CH144568A - Procédé de synthèse catalytique d'ammoniaque. - Google Patents

Procédé de synthèse catalytique d'ammoniaque.

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CH144568A
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  Procédé da synthèse catalytique d'ammoniaque.    La. présente invention concerne la syn  thèse d'ammoniaque par la     combinaison    cata  lytique d'hydrogène .et d'azote à hautes     pres-          #ions    et à hautes     températures.     



  Suivant l'invention, on fait réagir     cle     l'hydrogène et de l'azote en présence d'une  masse de contact     catalytiquement        active    con  tenant un corps d'une structure     mieroporeuse          (-lui    résulte de la     formation    d'un corps     échan-          ;eur    de bases.  



  Un tel corps peut être soit un corps échan  geur de bases, soit un dérivé d'un tel corps,  obtenu par exemple en lessivant celui-ci par  un acide.  



  L'expression "corps échangeur de bases"  englobe tous les corps, naturels ou artificiels;  qui possèdent la propriété d'échanger leurs  bases pour d'autres bases de solutions salines.  Les produits échangeurs de bases dont il est  fait usage dans la formation de compositions  catalytiques     qu'on    emploie dans le procédé se  lon la présente invention, ou comme matière  initiale pour des     dérivés    à     utiliser    ainsi, peu-    vent posséder un fort pouvoir échangeur de ba  ses ou, dans bien des cas, peuvent posséder un  pouvoir     échangeur,de    bases plus faible, puis  que la valeur catalytique des compositions fi  nales ne dépend pas principalement (lu de  gré de pouvoir échangeur de bases présent.

         D'une    façon     générale.    on peut     grouper    les  corps échangeurs de bases comme suit: les  zéolithes à deux ou à multiples constituants.  c'est-à-dire des corps échangeurs de base  contenant du silicium chimiquement     combiné     dans leur noyau, et les corps échangeurs de  bases non siliceux dans lesquels tout le sili  cium est remplacé par d'autres oxydes de  métaux     acidiques    ou amphotères convenables.

    Les zéolithes à deux constituants sont les pro  duits de réaction de deux types de consti  tuants initiaux, c'est-à-dire de     métallates    et  de     ;Silicates    (en faisant usage du terme     mé-          tallate        dans    un sens large qui sera défini plus  loin dans ce mémoire), ou de sels métalli  ques et     ds    silicates. Il arrive fréquemment  que plus d'un des membres d'un type peu-      vent entrer en réaction, c'est-à-dire qu'un si  licate peut réagir avec plus d'un     métallate    ou  plus d'un sel métallique.

   Les zéolithes à     cons-          ftuants    multiples sont les produits de réac  tion d'au     moins    trois types de constituants,  c'est-à-dire d'au moins un silicate, au moins  un     métallate    et au moins un sel métallique.  (Par     métallate,    il faut entendre tout sel dont  l'anion contient un métal; sous sel métallique  on entend un sel dans lequel l'anion ne con  tient pas de métal.)  Les corps échangeurs de bases, tant zéoli  thes que corps échangeurs de bases non sili  ceux, peuvent être associés avec des diluants.  de préférence sous la forme d'une structure  physiquement homogène, comme cela sera  décrit ci-dessous.

   Des corps échangeurs de  bases, soit dilués ou non dilués, peuvent être  présents dans les masses de contact dont il  est fait usage dans la présente invention, ou  bien leurs dérivés peuvent être     présents;     mais il va sans dire que, partout où il est  question ici de corps échangeurs de hases,  cette expression comprend tant des     produits     dilués que des produits non dilués.  



  Comme déjà dit, des corps échangeurs de  bases, tant zéolithes que corps     échangeurs    de       bases    non siliceux, peuvent également être  transformés en dérivés,     utilisables    pour la  formation de la masse catalytique et qui pos  sèdent bien des caractéristiques chimiques et  la plupart des caractéristiques physiques des  corps échangeurs de bases d'où ils dérivent.

    Ces dérivés     penvent    être des corps ressem  blant à des sels,     c'est-à-dire    les produits de  réaction de corps échangeurs de bases avec  des composés contenant des anions capables       dry    réagir avec les corps échangeurs de bases  pour former des produits     qu;    possèdent bien  des propriétés de sels. Une autre classe de ces  dérivés est celle des corps échangeurs de base  lessivés aux acides. Lorsqu'on soumet un  corps échangeur de bases à un lessivage par  des acides, en particulier des acides minéraux  dilués,     les    bases échangeables .sont d'abord  enlevées graduellement.

   Les produits résul  tants contiennent tant les     constituants    plus  basiques que     les    constituants plus     acidiques       du noyau non échangeable du corps échan  geur de bases, avec ou sans une portion des  bases     .échangeables.    A mesure que l'on pousse  plus loin le lessivage, de plus en plus des  constituants relativement positifs du noyau  non échangeable sont enlevés et, si on pousse  le lessivage jusqu'à achèvement, le produit  lessivé ne contient que les constituants rela  tivement acides du noyau non échangeable.

    Dans le cas de zéolithes, le produit final d'un  lessivage continué longtemps     est    un acide     si-          licique    complexe qui possède bien des pro  priétés physiques du corps échangeur de ba  ses originel. Dans la suite de la présente des  cription, on désignera, pour simplifier, les  corps échangeurs de bases et leurs dérivés.  tant par lessivage aux acides que par for  mation de corps     sem'blab'les    à des .sels, sous le  terme générique de produits     "periuutogéné-          tiques".     



  Des constituants     catalytiquement    actifs  peuvent se trouver dans la masse catalytique  .employée sous quatre formes     principales:     1. Ils peuvent avoir été mélangés physique  ment avec les produits     permutogénétiques    ou  imprégnés dans ceux-ci. 2.

   Ils peuvent avoir  été     incorporés    physiquement,     d'une    façon ho  mogène, dans les produits     permutogénéti:ques.     avant que ces derniers aient été complètement  formés, sous la forme de corps diluants     cata-          lytiquement    actifs ou sous la     forme    de di  luants qui ont été imprégnés de     substance;          catalytiquement    actives. 3.

   Ils peuvent être  combinés chimiquement dans les produits per  mutogénétiques sous une forme non     échan-          geable,        c'est-à-.dire    qu'ils peuvent former une  partie du noyau non échangeable du corps  échangeur     de    bases présent dans la masse de  contact finale, ou qui est transformé en les  dérivés; ou bien ils peuvent être combiné  chimiquement avec les corps échangeurs de  bases sous la     forme    d'anions     catalytique-          ment    actifs qui forment avec le corps échan  geur de bases des corps ressemblant à des  sels. 4.

