CH147787A - Procédé de réduction catalytique de composés contenant au moins un atome de carbone relié directement, par double liaison, à un atome d'oxygène. - Google Patents

Procédé de réduction catalytique de composés contenant au moins un atome de carbone relié directement, par double liaison, à un atome d'oxygène.

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Description


  Procédé de réduction catalytique de composés contenant au moins un atome de carbone  relié directement, par double liaison, à un atome d'oxygène.    La présente invention concerne un pro  cédé (le réduction catalytique de composés  contenant au moins un atome de carbone relié  directement, par double liaison, à un atome  d'oxygène, soit l'oxyde de carbone et les com  posés à groupe carbonyle, tels que cétones,  aldéhydes, etc., par le traitement connu de  tels composés par de l'hydrogène ou des gaz  contenant de l'hydrogène.  



  Suivant l'invention, la réduction au  moyen d'hydrogène, ou de gaz contenant de  l'hydrogène, est effectuée en présence d'une  masse de contact     catalytiquement    active con  tenant au moins un composé chimique d'une  structure physique telle qu'elle résulte de la  formation d'un corps échangeur de bases. Un  tel composé peut être soit un corps échangeur  de bases, soit un dérivé     d'un    tel corps, obtenu  par exemple en lessivant celui-ci par un acide  ou en le faisant réagir avec une substance  propre à former un corps ressemblant à un  sel.    L'expression "corps échangeur de bases"  englobe tous les corps, naturels ou artificiels,  qui possèdent les propriétés d'échanger leurs  bases pour d'autres bases de solutions salines.

    Les produits échangeurs de     bases    dont il est  fait usage dans la formation de compositions  catalytiques qu'on emploie dans le procédé  selon la présente invention, ou comme matière  initiale pour des dérivés à utiliser ainsi, peu  vent posséder un fort pouvoir échangeur     (le     bases ou, clans bien des cas, peuvent possé  der un pouvoir échangeur de bases plus fai  ble, puisque la valeur     catalytique    (les com  positions finales ne dépend pas principale  ment du degré de pouvoir échangeur de     bases     présent.

   D'une façon générale, on peut grou  per les corps échangeurs de bases comme  suit: Les zéolithes à deux ou à multiples  constituants, c'est-à-dire des corps échangeurs  de bases contenant du silicium chimiquement  combiné dans leur noyau, et les corps échan  geurs de bases non siliceux, dans lesquels      tout le silicium est remplacé par d'autres  oxydes de métaux     acidiques    ou amphotères  convenables. Les zéolithes à deux consti  tuants sont les produits de réaction de deux  types de constituants initiaux, c'est-à-dire de       métallates    et de silicates (en faisant usage du  terme     "métallate"    dans un sens un peu plus  large qui sera défini plus loin dans ce mé  moire), ou des sels métalliques et des sili  cates.

   Il arrive fréquemment que plus d'un  des membres d'un type     :peuvent    entrer en  réaction, c'est-à-dire qu'un silicate peut réa  gir avec plus d'un     métallate    ou plus d'un sel  métallique. Les zéolithes à constituants mul  tiples sont les produits de réaction d'au moins  trois types de constituants, c'est-à-dire: d'au  moins un silicate, au moins un     métallate    et  au moins un sel métallique. (Par "métal  late", il faut entendre tout sel dont l'anion  contient un métal; sous sel métallique, on  entend un sel dans lequel l'anion ne contient  pas de métal.)  Les corps échangeurs de bases, tant zéo  lithes que corps échangeurs de bases non sili  ceux, peuvent être associés avec des diluants,  de préférence sous la forme d'une structure  physiquement homogène.

    



  Comme déjà dit, des corps échangeurs de  bases, tant zéolithes que corps échangeurs de  bases non siliceux, peuvent également être  transformés en dérivés utilisables pour la  formation de la masse catalytique et qui pos  sèdent bien des caractéristiques chimiques     c:t     la plupart des caractéristiques physiques des  corps échangeurs de bases d'où ils dérivent.  Ces dérivés peuvent être des corps ressem  blant à des sels, c'est-à-dire les produits de  réaction de corps échangeurs de bases avec  des composés contenant des anions capables  de réagir avec les corps échangeurs de bases  pour former des produits     qui    possèdent bien  des propriétés de sels. Une     autre    classe de  ces dérivés est celle des corps échangeurs de  bases lessivés aux acides.

   Lorsqu'on soumet.  un corps échangeur de bases à un lessivage  par des acides, en particulier des acides mi  néraux dilués, les bases échangeables sont  d'abord enlevées graduellement. Les pro-    duits résultants contiennent tant les consti  tuants plus basiques que les constituants plus       acidiques    du noyau non échangeable du corps  échangeur de bases, avec ou sans une portion  des bases échangeables. A mesure que l'on  pousse plus loin le lessivage, de plus en plus  des constituants relativement positifs du  noyau non échangeable sont enlevés et, si on  pousse le lessivage jusqu'à achèvement, le  produit lessivé ne contient que les consti  tuants relativement acides du noyau non  échangeable.

   Dans le cas de zéolithes, le pro  duit final d'un lessivage continué longtemps  est un acide silicique complexe qui possède  bien des propriétés physiques du corps échan  geur de 'bases originel. Dans la suite, on dé  signera, pour simplifier, les corps échangeurs  de bases et leurs dérivés tant par lessivage  aux acides que par formation de corps sem  blables à des sels, sous le terme générique de  produits     "permutogénétiques".     



  Des     constituantes        catalytiquement        actifs     peuvent se trouver dans la masse catalytique  employée sous quatre formes principales:  10 Ils peuvent avoir été mélangés physique  ment avec les produits     permutogénétiques    ou  imprégnés dans ceux-ci. 20 Ils peuvent avoir  été incorporés physiquement, d'une façon  homogène, dans les produits     permutogénéti-          ques,    avant que ces derniers aient été com  plètement formés, sous la forme de corps di  luants     catalytiquement    actifs ou sous la  forme de diluants qui ont été imprégnés de  substances     catalytiquement    actives.

   30 Ils  peuvent être combinés chimiquement dans les  produits     permutogénétiques    sous une forme  non échangeable, c'est-à-dire qu'ils peuvent  former une partie du noyau non     échangeable.     du corps échangeur de bases présent dans la  masse de contact finale, ou qui est transformé  en les dérivés; ou bien ils peuvent être com  binés chimiquement avec les corps échan  geurs de bases sous la forme d'anions     cata-          lytiquement    actifs qui forment avec le corps  échangeur de bases des corps ressemblant à  des sels. 40 Ils peuvent être combinés chimi  quement sous une forme échangeable soit au  cours de la formation du corps échangeur de      hases, ou par échange de bases après forma  tion.

   Naturellement, les mêmes     constituants          catalytiquement    actifs ou des     constituants          catalytiquement    actifs différents peuvent  être présents sous plus d'une des formes sus  décrites et un avantage de l'invention est que  (les substances     catalytiquement    actives peu  vent être introduites sous une brande variété  (le formes, ce qui offre un large choix au  chimiste     cataly        ste.     



  Bien que les différents produits     permuto-          génétiques    puissent varier largement dans  leurs caractéristiques chimiques, ils possèdent  tous une structure physique similaire qui est  caractérisée par une plus ou moins grande       microporosité,    et une grande résistance aux  hautes températures et, dans le cas de corps  échangeurs de bases contenant des consti  tuants catalytiques et qui n'ont pas été les  sivés aux acides au point d'enlever des cons  tituants     catalytiquement    actifs, ceux-ci sont  répartis dans toute la carcasse des produits  en dispersion atomique ou moléculaire,

   et  cette homogénéité chimique est un des avan  tages les plus importants de certaines des  masses de     contact    utilisées dans le procédé de  l'invention.  



  Bien que la combinaison de substances       catalytiquement    actives puisse être effectuée  avec des produits     permutogénétiques    non di  lués aussi bien qu'avec des produits     permu-          togénétiques    dilués, on a trouvé que des mas  ses de contact formées de produits     permuto-          é        nétiques    dilués d'une façon homogène sont  avantageuses, en particulier quand les di  luants sont d'une nature physique telle qu'ils  exercent une influence désirée sur     l'activité     catalytique des masses de contact, comme  lorsque, par exemple, les diluants sont riches  en silice,

   que l'on a trouvé avoir un pouvoir  activant, ou lorsque les diluants, en raison  d'une grande porosité, d'une grande capilla  rité ou d'une grande énergie superficielle,  peuvent être considérés     comme    des cataly  seurs ou activateurs physiques.  



