcalis,  d'acides métalliques, tels que les oxacides de  métaux .des cinquième et sixième groupes  qui, .dans au moins un des stades d'oxydation,  ne sont pas, à strictement parler, amphotè  res, mais qui sont capables de réagir avec  des silicates pour former des zéolithes, ou  avec d'autres constituants pour former des  corps échangeurs de bases non siliceux.

   Dans  tout le présent mémoire, on adhérera à cette  définition un peu plus générale des     métal-          lates.    Dans la formation de zéolithes à deux  constituants par voie humide, le produit de  réaction final doit être alcalin par rapport au  tournesol et, pour des produits ayant un fort  pouvoir échangeur de bases, doit être neutre  ou alcalin à l'égard ide la     phénolphtaléine.     Pour produire des corps échangeurs de  bases à utiliser dans la préparation de masses  de contact pour le procédé selon l'invention,  il est parfois inutile d'assurer un fort pou  voir échangeur de bases et, pour bien des     usa-          des,

      des zéolithes formées dans des conditions  d'où résulte une réaction finale qui est acide  à l'égard de la     phénolphtaléine,    mais     alcalin(:     par rapport au tournesol, sont avantageuses:  On ne sait pas -définitivement si les produits    obtenus dans ces conditions sont des composés  chimiques homogènes quoique, de bien des  façons, ils se comportent comme s'ils l'étaient.  Il y a toutefois raison de croire que, dans  certains cas au moins, il peut se     produire    de  mélanges de     polysilicates    échangeurs de bases  et non échangeurs de bases.

   Aux fins .du     prE>-          sent    mémoire, on considérera un produit  comme un produit échangeur de bases s'il  possède un pouvoir échangeur de bases si fai  ble soit-il.    Il est     désirable    pour bien     des    buts, et en  particulier quand on a besoin (le zéolithes à  deux constituants ayant un fort pouvoir  échangeur de bases, d'ajouter les constituants  relativement acides, par exemple: les sels mé  talliques dans le cas ide zéolithes du type sili  cate double d'aluminium, aux constituants re  lativement plus alcalin tels, par exemple,  que les silicates solubles.

   Par ce moyen, on  assure une alcalinité     continue    et cette façon  de faire doit être considérée comme celle qu'il  est préférable d'adopter dans la plupart des  cas; mais la façon de procéder inverse est  avantageuse     pour-certaines    masses de contact  On peut préparer des zéolithes à consti  tuants multiples par l'une quelconque des  méthodes     précédentes    en faisant usage d'au  moins trois types de constituants,     c'est-à-          dire    d'au moins un     métallate,    au moins un  sel métallique et au moins un silicate soluble.

         Dans    le cas de zéolithes à constituants mul  tiples, comme dans le cas de zéolithes à deux       constituants,    on doit observer les conditions  d'alcalinité et, pour bien des buts, il est avan  tageux d'ajouter les constituants relativement  acides aux constituants relativement alcalins  afin d'assurer une réaction alcaline continue.  Les zéolithes à constituants multiples produi  tes varient, quant à leur nature, selon la pro  portion des     différents    constituants réactif.  Ainsi, quand les     métallates    et les silicates  prédominent sur les sels métalliques, les pro  duits résultants ressemblent aux zéolithes à  deux     constituants    du type aluminosilicate.

    Si les sels métalliques et les silicates prédo  minent sur les     métallates,    les produits res-      semblent à des zéolithes à deux constituants  du type silicate double d'aluminium et, fina  lement, si les     métallâtes    et les sels métalli  ques l'emportent sur les silicates, les produits  résultants ressemblent plus ou moins à des  corps échangeurs de bases non siliceux. Il est  clair qu'il n'y a pas de ligne de démarcation  nette entre les trois types de zéolithes à cons  tituants multiples et que l'un se fond dans  l'autre à mesure que les proportions des -dif  férents constituants varient.

   Un avantage des  zéolithes à constituants multiples sur les zéo  lithes à deux constituants est que le choix de  constituants     catalytiquement    actifs est plus  large, car certains éléments ou groupes     cata-          lytiquement        actifs    ne peuvent être incorporés  que     sous    la forme de     métallates    et d'autres,  que sous la forme de sels métalliques. Dans  une zéolithe à     constituants    multiples, chaque  groupe     catalytiquement    actif peut être incor  poré sous la forme dans     laquelle    il est le  mieux     procurable.     



  On produit des corps échangeurs de bases  non siliceux par les méthodes générales     sus-          décrite;    mais, au lieu d'amener des réactions  entre des silicates et d'autres constituants  oxydes métalliques, on fait réagir deux ou  plus de deux composés     oxymétalliques    dont,  en -général, au moins un sera un     métallate    et  au moins un, un sel métallique; ou bien, dans  certains cas, il est possible d'effectuer une  réaction entre deux     métallates    différents,  dans lesquels un des radicaux négatifs est  plus     acidique    .que l'autre.

   Il est possible de  produire des corps échangeurs  &  bases non       siliceux    dans lesquels plusieurs oxydes mé  talliques sont présents. Il est également possi  ble .de produire des corps échangeurs de bases  non     siliceux    dans lesquels un seul métal est  présent. Ainsi, par exemple, certains métaux  peuvent être d'une nature suffisamment am  photère pour former tant .des     métallates    que  des sels métalliques qui sont capables de réa  gir les uns avec les autres pour produire des  corps échangeurs de bases.  



  Une façon spéciale de produire des corps  échangeurs de bases non siliceux consiste à  neutraliser graduellement des sels fortement    alcalins des oxacides d'éléments métalliques  des cinquième et sixième groupes .dans     dcs     stades .d'oxydation dans lesquels ils sont suf  fisamment amphotères. La neutralisation  d'autres     métallates    fortement alcalins peut  également amener la formation de corps  échangeurs de bases non siliceux. La méthode  inverse, par laquelle .on traite graduellement  des sels non alcalins de métaux convenables  avec de l'alcali jusqu'à ce que la réaction soit  suffisamment alcaline pour permettre la. for  mation de corps échangeurs de bases, peut  également être employée.  



  Bien des métaux ne sont capables d'en  trer dans la formation     échangeuse    -de bases  que dans certains stades d'oxydation, et il  est parfois nécessaire d'introduire ces métaux  dans un stade d'oxydation différent de celui  qu'on désire dans le corps échangeur de bases  final, le changement de stade d'oxydation  étant, .de préférence, effectué au cours de  la formation du corps échangeur de bases.  Certains autres éléments peuvent être incor  porés sous la forme de composés complexes  des types les plus divers, tels, par exemple,  que les groupes ammoniacaux, etc.  



  En plus des corps échangeurs de bases  artificiels brièvement décrits ci-dessus, on  peut faire usage de corps échangeurs de bases  naturels tels -que la     néphéline,    la leucite, le  feldspath, etc.  