   Ils peuvent être combinés chimique  ment sous une forme     échangeable    soit au  cours de la     formation    du corps échangeur de  bases, ou par échange de bases après forma-           tion.    Naturellement,

   les mêmes     constituants          catalytiquement    actifs ou des constituants       catalytiquement    actifs     (différents    peuvent être  présents sous plus d'une des formes     sus-          décrites    et un avantage de     l'invention    est que  des substances     catalytiquement    actives peu  vent être introduites sous une grande variété  de formes, ce qui offre un large choix au     chi-          miste        catalyste.     



  Bien que les différents produits     permuto-          génétiques    puissent varier largement dans  leurs caractéristiques chimiques, ils possè  dent tous une structure physique similaire  (lui est caractérisée par une plus ou moins  grande     microporosité,    -et une grande résis  tance aux hautes températures et, dans le cas  de corps échangeurs de bases contenant des       constituants    catalytiques et qui n'ont pas été  lessivés aux     acides    au point d'enlever des cons  tituants     catalytiquement    actifs,

   ceux-ci sont  répartis dans toute la carcasse des     produits    en       dispersion    atomique ou     moléculaire,    comme ce       -sera        décrit    plus     @en    détail ci-dessous, et     cette     homogénéité chimique -est un des avantages  les plus importants de     certaines    .des masses de       contact    utilisées dans le procédé de     l'inven-          t    ion.

      Bien que la combinaison de substances       catalytiquement    actives puisse être effectuée  avec des produits     permutogénétiques    non di  lués aussi bien qu'avec des produits     permuto-          génétiques    dilués, on a trouvé que des masses  (le contact formées     @de    produits     permutogéné-          tiques    dilués d'une façon homogène sont  avantageuses, en particulier quand les di  luants sont d'une nature physique telle qu'ils  exercent une influence désirée sur l'activité       catalytique    des masses de contact., comme  lorsque, par exemple, les diluants sont riches  en silice,

   que l'on a trouvé avoir un pouvoir  <B>-toi</B> en raison       ivant,    ou lorsque les diluants,  (l'une grande porosité, d'une grande capilla  rité ou d'une grande énergie superficielle,       peuvent    être considérés comme des     cataly-          .;#eurs    ou activateurs physiques.  



  Les corps échangeurs -de bases se compor  tent comme s'ils étaient des produits de poids    moléculaire extrêmement élevé, car on peut  introduire des constituants     catalytiquement     actifs, soit dans le noyau non échangeable.  soit sous la forme de bases échangeables en  pratiquement toutes proportions désirées et la  loi ordinaire 'de proportions de combinaison  chimique, qui, dans des composés de faible  poids moléculaire, restreint les proportions  dans lesquelles ,des constituants peuvent être  incorporés chimiquement, semble être sans  force,     ce    qui rend raisonnable de supposer  que le poids moléculaire est si .élevé qu'il mas  que complètement l'effet de la loi.

   Il est,  bien entendu, possible que les corps échan  geurs de bases, ou certains d'entre eux, puis  sent être des solutions solides de plusieurs  composés de poids     moléculaires    plus faibles.  ayant rapport les uns aux autres. Il n'a pas  été possible, jusqu'à présent, de trancher dé  finitivement cette question, car des corps  échangeurs de bases ne sont pas faciles à ana  lyser chimiquement quant à leur structure.

    L'invention n'est, naturellement, limitée à  aucune     théorie;    mais, quelles qu'en soient les  raisons fondamentales, le fait que des cons  tituants     catalytiquement    actifs peuvent être  introduits chimiquement en toutes propor  tions désirées est d'une importance énorme  pour le chimiste     catalyste    et lui permet de  produire un nombre presque illimité de ca  talyseurs ou masses de contact finement et  graduellement dosés pour la synthèse d'am  moniaque et, dans tous les cas, les masses de       contact    produites sont hautement efficaces.

    en raison de la structure physique des pro  duits     permutogénétiques    y contenus et des  larges limites de     dilution    homogène de molé  cules ou atomes     catalytiquement    actifs, avec  uniformité et douceur d'action résultantes.  



  En plus des caractéristiques importante  dont les produits     permutogénétiques    dotent  les     masses    de contact utilisées dans le pro  cédé selon l'invention, on a trouvé qu'il est  fréquemment désirable     @de    régler     l'action        dc     ces masses de contact et cela peut se faire  en associant aux produits     permutogénétiques.     ou en y incorporant, ou en y formant, des  composés des métaux alcalins, des métaux      alcalino-terreux et des métaux terreux forte  ment basiques. Ces composés semblent ralentir  ou     adoucir    la .réaction catalytique et on les dé  signera dans tout ce mémoire sous le nom de  régulateurs.

   Les régulateurs peuvent être non       alcalins,    faiblement alcalins ou fortement al  calins, selon la nature des constituants     cata-          lytiquement    actifs dont il est fait usage. Un  grand avantage est que, dans la formation  normale de corps échangeurs     @de    bases, des  oxydes de métaux formant des alcalis sont  présents comme bases échangeables et, qu'on  en fasse usage sans traitement par des acides ou  traités avec un acide,

   ils forment     clés    régula  teurs qui sont combinés clans ou associés  avec les produits     permutogénétiques    résul  tants dans un état de division extrêmement  fine dans lequel ces régulateurs sont     particu-          lièrements        actifs.    Ainsi, des corps échan  geurs clé bases contenant des métaux alcalins  peuvent être considérés- comme des régula  teurs complexes.  



  En plus de l'usage de régulateurs, on a  trouvé que l'on peut, dans bien des cas, aug  menter l'action de ceux-ci et l'efficacité to  tale     des    masses de contact en y associant, ou  en combinant chimiquement dedans, des élé  ments ou radicaux ou groupes qui sont     cata          lytiquement    actifs mais ne possèdent nulle       activitécatalytique    .spécifique     pourla    synthèse  d'ammoniaque.<B>De</B> tels catalyseurs, ou cons  tituants catalytiques qui ne sont pas     -des    ca  talyseurs spécifiques pour la réaction dans  laquelle on en fait usage, dans les conditions  de réaction auxquelles on a.

   affaire, seront dé  signés dans tout ce mémoire sous le nom de  corps catalyseurs auxiliaires, car ils semblent  augmenter l'effet de dosage que peuvent ac  complir .des régulateurs. De tels catalyseurs  auxiliaires peuvent être présents là où il n'y  a pas de régulateurs.  



