Machine à ligaturer les emballages. On connaît des machines à ligaturer les emballages, par exemple les caisses, à l'aide d'un organe d'attache métallique, par exem ple du fil ou du feuillard, dans lesquelles une roue dentée assure, d'une part, l'entraîne ment d'un pignon .de torsion, et, d'autre part, la commande d'un organe de coupe de l'organe d'attache. La roue dentée porte gé néralement un bossage qui vient rencontrer un levier ou autre pièce solidaire de l'organe de coupe. Ce levier est généralement pivotant et relativement long, afin d'assurer la coupe du fil sans trop d'efforts.
Une telle com mande implique un angle de rotation relati vement grand de la roue dentée portant le bossage pour permettre la commande de l'or bane de coupe et le retour -de cet organe au repos. Evidemment, cette amplitude est iodé- pendante du rapport de démultiplication en tre cette roue de commande et le pignon de torsion, de telle sorte qu'à cette amplitude constante correspondent .des rotations -du Pi gnon de torsion croissantes avec la démulti plication. Or, plus le nombre de tours dé ce pignon de torsion est grand, plus le lien est tendu et plus ce lien-se rompt facilement lors qu'on l'entame avec l'organe de coupe. Il en résulte que plus la démultiplication croit, plus le fil se rompt rapidement.
Or, on sait que le brin coupé de l'organe d'attache risque, si on poursuit la rotation, après la coupe, de venir .détériorer et section= ner partiellement l'autre brin, nuisant ainsi à la solidité de la ligature. C'est pour cette rai son que sur les machines existantes, le nombre de tours de torsion et la démultiplication sont limités, par exemple à trois.
Par ailleurs; on sait qu'il est avanta- geux de poursuivre la rotation des brins de l'organe d'attache au delà du nombre de tours voulu, provoquant ainsi une "surtor- sion" qui, après abandon du levier de coin- mande facilite, grâce à l'élasticité du fil, le dégagement, hors du pignon .de torsion, .des brins tordus.
Il résulte de ce qui précède qu'il est héces- safre dans les appareils précités: _ 1. De réduire au minimum la durée de la coupe, de manière à reporter celle-ci à la fin -de la torsion pour pouvoir utiliser des rap ports de multiplication relativement élevés, par exemple supérieurs à trois, qui permet tent, en augmentant la torsion, de renforcer la ligature.
2. De reporter la coupe, de préférence à la période -de surtorsion, lorsque la machine per met cette surtorsion.
La présente invention a pour objet une machine à ligaturer les emballages, qui est aussi du type comportant une roue dentée in termédiaire entraînant un pignon -de torsion et commandant par un bossage l'organe de coupe de l'organe d'attache. Elle est caracté risée en ce que la roue dentée agit, par son bossage, sur l'organe de coupe par l'intermé diaire d'une tige de commande coulissante re poussée par ce bossage et-drun levier oscillant sur lequel agit ladite tige.
La tige de commande peut être portée par un dispositif -de relais, -de manière que l'ac tion effective. de la roue de commande sur le dispàsitif de coupe soit reportée, au moins à la fin -de la période de torsion, ou même .de préférence à la période de surtorsion, sans gêner pour cela le retour en arrière de la roue de commande après la surtorsion.
De préférence, ledit relais est constitué par une pièce basculante, -de telle sorte que le bossage de la roue de commande provoque d'abord le basculement de cette pièce avant de commander le dispositif de coupe, le retour en arrière après la surtorsion étant rendu pos sible par le basculement en sens inverse de la pièce précitée.
Au- dessin annexé donné uniquement à titre d'exemple: La fig. 1 est une vue de face d'une forme d'exécution de la machine suivant l'inven tion, La fig. 2 est une coupe transversale, sui vant la ligne 2-2 de la fig. 1; La fig. 3 est une vue en perspective de la manhine3èrsque l'organe ode .coüp6 kst dans la position de repos.:
La fig. 4 est une vue analogue pendant l'opération de. coupe de l'organe d'attache; La fig. 5 est une vue analogue, à la fin de la coupe.
La machine représentée comporte un bâti 1, muni, à l'une .de ses extrémités, d'un mon tant 2 dans lequel peut tourner un arbre ho rizontal 3. Cet arbre est muni, à l'une de ses extrémités, d'une manivelle 4 et porte, à son autre extrémité, un pignon denté 5 claveté sur lui. Ce pignon 5 est logé dans un carter 6, solidaire du socle 1 et fermé par un couvercle latéral 7 (fig. 1).