  Les corps     échangeurs    de bases se compor  tent comme s'ils étaient des produits de poids  moléculaire extrêmement élevé, car on peut    introduire des constituants     catalytiquement     actifs soit dans le noyau non échangeable,  soit sous la forme de bases échangeables en       pratiquement    toutes proportions désirées, et  la loi ordinaire de proportions de combinai  son chimique, qui, dans des composés de fai  ble poids moléculaire restreint les proportions  dans lesquelles des constituants peuvent être  incorporés chimiquement, semble être sans  force, ce qui rend raisonnable de supposer  que le poids moléculaire est si élevé qu'il  masque complètement l'effet de la loi.

   Il est,  bien entendu, possible que les corps échan  geurs de bases, ou certains d'entre eux, puis  sent être des solutions solides de plusieurs  composés (le poids moléculaire plus faible,  ayant rapport les uns aux autres. Il n'a pas  été possible, jusqu'à présent, de trancher dé  finitivement cette question, car des corps  échangeurs de bases ne sont pas faciles à  analyser chimiquement quant à leur struc  ture.

   L'invention n'est, naturellement, limi  tée à aucune théorie; mais, quelles qu'en  soient les raisons fondamentales, le fait que  des constituants     catalytiquement    actifs peu  vent être introduits chimiquement en toutes  proportions désirées est d'une importance  énorme pour le chimiste     catalyste    et lui per  met de produire un nombre presque illimité  de catalyseurs ou masses de contact finement.

    et graduellement dosés pour la réaction en  visagée et dans tous les cas les masses de  contact produites sont hautement efficace,  en raison de la structure physique des pro  duits     permutogénétiques    y contenus et (les  larges limites de dilution homogène de molé  cules ou atomes     catalytiquement    actifs, avec  uniformité et douceur d'action résultantes.  



  En plus des caractéristiques     importantes     dont les produits     permutogénétiques    dotent,  les masses de contact utilisées dans le procédé  selon     l'invention,    on a trouvé qu'il est fré  quemment désirable de régler l'action de ces  masses de contact et cela peut se faire en  associant aux produits     permutogénétiques,    ou  en y incorporant, ou en y formant, des com  posés de métaux alcalins, de métaux     alcalino-          terreux    et de métaux terreux fortement basi-           ques.    Ces composés semblent ralentir ou  adoucir la réaction catalytique et on les dé  signera dans tout ce mémoire sous le nom de  régulateurs.

   Les régulateurs peuvent être non  alcalins, faiblement alcalins ou fortement al  calins, selon la nature des     constituants        cata-          lytiquement    actifs dont il est fait usage.  



  En plus de l'usage de régulateurs, on a  trouvé que l'on peut, dans bien des cas,     aug     menter l'action de ceux-ci et l'efficacité totale  des masses de contact en y associant, ou en  y     indroduisant,    des éléments ou radicaux ou  groupes qui sont     catalytiquement    actifs, mais  ne possèdent nulle activité catalytique spé  cifique pour la réaction envisagée.

   De tels  catalyseurs, ou     constituants    catalytiques qui  ne sont pas des catalyseurs spécifiques pour  la réaction dans laquelle on en fait usage,  clans les conditions de     réaction    auxquelles on  a affaire, seront désignés dans tout ce mé  moire sous le nom de corps catalyseurs auxi  liaires, car ils semblent augmenter l'effet de  dosage que peuvent accomplir des régula  teurs. De tels catalyseurs auxiliaires peu  vent être présents là où ils n'y a pas de ré  gulateurs.  



  L'énorme gamme de groupes     chimiques     qui peuvent être combinés dans, ou avec des  produits     permutogénétiques    ou être incorpo  rés dans ceux-ci permet un large choix de  corps catalyseurs auxiliaires aussi bien que  de catalyseurs spécifiques et permet leur as  sociation avec les masses de contact sous une  forme extrêmement homogène et     catalytique-          ment    efficace.

   Ainsi, bien des corps échan  geurs de bases ou leurs dérivés peuvent cons  tituer en même temps des catalyseurs, régu  lateurs et catalyseurs auxiliaires complexes,  car tous les éléments jouant ces différents  rôles peuvent être présents dans le même  composé chimique et participer aux avantages  découlant de sa structure physique et de ses  propriétés chimiques désirables.

   Naturelle  ment, tant des corps régulateurs que des  corps     catalytiques    auxiliaires peuvent être  mélangés     partiellement    ou complètement avec  des produits     permutogénétiques    et un seul  corps régulateur ou un seul catalyseur auxi-         liaire    peut être présent partie en mélange  physique et partie en combinaison     chimique,     comme le comprendra clairement le chimiste  échangeur de bases averti.  



  Les corps échangeurs de bases qui forment  les constituants importants ou la matière ini  tiale pour des dérivés, dans la masse de con  tact à utiliser dans le procédé selon l'inven  tion, peuvent être préparés de l'une quelcon  que des façons bien connues. Ainsi, par  exemple, on peut préparer des zéolithes à  deux constituants par des méthodes humides  dans lesquelles les     constituants        métallates    ou  les constituants sels métalliques, dont une  partie ou la totalité peuvent être     catalytique-          ment    actifs, sont amenés à réagir avec des  silicates solubles pour former des zéolithes  des types aluminosilicate ou silicate double  d'aluminium;

   ou bien les constituants peu  vent être fondus, de préférence en présence  de fondants. Il va sans dire que sous l'ex  pression     "métallate"    sont -compris non seu  lement les composés alcalins d'oxydes, ou       hydroxydes.    de métaux amphotères, mais  encore des sels de métaux alcalins et d'acides  métalliques, tels que les oxacides de métaux  des cinquième et sixième groupes, qui, au  moins dans un des stades d'oxydation, ne sont  pas à proprement parler amphotères, mais  sont des produits capables de réagir avec des  silicates pour former des zéolithes, ou avec  d'autres constituants pour former des corps  échangeurs de bases non siliceux. Dans tout  le présent mémoire, ou adhérera strictement  à. cette définition.

   Dans la formation de zéo  lithes à deux constituants par voie humide,  le produit de réaction final doit être alcalin  à l'égard du tournesol et les produits ayant  un fort pouvoir échangeur de bases doivent  être neutres ou alcalins à l'égard de la     phé-          nolphtaléine.    Pour produire des corps échan  geurs de bases à utiliser dans la préparation  de masses de contact pour l'exécution du pro  cédé selon la présente invention, il est par  fois inutile d'assurer un fort pouvoir échan  geur de bases et, pour bien des buts, des zéo  lithes formées dans des conditions d'où ré  sulte une réaction finale qui est acide à 1'é-           gard    de la     phénolphtaléine,    mais alcaline à  l'égard du tournesol,

       sont    avantageuses. On  ne sait pas définitivement si des produits ob  tenus dans de telles conditions sont des com  posés chimiques homogènes quoique, à bien  des égards, ils se     comportent    comme s'ils  l'étaient. Il y a toutefois raison de croire  que, dans certains cas au moins, des mélan  ges de     polysilicates    échangeurs de bases et  non échangeurs de bases peuvent être pro  duits. Aux fins du présent mémoire, un     pro-          doit    sera considéré comme un     produit'échan-          geur    de bases s'il possède un pouvoir     échan-          l5eur    de bases si faible soit-il.  



  Il est désirable, pour bien des buts, et en  particulier quand des zéolithes à deux cons  tituants de fort pouvoir échangeur de bases  sont nécessaires, d'ajouter les     constituants     relativement acides, par exemple: des sels  métalliques dans le cas de silicates du type  silicate. double d'aluminium, aux constituants  relativement plus alcalins tels par exemple  que des silicates solubles. Par ce moyen, on  assure une alcalinité continue et     cette    façon  de faire peut être considérée comme celle  qu'il est préférable d'adopter dans la plupart  des cas; mais la façon de procéder inverse est  avantageuse pour     certaines    masses de contact.  



  Des zéolithes à constituants multiples  peuvent être préparées par une quelconque  des méthodes précédentes en faisant usage  d'au moins trois types de     constituants,        c'est-          à-dire    d'au moins un     métallate,    au moins un  sel métallique et au moins un silicate solu  ble.

