Brûleur pour combustible liquide. L'invention a pour objet un brûleur pour combustible liquide, tel que le mazout par exemple.
Les dessins ci-joints montrent, schémati quement et à titre d'exemples, une forme d'exécution de ce brûleur, ainsi que des va riantes de détails.
La fig. 1 est une coupe verticale longitu dinale d'un ensemble d'organes de réglage que comprend ladite forme d'exécution, ces organes étant vus de face à gauche de, la fig. 29, tandis que la partie droite de cette fi- gure concerne, une chaudière de réchauffage accolée à l'ensemble de fig. 1.
Les fig. 3 à 20 montrent soit des détails, soit des variantes de cette forme d'exécution du brûleur, à des échelles diverses.
Dans la description qui suit, lorsqu'il est parlé de mazout, il est entendu qu'un autre combustible liquide pourrait aussi être em ployé.
Ainsi qu'on le voit en fig. 1, dans la el forme d'exécution représentée du brûleur, les jets d'air et de mazout sont réglables par le déplacement de pointeaux concentriques dont l'ensemble est recouvert par une enve loppe. Le plus petit pointeau correspond à une entrée d'air 1 munie d'un presse-étoupe, une entrée 2 de mazout correspond à un poin teau 3 et une entrée d'air additionnel 5 cor respond à un pointeau 4. Cette entrée 5 est réglable depuis l'extérieur en faisant varier, par rapport au jet de pulvérisation, la posi tion d'une prise d'air 6, par rotation d'un vo lant 7 entraînant une vis 8 assujettie, à ne pas prendre de mouvement de translation et agis sant sur un écrou<B>9</B> dont le mouvement fait osciller un levier 10 déplaçant la prise d'air.
D'ans -certain-es formes d'exécution, l'entrée -d"air additionnel pourrait ne pas -exister. On n'aurait alors que -deux pointeaux, l'un cor- respon,dant <B>à</B> l'entrée d'air -et l'autre<B>à</B> l'en trée de mazout.
Au moyen de volants<B>11, 12 -à</B> index, ex térieurs<B>à</B> l'enveloppe qui recouvre les poin teaux, on règle la, position des pointeaux,d'air et de mazout; un contrea-écrua <B>13</B> permet de rendre solidaires -ces deux pointeaux, de telle façon qu'ils soient mus ensemble simultané ment lorsque tourne l'un des volants, ou bien un engrenage 14 en prise avec un secteur denté 15 (fig. 1 et 2).
La position d'un diffuseur 16 est égale ment réglable, par une vis<B>55,</B> commandée de l'extérieur. Ce diffuseur porte une gouttière 17 destinée à recueillir le mazout non con sommé, gouttière correspondant<B>à</B> un canal de retour au point de départ.
En 18 est une parte à parai 19 transpa rente, à ressort 20, et pouvant s'ouvrir pour laisser libre un passage permettant l'allu mage. Celui-ci pourrait d'ailleurs être obtenu électriquement, comme montré en fig. 3, avec électrodes amovibles, remplacées par des bou chons si elles n'ont pas à être utilisées.
Les fig. 4 et 5 montrent, à plus grande éclielle, la prise d'air 6; les fig. 6 à 10 mon trent des pointeaux interchangeables, fraises en hélice àdroite ou à gauche. Ils pourraient aussi comporter des rainures rectilignes. Les pressions peuvent danc être produites dans le sens d'hélice, ou en sens contraire, ou bien rec- tilignement, et cela permet d'obtenir soit un mélange plus intime, soit un entraînement plus fort. L'interchangeabilité est rapide et facile, depuis l'extérieur. Dans le brûleur représenté en fig. 1, l'un au moins des pointeaux pré sente des fraisures hélicoïdales.
La pulvérisation du mazout peut être ob tenue à l'aide d'air coinprimé en petit volume, mais sous pression de un à quatre atmo sphères.
Le secteur denté 15 est susceptible d'être actionné par un levier 21 (fig. 2), relié à une chaînette 522 sur laquelle agit un thermostat de chaudière, ce qui a pour effet de régler le débit de mazout et par suite la flamme au prorata de la température désirée, et sans ex tinction de cette flamme. Le levier est muni d'un contrepoids non dessiné et le point d'at tache de la chaine <B>à</B> ce levier est réglable grâce à un curseur 23.
Des butées réglables telles que 24, contre lesquelles vient buter une queue solidaire du levier 21, limitent le minimum et le, maxi- muni de la flamme qui est continue, dans tous les cas.
Le brûleur comprend un réchauffeur 25 vu en partie en fig. 1 et 2, et représenté en élévation avec brisure en fig. 11, en coupe supposée développée sur un plan en fig. 12, et de face en fig. 13. Il est constitué par un anneau dans lequel sont ménagés des canaux en lacet pour le mazout arrivant par une tu bulure 27, et l'air de pulvérisation arrivant par une tubulure 26. Le mazout suit un par cours indiqué par a, et l'air celui indiqué par b; la partie supérieure sert au réchauffage de l'air et la partie inférieure au réchauffage du combustible liquide. Le 'but du réchauffage de ce dernier est de le rendre plus fluide et par conséquent plus facile à pulvériser, sur tout s'il s'aoit d'huiles lourdes épaisses.
Le réchauffage de l'air a pour conséquence d'évi ter une condensation et d'augmenter le ren dement thermique et de ventiler le brûleur.
41 et 42 sont des robinets de vidange. Les débits sont réglables par des obtura teurs à vis et volants tels que 28, 28a.
Le réchauffeur est fixé entre l'ensemble de réglage vu fig. 1 et un éjecteur 30 repré senté en fig. 14. La fig. 19 montre, en eoupe horizontale, les canaux d'arrivée aux poin teaux, du mazout -et de l'air ayant circulé -dans le réchauffeur.
