Roue élastique. La présente invention concerne une roue élastique<B>du</B> type dans lequel la jante est commandée par plusieurs éléments amortis seurs affectant la forme de pistons plongeurs de section circulaire, qui sont mobiles, dans une direction parallèle à l'axe de la roue, dans des guides contenus dans le moyeu et qui portent sous l'action de ressorts contre des évidements circulaires de plus grand dia mètre que les pistons plongeurs qui sont mé nagés dans des pièces portées par la jante.
Dans une roue connue de ce genre, les fonds des pistons plongeurs comportent des surfaces de portée sphérique et viennent en contact punctiforme avec les évidements rela tivement grands. Ceux-ci sont ainsi exposés à une usure considérable, en particulier dans les régions circonférentielles où les évide ments font avec les axes des pistons plon geurs un angle qui devient de plus en plus aigu au fur et à mesure que les pistons plon geurs approchent des bords. Le fait que l'an gle devient de plus en plus aigu empêche aussi les ressorts d'amortir convenablement les chocs de la route et il est difficile d'éta blir les ressorts de façon à satisfaire aux di verses nécessités.
La présente invention a pour but de sup primer ces défauts en établissant les fonds des pistons plongeurs et les évidements avec des surfaces de portée coniques de manière que dans toutes leurs positions relatives, sauf la position centrée non chargée, ils soient en contact suivant une ligne dont la longueur est la même.
Grâce à cette disposition, l'usure est con sidérablement réduite et les chocs de la- route sont complètement amortis par les ressorts au lieu d'être transmis au moyeu de la roue et à l'essieu. De plus, l'action de coincement régulière qui a lieu entre les pistons plon geurs et les évidements peut facilement être estimée et calculée, et les ressorts peuvent être établis de façon correspondante. L'angle formé par les surfaces de portée avec l'axe du piston plongeur présente également de l'importance pour le fonctionnement convena ble de la roue et on a trouvé qu'un angle compris entre 60 et 80 donne le meilleur ré sultat.
Il y a lieu de remarquer que dans une autre roue connue de ce genre, les fonds des pistons plongeurs ont la forme de troncs de cône, qui s'emboîtent dans des évidements de forme correspondante et de la même gran deur que les fonds. Dans ce cas, le contact linéaire produit sous la charge décroît en lon gueur avec un accroissement de la charge, ce qui est indésirable.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la roue élastique selon l'invention.
La fig. 1 est une coupe partielle perpen diculaire à l'axe d'une roue conforme à l'in vention; La fig. 2 est une coupe partielle passant par l'axe d'une paire de pistons plongeurs coaxiaux.
Le moyeu comprend un élément extérieur composé de deux disques annulaires paral lèles a, comportant des nervures de renforce ment radiales b et reliés entre eux à leur périphérie par un manchon cylindrique c. On a prévu des brides d, par lesquelles les dis ques sont reliés à la jante au moyen de rayons de fils métalliques. Le moyeu com prend également un élément intérieur e, qui est relié à l'essieu ou monté à rotation sur ce dernier et qui est librement mobile dans l'élé ment de moyeu extérieur dans un plan per pendiculaire à l'essieu.
L'élément de moyeu intérieur est muni de manchons f, qui sont parallèles ou sensiblement parallèles à l'es sieu et qui contiennent chacun deux pistons plongeurs creux coulissants g comportant des têtes h à leurs extrémités extérieures. Un ressort hélicoïdal i, renfermé dans des pis tons plongeurs et portant contre leurs fonds, pousse ces fonds en directions opposées con tre des évidements relativement grands<I>le</I> for més dans les disques a et maintient ainsi l'élément intérieur du moyeu normalement dans une position centrée à l'intérieur de l'élément extérieur du moyeu.
Tout déplace ment de l'élément intérieur à l'intérieur de l'élément extérieur, qu'il soit causé par la charge sur l'essieu ou par des chocs sur les jantes des roues, nécessite un déplacement axial vers l'intérieur des pistons g et par suite les ressorts i s'opposent à ce déplace ment et amortissent ainsi les chocs de la fa çon connue. La lubrification se fait à partir du centre du moyeu par un canal 1, les fonds des pistons plongeurs étant percés de canaux m pour conduire le lubrifiant aux différen tes surfaces de portée mobiles les unes par rapport aux autres.
Afin d'obtenir un coincement régulier, facile à estimer et à calculer, entre les fonds des pistons plongeurs et les évidements et réduire l'usure de ces derniers au minimum, les surfaces de portée des deux éléments sont établies coniques, de sorte que dans toutes les positions autres que la disposition centrée non chargée représentée dans la fig. 2, le contact s'établit le long de lignes qui restent suivant le même angle par rapport aux axes des pistons plongeurs dans tout le déplace ment de ces derniers. On peut faire varier l'angle x dans différents types de roues, mais on a trouvé que l'angle ne doit pas être infé rieur à 60 et ne doit pas être supérieur à 80 .
Le sommet de chaque évidement peut être terminé en une pointe, mais il est préférable, dans la plupart des cas, d'avoir une forme arrondie, comme représenté, à la fois pour l'évidement et sur le fond du piston plon geur, le rayon de l'arc de l'évidement étant plus petit que le rayon de l'arc formé sur les fonds des pistons plongeurs. Les sommets des fonds de pistons plongeurs ne sont ainsi pas en mesure de porter contre les évidements et une déformation des canaux de lubrifica tion m est empêchée. Les sommets des pis tons plongeurs peuvent être aplatis si on le désire.
La roue peut être soumise aux modifica tions usuelles connues. Par exemple, les évi dements peuvent être ménagés sur des pla ques de poussée séparées; les disques a peu vent être reliés entre eux et renforcés par des boulons ou tirants traversant des trous ou fentes prévus dans l'élément intérieur du moyeu; les boulons peuvent fonctionner comme butée pour limiter le déplacement re latif des éléments du moyeu; les ressorts uni ques i peuvent être remplacés par des paires de ressorts, un pour chaque piston, dans quel cas le manchon f est muni d'une cloison ser vant d'appui pour les deux ressorts;
enfin, l'élément c du moyeu peut être fait en une seule pièce avec la jante et avec des rayons si ceux-ci sont utilisés.