   Dans le cas de zéolithes à     constituants     multiples, comme dans le cas de zéolithes à  deux constituants, les conditions d'alcalinité  doivent être observées et,     pour    bien des buts,  il est avantageux d'ajouter les constituants  relativement acides aux constituants relative  ment alcalins afin d'assurer     une        réaction    al  caline continue.

   Les zéolithes à constituants  multiples produites varient dans leur nature  selon la proportion des différents constituants  réactifs.     Ainsi,    quand les     métallates    et     sili..          cates    prédominent sur les sels     métalliques,    les  produits résultants ressemblent aux zéolithes    à deux constituants du type aluminosilicate.

    Si les sels métalliques et les silicates p     rédo-          minent    sur les     métallates,    les produits res  semblent aux zéolithes à deux constituants  du type silicate double d'aluminium et fina  lement si les     métallates    et les sels métalli  ques l'emportent sur les silicates, le produit  résultant ressemble plus ou moins à des corps  échangeurs de bases non siliceux. Il     est.    clair  qu'il n'y a pas de ligne de démarcation nette  entre les trois types de     zéolithes    à consti  tuants multiples et que l'un se fond dans  l'autre à mesure que les proportions des dif  férents constituants varient.

   Les zéolithes à       constituants    multiples ont sur les zéolithes à  deux constituants cet avantage que le choix  de constituants     catalytiquement    actifs est  plus étendu, car certains éléments, ou grou  pes,     catalytiquement    actifs ne peuvent être  incorporés que sous la forme de     métallates    et  d'autres, que sous la forme de sels métalli  ques. Dans une zéolithe à constituants mul  tiples, chaque groupe     catalytiquement        actif'     peut être incorporé sous la forme dans la  quelle il est le mieux utilisable.  



  Des corps échangeurs de bases non     sïli-          ceux    peuvent être produits par les     méthodes     générales sus-décrites, mais, au lieu d'amener  des réactions entre silicates et autres consti  tuants oxydes métalliques, on peut faire réa  gir deux ou plus de deux composés     oxymétal-          liques    dont l'un au moins sera un     métallate     et un au moins un sel métallique;

   ou bien,  dans certains cas, il est possible d'amener     un(,     réaction entre deux     métallates    différents dans  lesquels un des radicaux négatifs est     plus          acidique    que l'autre. Il est possible de pro  duire des corps échangeurs de bases non sili  ceux dans lesquels plusieurs oxydes métalli  ques sont présents. Il est également     possible     de produire (les corps échangeurs de bues  non siliceux dans lesquels un seul métal est.  présent.

   Ainsi, par exemple, certains     mi#-          taux    peuvent être suffisamment amphotère:,  par     nature,    pour former tant     des        métallates     que des sels métalliques qui sont capables (le  réagir les uns avec les autres pour produire  des corps échangeurs (le bases.      Une méthode spéciale de     productiôn    de  corps échangeurs de bases non siliceux con  siste en la neutralisation graduelle de sels  fortement alcalins des oxacides d'éléments  métalliques des cinquième et sixième groupes  en des stades d'oxydation dans lesquels ils  sont suffisamment amphotères.

   La neutrali  sation d'autres     métallates    fortement alcalins  peut également amener la formation de corps  échangeurs de bases non siliceux. La méthode  inverse, par laquelle des sels non alcalins (le  métaux convenables sont graduellement trai  tés par de l'alcali jusqu'à ce que la réaction  soit suffisamment alcaline     pôur    permettre la.  formation de corps échangeurs de bases, peut  également être employée.  



  Bien des métaux ne sont capables d'en  trer dans la formation     échangeuse    de bases  que dans certains stades d'oxydation et il est  parfois nécessaire d'introduire ces métaux  dans un stade d'oxydation différent de celui  qu'on désire avoir dans le corps échangeur  de bases final, le changement de stade d'oxy  dation étant de préférence effectué durant la  formation du corps échangeur de bases. Cer  tains autres éléments     peuvent    être incorporés  sous la forme de composés complexes des ty  pes les plus divers, tels par exemple que les  groupes     ammoniacaux,    etc.  



  En plus des corps échangeurs de bases  artificiels brièvement décrits ci-dessus, on  peut faire usage de corps échangeurs de bases  naturels tels que     néphéline,    leucite,     feld-          spath,    etc.  



  La masse de contact la plus avantageuse  contient des composés à échange de bases  dans lesquels des diluants sont incorporés  d'une façon homogène dans les corps échan  geurs de bases avant formation de ces der  niers, ou tout au moins avant que le corps  échangeur de bases ait fait prise après for  mation. Bien des diluants tant inertes que  régulateurs, activants,     catalytiquement    actifs  ou catalyseurs auxiliaires peuvent être utili  sés.

   Quelques-uns de ces diluants sont les  suivants:     kieselgurs    en tous genres, en par  ticulier terre de     cellite    naturelle ou traitée;  poudres siliceuses de divers types; poudres    naturelles ou artificielles de roches, pierres,  tufs,     trass,    lave et produits volcaniques simi  laires qui sont fréquemment très poreux; sa  ble vert;     glauconite    ou son dérivé lavé aux  acides, le     glaucosile;    laine de scorie pulvéri  sée;     ciments;    sable;     silicagel;    poterie pulvé  risée; terre à foulon; talc; poudre de verre;  poudre de pierre ponce; amiante; graphite;

    charbon activé; poudre de quartz; divers mi  néraux, riches en quartz, pulvérisés; poudres  métalliques et poudres d'alliages métalliques;  sels d'acides     oxymétalliques    tels que     tungs-          tates,        vanadates,    chromates, uranates,     man-          ganates,        cérates,        molybdates,    etc., en particu  lier des sels de cuivre desdits acides; silicates  tels que silicate de cuivre, silicate de fer,  silicate de nickel, silicate de cobalt, silicate  d'aluminium, silicate de titane; minéraux ou  minerais, spécialement ceux riches en cuivre,  etc.

   Des diluants finement pulvérisés ont un  grand avantage, spécialement lorsque la gros  seur moyenne des particules est inférieure à  60 microns auquel cas les diluants possèdent  une grande énergie superficielle, ce qui aug  mente la capacité     adsorptive    et     absorptive    de  la masse de contact, la vitesse de diffusion  et la porosité. Ces diluants finement divisés  peuvent être considérés comme des cataly  seurs ou activateurs physiques. Des corps  échangeurs de bases dilués peuvent également  être finement divisés et utilisés comme une  partie ou la totalité des diluants d'autres  corps échangeurs de bases.  



  Les neuf méthodes suivantes sont les plus  efficaces pour l'introduction de diluants;  mais on peut faire usage de toutes autres  méthodes convenables:  10 On peut mélanger les diluants avec  un ou plusieurs constituants liquides des  corps échangeurs de bases à former lorsque  l'on prépare ces derniers par voie humide.  



  20 On peut précipiter des     constituants,     soit     catalytiquement    actifs,     favorisdteurs    de  régularisation ou autres, dans des corps di  luants, ou en imprégner ces derniers, que l'on  incorpore ensuite dans les corps échangeurs  de bases par toutes méthodes d'incorporation  convenables.           30    On peut mélanger des diluants avec des  corps échangeurs de bases, lorsque ces der  niers sont encore sous la forme de gelées, par  pétrissage ou malaxage, auquel cas la gelée       échangeuse    de bases se comporte comme un  adhésif.

   L'homogénéité et l'uniformité de  distribution dès diluants ne sont naturelle  ment pas tout à fait aussi grandes par cette  méthode     que.    par la méthode 1; mais, pour la  réduction catalytique d'oxyde carbone et de       composés    à groupe carbonyle, une extrême  uniformité n'est pas essentielle.  



  40 On peut former des diluants au cours  de la formation de corps échangeurs de bases  en mélangeant des composés convenables avec  les constituants des corps échangeurs de bases  clé façon que les particules de     diluânt    soient  précipitées durant la formation. Des col  loïdes protecteurs peuvent être ajoutés pour       empêcher    une coagulation des particules de  diluant avant que les corps échangeurs de  bases aient fait suffisamment prise.  



       5ü    On peut ajouter des composés qui réa  gissent avec certains des constituants formant.  les corps échangeurs de bases pour produire  des diluants; par exemple, on peut ajouter  (les sels des acides de métaux des     cinquième     et sixième groupes suffisamment en excès  pour qu'ils réagissent avec des constituants  du corps échangeur de bases, comme des     oxy-          (les    de métaux lourds par     exemple,    pour  former des diluants insolubles.  