  L'énorme gamme de groupes chimiques  qui peuvent être combinés dans, ou avec des       produits        permutogénétiques    ou être incorpo  rés dans ceux-ci permet un large choix de  corps catalyseurs auxiliaires aussi bien que  de catalyseurs spécifiques -et permet leur as  sociation avec les masses de contact sous une    forme extrêmement homogène et     catalytique.     ment.     efficace.    Ainsi, bien des     corps    échan  geurs de bases -ou leurs dérivés peuvent cons  tituer en même temps des catalyseurs, régu  lateurs et catalyseurs auxiliaires complexe:.

    car tous les éléments jouant ces différents  rôles peuvent être présents dans le même com  posé,chimique et participer aux     avantag s    dé  coulant de sa structure physique et de ses  propriétés chimiques désirables. Naturelle  ment, tant des corps régulateurs que des corps  catalytiques auxiliaires peuvent être mélan  gés partiellement ou complètement avec des  produits     permutogénétiques    et un seul corps  régulateur ou un seul catalyseur auxiliaire  peut être présent     partie    en mélange physique  et partie en combinaison chimique, .comme le  comprendra clairement le chimiste échangeur  de bases averti.  



  Les corps échangeurs de bases qui for  ment les constituants importants, ou la ma  tière initiale pour des dérivés, dans les mas  ses de     contact    utilisées dans     le    procédé selon  l'invention, peuvent     être    préparés par une  quelconque des méthodes bien connues.

   Ainsi,  par exemple, des zéolithes à deux consti  tuants peuvent être préparées par des métho  des humides, dans lesquelles les constituants       métallates    ou les constituants sels métalli  ques, dont une partie ou la totalité peuvent  être     catalytiquement    actifs, sont amenés à  réagir avec des silicates solubles pour for  mer des zéolithes des types aluminosilicate  ou silicate double d'aluminium; ou bien les  constituants peuvent être fondus, de préfé  rence en présence de fondants.

   Il va sans  dire que l'expression     métallate    englobe non  seulement les solutions alcalines d'oxydes ou  hydroxydes métalliques amphotères mais  aussi des sels de     .métaux,    formant     tes    alcalis,  d'acides métalliques, tels que les oxacides de  métaux des cinquième et sixième groupes,  qui dans au moins un des stades d'oxydation  ne sont pas -à strictement parler amphotères,  mais qui sont     capables    de réagir avec des si  licates pour     former    des zéolithes, ou avec.  d'autres constituants pour former des corps  échangeurs de bases non siliceux.

   Dans tout      le mémoire, on adhérera strictement à cette  définition un peu plus générale des     m6talla-          tes.    Dans la formation de zéolithes à deux  constituants par voie humide, le produit de  réaction final doit être     alcalin    à l'égard du       tournesol-l-r.@,        o@        ui    ayant un fort  pouvoir échangeur de bases, il doit être neu  tre ou alcalin à l'égard de la     phénolphtaléïne.     Pour produire des corps échangeurs de bases  à utiliser dans la préparation de masses de  contact pour l'exécution du procédé selon l'in  vention, il est parfois inutile de prévoir un  fort pouvoir échangeur .de bases et, pour bien  des buts,

   des zéolithes formées dans des, con  ditions d'où résulte un produit final qui est        <  < vide    à l'égard de la     phénolphatléïne,    mais     al-          c;din    à l'égard du tournesol, présentent un       avantage.    On ne sait pas définitivement si.  des produits obtenus dans ces circonstances  vont des composés chimiques homogènes,  quoiqu'ils se comportent de bien des façons  comme s'ils l'étaient. Il y a toutefois raison  de croire que, dans certains cas au moins.  des mélanges de     polysilicates    échangeurs de  Rases et non .échangeurs de bases peuvent se  produire.

   Pour le but du présent mémoire, on       eonsidéra    un produit comme un produit       @@changeur    de bases s'il a un pouvoir échan  geur de bases, si faible soit-il.  



  Il     :est    désirable pour bien des buts, et en  particulier lorsqu'on a besoin de zéolithes à       deux    constituants ayant un     fort    pouvoir       échangeur    de bases, d'ajouter les consti  tuants relativement acides, par exemple les  sels métalliques dans le cas de zéolithes du  type silicate double d'aluminium, aux cons  tituants relativement plus alcalins tels que les  silicates     solubles    par     .exemple.    Par ce moyen,  on assure une alcalinité continue et cette fa  çon de faire peut être considérée comme  celle qu'il est préférable d'adopter dans la  plupart des sas;

   mais la façon ,de procéder in  verse est avantageuse pour certaines masses  de contact utilisables dans le procédé selon  l'invention.  



  Des zéolithes     !à    constituants multiples  peuvent être préparées par l'une quelconque    des méthodes     ei-dessus    en faisant     usage        d'an     moins trois types de constituants,     c'est-à-          dire    d'au moins un     métallate.    au moins un  sel métallique et au moins un silicate soluble.

         Dans_la        eas-        clé@zéolithës    â     ëonstituant,s        urul-          tiples,    comme dans le cas de zéolithes à deux  constituants, on doit     obs,#rver    les conditions  d'alcalinité et, pour bien des buts, il est       avantageux    d'ajouter les     .constituants        relati-          vemënt    acides aux constituants     relative-          veillent    alcalins afin d'assurer une réaction  alcaline continue.

   Les zéolithes à     constituants     multiples produits varient comme nature se  lon la proportion des différents constituants  réactifs. Ainsi, lorsque les     métallates    et le  silicates prédominent sur les sels métalliques.  les     produits    résultants ressemblent aux     zéo-          lithes    à deux constituants du type     alumino-          silicate.    Si les sels métalliques et les silicates  prédominent sur les     métallates,    les produits  ressemblent aux zéolithes à deux constituants  du type silicate double d'aluminium et, fi  nalement,

   si les     métallates    et les     sels    métalli  ques l'emportent sur les silicates, les produit  résultants ressemblent     plus    ou moins à des  corps échangeurs de     bases    non siliceux.

   Il est  clair qu'il n'y a pas de ligne de démarcation  nette entre les trois types de zéolithes à cons  tituants multiples et que l'un se fond dans  l'autre à mesure que les proportions des dif  férents     constituants        vari.-nt.    Un avantage des  zéolithes à constituants multiples sur les     zéo-          lithes    à .deux constituants est que     h,    choix     ,le     constituants     catalytiquement    actifs est     plus     grand,

   car certains éléments ou groupes     cata-          lytiquement    actifs ne peuvent être incor  porés que sous la forme de     métallates     et d'autres, que :sous la forme de sels  métalliques. Dans une zéolithe à cons  tituants multiples, chaque     'groupe        ca-          talytiquement    actif peut être     incorporé    sous  la forme dans laquelle il est le plus profita  ble.  