  Les masses de contact les plus importan  tes pour bien des réactions .contiennent .des  produits     permutogénétiques    dans lesquels, de  préférence, les diluants sont incorporés d'une  façon homogène dans les corps échangeurs de  bases avant formation de ces derniers ou, tout  au moins, avant que le corps échangeur de  bases ait fait prise après formation. On peut  faire usage de bien des diluants, tant inertes  que régulateurs     activants,        catalytiquement     actifs ou ayant des effets de catalyseurs auxi  liaires.

   En voici quelques-uns:     hieselguhrs     en tous genres, en particulier la terre de     cel-          lite    naturelle ou traitée; poudres siliceuses     .de     divers types;     produits        permutogénétiques     pulvérisés; poudres naturelles du artificielles      de     rocïies,    pierres, tufs,     trass,    lave et produits  volcaniques similaires qui sont fréquemment  très poreux; sable vert;     glauconite    ou son dé  rivé lessivé à l'acide, le     glaucosile;    laine de  scorie pulvérisée; ciments; sable;     silicagel;     poterie pulvérisée;

   terre à foulon; talc; pou  dre de verre;- poudre de pierre ponce;  amiante, graphite; charbon activé; poudre de  quartz; divers minéraux pulvérisés riches eu  quartz; poudres métalliques et poudres d'al  liages métalliques; sels d'acides     oxymétalli-          ques    tels que les     tungstates,    les     vanadates,     les- chromates, les uranates, les     manganates,     les     cérates,    les     molybdates,    etc., en particu  lier ceux de cuivre;     silicates    tels que silicate  de cuivre, silicate de fer, .silicate 4e nickel,  silicate de cobalt, silicate d'aluminium, sili  cate de titane;

       minéraux    ou minerais,     spécia-          lem-ent    ceux riches en cuivre,     etc.    Des di  luants finement divisés ont un grand avan  tage, spécialement lorsque la grosseur  moyenne des particules est inférieure à 60  microns, auquel cas les diluants possèdent une  grande énergie superficielle, de qui augmente  la capacité     adsorptive    et     absorptive    de la  masse de contact, la vitesse de diffusion et  la porosité. Ces ,diluants finement divisés  peuvent être considérés comme des cataly  seurs ou     activateurs    physiques.

   Des corps       permutogénétiques    dilués peuvent également       être,finement    divisés et employés comme une  partie ou la totalité des     diluants    d'autres  corps échangeurs de bases.  



  Les neuf méthodes .suivantes sont les plus       Pfficaces    pour l'introduction des diluants,  mais on peut faire usage de toutes autres  méthodes convenables.  



  10 On peut mélanger les diluants avec un  ou plusieurs constituants liquides des corps  échangeurs de bases à former, lorsqu'on pré  pare ces derniers par voie humide.  



  20 On peut précipiter des constituants soit       catalytiquement    actifs, régulateurs ou cata  lyseurs auxiliaires ou autres dans des corps  diluants ou en imprégner ceux-ci que l'on in  corpore ensuite dans les corps -échangeurs de  bases par toutes méthodes d'incorporation  convenables.    <B>30</B> On peut mélanger, par pétrissage on  brassage, des diluants avec des corps échan  geurs de bases lorsque ces derniers sont en  core sous la forme de gelée, auquel cas la  gelée     échangeuse    de bases se comporte comme  un adhésif.

   L'homogénéité et l'uniformité de  la distribution des diluants n'est naturelle  ment pas tout à fait aussi grande par cette  méthode -que par la méthode     1o;    mais, pour la  séparation ou dissociation selon l'invention,  une extrême uniformité n'est pas essentielle.  



  40 On peut former des diluants au cours  de la formation des corps échangeurs de ba  ses en mélangeant des composés convenables  avec les constituants de ces corps,     de    façon  que les particules de .diluants se précipitent  durant la formation. On peut ajouter des col  loïdes protecteurs pour empêcher une coagu  lation des particules de diluants avant que  les corps échangeurs de bases aient fait     prise     suffisamment.  



  <B>50</B> On peut ajouter des composés qui réa  gissent avec certains des constituants for  mant les corps échangeurs de bases pour pro  duire des diluants: par exemple, on peut  ajouter des sels des acides de métaux des     cüi-          quième    et sixième groupes suffisamment en  excès pour qu'ils réagissent. avec des consti  tuants du corps échangeur de bases, comme.  par exemple, avec des     oxydes    de métaux pe  sants, pour former des diluants insoluble.  



  <B>60</B> On peut imprégner de solutions vérita  bles ou colloïdales de constituants     catalyti-          quement    efficaces des corps échangeurs de  bases préformés, dilués ou non .dilués, artifi  ciels ou naturels, puis les sécher.  



  70     0n    peut imprégner un corps échangeur  de bases préformé, dilué ou non dilué, de       plusieurs    solutions qui réagissent dedans pour  précipiter tous diluants désirés.  



  <B>80</B> On peut ajouter des composés diluant  solubles aux constituants formant un corps  échangeur de bases qui, après formation, re  tient les composés     .en    solution et que l'on sè  che sans le laver, ou que l'on traite pour pré  cipiter les composés.  



  <B>90</B> On peut imprégner des corps échan  geurs de bases naturels, ou des corps échan-      peurs de bases     artificiels,    dilués ou non -di  lués, ou leurs dérivés, de solutions des com  posés désirés que l'on précipite ensuite au  moyen de gaz réactifs.  



  Le noyau, ou portion non échangeable des  molécules des corps échangeurs de bases est  ordinairement considéré comme consistant en  deux types d'oxydes, à savoir: des oxydes  métalliques relativement basiques, habituelle  ment amphotères, et des oxydes relativement       acidiques,    tels que     SiOz,    certains oxydes mé  talliques amphotères et certains oxydes mé  talliques qui ont un caractère nettement  acide. Le noyau se comporte comme un seul  anion; mais il est     avantageux    de considérer  les deux portions     @du    noyau comme les por  tions basique -et     acidique    en ne perdant pas  de vue, naturellement, que le noyau se com  porte comme un seul groupe.

   Les composés  métalliques qui sont capables de former la  portion basique du noyau sont ceux des mé  taux suivants: cuivre, argent, or, bismuth,  béryllium, zinc, cadmium, bore, aluminium,  certaines terres rares, titane, zirconium, étain,  plomb, thorium, niobium, antimoine, tantale,  chrome, molybdène, tungstène, uranium, va  nadium, manganèse,     fer,        nickel,    cobalt, pla  tine, palladium. Des composés de     ces    éléments  peuvent être introduits isolément ou en mé  langes, en toutes proportions désirées, et peu  vent être sous la forme d'ions simples ou com  plexes. Il va sans dire -que certains éléments,  dans certains stades d'oxydation, peuvent  être introduits soit comme     métallates    ou  comme sels métalliques.

   D'autres ne peuvent  être introduits que sous une forme et d'au  tres encore peuvent être introduits dans un  stade d'oxydation autre que celui .qu'on dé  sire dans le corps échangeur de bases final,  ou sous la     forme    de composés complexes.  Parmi les     ionogènes    complexes se trouvent  l'ammoniaque, l'acide cyanhydrique, l'acide       oxalique,    l'acide formique, l'acide tartrique,  l'acide citrique, la glycérine, etc.  