Le pignon engrène avec une roue dentée 8 engrenant à son tour avec un pignon .de tor cion 9. Ce pignon 9 est muni de deux épaule ments 10 et 11, grâce auxquels ledit pignon 9 tourillonne dans le carter 6 et le couver cle 7. Le rapport de la transmission est tel que pour _ une rotation d'un tourde la roue 8, le pignon 9 fait un nombre entier de tours; par exemple quatre.
Ce pignon 9, ainsi que ses épaulements 10 et 11. sont pourvus -d'une fente radiale 12 dont la largeur correspond, à un petit-jeu près, au diamètre -du fil métallique 13 constituant l'organe d'attache. A la fente 12 correspon dent, dans le carter 6 et dans le couvercle 7, -des fentes 14 et 15 (fig. 1) d'une largeur égale au moins au double du diamètre du fil métallique 13.
Le bâti 1 porte une broche rigide 16 pour vue d'une fente, longitudinale et diamétrale 17, -de fixation de l'une des extrémités du fil métallique 13. De l'autre côté dû pignon de torsion 9, le bâti 1 porte -de même une broche fixe 18 pourvue d'une fente diamétrale 19 dans laquelle on peut faire passer côte à côte les deux brins 13a, 18b du fil 13. Cette bro che 18 est entourée d'un manchon 20 compor tant deux fentes longitudinales et diamétrale ment opposées 21 et 22; ce manchon 20 cons titue. l'organe de coupe et l'organe d'attache.
L'arête supérieure de la fente 22 forme un tranchant susceptible de couper, par rotation du manchon 20 sur la broche 18, le brin 131) quia fait Ie.toûr de la caisse 2.3; tandis que le brin 13 & ; dont l'extrémité -est. fixée à la. bro- ehe 16, peut se loger dans une encoche 24 mé nagée dans le manchon 20.
Le manchon 20 porte à l'arrière un levier 25 d'une seule pièce avec le manchon ou cla- veté sur lui. Ce levier 25 est rappelé par un ressort 26 contre la fêle 27 .d'une tige de com mande ?8. Cette tige est montée coulissante dans un manchon 29, articulé autour d'un axe 30 et constituant un dispositif de relais. La surface d'appui 31 du levier 25 sur la tête 27 est de préférence cylindrique, son axe étant confondu, tout au moins sensiblement, avec l'axe 30 d'oscillation du manchon 29.
Ce manchon 29 est logé, en partie, dans un évidement 32 du socle 1; son extrémité pénètre dans le carter 6. Au repos, sous l'ac tion du levier 25 rappelé par le ressort 26, ce manchon 29 est incliné comme représenté aux fig. 1 et 3 et un jeu 33 existe entre ce man- ehon 29 et le dessus de la cavité- 32 dans- la quelle il est logé.
L'extrémité de la tige de commande 28 émerge dans le carter 6 hors du manchon 29. Cette extrémité, taillée en biseau 34, est-sus- ceptible d'être rencontrée par un bossage 35 en foi-me de biseau, fixé sur la roue 8 ou étant d'une seule pièce avec. cette roue. Ce bossage 35 est placé de telle sorte qu'au repos, il se trouve en avant du biseau 34 de la tige 28 par rapport au sens de rotation f 1 de la roue 8 (fi-. 3).
La machine comprend encore un dispositif de tension du fil -de ligature. Ce dispositif est constitué par un levier à main 36 (fig. 1), pi votant sur l'axe 37 fixé dans une nervure ver ticale du socle 1. Sur cet axe 37 est également montée, près du levier 36, une roue à rochets 38 dans laquelle sont ménagés une rainure pé riphérique destinée à. recevoir le fil et des cré neaux 39 dont l'un est destiné à recevoir l'ex trémité du brin<B>131)</B> du fil sur lequel le dispo sitif que l'on vient de décrire est destiné à opérer une traction.
Enfin, la machine comporte un dispositif permettant l'immobilisation de la roue 8 dans la position de repos et assurant le verrouillage automatique do cette roue dans sa position de repos après une rotation d'un tour. Ce disposi-. tif est constitué par un levier coudé- 40 oscil lant autour d'un axe 41 porté par le couver cle 7. L'extrémité inférieure du levier 40 pé nètre dans une broche 42 qui coulisse dans un bloc 43, traverse le couvercle 7 et pénètre, sous l'action d'un ressort 45, dans une encoche de la roue 8.
Le fonctionnement est le suivant: la ma chine est posée sur l'emballage à ligaturer, sur la caisse 23, par exemple. L'extrémité du fil est. fixée à la broche 16. On fait passer le brin 13a du fil attaché à la broche 16 succes sivement dans le pignon 9, puis dans la bro che 18 et le manchon 20, ce brin 13a venant au droit de l'encoche 24 (fig. 3 et 4). On en toure ensuite la caisse 23. On fait repasser une seconde fois le fil 13 dans la broche 1 6 et dans le pignon 9, puis dans la broche 18 et le manchon 20 qui l'entoure. L'extrémité .du brin 13b du fil est ensuite engagée- dans l'un des créneaux 39 du pignon 38.