  Des corps échangeurs de     base:    non sili  ceux sont produits par les méthodes     générales          susdétrites;    mais, au lieu de déterminer des  réactions entre des silicates et d'autres consti  tuants oxydes métalliques, on fait réagir      deux ou plus de deux composés     oxymé-          talliques    dont, en général l'un au moins  sera un     métallate,    et un au moins  un sel métallique;

   ou bien, dans cer  tains cas, il est possible de produire une     réac-          -        tion    entre deux     métallates    différents dans     lG@-          quels    un radical négatif est plus     acidique    que  l'autre. Il est possible de produire des corps  échangeurs de bases non siliceux dans les  quels plusieurs oxydes métalliques sont. pré  sents. Il est également possible de produire  des     corps    échangeurs de bases non siliceux  dans lesquels un seul métal -est présent.

    Ainsi, par exemple, certains métaux peuvent  être d'une nature suffisamment amphotère  pour former tant des     métallates    que des sels  métalliques qui sont capables de réagir les  uns avec les autres pour produire des corps  échangeurs de bases.  



  Une méthode spéciale de production de  corps échangeurs de bases non     siliceux    con  siste en la neutralisation graduelle de sels  fortement alcalins des oxacides d'éléments  métalliques des cinquième et sixième groupe  dans des stades d'oxydation dans lesquels ils  sont suffisamment amphotères. La     neutrali          satiôn    d'autres     métallates    fortement alcalins  peut également amener la formation de .corps  échangeurs de bases non siliceux. La mé  thode inverse, par laquelle des sels non al  calins,de métaux convenables sont traités gra  duellement avec un alcali jusqu'à ce que la  réaction soit suffisamment alcaline pour per  mettre la formation de corps échangeurs de  bases peut également être employée.

      Bien des métaux ne sont capables d'en  trer dans la formation de corps échangeurs de  bases que dans certains stades d'oxydation et  il. est     parfois    nécessaire d'introduire ces mé  taux dans     un    stade     d'oxydation    différent de  celui qu'on désire dans le corps échangeur de  bases final, le changement de stade d'oxyda  tion étant de préférence effectué au cours de  la     formation    du corps échangeur de bases.  Certains autres éléments peuvent être incor  porés sous la forme de composés complexes  des types les plus divers, tels; par exemple,  que les groupes ammoniacaux, etc.

      En- plus des corps échangeurs de bases ar  tificiels brièvement décrits ci-dessus, on peut       faire    usage de corps échangeurs de bases na  turels tels que     néphéline,        leucite,    feldspath,  etc.  



  -Les     mkaeVb    do     oo-ta.ot-es-plus    importantes  pour bien des réactions contiennent     dfs    pro  duits     permutogénétiques    dans lesquels, de  préférence, les diluants sont incorporés d'une  façon homogène dans les corps échangeurs de  bases avant formation de ces derniers, ou tout  au moins avant que le corps échangeur de  bases ait fait prise après     formation.    Bien des  diluants, tant inertes que régulateurs acti  vants,     catalytiquement    actifs ou ayant des  effets de catalyseurs auxiliaires, peuvent  être employés.

   En voici quelques-uns:     kiesel-          guhrs,    en tous genres, en     particulier    la terre  de     cellit-,    naturelle ou traitée; poudres sili  ceuses de divers types; produits     pei7nutogéné-          tiques    pulvérisés; poudres naturelles ou arti  ficielles de roches, pierres, tufs,     trass,    lave et  produits volcaniques similaires qui sont fré  quemment très poreux; sable vert;     glauconite     ou son dérivé lessivé à l'acide; de     glaucosilL;     laine de     scorie    pulvérisée;     ciments;    sable;

         silicagel;    poterie pulvérisé; terre à foulon;  talc; poudre de verre; poudre de pierre ponce.  écume de mer, magnésie; amiante; graphite;  charbon activé; poudre de quartz;     divers    mi  néraux pulvérisés riches en quartz; poudre  métalliques et poudres d'alliages métalliques  ou métaux spongieux;

   sels d'acides     oxyméta.l-          liques    tels que     tungstates,        vana.dates,    chroma  tes,     uranates,        manganates.,        cérates,        molybdates,     etc., en     particulier    ,des sels des     éléments        ci-          dessus;    silicates     tels,    que silicate de cuivre.  silicate de fer, silicate de nickel, silicate de  cobalt, silicate d'aluminium, silicate de ti  tane; minéraux et minerais, spécialement  ceux riches en cuivre, etc.

   Des diluants fine  ment     divisés    sont de grand avantage,     spécia-          lem-ent    lorsque la grosseur moyenne des par  ticules est     inférieure    à 60     microns,    auquel  cas les diluants possèdent une grande éner  gie     superficielle,    ce qui augmente la capacité       adsorptive    et     absorptive    de la masse de con  tact, la vitesse de diffusion et la porosité. Ces           diluçants    finement divisés peuvent être consi  dérés comme des catalyseurs ou activateurs  physiques.

   Des corps     permutogénétiques    di  lués peuvent également être finement divisés  et utilisés comme une partie ou :la totalité des  diluants d'autres corps échangeurs de     bâses.     



  Les neuf. méthodes suivantes sont les plus       c#1.'ficaces    pour l'introduction de diluants;  mais on peut faire usage do toutes autres  méthodes     convenables:     1. On peut mélanger les     diluants    avec un  ou plusieurs constituants liquides des corps .  échangeurs de bases à former, lorsqu'on pré  pare ces derniers par voie humide.  



  2. On peut précipiter des constituants,       .soit        catalytiquement    actifs, régulateurs ou       catalyseurs    auxiliaires ou autres, dans des  corps diluants, ou en imprégner ces corps, que  l'on incorpore ensuite dans les corps échan  geurs de bases par toutes méthodes d'incor  poration convenables.  



  3. On peut mélanger des diluants avec des  corps échangeurs de bases, par pétrissage ou       malaxage,    lorsque ces derniers sont encore  .sous la forme de gelée, auquel cas .la gelée       écha.ngeuse    de bases se comporte comme un  adhésif. L'homogénéité et l'uniformité de la  distribution des diluants n'est, naturellement,  pas tout à fait aussi grande par cette mé  thode que par la     méthode    1, mais pour la  synthèse d'ammoniaque, une extrême unifor  mité n'est pas essentielle.  



  4. On peut. former des diluants nu cours  de la formation de .corps échangeurs de bases  en mélangeant des composés convenables avec  les constituants des corps échangeurs de     b@a-          ses    de façon que les particules de diluants  soient précipitées durant la formation. On  peut ajouter des colloïdes protecteurs pour       cmpêeher    la     coagulation    des particules de di  luants avant que les corps échangeurs de  bases aient fait prise suffisamment.  



  5. On peut ajouter des composés qui réa  gissent avec certains des constituants for  mant les corps échangeurs de bases pour pro  (luire des diluants; par exemple, des sels des       -i        cides    de métaux des cinquième et sixième    groupes peuvent être ajoutés     suffisanimeiil     en excès pour qu'ils réagissent avec des cons  tituants du corps échangeur de bases, tels  par exemple que des oxydes de     métaux     lourds, pour former des diluants insolubles.  