  Bien des métaux sont des catalyseurs spé  cifiques; d'autres sont des régulateurs et  d'autres encore, des catalyseurs auxiliaires.  Naturellement, l'état d'un élément comme ca-         talyseur    ou catalyseur     auxiliaire    variera  avec la réaction particulière pour laquelle  la masse de contact finale doit être employée  et le choix de catalyseurs spécifiques et de  catalyseurs auxiliaires, ainsi que les propor  tions, seront déterminés par la réaction de  dissociation organique particulière pour la  quelle on doit faire usage de la masse de  contact.  



  Des exemples de constituants formant la  portion relativement acide du noyau échan  geur de bases sont les silicates de métaux al  calins, qui sont solubles dans l'alcali, et les  sels, de métaux alcalins, d'acides tels que  ceux de bore, de phosphore, d'azote, d'étain,  de     titane,    de vanadium, de tungstène, de  chrome, de niobium, de tantale, d'uranium,  d'antimoine, de     manganèse,    etc.  



  Les bases échangeables des corps échan  geurs de bases peuvent être substituées par  échange de bases et les éléments que l'on peut  introduire, isolément ou en mélange, par  échange de bases, sont les     suivants:    cuivre,  argent, or, ammonium, béryllium, calcium,  manganèse, césium, potassium, sodium, zinc,  strontium, cadmium, baryum, plomb, alumi  nium, scandium, titane, zirconium, étain, an  timoine, thorium, vanadium, lithium, rubi  dium, thallium, bismuth, chrome, uranium,  manganèse, fer, cobalt, nickel, ruthénium,  palladium, platine et cérium.  



  Selon les réactions dans lesquelles on a à  faire d'usage de la masse de contact, les bases  échangeables introduites peuvent     être    des ca  talyseurs spécifiques, elles peuvent être des  régulateurs ou .elles peuvent être. des cataly  seurs auxiliaires. Elles peuvent être intro  duites comme ions simples ou comme ions  complexes et peuvent augmenter l'activité ca  talytique de la masse de contact     finale,    amé  liorer sa résistance physique ou agir des deux  façons.  



  Comme cela a été décrit ci-dessus, on peut  faire réagir des corps échangeurs de bases  avec des composés contenant des radicaux       acidiques    capables de former avec eux des  corps ressemblant à des sels. Les radicaux      peuvent être présents sous la forme de radi  caux acides simples, de radicaux polyacides  ou de radicaux acides complexes, et ils com  prennent des radicaux contenant les éléments  suivants: chrome, vanadium, tungstène, ura  nium, molybdène, manganèse, tantale, nio  bium, antimoine, sélénium, tellure, phos  phore, bismuth, étain, chlore, platine; bore.  Parmi les radicaux complexes se trouvent le  ferro- et     ferricyanogène,    certains groupes  ammoniacaux, etc.

   On peut faire varier la  quantité de radicaux acides amenés à s'unir  avec les corps échangeurs de bases pour for  mer des corps ressemblant à. des sels, de fa  çon que les produits résultants     puissent'pos-          séder    le caractère de sels acides, neutres ou  basiques. Beaucoup de ces radicaux acides  sont .des     régulateurs    ou des catalyseurs auxi  liaires pour la séparation ou .dissociation se  lon l'invention.  



  Les corps échangeurs de bases dilués ou  non dilués, ou certains de leurs dérivés cons  tituant des corps ressemblant à des sels peu  vent être traités avec des acides tels que des  acides minéraux, par exemple: des acides  sulfurique, chlorhydrique ou     azotique    à       2-10%    pour enlever une partie ou la tota  lité des bases échangeables ou, aussi, une par  tie ou la totalité de la     portion    basique du  noyau.  



  Dans le cas de zéolithes, le lessivage par  tiel avec     -des    acides, qui laisse une partie ou  la totalité de la portion basique du noyau,  ou même une partie des bases échangeables,  n'affecte pas la fonction des zéolithes en  tant que catalyseurs     lorsqu'elles    contiennent  des éléments     catalytiquement    actifs dans la  portion basique du noyau ou, dans certains  cas, même des bases échangeables et ces cata  lyseurs partiellement lessivés sont de grande  importance dans bien des réactions.

   Lors  qu'on pousse le lessivage à fond, la structure  physique avantageuse reste, ù un degré con  sidérable, la même, mais le restant est, na  turellement, une forme de silice ou, dans le  cas -de zéolithes dans lesquelles une partie de  la silice est remplacée par d'autres composés       a.cidiques,    un mélange des deux et ne sera ha-         bituellement    pas un catalyseur spécifique  pour les réactions de l'invention. Il peut ser  vir néanmoins de porteur physique avanta  geux de catalyseurs spécifiques pour la réac  tion cherchée et, clans le cas de zéolithes par  tiellement substituées, peut également conte  nir -des éléments catalyseurs.  



  Des corps     échangeurs    de bases     non    sili  ceux lessivés soit partiellement ou complè  tement, peuvent contenir des constituants     ca-          talytiquement    actifs et se comporter comme  des catalyseurs spécifiques, ou des cataly  seurs auxiliaires, ou des deux façons, et l'on  obtient ainsi bien des catalyseurs importants.  Cela est particulièrement le cas pour des réac  tions où une masse de contact relativement  exempte d'alcali     .est    nécessaire pour l'obten  tion des meilleurs résultats et où la teneur  en alcali d'une masse de     contact    contenant un  corps échangeur .de bases peut être trop  grande pour des résultats optima.  



  On peut également appliquer des corps  échangeurs de bases ou leurs dérivés, dilués  ou non dilués, sous la forme     -de        pellicules     sur des granules porteurs massifs, ou en     iiri-          prégner    ceux-ci. Les porteurs massifs peuvent  être inertes, activants, ou être eux-mêmes des  catalyseurs. Par exemple, certains alliages  métalliques catalytiques et minéraux rentrent  dans     cette    classe. Des granules d'aluminium  ou d'alliages de cuivre jouent un rôle supplé  mentaire avantageux en ce sens que leur  haute     conductibilité    thermique assure une  température uniforme dans tout le cataly  seur.

   Cela a une importance considérable  pour l'obtention de bons rendements clans bien  des réactions qui sont (les réactions d'équili  bre où l'équilibre     est    fréquemment changé  par des changements de température.  



  Ci-après, on a décrit, à titre d'exemple,  la préparation de diverses masses de con  tact et leur utilisation dans le procédé selon  l'invention.  