  Go On peut imprégner de solutions véri  tables ou colloïdales de constituants     cataly-          tiquement    efficaces des corps échangeurs de  bases préformés, dilués ou non dilués, arti  ficiels ou naturels, puis les sécher.  



  <B>70</B> On peut imprégner un corps échan  geur de bases préformé, dilué ou non     dilué,     de plusieurs solutions qui réagissent dedans  pour précipiter tous diluants désirés.  



  <B>80</B> Des composés diluants solubles peuvent  être ajoutés aux constituants formant un  corps échangeur de bases qui, après forma  tion, retient les composés en solution et que  l'on sèche sans lavage, ou que l'on traite pour  précipiter les composés.    <B>90</B> On peut imprégner des corps échan  geurs de bases naturels ou artificiels, dilués  ou non dilués, ou leurs dérivés de     solutions     des composés désirés que l'on précipite     en-          suite    au moyen de gaz réactifs.  



  Le noyau, ou partie non échangeable, des  molécules des corps échangeurs de bases est  ordinairement considéré comme consistant en  deux types d'oxydes, à savoir: des oxydes  métalliques relativement basiques, habituel  lement amphotères, et des oxydes relative  ment     acidiques,    tels que     SiOz,    certains oxydes  métalliques amphotères et certains     oxydes     métalliques qui ont un     caractère    nettement  acide. Le noyau se comporte comme un anion  simple; mais il est avantageux de considérer  les deux parties 'du noyau comme les parties  basiques et     acidiques,    en ne perdant pas de  vue, naturellement, que le noyau se comporte  comme un groupe simple.

   Les composés mé  talliques qui sont capables de former la por  tion basique du noyau sont ceux des métaux  suivants: cuivre, argent, or, bismuth, béryl  lium, zinc, cadmium, bore, aluminium, cer  taines terres rares, titane, zirconium, étain,  plomb, thorium, niobium, antimoine, tantale,  chrome,     molybdène,    tungstène, uranium, va  nadium, manganèse, fer, nickel, cobalt, pla  tine, palladium. Des composés de ces élé  ments peuvent être introduits individuelle  ment ou en mélange, en toute proportion dé  sirée, et peuvent l'être sous la forme d'ions  simples ou complexes. Il va sans dire que  certains des éléments dans certains stades  d'oxydation peuvent être introduits comme       métallates    ou comme sels métalliques.

   D'au  tres ne peuvent être introduits que sous une  des formes et d'autres encore     peuvent    être in  troduits dans un stade     d'oxydation        autre    que  celui qu'on désire dans le corps échangeur de  bases final, ou sous la forme de composés  complexes. Parmi les     ionogènes    complexes,  on peut citer l'ammoniaque, l'acide     cvanhy-          drique,    l'acide oxalique, l'acide formique, l'a  cide tartrique, l'acide citrique, la glycé  rine, etc.  



  Bien des métaux sont des catalyseurs spé  cifiques; d'autres sont des régulateurs et      d'autres encore sont des     favorisateurs    pour  l'effet de ces derniers.     I1Taturellement,    l'état  d'un élément comme catalyseur ou     favorisa-          teur    de régularisation variera avec la réaction  de réduction particulière pour laquelle la  masse de contact finale doit être utilisée et  le choix de catalyseurs et de     favorisateurs    de  régularisation ainsi que les proportions seront  déterminés par la réduction catalytique par  ticulière des composés de carbonyle particu  liers pour lesquels on doit faire usage de la  masse de contact.  



  Des exemples de constituants formant la  portion relativement acide du noyau échan  geur de bases sont les silicates de métaux  alcalins, qui sont solubles dans l'alcali, et des  sels de     métaux    alcalins d'acides tels que ceux  de bore, de phosphore, d'azote, d'étain, de ti  tane, de vanadium, de tungstène, de chrome,  de niobium, de tantale, d'uranium, d'anti  moine, de manganèse, etc.  



  Les bases échangeables des corps échan  geurs de bases peuvent être remplacées par  échange de bases et les éléments que l'on peut  introduire     individuellement    ou en mélange,  par échange de bases, sont les suivants: cui  vre, argent, or, ammonium, béryllium, cal  cium, manganèse, césium, potassium, sodium,  zinc, strontium, cadmium, baryum, plomb,  aluminium, scandium, titane, zirconium,  étain, antimoine, thorium, vanadium, lithium,  rubidium, thallium, bismuth, chrome, ura  nium, manganèse, fer, cobalt, nickel, ruthé  nium, palladium, platine et cérium.  



  Les bases échangeables introduites peu  vent être des catalyseurs spécifiques, elles  peuvent être des régulateurs ou elles peuvent  être des     favorisateurs    de régularisation ou ca  talyseurs auxiliaires. Elles peuvent être in  troduites comme ions simples ou comme ions  complexes et peuvent augmenter l'activité ca  talytique de la masse de contact finale, amé  liorer sa résistance physique, ou agir des deux  façons.  



  Gomme cela a été décrit ci-dessus, on  peut amener des corps échangeurs de bases à  réagir avec des composés     contenant    des radi  caux     acidiques    capables de former avec eux    des corps ressemblant à des sels. Les     raai-          caux    peuvent être présents sous la forme de  radicaux acides simples, de radicaux polyaci  des ou de radicaux acides complexes et com  prennent des radicaux contenant les éléments  suivants: chrome, vanadium,     tungstène,    ura  nium, molybdène, manganèse;     tantale,    nio  bium,     antimoine,    sélénium, tellure, phosphore,  bismuth, étain, chlore, platine, bore.

   Parmi  les radicaux complexes, on peut citer le     ferro-          et        ferricyanogène,        certains    groupes ammonia  caux, etc. On peut faire varier la quantité  de radicaux acides amenée à s'unir avec les  corps échangeurs de bases pour former des  corps ressemblant à des sels de façon que les  produits résultants     puissent    posséder le ca  ractère de sels acides, neutres ou basiques.  



  Les corps échangeurs de bases dilués ou  non dilués, ou certains de leurs dérivés res  semblant à des sels, peuvent être traités par  des acides tels que des acides minéraux, par  exemple: les acides sulfurique, chlorhydrique  ou azotique à,     \3-10        %,    pour enlever une par  tie ou la totalité des bases     échangeables    ou  aussi une partie ou la totalité de la     portion     basique du noyau.  



  Dans le cas de zéolithes, le lessivage par  tiel avec des acides, qui laisse une partie ou  la totalité de la portion basique du noyau, ou  même une partie des bases échangeables, n'af  fecte pas la fonction des zéolithes en tant  que catalyseurs lorsqu'elles contiennent des  éléments     catalytiquement    actifs dans la por  tion basique du noyau, ou dans certains cas  même des bases     échangeables,    et ces cataly  seurs partiellement lessivés ont une grande  importance.

   Quand le lessivage est poussé  jusqu'à achèvement, la structure physique  avantageuse reste à un degré considérable la  même, mais le restant est, naturellement, une  forme de silice ou, dans le cas de zéolithes  dans lesquelles une partie de la silice est rem  placée par d'autres composés     acidiques,    un  mélange des deux et ne sera habituellement  pas un catalyseur spécifique pour la réduc  tion ou l'hydrogénation d'oxydes de carbone.  Il sert toutefois de porteur physique avanta  geux de catalyseurs spécifiques.

        Des corps échangeurs de bases non sili  ceux lessivés partiellement ou complètement  peuvent contenir des constituants     catalyti-          quement    actifs et se comporter comme des  catalyseurs, des     favorisateurs    de     régularisa-          tion,    ou des deux façons,

   et bien des cataly  seurs importants pour la réduction de com  posés de carbonyle sont ainsi     obtenus.    Cela  est particulièrement le cas pour des     réactions     où une masse de contact relativement exempte  d'alcali est nécessaire pour     l'obtention    des  meilleurs résultats et où la teneur en alcali  d'une masse de contact contenant un corps  échangeur de bases peut être trop grande  pour des résultats optima.  



  Des corps échangeurs de bases; ou leurs  dérivés, dilués ou non dilués, peuvent égale  ment être appliqués sous la forme de pelli  cules sur des granules porteurs massifs. Les  porteurs massifs peuvent être inertes,     acti-          vants,    ou être     eux-mêmes    des catalyseurs.  Par exemple, certains     alliages    métalliques et  minéraux, spécialement des minéraux de cui  vre, catalytiques rentrent dans     cette    classe.