  6. On peut imprégner des corps échan  geurs de bases déjà formés, dilués ou non di  lués, artificiels ou naturels, de solutions     vé-          ritafles    ou colloïdales de constituants     eataly-          tiquementefficaces,    puis les sécher.  



  7. On peut imprégner un corps échangeur  de bases, déjà formé, dilué ou non dilué, de  plusieurs solutions qui réagissent dedans  pour précipiter tous diluants désirés.  



  8. On peut ajouter des composés diluants  solubles aux constituants formant un corps  échangeur de bases qui,     après    formation, re  tient les composés en solution .et que l'on sè  che sans .lavage, ou que l'on traite pour pré  cipiter les composés.   9. On peut imprégner des corps échan  geurs de bases naturels ou des corps échan  geurs d e bases     artificiels,    dilués ou non di  lués, ou leurs dérivés, de solutions des .com  posés désirés que l'on précipite ensuite au  moyen de gaz     réactifs.     



  Le noyau ou partie non échangeable des  molécules des corps échangeurs de bases est  ordinairement considéré comme consistant en       cieux    types d'oxydes à savoir: des oxydes     inc#-          talliques    relativement basiques, habituelle  ment amphotères, et des oxydes relativement       acidiques,    comme     SiO2,    certains     oxydes        mé-          talliques    .amphotères et     certains    oxydes mé  talliques qui ont un caractère nettement  acide.

   Le noyau se comporte comme un seul  anion; il est avantageux de considérer les  deux portions du noyau comme les portions  basique et     acidique,    sans perdre de vue, na  turellement, que le noyau se comporte     comm-u     un groupe unique. Les composés     métalliques     qui sont capables de former la portion basi  que du noyau sont ceux des métaux suivants  cuivre, argent, or, bismuth,     béryllium,    zinc,  cadmium, bore, aluminium, quelques terres  rares, titane, zirconium, étain. plomb, tho  rium, niobium, antimoine, tantale, chromo.

        molybdène, tungstène, uranium, vanadium,  manganèse, fer, nickel, cobalt, platine,     paita-          dium.    Des composés de ces éléments peuvent  être introduits isolément ou en mélanges, en  toutes proportions désirées, et peuvent être  sous la forme d'ions simples ou complexes.

    Il va sans dire que certains des éléments dans  certains stades d'oxydation peuvent être in  troduits soit comme     métallates    ou comme sels  métalliques.     D'autres._ne-Feuvent--êtrf,--intro=          duits    que sous     une    des formes et d'autres en  core peuvent être introduits dans un stade  d'oxydation autre que .celui qu'on désire dans  le corps échangeur     dë    bases final, ou sous la  forme de composés complexes. Parmi les     io-          nogènes    complexes .se trouvent l'ammoniaque,  l'acide cyanhydrique, l'acide oxalique, l'acide  formique, l'acide tartrique, l'acide citrique,  la glycérine, etc.  



  Bien des métaux sont des catalyseurs spé  cifiques; d'autres sont des régulateurs     Nt     d'autres encore des catalyseurs auxiliaires.  



  Des exemples de constituants formant la  portion relativement acide du noyau échan  geur de bases sont les silicates -de métaux al  calins, qui sont solubles dans un alcali, et les  sels de métaux alcalins d'acides tels que ceux  de bore, d'azote, .de titane, de vanadium, de  tungstène, de -chrome, de niobium,     .de        tantàle,     d'uranium, d'antimoine, de manganèse, etc.  



  Les bases échangeables des corps échan  geurs de bases peuvent être remplacées par  échange de bases et les éléments que l'on peut  introduire individuellement ou en mélange,  par échange de bases, sont des suivants:  cuivre, argent, or, ammonium, béryllium, cal  cium, manganèse, césium, potassium, sodium  zinc,     strontium,    cadmium, baryum, plomb;  aluminium, scandium, titane, zirconium,  étain, antimoine,     thorium,    vanadium, li  thium, rubidium, thallium, bismuth, chrome,  uranium, manganèse, fer, cobalt, nickel, ru  thénium, palladium, platine et cérium.  



  Les bases     échangeables    introduites peu  vent être des catalyseurs spécifiques; elles  peuvent être des régulateurs ou peuvent être  des corps catalyseurs auxiliaires. Elles peu-    vent être introduites comme ions simples ou  comme ions complexes et peuvent augmenter  l'activité catalytique de la masse de     contact          finale,    améliorer sa résistance physique, ou  agir des deux façons.  



  Comme cela a été décrit ci-dessus, on peut  faire     réagir,des    corps échangeurs de bases  avec des composés     cO_Dt±âë_s    radicaux       acidiuues-eagde    former avec eux des  corps ressemblant à des sels. Les radicaux  peuvent être présents sous la forme de radi  caux     a=cides    simples, de radicaux polyacides  ou de radicaux acides .complexes, et compren  nent -des radicaux contenant les éléments sui  vants: chrome, vanadium, tungstène, ura  nium,     molgbdène,    manganèse, tantale, nio  bium, antimoine, bismuth, .chlore, platine,  bore.

   Parmi les     radicaux    complexes, se trou  vent le ferro- et     ferricyanogène        certains     groupes ammoniacaux, etc. On peut faire va  rier la quantité de radicaux acides amenés à  s'unir avec les corps échangeurs de bases pour  former des corps ressemblant à des sels, de  façon que les produits résultants puissent  posséder le caractère die sels acides, neutres  ou basiques. La plupart de ces radicaux aci  des sont des régulateurs ou des catalyseurs  auxiliaires pour la synthèse catalytique  d'ammoniaque.  



  Les corps échangeurs de bases dilués ou  non dilués ou certains de leurs dérivés cons  tituant des corps ressemblant à des sels, peu  vent être traités avec des acides tels que les  acides minéraux, par exemple les acides     sul.     furique,     ebdorhydrique    ou     azotique    à  2-l0%, pour enlever une partie ou la tota  lité des bases échangeables ou, aussi, une par  tie ou la totalité de la portion basique du  noyau.

      Dans le cas .de zéolithes, le lessivage par  tiel avec des acides, qui laisse une partie ou  <B>la</B> totalité de la portion basique du noyau,  ou même une partie des bases     échangeables,          n'affecte    pas la fonction     des    zéolithes en tant  que catalyseurs quand elles contiennent. des  éléments     catalytiquement    actifs dans la por  tion basique du noyau, ou dans certains cas      même -des bases échangeables, et ces     cataly=          seurs    partiellement lessivés sont de     grande     importance.