       Exemple   <I>1:</I>  On fait dissoudre 22 parties de carbonate  de cuivre basique, sous la forme d'un com  posé -de     cuproammonium,    au moyen d'eau      d'ammoniaque à 10 %. On fait dissoudre  1.0,2 parties d'hydroxyde d'aluminium fraî  chement précipité dans suffisamment d'une  solution d'hydroxyde de sodium d'une force  double de la normale pour former une solu  tion claire d'aluminate -de sodium, et, finale  ment, on fait dissoudre dans 100 parties  d'eau, 24 parties de nitrate de cuivre conte  nant 3 molécules d'eau. On mélange ensem  ble les solutions de .carbonate de     cuproammo-          nium    et d'aluminate de sodium, puis on in  troduit 50 parties de     kieselguhr,    en agitant  vigoureusement.

   On verse ensuite dans le mé  lange suffisamment de la solution de nitrate  de cuivre, en. brassant vigoureusement, jus  qu'à ce qu'il se sépare un produit bleu géla  tineux, la réaction étant neutre ou légère  ment alcaline à l'égard de la     phénolphtaléine.     Le produit est un corps échangeur de bases  non siliceux contenant du sodium, du cuivre  et de l'aluminium et est dilué avec des ma  tières riches en     Si0'.     



  On presse la gelée et on la sèche, de pré  férence à des températures ne dépassant pas  100   C, on la casse en morceaux et on l'hy  drate avec de l'eau. La masse de contact est  alors prête pour l'usage; mais il -est avanta  geux, dans certains cas, de lessiver le corps  échangeur de bases hydraté pendant un court  intervalle de temps, avant de le sécher, afin  d'enlever une partie de l'alcali échangeable.  On peut effectuer le lessivage en faisant ruis  seler sur la masse de l'acide azotique à       1-2%.    Après lessivage, on sèche le produit  qui constitue une masse de contact bien do  sée pour     déshydrogénations.    Avant de faire  usage de la masse de contact, on peut avan  tageusement lui faire subir un traitement  préliminaire avec des gaz contenant de l'hy  drogène, à 300   C.  



  On fait passer des vapeurs d'alcool sur  la masse de     contact    et on obtient les aldéhy  des ou cétones correspondantes. Ainsi, par  exemple, on peut faire passer des vapeurs  d'alcool éthylique sur la masse de contact, à  des températures comprises entre 200 et  300   C; elles seront facilement -déshydrogé  nées en aldéhyde acétique. On peut, de même,    déshydrogéner du     cyclohexanol    en     cyclohexa-          none    à 220-300   C, tandis que l'on peut  transformer de l'alcool     isopropylique    ou de  l'alcool butylique secondaire en acétone ou  en     méthyléthylcétone,    respectivement, à  3t)0---400   C.

   On peut employer la même  masse de contact pour la     déshydrogénation     d'alcool     benzylique,    ce qui donne de l'al  déhyde benzoïque comme produit principal.  



  On peut faire usage de la. même masse  de contact pour la dissociation ou séparation  de groupes aminés; ainsi, par exemple, lors  qu'on fait passer des vapeurs d'aniline sur la  masse de contact, dans les conditions de  réaction     susindiquées,    elles se transforment  en     diphénylamine.     



       Efxemple   <I>2:</I>  On prépare les trois solutions suivantes:  10 On fait dissoudre 2,5 parties d'oxyde  d'aluminium, sous la forme de l'hydroxyde  fraîchement précipité d'une solution de sel  d'aluminium, dans une solution d'hydroxyde  de     sodium    d'une force double de la normale  pour former l'aluminate de sodium corres  pondant.  



       2p    On fait dissoudre dans 200 parties  d'eau, 60 parties de nitrate de zinc avec 6  molécules d'eau et on ajoute suffisamment  d'une solution d'hydroxyde de sodium d'une  force décuple de la normale pour former le  zincate de sodium correspondant.  



  <B>30</B> On prépare une solution à     10%'    conte  nant du nitrate de chrome avec 9 molécules  d'eau, du nitrate de cuivre avec 6 molécules  d'eau et du nitrate .ferrique avec 9     molécules     d'eau, dissous dans une proportion qui don  nera 1 partie de     Cr2O3    pour 4 parties clé     Cu0     et 1,5 partie de     Fe20'.     



  On verse ensemble les solutions     1o    et  20 et on y ajoute 50 parties de sable     mona-          zite.    On verse alors la solution 30, en agitant  vigoureusement, jusqu'à ce que le mélange de  réaction reste légèrement alcalin à l'égard de  la     phénolphtaléine.    On sépare par aspiration  le précipité obtenu, on le presse et on le sè  che à des températures pouvant aller jusqu'à      1.50   C. On casse ensuite le tourteau formé  et il constitue un corps échangeur de bases  dilué     contenant    de l'alcali, de l'aluminium,  du zinc, du     .chrome,    du fer et du cuivre.

   On  hydrate après cela le produit     avec,de    l'eau, de  la manière usuelle, en faisant ruisseler sur  les fragments de l'eau froide ou chaude et on  le sèche de nouveau; il constitue alors une  masse de contact efficace pour séparer ou  dissocier des groupes contenant de l'hydro  gène ou de l'oxygène de composés organiques,  par exemple: des groupes carboxyle d'acides       polycarboxyliques.     



  On fait passer les vapeurs des acides       polycarboxyliques,    ou -de leurs anhydrides,  mélangées de vapeur sur la masse de con  tact à     860-450      C et on obtient les acides       monocarboxyliques        correspondants.    Ainsi, par  exemple, on peut faire passer des vapeurs  d'anhydride phtalique mélangées de vapeur  sur la masse de contact à     880-420      C; elles  se transforment en acide benzoïque avec un  bon rendement. 1 partie d'anhydride phtali  que pour 10 parties d'eau sous la forme de  vapeur est un rapport favorable. L'acide ben  zoïque obtenu     -contient    -des quantités plus ou  moins grandes d'acide phtalique selon la  charge de la masse de contact.

   Lorsque la  masse de contact .est .charge de 2-4 par  ties, en poids, d'anhydride phtalique et de  50 parties d'eau par 160 volumes de masse  de contact, à l'heure, on obtient à     400-420       C un mélange d'acide phtalique et d'acide  benzoïque. Dans bien des cas, le mélange  contient environ<B>90%</B> d'acide benzoïque. On  peut effectuer de plusieurs façons la sépara  tion de l'acide benzoïque d'avec l'acide phta  lique inchangé, par exemple: par     extraction     avec des dissolvants organiques tels que ben  zol, éther, chloroforme, etc., spécialement  dans un procédé continu ou partiellement  continu, l'acide phtalique restant parce qu'il  est relativement insoluble.

   On peut également  obtenir une bonne séparation en soumettant  le mélange à l'action de vapeur     @à    des tempé  ratures inférieures :à 191   C, mais supérieu  res à la température de vaporisation de l'a  cide benzoïque dans la concentration obtenue.    Les vapeurs d'anhydride phtalique sont  transformées en acide phtalique qui est non  volatil, tandis que l'acide benzoïque reste  sous la forme d'une vapeur doit il peut être  facilement condensé.