L'éjecteur <B>30</B> de la<U>flamme</U> du brûleur peut être -disposé entièrement dans le foyer etdiminuer ainsi la dispersion de chaleur.
Il est intéressant<B>-de</B> faire une pulvérisa tion -d'eau tiède,<B>à 60</B> ou<B>70</B> -degrés, -dans la flamme,<B>ce,</B> qui danne une augmentation -de ,,calories, cette pulvérisation étant réalisée<B>à</B> l'aide, par -exemple, de la pression,cl'air d'un compresseur servant<B>à</B> la pulvérisation -du ma zout.
Les fig. <B>15</B> et<B>16</B> montrent un dispositif <B>à</B> cet effet; l'air arrive par une entrée<B>32</B> et ,circule dans un canal<B>33.</B> Ueau est amenée par<B>31</B> dans un canal 34, -et passe par -des goi- cleurs <B>35</B> entourés -chacun par un passage d'air, et la, pulvérisation se fait ainsi #dans de bonnes conditions. L'eauestcontenue dans un réservoir<B>36 à</B> flatteur;- elle arrive -sous pression par un conduit 37, l'air arrive égale ment sous pression par un conduit 38, puis l'air passe dans un conduit<B>39,</B> dans les deux sens, et l'eau par un conduit 40.
Il est avantageux de prévoir un disposi tif permettant d'humecter l'air servant à la pulvérisation du mazout.
L'air comprimé peut être obtenu au moyen d'un compresseur, et aussi par un Giffard, par pression d'eau ou de vapeur.
Cet air comprimé peut être produit<B>à</B> une certaine distance du brûleur ou à proximité de celui-ci. On peut, avec un seul moteur et un seul compresseur avec réservoir, soupape et détendeur, alimenter plusieurs brûleurs, même éloignés l'un de l'autre.
Les brûleurs peuvent être montés en pa rallèles sur une même chaudière.
Le réchauffeur petit servir d'auto- chauffage du combustible pour fonctionne ment auto-pression, soit sans pression spé- eiale et sans force matrice auxiliaire.
Ce réchauffeur peut comporter des ca naux établis de, différentes façons, pourvu qu'il se produise une circulation efficama pour le réchauffage.
Le réchauffeur peut aussi être supprimé dans le cas de petits brûleurs.
Une arrivée d'air additionnel par une cheminée inférieure pourrait être disposée, ré glable par un volet ou autre obturateur connu.
L'air arrivant de l'extérieur pourrait être filtré pardes appareils connus; le tuyau d'ar rivée d'air pourrait passer par la cheminée on le foyer, afin de réchauffer cet air de com bustion.
La fig. 17 est une vue schématique d'une forme d'exécution avec alimentation automa tique. 41 est une bouteille d'air comprimé. Si on ouvre 42 et 44, il se fait un appel de mazout par dépression au gicleur de combus tion par 43; le mazout se pulvérise et on peut l'allumer. Il chauffe la chaudière et par suite se surchauffe, et quand la surchauffe est assez grande pour que le mazout se pulvé rise de lui-même par sa propre pression, on ferme 44 et 42, on ouvre 45, et c'est alors la pression du mazout lui-même qui le fait mon- ter. D'un côté est un gros tuyau, de l'autre une, spirale capillaire; il y a déséquilibrede pression et le mazout monte de lui-même goutte à goutte dans la chaudière par le tube capillaire, et le cycle continue.
La fig. 18 illustre l'emploi d'un Giffaril en remplacement du compresseur. L'eau ar rive sous pression par 46<B>à</B> un robinet 47 et<B>à</B> une buse 48 et aspire l'air par 49; l'eau tombe dans un réservoir 50 et l'air s'échappe par 51. La pression d'air est réglée par des robinets 52 et 54, l'un, 52, laissant sortir l'eau et 54 laissant sortir l'air. En 53 est un indicateur de niveau. La fic. 20 est un schéma mon trant une variante pour l'obtention de la pul vérisation sans pression auxiliaire. 'Un réser voir<B>56</B> alimente un tube<B>57</B> solidaire de la prise d'air additionnel 6.
Le brûleur petit être réglable et allumable entièrement automatiquement, semi-automati- quement ou non automatiquement.
Pour le cas où le fonctionnement est entiè rement automatique, on emploie un thermo mètre à distance: pyrostat de cheminée, py- rostat -de, chaudière, avec -contact<B>à</B> mereure ou autrecontact métallique.
L'allumage peut être obtQnu au moyen d'un transformateur avec coffret -de -co-m- mandes.
Des vannes peuvent être prévues, les quelles, en ca;s d'arrêt -du brûleur, ferment automatiquement l'arrivée d'air et -de carbu rant, pardispositifs, mécaniques, magnétiques ou pneumatiques.
Dans le,ca;s de l'emploi -d'un compresseur ,d'air<B>à</B> grand réservoir, il peut marcher soit continuellement, soit alternativement, ce qui permet d'employer du -courant électrique,<B>à</B> ta- iif réduit.
Avec un gros moteur,<B>le</B> rendement -est supérieur, le bruit minimum. Des réducteurs de. pression permettent,d'employer,différentes pressions suivant la grandeurdes brûleurs.
Le brûleur décrit et représenté offre l'a vantage de présenter toutes sescommandes de réglage, et les appareils -de mesures groupés sur la même, face. volants<B>à,</B> index, cadrans, -etc., dont les graduations usuelles n'ont pas été représentées au dessin, les manomètres<B>et</B> organes de contrôle et même le regard à porte <B>c</B> 18, pour le contrôle et l'allumage de la flamme.