Mécanisme régulateur pour générateur de vapeur. La présente invention concerne les méca nismes régulateurs pour générateurs de va peur, du type intercalé dans le conduit d'eau d'alimentation du générateur venant d'une pompe de refoulement et fonctionnant en réponse au taux d'alimentation en eau du générateur pour régler une soupape afin le modifier l'arrivée du combustible liquide dans la chambre clé combustion en fonction des variations du taux d'alimentation en eau du générateur.
Le mécanisme régulateur selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un dispo sitif (le réglage intercalé dans un tuyau d'eau d'alimentation, sensible au débit de l'eau qui y passe et servant à régler la position d'une soupape qui fait varier le débit du eombus- tible fluide refoulé dans le foyer du géné rateur de vapeur en fonction des variations du débit l'eau refoulé dans le générateur, une pompe d'alimentation refoulant l'eau dans le tuyau précité,
et des dispositifs faisant varier le débit de l'eau refoulée dans le géné rateur en fonction de la pression de la va- peur dans le générateur et qui comprennent une soupape de dérivation communiquant avec le tuyau d'eau entre ladite pompe et le dispo sitif le réglage, un dispositif actionné par ladite pression, en liaison de fonctionnement avec la soupape de dérivation, de façon à l'ouvrir et à l'amener clans une position d'ou verture relative correspondant à la pression <B>(le</B> la vapeur produite dans le générateur, et un dispositif de retardement combiné avec ledit dispositif actionné par la pression en vue de retarder la suite de son mouvement lorsque la pression de la vapeur atteint une valeur déterminée,
ce dispositif de retarde ment étant rendu inopérant lorsque la pression de la vapeur atteint une valeur déterminée plus forte.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'inven tion.
La fia. 1 représente, sous forme schémati que et seulement par ses éléments principaux, un générateur de vapeur muni de cette forme d'exécution du mécanisme régulateur suivant l'invention.
La fig. 2 est une élévation de face du régu lateur.
La fig. 3 est une coupe à peu près suivant la ligue<B>3-3</B> de la fia. 2.
La fia. -1 est. une vue en perspective, sous forme quelque peu schématique, du dispositif de réglage sensible au débit de l'eau refoulée dans le générateur de vapeur de la fig. 1; certains éléments du dispositif de réglage sont arrachés et d'autres sont supprimés pour éviter d'en masquer d'autres, de faeon à faci liter la compréhension des principes du fonc tionnement du régulateur des fia. 2 et 3.
La fia. 4a est. une coupe à peu près sui vant . la ligne 4a--4a de la fig. -l.
La fi-. 5 est une élévation de face de l'en semble du dispositif de réglage de la fig. 4. La fig. 6 est une élévation latérale d'une partie du dispositif de réglage de la fi,. 5, et la fig. 7 est une élévation latérale du dispositif de la fig. 6 vue du côté opposé. Appareil de production de vapeur.
La fig. 1 représente, sous forme schéma tique, un appareil de production de vapeur. Il comporte plusieurs éléments plus ou moins classiques, sur lesquels agit le régulateur per fectionné à dérivation d'eau d'alimentation décrit plus loin. Le générateur de vapeur est désigné d'une manière générale par 10.
Il est du type connu à tubes d'eau et peut fonctionner sous forme de chaudière à eau chaude ou de générateur de vapeur. Il se com pose de plusieurs groupes coaxiaux de ser pentins reliés cr série et désignés par 12, 13, 14 et 15. L'espace 16 entouré par les serpen tins 12 constitue une chambre de chauffage au-dessus de laquelle se trouve la chambre de combustion 17. Un brûleur 18 est surmonté par une tête de pulvérisation ou tuyère 19 qui, lorsque le combustible est liquide, sert à le pulvériser.