   On peut également faire  usage de dissolvants     organiques    au lieu de  vapeur et les employer pour la séparation de  l'acide benzoïque et de l'acide phtalique,  même après qu'ils ont été     condensés    sous la  forme d'un mélange, en amenant à cet effet  les vapeurs de dissolvants organiques en con  tact avec le mélange qui peut, ou non,     êtra     en solution à une température inférieure à  1.91   C, mais suffisamment élevée pour qu'il  en résulte une sublimation efficace de l'acide  benzoïque.  



  Au lieu de traiter de     l'anhydride    phtali  que, on peut transformer d'autres acides     di-          carboxyliques,    ou leurs anhydrides, en acides       monocarboxyliques.    Ainsi, par exemple, on  peut faire usage d'anhydrides phtalique  substitués, tels que les dérivés halogénés et  nitrés, par exemple:

   les acides phtalique       monohalogénés,        -dihalogénés    ou     tétrahalogé-          nés.    On peut     décarboxyler    efficacement en les  acides     monocarboxyliques    correspondants  l'anhydride     naphtalique,    l'acide     diphénique     et leurs dérivés, l'acide maléique, l'acide     adi-          pique,    l'acide     succinique,    l'acide     mésotartri-          que,    l'acide     pyrotartrique,    l'acide     glutarique,

            ete:    Au lieu de faire usage des acides libres  ou -de leurs anhydrides, on peut faire usage       C        i        ébliers        salins   <B>;</B>     ainsi,        i        i        par        exemple,        on        peut     traiter du     phtalate    de     diméthyle,    ce qui a  pour résultat de donner principalement de  l'acide benzoïque, ensemble avec un peu  d'aldéhyde benzoïque.

   Dans bien des cas,  d'autres gaz, comme l'azote, peuvent être  présents et la quantité petit être suffisante  pour que le produit de réaction soit obtenu  sous une forme plus ou moins solide puisque  les gaz relativement inertes tendent à emme  ner une bonne partie de la vapeur en excès.  On peut remettre ces gaz en circulation après  refroidissement afin d'en séparer l'eau et  l'anhydride- carbonique, en faisant usage, si  c'est, nécessaire, de pression pour améliorer  la séparation.

        On peut aussi mélanger de l'air avec de     ia     vapeur; mais, dans des cas où l'on traite  les vapeurs     d'uri    acide     dicarboxylique,    comme  l'anhydride phtalique, on doit, de préférence,  faire usage d'un plus grand excès de vapeur  que lorsque l'on effectue la réaction en pré  sence d'un gaz inerte comme l'azote, car,     wx-          trement,    il y a tendance     @à    perdre un peu de       l'anhydride    phtalique par oxydation.  



  On peut également soumettre les masses  de contact     susdécrites    à un traitement. préli  minaire avec des gaz réducteurs tels que  l'hydrogène, le gaz à l'eau, les gaz de queue  des chaudières de cracking, le gaz d'éclai  rage, etc., à des températures de 200 à 400  C.  



  On peut obtenir d'autres masses de con  tact     efficaces    en faisant usage d'autres     oxy-,     des métalliques dans la formation du corps  échangeur de bases; ainsi, par exemple, on  peut faire usage, isolément ou en mélanges,  d'oxyde de cérium, d'oxyde de chrome,  d'oxyde d'étain, d'oxyde de cadmium, de  bioxyde de titane, d'oxyde manganeux,  d'oxyde de thorium, d'oxyde  &  béryllium,  de     trioxyde    de bore, de tri-,     tétra-    et     peut-          oxyde    de vanadium, de     trioxy    de de tungs  tène, d'oxyde de cobalt, d'oxyde de plomb,  etc.  



  Au lieu de produire des corps     permuto-          génétiques    par voie humide, on peut faire  usage de méthodes de fusion. On obtient des  produits ayant un fort pouvoir échangeur de  bases quand on fait usage de borax comme  fondant et, si on le désire, on peut obtenir des  corps échangeurs de bases- -contenant du sili  cium en ajoutant des silicates de métaux al  calins à la fusion.  



  On peut obtenir des masses de contact  modifiées en échangeant tout ou partie de  l'alcali pour d'autres métaux; ainsi, par  exemple, on peut traiter le corps échangeur  de bases avec des solutions contenant un ou  plusieurs des éléments suivants: sulfate de  manganèse, sulfate de nickel, sulfate de cui  vre, sulfate de cobalt, nitrate d'argent, ni  trate ferrique, etc. Après -que l'échange de    bases a été effectué, il est avantageux d'éli  miner soigneusement, par lavage, la solution  saline en excès et de sécher à des températu  res s'élevant graduellement jusqu'à environ  150   C. On peut également, avantageuse  ment, réduire les masses de contact à 300 à  400   C avec des gaz réducteurs tels que ceux  contenant de l'hydrogène ou de l'oxyde de  carbone.  



  Une autre modification consiste en la, for  mation de corps ressemblant à des sels     des     corps échangeurs de bases avec des acides des  cinquième et sixième groupes du système pé  riodique. Ainsi, par exemple, on peut trai  ter ces     corps-échangeurs    de bases avec une  solution de     vanadate    ou de     tungstate    d'ammo  nium à 1 % que l'on peut avantageusement  faire ruisseler sur le corps échangeur de  bases, spécialement après .que des oxydes de  métaux pesants ont été introduits par échange  de bases. On réduit également, de préfé  rence, ces masses de contact avant d'en faire  usage.

   Lorsqu'on fait passer des vapeurs  d'anhydride phtalique mélangées avec de la  vapeur dans le rapport de 1 : 10 à 1 : 20 sur  la masse de contact, on obtient -des rendements  élevés en acide benzoïque, de petites quan  tités seulement d'anhydride phtalique restant  inchangées.  



  On     obtient    une autre classe<B>(le</B> masses de  contact en lessivant les corps échangeurs de  bases avec de l'acide dilué, comme l'acide  chlorhydrique et l'acide azotique d'une con  centration :de     i/_-    à 3 %. On fait ruisseler  l'acide dilué sur les corps échangeurs de bases  hydratés, ce qui a pour résultat la produc  tion de corps     permutogénétiques    lessivés dans  lesquels plus ou moins de l'alcali     échangeable     a été enlevé. Par ce procédé, on obtient de=  masses de contact très efficaces. On peut  aussi appliquer le lessivage à des corps  échangeurs de bases dans lesquels certains  oxydes de métaux pesants ont été introduits  par échange de bases. L'action, bien entendu,  enlève d'abord l'alcali restant.

   On peut éga  lement traiter de la même manière des corps  ressemblant à des sels.      Les masses de contact décrites ci-dessus  ne sont pas limitées, dans leur usage, à la  dissociation ou séparation en phase vapeur de  groupes     carboxyle    et, au contraire, on peut  en faire usage dans la phase liquide. On  chauffe sous pression, à des températures       comprises    entre 250 et<B>300'</B> C, de l'acide  phtalique, ou des dérivés     -d'acide    phtalique  ou leurs sels acides ou neutres, spécialement  des sels de métaux alcalins, .en dissolution ou  en suspension, l'eau présente ayant 3-5  des masses de contact en suspension dedans.  On obtient de forts rendements en acides ben  zoïques     correspondants    d'excellente qualité.