On procède ensuite à la tension du- fil à l'aide du levier 36.
Lorsque la tension est suffisante, on pro cède à la torsion. Pour ce faire, on appuie d'a= bord sur l'extrémité supérieure du levier 40 pour libérer la roue 8 de la broche de ver rouillage 42. On fait ensuite tourner la manï- velle 4 dans le sens de la flèche f2. Le pignon 5 entraîne la roue 8 dans le sens de la flèche f 1 .et le pignon de torsion 9 dans le sens de la flèche f3. Celui-ci provoque la torsion des deux brins 13a et 13b du fil l'un autour de l'autre.
Cependant, la roue 8 poursuivant son tour, le bossage 35 vient se présenter sous le bi seau 34 de la tige 28 et le repousse vers le haut, faisant ainsi osciller, par son intermé diaire, le manchon 29 autour de l'axe 30 dans le sens :de la flèche f4 (fig. 3), jusqu'au mo ment où-ce manchon 29 vient toucher en ab (fig. 4) la paroi de la cavité 32 dans laquelle il est logé.
Pendant cette oscillation du man chon 29 entre -les positions des fig. 3 et 4,-1a tête 27 de la tige 28 n'a pas eu d'action sur le levier 25, car la tête 27 qui a basculé au= tour de l'axe 30 est restée simplement en con ta-et, avec la surface 31 du -levier 25 dont l'axe coïncide, tout au moins sensiblement, avec l'axe d'oscillation 30. A la fin de l'os cillation du manchon 29, le pignon 9 est sur le point d'avoir terminé un nombre entier de tours, quatre, par exemple (fig. 4).
En continuant, à partir de cette position (fig. 4), à faire tourner la roue 8 dans le sens -de la flèche fl, le manchon 29 ne pouvant plas osciller, la saillie 35 agit sur le biseau 34 de la tige 28 et la repousse dans\ le sens de la flèche f" (fig. 4).
Cette tige 28, par sa tête 27, fait alors osciller le levier 25 dans le sens de la flèche f e (fig. 4), provoquant progressi vement par le tranchant 22 -du manchon 20 le sectionnement du brin 13h du fil (fig. 5). Ce pendant, le pignon 9 continue à tourner et dé passe dans le sens de la flèche<B>f</B> la position de repos, provoquant ainsi une surtorsion (les brins 13a et 13b.
Cette surtorsion se poursuit jusqu'à ce que la -saillie 35 échappe à la tige 28, ou même un peu après cet échappement. La fig. 5 re présente la position -des organes au moment #)ü cet échappement va se produire. Dès qu'il a. eu lieu, le manchon 29 et la tige 28 sont rappelés dans la position .de repos par le res sort 26.
Le biseau 34 revient dans la position de la fig. 3, tandis que le biseau 35 est dans la position de la fig. 5 ou même légèrement en avant, la surtorsion pouvant, comme indi qué, se poursuivre sur une très faible portion de tour. -Cette sürtorsion est arrêtée après la chute de la broche 42 dans l'encoche de la roue.
Par le jeu connu de la broche 42, la roue 8 est ramenée en arrière jusqu'à remise à l'a lignement de la fente 12 avec les fentes 17 et 19: Après ce retour, la fente 12 du pignon 9 coïncide avec celles du carter 6 et du couver cle 7 et les brins 13, 13a tordus du fil peu vent être extraits du pignon 9.
Comme on le voit, grâce à la combinaison du levier 25 et de la tige de commande cou lissante 28, l'amplitude de rotation de la roue 8 pour provoquer le sectionnement du brin 13b est très réduite, de telle sorte qu'elle cor respond à une rotation faible -du pignon 9 (le torsion.
Il en résulte que le rapport de miil- tiplication entre cette roue 8 et ce pignon 9 peut être plus élevé qu'avec les machines existantes. En outre, grâce au fait que la tige coulissante 28 est portée par une pièce bascu lante 29 jouant le rôle de relais, l'action ef fective du bossage 35 sur cette tige 28 peut être retardée jusqu'à la période de surtorsion (puisque l'abandon de la tige 28 par cette saillie 35 peut, tout au moins théoriquement, coïncider avec l'arrêt du pignon 9- dans le sens de la flèche f s) sans que la réalisation de cette condition primordiale gêne le retour en arrière du pignon 9,
la tige 28 revenant en effet en arrière dès qu'elle est libérée.