L'eau d'alimentation de la chaudière 10 provient d'un réservoir 20, dans lequel elle est aspirée pour être refoulée dans les divers serpentins 12 à 15 de la chaudière par une pompe 21. L'eau d'alimentation sortant du réservoir 20 circule par un tuyau 22, la pompe 21, un tuyau 23, un dispositif de réglage 24 sensible au débit de circulation (voir aussi les fig. 4 à 7) et un tuyau 25 et arrive à l'extré mité d'admission du groupe de tubes exté rieur 15 de la chaudière. Une soupape de retenue 26, disposée dans le tuyau 25, em pêche les retours d'eau dans le cas où la pompe 21 cesse de fonctionner.
La vapeur et l'eau chaude sortent du générateur par un tuyau 27 et passent dans un séparateur de vapeur 28, dans lequel le résidu d'eau chaude se sépare de la vapeur pour revenir dans le réservoir 20 par un tuyau 29. La vapeur peut sortir du séparateur 28 par un tuyau 30 comportant un robinet d'arrêt 31.
L'extrémité supérieure du séparateur de va peur 28 communique par un tuyau 32 avec l'ex- trémité supérieure d'une chambre de pression 33 combinée avec le régulateur 34 à dérivation d'eau d'alimentation. Le régulateur comprend une chapelle de soupape dont l'orifice d'ad mission de la soupape elle-même communique par un tuyau 35 avec le tuyau d'eau d'alimen tation 23. L'orifice de sortie de la soupape communique avec le réser'voir 20 par un tuyau de retour 36. Lorsque la pression de la vapeur sortant cu séparateur 28 dépasse une valeur maximum déterminée, l'élément 37 (fig. 3) de la soupape du régulateur à dériva tion 34 s'ouvre de façon à dériver l'eau d'ali mentation du tuyau 23 par les tuyaux 35 et 36 et la faire revenir dans le réservoir 20.
La pompe 21 est à refoulement constant et, par suite, le volume de l'eau refoulée dans le générateur 10 par le tuyau 25 est. fonction inverse de la proportion d'eau dérivée par les tuyaux 35 et 36, c'est-à-dire qu'elle est fonc tion du degré d'ouverture de la soupape 37. La soupape 37 elle-même et le mécanisme qui l'actionne sont, décrits en détail plus loin, et il suffira de dire pour le moment que la soupape est chargée par un ressort et que, par suite, son degré d'ouverture est propor tionnel à la pression de la vapeur produite.
Dans ces conditions, le volume d'eau refoulée dans le dispositif de réglage 24 diminue dans la mesure du volume dérivé revenant dans le réservoir 20. Le dispositif de réglage 24 est construit de faeon à régler le volume de com bustible refoulé clans la tuyère de pulvérisa tion 19 proportionnellement au débit de l'eau d'alimentation passant clans le dispositif de réglage 24.
Il est évident que lorsque la pres sion de la vapeur dépasse la valeur qui est nécessaire pour actionner le régulateur à. déri vation 3-1, le volume d'eau d'alimentation re foulée clans le dispositif de réglage 24 dimi nue et inversement.
Le mécanisme de réglage 24 est donc sen sible au débit de l'eau d'alimentation arrivant clans la chaudière à chaque instant et est susceptible de ré;'#ler instantanément. et avec précision l'arrivée (le combustible et d'air à faire brûler dans le brûleur <B>17.</B> Le combustible, généralement de l'huile ou du gaz,
arrive dans la tête de pulvérisation ot tuyère 19 par un tuyau 38 clans lequel est disposée une soupape 39 combinée avec le dispositif de réglage 24 et qui règle le débit de combustible arrivant dans le brûleur en lonction du débit de l'eau d'alimentation arri vant à un moment donné quelconque dans la chaudière 10. Le combustible est refoulé dans la soupape 39 par une pompe 86 (fig. 1) intercalée dans un tuyau 85 raccordé à un tuyau 81 d'admission du combustible dans la soupape, à partir d'un réservoir 87a.