    On peut traiter d'une façon similaire d'au  tres acides     polyrarboxyliques.     



  Les masses de contact     susdécrites    con  viennent également bien pour séparer ou dis  socier des groupes carboxyle d'acides     poly-          carboxyliques,    spécialement d'acides     dicar-          boxyliques,    en présence de gaz réducteurs,  tels que l'hydrogène avec ou sans vapeur.

    Ainsi, par exemple, on peut traiter avec des  gaz réducteurs des vapeurs d'anhydride phta  lique ou de l'anhydride phtalique fondu.     Une     des façons de procéder consiste à vaporiser  de l'anhydride phtalique dans un courant  d'hydrogène dans un rapport de 1 partie, en  poids, d'anhydride phtalique pour 5-15 par  ties correspondantes, en volume, d'hydrogène,  en faisant passer le mélange sur la masse  de contact à 340-400   C. On obtient de l'a  cide benzoïque d'excellente pureté. Lorsqu'on  fait usage de températures plus élevées, par  exemple 390-420   C, l'acide benzoïque con  tient de petites .quantité     d'aldéhyde    benzoïque  comme impureté.  



  Les masses de contact décrites ci-dessus  sont également efficaces pour une catalyse  combinée dans laquelle la séparation ou disso  ciation d'un groupe -carboxyle est combinée  avec d'autres réactions.  



  <I>Exemple 3:</I>  On prépare par fusion une zéolithe arti  ficielle en fondant de la soude calcinée, de  l'alumine et du sable finement pulvérisé et on    introduit ensuite par     échange    de bases des ra  dicaux     catalytiquement    efficaces en faisant  ruisseler, par exemple, des solutions normales  de sels métalliques tels que sulfate d'argent,  chlorure     stanneux,    nitrate de manganèse, ni  trate (le     nickel,    nitrate de cobalt, nitrate de  cérium ou chlorure ferrique, ou un mélange  de deux ou plus de deux de ceux-ci, sur la  zéolithe.  



  On peut également introduire des consti  tuants     catalytiquement    efficaces dans le       noyau    non échangeable du corps échangeur  de bases dans la. fusion. Ainsi, par exemple,  ,du     trioxyde    de bore, du tri- ou     tétroxyde     de vanadium, de l'oxyde de chrome,     de     l'oxyde de manganèse, de l'oxyde de fer, du       sesquioxyde    de cobalt, de l'oxyde .de zinc, de  l'oxyde de     cadmium,    de l'oxyde de zirconium,  de l'oxyde d'étain, de l'oxyde de     cuivre,     de l'oxyde de béryllium, de l'oxyde de plomb,  de l'oxyde de cérium, ou des mélange: peu  vent faire partie des constituants de la masse  fondue.

   On fond, par exemple, un mélange de  1 molécule de carbonate de sodium, 1 molé  cule d'oxyde     manganeux,    4 molécules de  bioxyde de silicium et 6 molécules de silicate  de sodium. Le produit, après hydrolyse  avec     -de    l'eau chaude, se présente sous la  forme de cristaux écailleux violet foncé.  Après échange de bases avec une solution  normale de nitrate de cuivre, on obtient une  masse de contact qui est très efficace pour  la. séparation d'un des groupes carboxyle  d'acide phtalique dans la phase vapeur ou  dans la phase liquide. Ainsi, on mélange in  timement 100 parties d'anhydride     phtalique     en suspension dans 350 parties d'eau avec 2 à  5 parties de la masse de contact. et on chauffe  à l'autoclave à 250-280   C pendant dix à  douze heures.

   L'acide phtalique est trans  formé en acide benzoïque, en donnant .de bons  rendements. Lorsque la réaction de dissocia  tion ou de séparation est effectuée dans la  phase liquide, en présence de gaz réducteurs  comme     l'hydrogène,    elle semble être accélé  rée et, en plus d'acide benzoïque, on obtient de  plus ou moins grandes     quantités        d'aldéhyde     benzoïque ou d'alcool     benzylique,    ou d'un<B>me-</B>      lange. selon la quantité d'hydrogène dont on  fait usage.  



  On peut obtenir des masses de contact de  fusion similaires en fondant 1. molécule de  carbonate de sodium, 1 molécule d'oxyde fer  rique, 4 molécules de     SiO2    et 6 molécules (le  silicate de sodium. Quelques autres mélanges  sont les suivants: 1 molécule de     carbonnte    de  sodium,     M2    molécule de     trioxyde    de bore,  lie molécule d'oxyde ferrique, 4 molécules de       SiO2    et 6 molécules de silicate de sodium;  1 molécule de carbonate de sodium, 0,2 molé  cule d'oxyde de chrome, 0,8 molécule d'oxyde       ferriqué    .et 6 molécules de silicate de sodium;

    1 molécule de carbonate de sodium,     1/2    molé  cule d'oxyde d'aluminium; 1/2 molécule  d'oxyde ferrique, 4 molécules de     SiO2    et  6 molécules de silicate de potassium; 1 molé  cule de     .carbonate    de potassium, 0,2 molécule  d'oxyde manganeux, 0,8 molécule d'oxyde  ferrique et 6 molécules de silicate -de sodium;  1 molécule -de carbonate de sodium; 1 molé  cule d'oxyde de cobalt. 4 molécules de S10\  et 6 molécules de silicate -de sodium; 1 molé  cule de carbonate de sodium, 1/2 molécule  d'oxyde ferrique, 1/2 molécule d'oxyde de co  balt, 4 molécules -de     SiO2    et 6 molécules de  silicate de sodium.  



  Lorsqu'on emploie du borax comme fon  dant au lieu de verre soluble, on obtient des  masses de contact hautement efficaces. Ainsi,  par exemple, on peut fondre ensemble un mé  lange de 5 molécules de carbonate de sodium,  1 molécule d'oxyde ferrique, 2 molécules de  bioxyde de titane et 1 molécule -de borax,  après quoi on traite à l'eau pour hydrater et  enlever l'excès .d'alcali présent durant la fu  sion. On peut également modifier encore les  masses de contact en échangeant l'alcali  échangeable pour d'autres oxydes métalli  ques, spécialement ceux des métaux pesants,  des métaux terreux ou des métaux de terres  rares, isolément ou en mélange.  



  Une autre classe de masses de contact spé  cialement efficaces pour séparer le groupe  carboxyle d'acides     polycarboxyliques    s'ob  tient en formant ce qu'on appelle les corps  ressemblant à des sels qui sont les produits    de réaction des corps échangeurs de     bases     avec des acides ou des solutions salines, spé  cialement celles des acides métalliques des  cinquième et sixième groupes du système pé  riodique. On peut obtenir les produits, par  exemple, en faisant ruisseler des solutions di  luées sur le corps échangeur de bases après  que l'alcali échangeable a été remplacé par  du cuivre.