    Des granules d'aluminium ou d'alliages de  cuivre jouent un rôle avantageux supplémen  taire en ce sens que leur conductibilité ther  mique relativement élevée tend à empêcher  une surchauffe locale dans des réductions  fortement     exothermiques    de composés à  groupe carbonyle, ce qui a un avantage con  sidérable dans l'obtention de bons rende  ments.  



  La présente invention est applicable à  toutes les réductions de composés contenant  1 C relié directement par double liaison à  1 0 dans lesquelles au moins une partie de  la réduction est effectuée sur le groupe C0.  Une des plus importantes séries de réductions  consiste en la réduction d'oxydes de carbone  comme l'oxyde de carbone, l'anhydride car  bonique, etc. On peut réduire ces composés  dans la phase vapeur, au moyen des masses  de contact décrites ci-dessus, en divers pro  duits tant contenant de l'oxygène qu'exempts  de celui-ci.

   Ainsi, par exemple, en l'absence  de catalyseurs de condensation, tels par exem  ple que les alcalis, on peut réduire les oxydes    de carbone (CO ou C02) en aldéhyde formi  que, alcool méthylique ou méthane, selon les       conditions    de     réaction    e+ la masse de contact  dont il est fait usage.

   Ainsi, par exemple,  lés catalyseurs de réduction plus doux, en  particulier lorsqu'ils sont employés avec des  régulateurs sous la forme de catalyseurs  d'oxydation, produisent préférentiellement de  l'aldéhyde     formique    et de l'alcool méthyli  que, tandis que lorsque de forts catalyseurs  de     réduction    tels que cobalt, nickel, fer, etc.,  sont présents, il y a tendance à     production     de méthane, surtout en présence de régula  teurs.

   Dans des conditions de réaction quel  que peu différentes, et en     particulier    en pré  sence de masses de contact, ayant des cons  tituants, tels que des régulateurs alcalins., qui  favorisent une condensation, il y a tendance  à production d'alcools plus élevés, de     kétones     et d'hydrocarbures, dont beaucoup sont d'un  caractère ressemblant à celui du pétrole, spé  cialement lorsqu'il existe dans la masse de  contact une grande quantité d'alcalis forts,  et la plupart des produits sont utiles pour  combustibles pour moteurs, avec ou sans raf  finage ultérieur. Lorsqu'il y a insuffisam  ment d'hydrogène présent, il peut se produire  des acides organiques tels que les acides     pro-          pionique    et butyrique.  



  On peut réduire d'autres composés de car  bonyle, par exemple: des     kétones,    en alcools  secondaires; un exemple important est la ré  duction d'acétone en alcool     isopropylique,    de       kétone        méthyléthylique    en alcool butylique  secondaire, etc.

   On peut réduire des aldéhy  des en alcools primaires, aven ou sans     Lydro-          génation    dans le cas d'aldéhydes non satu  rées, par exemple: l'aldéhyde acétique en al  cool éthylique, l'aldéhyde     crotonique    en al  cool butylique, le     valéral    en l'alcool corres  pondant, l'aldéhyde benzoïque en alcool     ben-          zylique,    etc.  



  On peut réduire des éthers salins (esters)  en aldéhydes et alcools, ou en alcools seuls;  ainsi par exemple: le     phtalide,    ester interne  d'acide     oxyméthylbenzoïque,    en aldéhyde  benzoïque ou alcool     benzylique,    etc. On peut  réduire des acides en éthers salins (esters)      internes, dans le cas d'acides     polybasiques,     ou en alcools. Ainsi, l'anhydride phtalique  peut être réduite en     phtalide    ou en aldéhyde  benzoïque ou alcool     benzylique,    selon les  conditions de réaction et la présence ou l'ab  sence de catalyseurs auxiliaires favorisant la  décomposition d'anhydride carbonique.

   On  peut réduire l'acide     camphorique    en     a-cam-          pholide,    etc. On peut réduire des     quinones    tel  les que     l'anthraquinone,    la     benzoquinone,        ete.,     en les     hydroxycomposés    correspondants.

           Exemple   <I>1:</I>    On prépare une masse de contact de la  façon suivante: On mélange 40 à 50 parties  de     Si02,    sous la forme d'une     solution    diluée  de verre soluble à base de sodium, avec 50  parties de déchets de sable     monazite,    50 par  ties de     glaucosile    (le résidu traité à l'acide  de sable vert) et 50 parties de minerai de cui  vre comme la malachite. La dilution de la  solution de verre soluble doit être suffisante  pour que, après incorporation de tout ce dont  il vient d'être question aux diluants, le mé  lange reste juste facile à remuer.

   On brasse  ensuite dans la suspension une solution sa  turée d'aluminate de sodium contenant 10  parties de A1203 ou, si on le désire, on peut  remplacer. partiellement ou totalement l'alu  minate par des quantités correspondantes de  solutions de     cadmiate    ou de zincate ou de  mélanges des deux. On traite après cela la  suspension avec une solution à 25-30  contenant 15 parties de nitrate de cuivre  avec 3 molécules d'eau et 20 parties d'une  solution saturée de nitrate de chrome.

   Il se  précipite un corps échangeur de bases que  l'on sépare et qu'on lave de la manière usuelle  et que l'on sèche ensuite à des     températures     inférieures à 100  C, après quoi on soumet  pendant quelque temps la masse à     l'action     d'une atmosphère humide, puis on la met sur  un filtre et on l'hydrate en faisant ruisseler  de l'eau sur elle. Après hydratation, on  presse le corps échangeur de bases, pendant  qu'il est encore humide, en     pastilles    convena  bles dans une pastilleuse et on le sèche à nou-    veau. Si on le désire, on peut remplacer par  tiellement ou totalement la solution de ni  trate de chrome par des solutions équivalen  tes de nitrate de zirconium, nitrate de zinc,  nitrate de cadmium ou un mélange de deux  ou plus de deux de ces solutions.

    



  On place la masse de contact ainsi obtenue  dans un convertisseur à haute pression, spé  cialement un convertisseur pourvu de disposi  tifs échangeurs de chaleur à double     contre-          courant,    puis on la réduit avec de l'hydro  gène ou du gaz à l'eau, ou     autre    gaz conve  nable contenant de l'hydrogène, à environ  <B>300</B>   C.

   Une fois la réduction complète, on  peut faire efficacement usage     de-    la. masse de  contact pour la synthèse de méthanol avec  production concomitante d'alcools plus élevés  et de     kétones    par réduction d'oxydes de car  bone tels que: oxyde de carbone, anhydride  carbonique ou un mélange, que l'on fait pas  ser sur la masse de contact dans le procédé  circulatoire en présence d'hydrogène qui doit       être    en excès de la quantité théorique néces  saire. La synthèse sera de préférence effec  tuée à environ 800 à 370   C et sous une pres  sion de 80 à 150 atmosphères. Le produit de  réaction contient du méthanol ainsi qu'une  majeure partie d'alcools plus élevés et quel  ques autres composés oxygénés.

   Après que  les gaz ont quitté le     convertisseur,    on les  condense, avant de les remettre en circula  tion, afin d'enlever les produits condensables  obtenus. On ajuste à nouveau la. composition  des gaz restants aux conditions initiales et  on les remet en circulation à travers le con  vertisseur. Des gaz inertes tels que l'azote,  les gaz rares de l'air, le méthane, etc., peu  vent s'accumuler et doivent être évacués, soit  continuellement ou à intervalles convenables,  de préférence à travers une tour de dégage  ment pourvue d'un système d'absorption suf  fisamment efficace pour empêcher de grosses  déperditions des produits de réaction.

   La vi  tesse des gaz pour la synthèse des alcools,       kétones    et autres produits contenant de l'oxy  gène sera de préférence élevée et une vitesse  de gaz de 80 à 150 fois le volume du conver-      tisseur à l'heure peut être considéré     comme     normale.  



  Si l'on désire produire du méthanol en  plus grande proportion, on doit doser la masse  de contact, ce qui peut se faire de la façon  suivante: Après que le     corps    échangeur de  bases a été hydraté, on le lessive avec des  acides,     tel"    que l'acide     chlorhydrique    ou l'a  cide azotique à 2-3%, afin d'enlever par  tiellement de la molécule     échangeuse    de bases  l'alcali échangeable. Le lessivage est, dans  une certaine mesure, empirique et il vaut  mieux essayer des échantillons pour détermi  ner le moment où l'alcali a été enlevé suffi  samment, par lessivage, pour produire l'effet  désiré.