   Quand on pousse le lessivage       jusqu'à    l'achèvement, la structure physique  avantageuse reste dans une mesure     eonsidé-          rable    la même, mais le restant est, naturelle  ment, une forme -de silice ou, dans le cas de       zéolithes    dans 'lesquelles une partie de la si  lice est remplacée par d'autres     -composés    aci  des, un mélange des     deux.    Il peut servir de  porteur physique avantageux de catalyseurs  spécifiques pour la synthèse -de l'ammoniaque  et, dans le cas de zéolithes partiellement  substituées, peut également contenir des ca  talyseurs auxiliaires.  



  Des corps échangeurs  &  bases non sili  ceux, lessivés soit partiellement ou complète  ment, peuvent contenir des     constituants        ca-          talytiquement    actifs et se comporter comme  (les catalyseurs ou des catalyseurs auxiliai  res, ou des deux façons. Cela est particuliè  rement le cas quand une masse de contact  relativement exempte d'alcali est     nécessairE     pour les meilleurs résultats et quand la te  neur en alcali d'une masse de contact conte  nant un corps échangeur de bases peut être  trop forte pour des résultats optima.  



  Des corps échangeurs de bases, ou leurs  dérivés., dilués ou non dilués, peuvent égale  ment être appliqués sous la forme de pellicu  les sur des granules porteurs massifs ou  peuvent être imprégnés dedans.     Les    porteurs  massifs peuvent être inertes, activants, ou  être eux-même des catalyseurs. Par exemple,  certains alliages métalliques catalytiques et  minéraux     -catalytiques    rentrent dans cette  classe.

   Des granules d'alliage d'aluminium  ou de cuivre jouent un rôle     supplémentaire     avantageux en ce sens que leur     .conductibilité     thermique relativement élevée tend à empê  cher une surchauffe locale, ce qui est d'im  portance considérable pour l'obtention de  bons rendements, .car la réaction est une réac  tion     d'équilibre.     



  Il est désirable, dans bien des cas, de  soumettre les masses de contact à un traite  ment préliminaire, à des températures éle  vées, avec de l'air, de     l'azote,    de l'hydrogène    ou des mélanges d'azote et d'hydrogène. Il  est également avantageux, .dans certains cas.  d'introduire de l'ammonium comme base  échangeable qui est ensuite mise en liberté au  cours de la catalyse et qui augmente l'effi  cacité de bien des masses de     contact    à utiliser  dans le procédé selon l'invention.  



  On va décrire plus en détail, dans les  exemples suivants, la préparation de masses  de contact et leur     utilisation    dans le procédé  de synthèse de l'ammoniaque selon l'inven  tion. Cette dernière n'est toutefois nullement  limitée aux détails des exemples, qui ne sont  que des illustrations représentatives.         Exemple   <I>1:</I>  On ,broie ensemble 15 parties d'oxyde d'a  luminium, 11,5 parties d'oxyde de zirconium  et 18 parties de carbonate de potassium anhy  dre et on les mélange intimement avec     1(10     parties d'oxyde de fer, de préférence de  l'oxyde de fer magnétique, ou avec une quan  tité correspondante de fer pulvérisé. On fond  le mélange et on brise en morceaux la matière  fondue que l'on traite avec de l'eau.

   Le pro  duit est un corps échangeur de bases non si  liceux dont on peut, après séchage, faire  usage comme masse de contact pour la     svri-          thèse    catalytique d'ammoniaque.  



  Au lieu de procéder à la fusion comme  décrit, on introduit dans une tour un     mélange     intime d'oxyde de fer, d'oxyde d'aluminium,  d'oxyde de zirconium et de     carbonate    de po  tassium anhydre et on fait passer sur le mé  lange un mélange gazeux. chaud, d'air et  d'une substance organique combustible comme  la, naphtaline. Les gaz doivent avoir une  température de 450-550   C. Il se produit  une oxydation -catalytique et la     substance     organique est complètement brûlée, la chaleur  dégagée faisant que les constituants du ca  talyseur se     frittent    ensemble ou fondent com  plètement. On casse en morceaux convenables  la matière     frittée    ou fondue et on l'hydrate  avec de l'eau.  



  On remplit un convertisseur d'une     inasso     de contact telle que celle décrite .dans l'un ou  l'autres des paragraphes précédents et on fait      subir à     cette    masse un court traitement préli  minaire, à 400-600   C, avec des gaz conte  nant de l'ammoniaque. Après cela, on fait  passer sur la masse de contact, à une tempé  rature de 400-600   C et sous pression de  50-250 atmosphères, un     mélange    d'hydro  gène et d'azote dans la proportion de 3 : 1,  le procédé étant un procédé circulatoire. On  obtient de bons, rendements en ammoniaque  qu'on enlève, par lavage, du courant -de gaz  après quoi on remet en circulation, après  ajustement de leur composition par l'adjonc  tion de gaz frais, les gaz qui n'ont pas subi  la réaction.

     Au lieu de traiter préalablement la masse  de contact avec des gaz contenant de l'ammo  niaque, on peut faire ruisseler sur la masse  de contact, après hydratation, une solution  de chlorure d'ammonium à 10 %, ce qui a pour  résultat le remplacement d'une     partie    de l'al  cali     échangeable    par de l'ammoniaque. On  peut remplir directement de la masse de     cou-          tact    ainsi :obtenue un convertisseur à haute  pression et effectuer une synthèse catalyti  que d'ammoniaque<B>à</B> 350-500  C, sous une  pression de 100-250 atmosphères.  



  Une autre modification consiste à traiter  les compositions de masses de contact décri  tes ci-dessus avec une solution d'acide     azoti-          que    à 2-3 % afin -d'enlever par lessivage une  partie de l'alcali échangeable. Le produit     les-          #siv6-    doit être lavé à l'eau afin d'en enlever  les dernières traces d'acide. -         Exemple   <I>2:</I>    On met en suspension dans 300     parties     d'eau, 1000 parties d'oxyde de fer, fraîche  ment précipité, pour     former    une bouillie.

   On  fait dissoudre 15 parties d'oxyde d'alumi  nium, fraîchement précipité, dans de l'hy  droxyde de potassium d'une force double de  la normale pour former de l'aluminate de  potassium contenant un excès de 20 % de l'al  cali. On brasse dans cette solution l'oxyde  de fer, et, finalement, on ajoute à     da.    suspen  sion     aluminate-oxyde    de fer une solution à  5 % .contenant du nitrate de zirconium, du  nitrate de zinc et du nitrate de     cadmium       dans le rapport de 2 : 1 :

   1, jusqu'à ce que le  mélange de réaction final reste juste alcalin  à l'égard de la.     phénolphtaléïne.    On sépare le  produit par aspiration, puis on sèche à, des  températures inférieures à. 100   C, après  quoi on le casse en     fragments.    La masse ré  sultante contient un corps échangeur de bases  non siliceux imprégné d'oxyde de fer.