   On peut     faire    usage d'une solu  tion à 1 % de     vanadate    d'ammonium, ou de       tungstate    d'ammonium, ou d'un mélange. Au  lieu -de faire ruisseler la solution sur le corps  échangeur de bases, on peut mettre celui-ci  en suspension dedans.  



  On peut. obtenir d'autres masses de con  tact efficaces en enlevant une partie de l'al  cali du corps échangeur .de bases par un  traitement soigneux avec des acides dilués  tels que l'acide azotique ou l'acide. chlorhy  drique à<B>1%.</B> Par cette méthode, on peut, par  lessivage, enlever l'alcali partiellement ou en  tièrement, selon la longueur du traitement.  On peut également appliquer ce     traitement    à  des corps échangeurs de bases dans lesquels  une partie de l'alcali a été remplacée par  d'autres sels métalliques. On peut     égalem nt     traiter ainsi des corps ressemblant à des sels.  Dans un cas comme dans l'autre, on obtient  des compositions de masses de contact qui  possèdent une structure physique très favora  ble.  



  On fait passer sur les compositions de  telles masses de contact, spécialement des  masses de contact lessivées, à une tempéra  ture de     ,'340--380      C, de l'anhydride phtali  que mélangé avec de l'hydrogène. Il en ré  sulte d'excellents rendements en acide ben  zoïque, spécialement si le cuivre et le zinc  sont les constituants principaux des corps  échangeurs de bases.  



  On peut faire passer sur la masse de con  tact, à     360--400      C, du     phtalate    de     dimétyle     mélangé avec de l'hydrogène et on obtient un  produit, consistant principalement en     ben-          zoate    de benzyle, mais contenant aussi du  benzoate de méthyle ainsi que de     petitr,s     quantités d'alcool     benzylique    et d'acide ben  zoïque. Si l'on fait passer sur la masse de      contact du     phtalate    de     diméthyle    sans hydro  gène, on obtient des réactions similaires.

   On  peut effectuer les mêmes réactions en pré  sence de vapeur, auquel cas de l'acide     ben=          zoïque    et -de l'anhydride benzoïque sont les  produits principaux.  



  <I>Exemple 4:</I>       4o    On dilue avec     4-5    volumes d'eau, 26  parties de     SiO2    sous la forme d'une     sojution     de verre soluble .du commerce.  



  20 On prépare une solution de     béryllate     de sodium au moyen de 4,5 parties d'hy  droxyde de béryllium fraîchement précipité,  dissoutes dans une solution d'hydroxyde de  sodium d'une ,force double à quintuple de la  normale.  



  <B>30</B> On fait dissoudre 14 parties de chlo  rure ferrique dans 250 parties d'eau.  



  On verse ensemble les solutions de verre  soluble et de     héryllate    et on ajoute en nu  mince courant, en agitant vigoureusement,  suffisamment -de solution de chlorure ferri  que pour que le précipité gélatineux résultant  reste légèrement alcalin ou neutre à l'égard  de la     phénolphtaléine.    On sépare la gelée for  mée, on la lave soigneusement, puis on la sè  che à des températures, de préférence infé  rieures à 100   C. Après l'hydratation usuelle,  on traite le corps     échangeur    de bases avec  une solution à 2-5     %    de nitrate de cérium  contenant 6 molécules d'eau, afin d'introduire  une quantité maximum d'oxyde de cérium  par échange de bases.  



  On fait passer des vapeurs d'anhydride  phtalique mélangées avec de l'hydrogène sur  la masse de contact à 880-420   C; le pro  duit principal est de l'aldéhyde benzoïque  contenant un peu d'acide benzoïque. Une réac  tion similaire se produit lorsqu'on fait pas  ser de l'anhydride     succinique    mélangé avec  de l'hydrogène sur la masse de contact, le  produit résultant principal étant alors de l'al  déhyde     propionique.    On peut, au lieu -d'anhy  dride     succinique    faire usage d'anhydride ma  léique qui donne le même produit, car la  double liaison clans l'anhydride maléique est    hydrogénée au cours de la catalyse.

   Dans  tous ces     exetuples,    le produit formé d'abord  par séparation selon le procédé objet -de l'in  vention, réagit. ensuite avec de l'hydrogène.  A des températures plus basses, l'acide     adipi-          que,    l'acide succinique ou l'acide     glutarique     donnent les acides     monocarboxyliques    corres  pondants au. lieu des aldéhydes.  



  On peut. remplacer eu partie ou en tota  lité la solution de     béryllate    par d'autres     mé-          tallates    tels, par exemple, que les zincates,       plombites,    aluminates,     vanadites,        chromites,          cadmiates.    On peut. également remplacer en  partie ou totalement la solution de chlorure  ferrique par un ou plusieurs des sels de cui  vre, chrome, manganèse. zinc ou zirconium.  On peut faire varier clans de larges limites  les proportions relatives des trois classes de  constituants entrant dans la formation du  corps échangeur de bases sans affecter l'ef  ficacité de la masse de contact produite.  



  Au lieu de faire usage de zéolithes à cons  tituants multiples, on peut faire usage de  zéolithes à deux constituants telles, par exem  ple, que les produits de réaction de verre so  luble -et de     béryllate    .de sodium,     plombit.e    (le  sodium, zincate de sodium, etc. Pour obtenir  de bons rendements, on peut neutraliser  l'excès d'alcalinité à l'égard de la     phénolphta-          léine    au moyen d'acides dilués, de préférence  des acides inorganiques. On peut aussi faire  usage des produits de réaction .de silicates so  lubles avec des sels métalliques tels que les  sels de nickel, cuivre, cérium, titane, chrome,  thorium, plomb, zinc, zirconium et étain.

    Dans ce dernier cas, lorsqu'on prépare des  zéolithes à deux constituants par la réaction  de verre soluble     avc    un sel métallique, on  doit choisir la quantité de ce dernier, de fa  çon que, quand il a. été ajouté en totalité, le  produit de réaction soit fortement alcalin à  l'égard du tournesol et soit. de préférence  neutre ou légèrement alcalin à l'égard de la       phénolphtaléine.     



  On peut obtenir d'autres masses de con  tact modifiées en faisant usage de composés  complexes de cuivre ou de nickel, tels     .que     les groupes ammoniacaux, comme constituants      pour les corps échangeurs de bases. On peut  en outre modifier toutes les masses de con  tact en faisant ruisseler sur elles des solu  tions salines, spécialement des solutions de  sels de métaux pesants, afin d'échanger plus  ou moins de l'alcali échangeable. On peut  également enlever par lavage une partie ou  la totalité -de l'alcali échangeable en faisant  usage, à cet effet, d'acides inorganiques,  comme l'acide azotique,     ià    1-2% ou d'acides  organiques, comme l'acide acétique, à 3-5 %.  



  On peut obtenir une autre classe de  masses de contact en les faisant réagir avec  des sels solubles des acides     métalliques    des  cinquième et sixième groupes du système pé  riodique, ce qui donne ce que l'on appelle clés  corps ressemblant à des sels.  