   En général, on continuera le lessivage  jusqu'à ce que la teneur en alcali du corps  échangeur de bases ait été     réduite    à 20-30  de la quantité présente à l'origine. Après le  lessivage, on lave la masse de contact avec  de l'eau pour enlever les dernières traces de  l'acide employé et, après réduction convena  ble, elle .forme une masse de contact très effi  cace pour la synthèse d'alcool méthylique au  moyen d'oxydes de carbone et d'hydrogène,  ce dernier étant de préférence en excès.

       On     fait passer le mélange sur la masse de con  tact à 250--350   C sous une pression de 80 à       22        50        atmosphères,        le        procédé        étant        un        procédé     circulatoire continu et l'alcool méthylique  étant enlevé, par condensation, des gaz avant  leur remise en circulation. On obtient de l'al  cool méthylique d'un haut degré de pureté  que l'on peut séparer par refroidissement ou  par absorption.

   Plus la teneur en alcali du  corps échangeur de bases, après lessivage, est  faible, plus l'alcool méthylique sera pur, con  formément à l'action     susmentionnée    d'alcali  comme catalyseur de condensation, car il est  probable que, quand de l'alcali est présent,  une quantité considérable de l'alcool méthy  lique ou bien se condense avec lui-même ou  avec d'autres produits de     réaction    à l'état  naissant, comme l'aldéhyde formique par  exemple.

   La structure physique extrêmement  favorable et les propriétés catalytiques de la  masse de contact ont pour résultat une haute  efficacité. _    <I>Exemple 2:</I>  On traite 100 parties d'une zéolithe natu  relle ou artificielle (cette dernière préparée  par des méthodes humides ou de fusion telles  que celles dont on fait usage communément  dans le commerce dans les buts d'adoucir  l'eau) avec des solutions à, 5-10 % de nitrate  de cuivre ou de zinc, ou d'un mélange des  deux, avec ou sans sels de manganèse. pour  effectuer un maximum d'échange de bases.  D'autres bases qui peuvent être présentes sous  forme de sels sont le zirconium, le cérium,  l'argent, le cuivre ou l'or. Le cuivre est par  ticulièrement efficace et sera, de préférence,  toujours au moins un des constituants.

   Il est  avantageux de remplacer un maximum de  l'alcali échangeable et, pour cette raison, il  est désirable de choisir des zéolithes de fort  pouvoir échangeur de bases telles, par exem  ple, que celles du type aluminosilicate, dans  lesquelles, toutefois, l'aluminium peut être  remplacé en partie ou en totalité par du zinc  ou du cadmium.  



  Le corps échangeur de bases obtenu après  introduction des bases échangeables     catalyti-          quement    efficaces peut être utilisé pour la  synthèse de composés organiques contenant  de l'oxygène au moyen d'oxydes de carbone  et d'hydrogène ou d'autres gaz réducteurs  contenant de l'hydrogène. On peut d'ailleurs  doser la masse de contact pour augmenter  l'efficacité spécifique en la. traitant avec des  solutions de sels des acides de métaux des       cinquième    et sixième groupes du système pé  riodique tels que vanadium, chrome, molyb  dène, etc., afin de produire ce qu'on appelle  des corps ressemblant à des sels.

   Cela peut,  par exemple, se faire en faisant ruisseler une  solution à 1 % de     vanadate    d'ammonium, ou  d'un sel correspondant, sur la masse de con  tact, puis en lavant le corps, ressemblant à un  sel, obtenu. L'alcali laissé dans le corps  échangeur de bases est neutralisé par cette  façon de procéder et n'a aucun effet préjudi  ciable dans la synthèse. Mais, lorsqu'il reste  de grandes quantités d'alcali, on doit effec  tuer la réaction à des températures un peu  plus élevées: 300-450   C par exemple. Il      est parfois avantageux d'enlever par lessi  vage une partie ou la totalité de l'alcali qui  n'est par remplacé par les autres bases.

   On  emploiera de préférence comme agents de les  sivage des acides inorganiques très dilués afin  d'empêcher une destruction des excellentes  propriétés physiques     ie    la masse de contact  complexe.  



  Lorsqu'on fait usage de la même concen  tration de gaz avec des masses de contact les  sivées à des températures de     300-450      C et  sous une pression de 150-250 atmosphères,  on peut     produire    de l'alcool méthylique en  grandes quantités dans un procédé circula  toire. Il est,     naturellement,    désirable de libé  rer les gaz de substances nuisibles pour la  masse de contact, comme le soufre et les com  posés de soufre, par exemple.

      <I>Exemple 3:</I>    Pour former une masse de contact, on  prépare les solutions suivantes:       1o    On mélange 85-95 parties de     Si0',     dans la forme d'une solution diluée de verre  soluble à base de sodium ou de potassium,  avec 200-300 parties de     kieselgur,    de  quartz pulvérisé ou de poudre d'amiante, le  degré de dilution étant suffisant pour que,  une fois tout le diluant incorporé, le mélange  reste facile à remuer.  



  2.0 On fait dissoudre clans de la potasse  caustique d'une force double de la normale  30 parties de nitrate de zinc avec 6 molécules  d'eau, ou tout autre sel de zinc correspon  dant,     pour    former le zincate de potassium  correspondant, de préférence en précipitant  d'abord de l'hydroxyde de zinc, puis en le  dissolvant dans l'hydroxyde de potassium.  On peut remplacer le zinc par une quantité  correspondante de cadmium ou d'aluminium,  ou employer un mélange.  



  30 On traite 10 parties d'hydroxyde de  chrome, fraîchement précipité, avec suffisam  ment d'une solution d'hydroxyde de potas  sium d'une force double de la normale pour  former le     chromite    de potassium correspon  dant;    40 On fait dissoudre 8-9 parties de ni  trate de plomb dans suffisamment d'hy  droxyde de potassium, ou d'hydroxyde de so  dium, d'une force double de la normale pour  former les     plombites    de potassium ou de so  dium correspondants.  



  50 On fait dissoudre 20 parties de nitrate  de soude dans de l'eau pour former une solu  tion de moitié de la force normale.  



  60 On fait dissoudre 25 parties de nitrate  de cadmium dans de l'eau pour former une  solution de moitié de la force normale.  



  On combine les solutions 1, 2, 3 et 4 et  on en fait autant des solutions 5 et 6, puis  on verse ces dernières dans les premières  en agitant vigoureusement, après quoi on  chauffe le mélange à 50-60   C; il se soli  difie alors en une gelée que l'on sépare en  exprimant la liqueur mère de la manière  usuelle, puis qu'on lave complètement et  qu'on sèche. Si c'est nécessaire, on peut aug  menter le rendement par l'addition de suffi  samment d'acides minéraux dilués, comme  l'acide azotique     oie    l'acide chlorhydrique, en  agitant vigoureusement, jusqu'à ce qu'il en  résulte une légère alcalinité ou une neutra  lité à l'égard de la     phénolphtaléine.     



  On sèche le produit de préférence à des  températures inférieures à 100   C, on l'hy  drate avec de l'eau et on le sèche à nouveau.  On traite pendant plusieurs heures la masse  de contact résultante, à     300--400'    C, avec  des mélanges de gaz à l'eau, sous une pres  sion de 50-00 atmosphères. Après cette  réduction, on peut faire usage de la masse de  contact pour la réduction d'oxydes de carbone  en composés contenant de l'oxygène.

   Selon  les conditions de réaction, le produit     princi     pal peut être du méthanol avec de plus ou  moins grandes quantités d'alcools plus élevés  tels<U>que</U> l'alcool propylique, l'alcool     isopro-          pylique,    l'alcool butylique, l'alcool     isobutyli     que, l'alcool     isàamylique,    des aldéhydes  comme l'aldéhyde     isobutylique        (isobutyral),     le     valéral    et les     kétones    symétriques et asy  métriques correspondantes. On peut égale  ment obtenir certains acides tels que les  acides aliphatiques.

   On fait de préférence           passer    de l'oxyde de carbone ou de l'anhy  dride carbonique, ou un- mélange des deux,  avec 4-10 fois la quantité théorique d'hy  drogène ou autres gaz réducteurs sur la masse  de contact à 100-l50 atmosphères dans un  procédé circulatoire et il en résulte de hauts  rendements en composés contenant de l'oxy  gène. ,  Au lieu de faire usage de mélanges arti  ficiels d'oxydes de carbone et de gaz réduc  teurs, on peut faire usage de gaz à l'eau  après enrichissement suffisant avec de l'hy  drogène pour obtenir le meilleur rapport de  gaz. La température doit être entre 300 et  450   C.