   La- dis  tribution uniforme du corps échangeur de ba  ses qui agit comme régulateur et catalyseur       auxiliaire    augmente l'activité -catalytique de  l'oxyde de fer d'une manière     excellente.    La  structure physique du corps échangeur de ba  ses est très favorable et. augmente les pou  voirs     absorptif    et     adsorptif    de la masse de  contact pour le mélange     azote-hydrogène    à  de hautes     températures.     



  On fait subir à la masse de contact un  court traitement préliminaire, à 400-600  <B>C</B>, avec un mélange d'hydrogène et d'azote,  puis on fait passer un mélange de ces deux  gaz, dans la proportion de 3 : 1, sur la     masse     de     .contact    à 400-550   C et à une pression  de 80 à 250 atmosphères.  



  On peut remplacer l'oxyde -de fer par de  l'aimant ou autre minerai de fer.         E.Venaple   <I>3:</I>    On expose des fragments de     fer    d'une  grosseur désirée quelconque à de l'air humide  afin de les recouvrir d'une pellicule d'oxyde  de fer. On les place ensuite dans un conver  tisseur à creuset et on fait passer dessus, à.       4-50-500'    C, un mélange chaud d'air et     d'une     substance organique comme la naphtaline. Il  se produit une oxydation catalytique et la  substance organique     est.    complètement brûlée.  la chaleur dégagée faisant que le fer se fritte  ou fond et enlevant, en même temps, du fer  les impuretés qu'on ne désire pas.

   On broie  ensuite la matière frittée ou fondue, qui con  siste en oxydes de fer magnétiques, et on l'a  joute à une solution de verre soluble conte  nant 75-90 parties de     SiO2    diluées avec  20-25 volumes d'eau. On doit ajouter  l'oxyde de fer magnétique jusqu'à ce que la  solution reste juste facile à remuer. On  chauffe la suspension verre soluble-fer et on      y brasse une solution aqueuse saturée conte  nant 11,6 parties -de W03 sous la forme de       tungstate    de potassium, 7,2 parties de     1VIo03     sous la forme de     molybdate    de potassium et  9 parties de     V20'    sous la forme de     vana-          date    de potassium.

   Au mélange ainsi obtenu,  on ajoute, en agitant vigoureusement, une so  lution à<B>10%</B> contenant 20 parties de ni  trate de zirconium avec 5 molécules d'eau et       :3-1    parties de nitrate  &  thorium avec 12 par  ties. d'eau; alors, le mélange de réaction se       gélatinise.    On peut. augmenter la vitesse de       gélatinisation    en ajoutant avec précaution une  petite quantité     d'acide    azotique, mais on .doit  prendre soin que le mélange de réaction reste  neutre ou légèrement alcalin à l'égard de la       phénolphtaléïne.    On presse la gelée, on la       séelie    et on da lave avec de l'eau d'ammonia  que.

   le produit- résultant étant un corps       (-changeur    de bases contenant du tungstène,  du molybdène, du vanadium, du zirconium -et  du     thorium    sous une forme non     échangeàble          (-t    étant dilué avec un mélange spécial     d'oxy-          cles    de fer dans un état finement divisé, uni  formément distribué.

   Après séchage, on peut  traiter le corps échangeur de bases avec une  solution azotique à 2-5 %, afin d'enlever  une partie de l'alcali     échangeable    et il en ré  sulte un corps     permutogénétique    partielle  ment lessivé; ou     bien,    si on le désire, on peut,  après l'avoir hydraté avec de l'eau, soumettre  le corps échangeur de bases à un échange de       bases    en faisant ruisseler dessus une solution       diluée    de nitrate de cérium, afin d'échanger       une    partie du sodium pour du cérium.

   On     sè-          rhe    le     produit,,on    le réduit avec de l'hydrogène  à 300-400   C et c'est une excellente masse  (le contact. pour la synthèse d'ammoniaque  clans les conditions de réaction décrites dans  les exemples précédents. On peut également  introduire, par échange de bases, d'autres     élé-          nients    que le cérium, comme l'aluminium, le       fer,    le manganèse, le strontium,     le,oobalt,    le  béryllium, des terres rares autres que le cé  rium, le zirconium, le titane, le chrome, le  zinc, le plomb, le cadmium, le cuivre, l'ar  gent, etc.

   On effectue de préférence l'intro  duction qui peut être d'un ou plusieurs des    éléments     susénumérés,    en faisant ruisseler  des     solutions    salines, diluées, des éléments  sur le .corps échangeur de bases.  



  Une autre modification consiste à traiter  le corps échangeur de bases en pulvérisant  dessus de l'acide azotique afin -de former le  nitrate, ce qu'on appelle un corps ressemblant  à un sel, du corps échangeur de bases; ou  bien le traitement peut être     -effectué    au moyen  de solutions de sels     solubles    dans l'eau de,  acides de métaux des cinquième et sixième  groupes du     système    périodique, comme le     va-          nadated'ammonium,    le     molybdate    d'ammo  nium ou le     tungstate    d'ammonium.

   On peut  également traiter les corps échangeurs de ba  ses. avec des groupes ammoniacaux ou     cyano-          g6nés,    afin de former des corps     complexes          réssemblant    à des sels. On soumet. de préfé  rence les corps ressemblant à des sels à un  traitement préliminaire avec des gaz conte  nant de l'ammoniaque, de     l'hydrogène    ou un  mélange d'hydrogène et azote.

           Exemple        -4:       On mélange 24 parties de     8i02    sous la  forme d'une solution de verre soluble à base  de sodium ou de potassium diluée avec 4 à  5     volumes    d'eau, avec suffisamment d'une       solution    'à<B>10%</B> de sels de chrome, de vana  dium tétravalent, de zinc, de plomb. de cad  mium, de cuivre, de fer, d'aluminium, de bé  ryllium, de zirconium, de titane ou de cobalt.  individuellement ou en mélange, par exem  ple: une solution d'un ou plusieurs des ni  trates.

   L'addition de la solution saline doit  être suffisante pour faire que: le mélange     de     réaction reste alcalin à l'égard du tournesol  et de préférence neutre ou alcalin à d'égard  de la     phénolphtaléïne.    On obtient une gelée  consistant en une zéolithe à deux consti  tuants. On sépare la gelée de .la liqueur-mère  et on la sèche à des températures inférieure  à 100   C.  



  Au dieu de faire usage de sels, on peut  faire usage des     métallates    correspondants tels  que     béryllate,    aluminate,     chromite,        vanadite,          plombite,        cadmiate    ou zincate -de métal alca  lin. Lorsqu'on- fait usage d'une solution de           métallate,    il est désirable d'accélérer la réac  tion par l'addition d'une quantité d'acide suf  fisante pour neutraliser l'excès d'alcalinité.  On débarrasse de la liqueur-mère la gelée ob  tenue, on la lave à l'eau, puis on la sèche à  des températures allant jusqu'à 100   C.