  Pour produire économiquement des  masses de contact, il est fréquemment néces  saire de faire usage du corps échangeur de  bases comme liant ou adhésif pour des di  luants, lesquels derniers peuvent être incrus  tés en place dans le corps échangeur de  bases. On peut, par exemple, imprégner clé       constituants        catalytiquement        actifs    du     kie-          selguhr,    de la silice colloïdale, de la poudre  de pierre ponce, du charbon activé, du     glau-          cosil    (le résidu lavé à l'acide de sable vert)  en précipitant de solutions salines correspon  dantes, les oxydes désirés dans les diluants.

    De cette façon, on peut précipiter, isolément  ou en mélange, de l'oxyde de cuivre, de  l'oxyde de zinc, de l'oxyde de titane, de  l'oxyde de cobalt, clé l'oxyde ferrique, de  l'oxyde d'argent, de l'oxyde d'aluminium, de  l'oxyde clé cérium, etc. On peut aussi faire  usage, comme diluants, de minerais contenant  les principaux constituants     catalytiquemant     désirés. Selon les constituants choisis pour les  corps échangeurs de bases, ils peuvent être  des     activateurs    ou des catalyseurs auxiliai  res et, de cette manière, on peut obtenir faci  lement des masses de contact exactement do  sées pour les différentes     réactions.     



       Exemple   <I>5:</I>  On lave     soigneusement    avec de l'eau  chaude le corps     échangeur'de    bases obtenu en    fondant un mélange de 5 molécules le       Na2C03,    1 molécule de     Al2O3,    8 molécules de       Ti0''    et 1 molécule de borax, puis on le  traite avec une solution normale de nitrate  de thorium afin d'introduire par échange de  bases un maximum d'oxyde de thorium.  Après séchage, on lessive le corps avec de  l'acide     azotique    dilué afin d'enlever un maxi  mum de l'alcali restant. On peut employer  ce corps échangeur de bases tel quel, ou bien  on peut le pulvériser ou en enrober, au moyen  d'adhésifs, des fragments porteurs.

   Ces frag  ments peuvent être du quartz, des pierres  à filtrer, du charbon activé ou des fragments  d'oxyde de thorium.  



  On peut facilement faire usage de la  masse de contact pour la déshydratation d'al  cools en hydrocarbures non saturés. Ainsi,  des vapeurs d'alcool éthylique, lorsqu'on les  fait passer sur la masse de contact à 340 à  880   C, sont transformées en éthylène, avec  de bons rendements.  



  On peut également faire usage de la  même masse de contact pour des réactions  dans     lesquelles    de l'ammoniaque est séparée  ou dissociée. Ainsi, par exemple, des vapeurs  d'aniline, que l'on fait passer sur la masse de  contact, sont transformés en     diphénylamine.     



  Dans les exemples, les réactions en phase  vapeur ont été décrites comme effectuées à     la,     pression atmosphérique. Pour bien des réac  tion,     .cette    façon de faire est satisfaisante et,  naturellement, présente d'importants avanta  ges au point de vue de la simplicité de l'ap  pareil et de la facilité d'entretien; cependant.,  certaines réactions telles, par exemple, que  des décarboxylations en présence d'un gaz ré  ducteur sont efficacement effectuées à des  pressions supérieures à la pression atmosphé  rique et il va sans dire que l'invention est  également applicable à des procédés que l'on  met en pratique à des pressions élevées. On  peut naturellement faire usage, chaque fois  que cela est désirable, de pressions infé  rieures à la pression atmosphérique.  



  Pour certaines des réactions, et en parti  culier pour des décarboxylations en présence      de gaz     réducteurs    of une réduction ou hy  drogénation prononcée, subséquente à la sépa  ration, est à éviter, il est avantageux de  construire l'appareil en des métaux qui sont  des catalyseurs de réduction relativement  moyens, comme, par     exemple,    le     cuivre,    l'alu  minium, le zinc, etc., ou d'appliquer à l'appa  reil des revêtements convenables de ces mé  taux. Dans certains cas, des revêtements     4'ar-          ;cent    sont également désirables.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de fabrication de substances par enlèvement à des composés organiques, d'él-@- ments constitutifs de ceux-ci, caractérisé en ce que l'on traite lesdits composés à chaud en présence d'une masse de contact catalytique- ment active, contenant au moins un corps d'une structure microporeuse qui résulte de la formation d'un -corps échangeur de bases. SOUS-REVENDICÂTIONS 1 Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que lesdits composés sont ame nés à la phase vapeur sur la masse de contact.
    2 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit corps de structure micropo- reuse est un corps échangeur de bases. 3 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit corps de structure micropo- reuse est un corps résultant du lessivage au moins partiel, par un acide, d'un corps échangeur de bases.
    4 Procédé selon la revendication, dans le quel l'élément catalytiquement actif pour la réaction envisagée est contenu dans le dit corps de structure microporeuse. 5 Procédé selon la revendication, dans le quel le corps de structure microporeuse est silicieux. 6 Procédé selon la sous-revendication 3, dans lequel ledit corps résulte du lessi vage d'un corps échangeur de bases sili- cieux. 7 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit corps de structure micropo- reuse est un corps semblable à un sel,
    ré sultant .de la combinaison d'un corps échangeur de bases avec un composé acide. 8 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique con tenant encore au moins un diluant. 9 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant au moins un constituant cata- lytiquement actif en mélange avec ledit corps à structure microporeuse. 10 Procédé selon la sous-revendication 7, dans lequel ledit composé acide contient l'élément catalytiquement actif pour la réaction envisagée.
    11 Procédé selon la sous-revendication 2, dans lequel au moins un constituant ca- talytiquement actif est présent comme base échangeable. 12 Procédé selon la sous-revendication 8, dans lequel le diluant employé est cataly- tiquement actif. 13 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse de contact con tenant encore un constituant régulateur de la réaction. 14 Procédé selon la sous-revendication 13, dans lequel ledit constituant est un mé tal alcalin ou alcalino-terreux à l'état de combinaison.
    15 Procédé selon la sous-revendication 13, dans lequel ledit constituant est un métal terreux, à l'état de combinaison, à oxyde non réductible par l'hydrogène. 16 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant en outre un constituant cataly tique auxiliaire, qui, sans être un cataly seur spécifique pour la. réaction envisa gée, active la réaction. 17 Procédé selon la sous-revendication 16, dans lequel la masse contient aussi un constituant régulateur de la réaction, dont l'action est favorisée par ledit catalyseur auxiliaire.
    18 Procédé selon la sous-revendication 8, dans lequel le diluant forme avec ledit corps de structure microporeuse une masse homogène. 19 Procédé selon la sous-revendication 8, dans lequel la masse catalytique employée comporte des porteurs massifs sous forme de granules, sur lesquels sont formées -de minces pellicules de substance catalyti- quement active. 20 Procédé selon la sous-revendication 19, dans lequel lesdites granules sont en mé tal.
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