   Pour effectuer ces synthèses, le con  vertisseur doit être de préférence pourvu d'é  léments échangeurs de chaleur automatiques  à double     contrecourant    pour contrôler la cha  leur dégagée par la réaction et améliorer l'é  conomie de chaleur. Les     matières    du conver  tisseur doivent, naturellement, être telles  qu'elles ne soient point attaquées par l'oxyde  de carbone et l'hydrogène. De préférence,  l'enveloppe du convertisseur peut être faite  d'aciers spéciaux, comme l'acier au chrome  ou au vanadium, tels que ceux dont on fait  usage dans des convertisseurs pour la syn  thèse d'ammoniaque.

   Les éléments échan  geurs de chaleur internes, à double     contre-          courant,    peuvent être avantageusement. faits  en aluminium, argent ou cuivre, ou peuvent  être revêtus de ces matières; ou bien ils peu  vent être faits en des alliages d'acier qui con  tiennent du molybdène, du vanadium, du  tungstène, du manganèse ou du chrome com  binés, si c'est nécessaire, avec du cuivre, de  l'argent ou de l'aluminium.  



  On peut améliorer le rendement en alcool  méthylique en échangeant une partie du po  tassium du corps échangeur de bases pour du  cérium, du     manganèse,    du calcium, - du ma  gnésium, de l'aluminium, du zirconium, du  cadmium, du chrome, de l'argent, du cuivre,  du baryum, ou du strontium, ou un mélange;  l'échange de bases étant effectué en faisant  ruisseler sur le corps échangeur de bases des  solutions à<B>3-10%</B> des sels solubles dans    l'eau, correspondants, des éléments sus  mentionnés.  



  Après remplacement partiel de l'alcali     dit     corps échangeur de bases par d'autres bases,  on peut, si on le désire, traiter la masse de  contact avec des sels des acides de     métaux    des  cinquième et sixième groupes du système  périodique, comme le     vanadate    d'ammonium,  le chromate d'ammonium ou le     molybdate     d'ammonium, individuellement ou en mé  lange; afin de     produire    ce qu'on appelle des  corps ressemblant à des sels. Si on le désire,  on peut aussi lessiver au moyen d'acides mi  néraux dilués les corps échangeurs de bases  pour enlever une partie ou la totalité de l'al  cali échangeable; ces corps échangeurs de  bases lessivés aident à l'obtention de métha  nol de grande pureté.

   On peut faire efficace  ment usage, pour de tels lessivages, d'une so  lution d'acide chlorhydrique ou d'acide     azo-          tique    à 2-3%, l'acide restant étant, natu  rellement, enlevé soigneusement par lavage  une fois le traitement terminé. Les corps  échangeurs de bases peuvent également être  plus fortement dilués avec une matière rela  tivement inerte afin d'étendre la réaction sur  un plus grand espace de contact.  



  <I>Exemple 4:</I>  On traite 40-50 parties de     Si0=,    sous la  forme d'une solution diluée de verre soluble,  avec une solution à environ 10 % de     chromite     de potassium contenant 22 parties de nitrate  de chrome avec 9 molécules d'eau. On fait  couler dans le mélange, en agitant vigoureu  sement, une solution de nitrate ferreux à en  viron<B>10%</B> jusqu'à ce que toute la masse ne  montre qu'une légère alcalinité à l'égard de  la     phénolphtaléine.    Il se forme un produit  gélatineux que l'on sépare de la. liqueur mère  de la manière usuelle et qu'on sèche de préfé  rence à une température inférieure à 100   C.  Il constitue un corps échangeur de bases fer  reux au potassium et au chrome que l'on peut.

    ensuite réduire dans un courant de gaz con  tenant de l'hydrogène, à 300   C. Avant la  réduction, on peut remplacer l'alcali     échan-          geable    par des sels de métaux alcalino-      terreux. Après réduction, la masse de con  tact convient bien pour la production d'hy  drocarbures de la nature du pétrole, très pro  pres à être utilisés comme combustible pour  moteurs, lorsqu'on fait passer du gaz à l'eau  épuré sur la masse de contact, sous pression,  à     300-350      C.

      <I>Exemple 5:</I>  On peut produire effectivement du mé  thane en partant d'oxydes de carbone au  moyen de masses de contact contenant des  corps     permutogénétiques,    spécialement quand  la réaction s'effectue dans des convertisseurs  qui ne permettent pas d'accumulation de cha  leur, comme par exemple des convertisseurs  pourvus d'éléments échangeurs de chaleur  automatiques à double contre-courant. On  peut préparer comme il suit une masse de  contact pour la production de méthane.  



  On dilue avec 6 à 7 volumes d'eau     24-30     parties de     SiO2    sous la forme d'une solution  de verre soluble, à base de sodium, du com  merce et on ajoute suffisamment de     kiesel-          gur,    de poudre de pierre ponce ou de poudre  de quartz pour que le mélange reste juste fa  cilement     remuable.    On fait dissoudre, pour  obtenir une solution d'une force double de la  normale, dix parties de nitrate de nickel avec  6 molécules d'eau et on mélange cette solu  tion avec une solution de chlorure d'alumi  nium de la même concentration, contenant de  l'aluminium correspondant à 2,5 parties de       A12O3.    On ajoute ensuite le mélange à la sus  pension de verre soluble,

   en agitant vigou  reusement jusqu'à ce que le produit de réac  tion et la liqueur mère donnent une réaction  légèrement alcaline ou neutre à l'égard de la       phénolphtaléine.    On exprime la liqueur mère  de la gelée précipitée, on lave celle-ci deux  ou trois fois avec une quantité d'eau égale à  trois fois le volume de liqueur mère, puis on  la sèche de la manière usuelle, en l'hydratant  avec de l'eau si c'est nécessaire et en la bri  sant en petits morceaux. Si les noyaux mon  trent une résistance insuffisante, il peut être  bon de les laver, avant séchage, avec une so  lution diluée de verre soluble à base de so-         dium    pour effectuer une     silicification    super  ficielle.

   On remplit ensuite un système con  vertisseur de la masse de contact que l'on ré  duit avec du gaz à l'eau ou d'autres gaz con  tenant de l'hydrogène à 200-300   C. On  fait passer de l'oxyde de carbone ou de l'an  hydride     carbonique,    ou un mélange des deux,  avec de l'hydrogène, ou des gaz contenant  de l'hydrogène, sur la masse de contact à,       300-350'    C. On obtient d'excellents rende  ments en méthane lorsqu'il y a suffisamment  d'hydrogène présent pour permettre à la réac  tion de s'effectuer.

      <I>Exemple 6:</I>  Des masses de contact contenant des zéo  lithes à deux constituants sont très efficaces  pour la production de méthane, de méthanol  et d'alcools plus élevés ou d'autres composés  organiques contenant de l'oxygène, ou pour  la production de corps solides ressemblant à  de -la paraffine, ou de corps ressemblant à du  pétrole ou à de la gazoline, en partant  d'oxydes de carbone et d'hydrogène, ou de  gaz contenant de l'hydrogène comme le gaz  à l'eau. On peut préparer et faire efficace  ment usage de masses de contact des types  silicate double d'aluminium ou     aluminosili-          cate.    Voici un exemple.  



  On imprègne de     l5-20    parties de nitrate  de cuivre en solution 100 parties de pierre  ponce en poudre fine, puis on traite cela avec  une     solution    d'alcali à 10 ro pour précipiter  de l'hydroxyde de cuivre dans un état de  fine division dans toute la poudre de pierre  ponce.

   On mélange ensuite la     mixture    avec  une solution de verre soluble contenant 240  à 300 parties de     SiO2    et diluée avec suffisam  ment d'eau pour former, avec la poudre de  pierre ponce imprégnée, une suspension faci  lement     remuable.    On prépare une solution  d'aluminate de potassium à     107o    au moyen  d'hydroxyde d'aluminium fraîchement préci  pité de solutions de sels d'aluminium, la te  neur en aluminium étant équivalente à 10  parties de     A12O3.    On verse ensuite cette so  lution dans la suspension, en un mince cou  rant, en agitant vigoureusement. Au lieu de      faire usage d'une solution d'aluminate de po  tassium, on peut bien entendu employer une  solution de sel d'aluminium.