   Les       corps    échangeurs .de bases obtenus comme  cela a été décrit ci-dessus sont de préférence  traités avec des solutions salines telles que ni  trate de manganèse, nitrate de     thoriuxf,    ni  trate de cuivre, nitrate de zirconium,- ou ni  trate de titane, solutions qui sont de     pr6fé-          rence    d'une force de 5 à 10 % et que l'on fait  ruisseler .sur     .le,corps    changeur de bases afin  de substituer une     partie    de l'alcali     échangea-          ble.     



  Une autre modification     consiste    à traiter  les corps échangeurs de bases     obtenus    avec  des sels des acides de métaux des cinquième  et sixième groupes du système périodique en  faisant usage, par exemple, de solutions à 1  de     vanadate    d'ammonium, de     molybdate     d'ammonium ou de     tungstate    d'ammonium,  ou d'un mélange de deux ou plus de deux  de ceux-ci. On obtient ce .que d'on appelle des  corps ressemblant à des sels et, si on le dé  sire, on peut remplacer les acides métalliques  par de l'acide azotique, afin de former le ni  trate, en appliquant, bien     entendu,    l'acide  azotique de manière à éviter un lessivage.  



  On peut préparer d'autres masses de con  tact efficaces de la classe     susdécrite,    en lessi  vant les corps échangeurs de bases avec des  acides dilués avant ou après échange de ba  ses, "ou avant ou après formation du corps  ressemblant à un sel. On notera. que les     élé-          inents        catalytiquement        efficaces    peuvent être  présents soit dans le noyau complexe -sous  la. forme de bases échangeables, ou sous la  forme d'anions dans les corps ressemblant à  des sels.  



  On peut également obtenir des masses de  contact très désirables -en diluant des corps       permutogénétiques,    de préférence au cours de  la formation, avec des diluants qui peuvent  être inertes,     régulateurs    ou     catalyseurs    auxi  liaires ou, même, être eux-mêmes des pro-    duits     catalytiquement    efficaces. Des exem  ples de diluants de ce genre sont: l'amiante,  l'écume de mer, la pierre ponce, la brique ré  fractaire,     A1203,    le     kieselguhr,    les charbons  activés de divers genres, le graphite, les mé  taux, les     alliages    métalliques, le quartz, la  magnésie, etc.

   Au lieu     d'incorporer    des di  luants dans le corps échangeur de bases dans  le corps     permutogénétique,    on peut appliquer  ce dernier sur les fragments porteurs sou>  la forme de pellicules ou en enrober ces frag  ments. Des exemples de -ces fragments por  teurs sont des alliages rendus rugueux,  comme le     ferromolybdène,    le     ferrochrome,    le       ferrovanadium,    le     silico-ferromangauèse,    le       silico-alumino-ferromanganèse,    le     ferrotitane.     le ferro-tungstène, le     ferronickel,    etc.

   Si c'est  nécessaire, on peut faire usage d'adhésifs  pour faire adhérer la pellicule aux fragments  porteurs. Des exemples de ces adhésifs sont.  les cyanures de métaux alcalins ou de métaux  alcalino-terreux, ou les ferro- ou     ferricyanu-          res    correspondants.  



  Avant de faire usage des suasses de con,  tact, il est préférable de les -soumettre à un  traitement préliminaire avec -de l'hydrogène,  ou de l'hydrogène et de l'ammoniaque, à  400-500   C. Après le traitement prélimi  naire, on fait passer sur les masses de     .contact,     à 400-600   C, un mélange d'hydrogène et  d'azote dans la proportion d'environ 3 : 1 et  l'on obtient de bons rendements en ammonia  que, le procédé étant de préférence mis en  pratique comme un procédé circulatoire, l'am  moniaque étant enlevée du courant en circu  lation et les gaz n'ayant pas subi la réaction  étant, après ajustement convenable de leur  composition, remis en circulation sur la  masse de contact.

Claims (1)

  1. REVENDICATION<B>-</B> Procédé de synthèse d'ammoniaque en partant de ses éléments, selon lequel on fait passer un mélange gazeux contenant de l'hy drogène et de l'azote, à des températures et pressions élevées, sur une masse de contact catalytiquement active contenant au moins un corps d'une structure microporeuse gui ré- sulte de Ja formation d'un corps échangeur de bases. <B>SOUS-REVENDICATIONS</B> 1 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit corps de structure micropo- reuse est un corps échangeur de bases.
    2 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit corps de structure microporeuse est un corps résultant du lessivage au moins partiel, par un acide, d'un .corps échangeur de bases. Procédé selon la sous-revendication 1. dans lequel ledit corps échangeur de 'bases est siliceux. 4 Procédé selon la sous-revendication 1, dans lequel ledit corps échangeur de bases est non siliceux. 5 Procédé selon la sous-revendication 2, dans lequel ledit corps résulte du lessi vage d'un corps échangeur de bases sili ceux.
    6 Procédé selon la revendication, dans le quel ledit corps de structure microporeuse est un corps semblable à un sel, résultant de la combinaison d'un corps échangeur de bases avec un composé acide. î Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant encore au moins un diluant.
    8 Procédé selon la revendication, dans le quel au moins un constituant catalytique ment actif est présent dans ledit corps de structure microporeuse. 9 Procédé selon la sous-revendication 1, dans lequel au moins un constituant ca- talytiquement actif est présent comme base échangeable. 10 Procédé selon la sous- revendication 6, dans lequel l'anion uni à l'échangeur de bases pour former un sel est catalytique- ment actif. 11 Procédé selon la sous- revendication 7, dans lequel le diluant employé est cataly- tiquement actif.
    12 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant encore un constituant régula teur de la réaction. 18 Procédé selon la revendication, dans le quel on emploie une masse catalytique contenant un constituant catalytique auxi liaire, qui, sans être un catalyseur spéci fique pour la formation d'ammoniaque, active la réaction. 14 Procédé selon la sous -revendication ï, dans lequel le diluant forme avec ledit corps de structure microporeuse une masse homogène. 15 Procédé selon la revendication, dans le quel on -emploie une masse contenant au moins du fer comme constituant catalyti que actif. 16 Procédé selon la sous-revendication 15.
    dans lequel le fer fait partie du corps échangeur de bases. 17 Procédé selon la sous-revendication 15. dans lequel un composé de fer est mé langé physiquement avec ledit corps de structure microporeuse. <B>18</B> Procédé selon la revendication, dans le quel on opère selon un cycle en ramenant au catalyseur les gaz n'ayant pas réagi.
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