   Toutefois, dans  ce cas, le corps échangeur de bases sera, na  turellement, du type silicate double d'alumi  nium. On presse le précipité obtenu, on le  lave modérément, on le sèche, puis on l'hy  drate en faisant ruisseler de l'eau dessus, ce  qui a pour résultat d'enlever l'excès d'alcali.  On sèche ensuite à nouveau le tourteau et on  le casse en fragments convenables pour la ca  talyse. On     réduit    les     fragments    avec des gaz  contenant de l'hydrogène à 200-320   C et  il en résulte une masse de contact dont on  peut faire usage pour la préparation d'alcools  supérieurs et d'autres composés organiques  contenant de l'oxygène en partant d'oxyde de  carbone ou d'anhydride carbonique mélangé  avec un excès d'hydrogène.

   Les températures  de réaction, pour des résultats favorables, de  vront être entre 300 et 450   C et une haute  pression, avec ou sans remise en circulation,  est avantageuse. La limite supérieure de       pression    est déterminée exclusivement par la  résistance de l'appareil dont on fait usage.  



  On peut substituer partiellement ou to  talement à l'aluminium, dans la zéolithe, un  ou plusieurs des éléments suivants: -cadmium,  zinc, zirconium, étain, plomb, chrome. On  peut également faire usage de composés de       vanadyle.    Des masses de contact contenant  du fer, du     nickel    ou du cobalt favorisent la  formation de méthane, de paraffines ou de  corps ressemblant au pétrole.  



  On peut d'ailleurs doser la masse de con  tact par l'introduction de régulateurs, ou de  catalyseurs auxiliaires, par échange de bases  par exemple. Les éléments que l'on peut in  troduire de cette manière comprennent les  métaux alcalins, les métaux     alcalino-terreux     et les métaux des terres rares. On peut égale  ment     introduire,    par échange de bases, des  métaux pesants afin d'obtenir une concentra  tion aussi élevée que possible de constituants       catalytiquement    efficaces, dans la carcasse  physique désirable de la molécule     échangeuse     de bases. Des exemples de ces métaux lourds  sont: fer, cobalt, manganèse, chrome, zir-         conium,    étain, cérium, plomb, thorium, etc.

    On peut encore doser les masses de contact  en traitant les corps échangeurs de bases avec  des composés contenant les radicaux d'acides  de métaux des cinquième et sixième groupes  du système périodique afin de former ce  qu'on appelle des corps ressemblant à des  sels. Des masses de contact dans lesquelles  l'alcali échangeable est remplacé dans une  large     mesure    par du cuivre, du zinc, du cad  mium, du chrome, du titane. du zirconium,  de l'étain, du cérium, du plomb, de l'or ou de  l'argent favorisent la production de métha  nol, comme le font celles qui forment des  corps ressemblant à des sels avec les radi  caux d'acides de métaux des cinquième .et  sixième groupes du système périodique. Ces  corps ressemblant à des sels montrent égale  ment une plus grande résistance aux hautes  températures.

   Si on le désire, on peut lessi  ver les corps     permutogénétiques    au lieu de  les soumettre à un échange de bases et, de  cette manière, on obtient des masses de con  tact qui conviennent bien pour la production  de méthanol très pur, avec de fortes charges.  Des mélanges de gaz favorables sont 18-20  volumes d'hydrogène pour chaque volume  d'oxyde de carbone et, dans un procédé circu  latoire, une vitesse de gaz de 80-200 fois le  volume du convertisseur par heure est dési  rable.

           Exemple       On prépare la masse de contact suivante:  On transforme 4 parties de     A1203        +    3     H20,     fraîchement précipité d'une solution d'un sel  quelconque     d'aluminium    en l'aluminate cor  respondant au moyen d'une solution d'hy  droxyde de potassium, ou d'hydroxyde de so  dium, d'une force double de la. normale.  



  On     transforme    aussi 15 parties d'hy  droxyde de cadmium fraîchement précipite  en le     cadmiate    de potassium correspondant,  de la manière usuelle.  



  On fait dissoudre 16 parties de     V204    hy  draté dans une solution d'hydroxyde de so  dium d'une force décuple de la normale, pour  former du     vanadite    de sodium.      Finalement, on fait dissoudre 2,5 parties  d'hydroxyde de zinc dans une solution<B>d'hy-</B>  droxyde de sodium d'une force double de la  normale pour produire du zincate de sodium.  



  On mélange ensuite ces solutions de     mé-          tallate    ensemble et on précipite un corps  échangeur de bases non siliceux à l'aide de  solutions     salines    contenant du zirconium, du  titane, du thorium, du manganèse et de l'é  tain en proportions équimoléculaires. La so  lution peut avoir, avantageusement, une force  d'environ     101o    et on l'ajoute, en agitant vi  goureusement, jusqu'à ce que le produit de  réaction soit neutre ou légèrement alcalin à.

    l'égard de la     phénolphtaléine.    On débarrasse  de la liqueur mère le produit résultant, on le  sèche, on l'hydrate en faisant ruisseler de  l'eau dessus et on l'imprègne avec une solu  tion à<B>10%</B> de     métatungstate    d'ammonium,  après hydratation. On fait suivre d'un second  séchage, puis on lessive soigneusement le pro  duit séché avec une solution d'acide     azotique     à environ 5 % afin d'éliminer un maximum  d'alcali. Il en résulte une     déperdition    consi  dérable de résistance mécanique des noyaux  do masse de contact et, pour leur donner une  résistance mécanique satisfaisante, on peut  les mélanger avec une gomme naturelle, sé  chée et cassée en morceaux convenables.

   On  peut faire usage de cette masse de contact  pour la synthèse d'alcools et d'hydrocarbures       liquides    en partant de composés à groupe car  bonyle.  



  Lorsque l'efficacité catalytique de masses  de contact de ce genre vient à s'affaiblir, on  peut les régénérer en les traitant avec des gaz  contenant de. l'oxygène, à     380--450      C et une  fois l'oxydation complète, on peut réduire à  nouveau la masse de contact avec des gaz  contenant de l'hydrogène, comme le gaz à  l'eau, après quoi elle retrouve son efficacité.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de réduction de composés con tenant au moins un atome de carbone relié directement, par double liaison, à un atome d'oxygène, par traitement de ces composés avec de l'hydrogène ou des gaz contenant de l'hydrogène, selon lequel on effectue la ré.- duction en présence d'une masse de contact catalytiquement active contenant au moins un composé chimique d'une structure physi que telle qu'elle résulte de la formation d'un corps échangeur de bases. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, dans le quel le composant catalytiquement actif fait partie dudit composé chimique.
    2 Procédé selon la sous-revendication 1, dans lequel ledit composant catalytique- ment actif est sous forme échangeable. 3 Procédé selon la sous-revendication 1, dans lequel ledit composant catalytique- ment actif est sous forme non échan- geable. .4 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit composé chimique est un corps échangeur de bases. 5 Procédé selon la revendication, dans le <B>-</B> quel ledit composé chimique est un corps résultant du lessivage au moins partiel, par un acide, d'un corps échangeur de bases.
    6 Procédé selon la sous-revendication 4, dans lequel ledit composé chimique est un corps échangeur de bases siliceux. 7 Procédé selon la sous-revendication 4; dans lequel ledit corps échangeur de bases est non siliceux. 8 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit composé chimique est un corps semblable à un sel résultant de la combi naison d'un corps échangeur de bases avec un composé acide. 9 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant encore au moins un diluant.
    10 Procédé selon la sous-revendication 8, . dans lequel l'anion uni à l'échangeur de ---bases pour former un corps semblable à un sel est catalytiquement actif. 11 Procédé selon la sous-revendication 0, dans lequel le diluant employé est cataly- tiquement actif. 12 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant encore un constituant régula teur de la réaction. 13 Procédé suivant la'revendication,
    carac térisé en ce qu'on emploie une masse de contact renfermant un composé d'un élé ment compris dans les groupes des mé taux alcalins, alcalino-terreux et terreux dont les oxydes ne sont pas réductibles par de l'hydrogène. 14 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 13, caractérisé en ce que le composé associé cité à la sous- revendication 13 n'est pas un alcali fort.
    15 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 13, caractérisé en ce que la masse de contact contient encore, en addition au constituant catalytique- ment actif, une autre substance catalyti- quement active qui n'est pas un cataly seur spécifique pour la réduction du com posé traité aux températures de réaction employées.
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