Pour faire varier progressivement la quantité de combustible arrivant par la soupape 39 dans le brûleur, cette soupape comporte un élé ment obturateur 40 chargé par un ressort 44 (fig. 5), et dans lequel est formée une enco che 41 en V et qui communique avec un orifice de sortie 42 faisant arriver le combustible lans le tuyau 38 aboutissant à la tuyère 19. lorsque l'élément le soupape 40 s'abaisse, la section d'ouverture efficace de la soupape diminue, en faisant ainsi diminuer la quantité de combustible passant dans la soupape et, lar conséquent, dans le tuyau 38 aboutissant au brûleur.
Lorsque la pression cesse de s'exer cer sur la tige de soupape 43, le ressort 44 de la soupape 40 la soulève de façon à aug- nenter la section d'ouverture efficace de l'encoche 41 en V.
Lorsque le combustible consiste en huile, un tuyau 45 (fit. 1) amène de l'air comprimé dans la tu@ère pour y pulvériser l'huile. Le volume d'air arrivant dans le brûleur 17-18 sons forure de tirage forcé provoqué par un compresseur d'air 46 est réglé par un registre 47 commandé automatiquement par le dispo sitif 24 de réglage en fonction du débit de l'eau d'alimentation.
Le dispositif (le réglage 24 est représenté en détail sur les fils. 4 à 7 et comporte plu- sielrs pièces moulées 48, 49, 50, 51 et 52. Les pièces moulées 48, 49 et 50 sont boulonnées ettre elles de façon à former une enveloppe dont la cavité intérieure est partagée en deux chambres r3 et 54, par un diaphragme flexible 55 dont le bord périphérique est serré entre deux faces annulaires opposées 56 et 57 des pièces moulées 48, 49 et 50. La pièce moulée 50 comporte un orifice 58 d'admission d'eau d'alimentation auquel aboutit le tuyau 23, tan dis que les pièces moulées 48 et 49 comportent. un orifice 59 de sortie de l'eau d'alimentation aboutissant à la chaudière par le tuyau 25.
Le diaphragme 55 est percé d'un trou central par lequel passe une douille 60 à épaulement percée d'un trou central 61 qui constitue un orifice par lequel l'eau d'alimentation peut passer de la chambre 53 dans la chambre 54. Tin goujon conique 62 passe axialement dans l'orifice 61 dont il fait ainsi diminuer la sec tion dans une mesure qui dépend de la posi tion axiale du goujon 62 par rapport au dia phragme 55. L'extrémité inférieure du goujon 62 est fixée sur la pièce moulée 50.
Il ressort de la description qui précède qu'on peut faire varier la section efficace de l'orifice 61 en réglant la position axiale du goujon 62. Ce réglage s'effectue à l'usine et est généralement permanent. Il est évident que lorsque l'eau d'alimentation passe dans Je dispositif de réglage 24, le diaphragme 55 subit une flexion proportionnelle à la diffé rence des pressions régnant dans les deux chambres 53 et 54.
Un double bras 63 est accouplé à une extré mité au diaphragme 55 et. à, l'autre extrémité 6 4 à l'extrémité libre d'un bras de levier 65 fixé sur un arbre 66 monté à rotation dans une douille 6.7. Un moyeu 68 est fixé sur l'arbre 66 à l'extrémité éloignée du bras de levier 65 et l'extrémité intérieure d'un ressort spiral 68a est fixée sur lui, l'extrémité extérieure de ce ressort s'attachant. sur un élément 69 en forme de cuvette disposé dans la pièce moulée 51.
La cuvette 69 est retenue dans la pièce moulée <B>5</B>1 sans pouvoir tourner dans toute position <B>5</B> désirée (le réglage, de façon à faire varier la tension du ressort 68a qui sert de dispositif de rappel du diaphragme 55 et constitue une charge déterminée à l'encontre de laquelle Ïonetionne ce diaphragme 55.
1?n second arbre 70 ayant même axe que l'arbre 66 est accouplé avec lui et est guidé dans un troisième arbre tubulaire 71. L'arbre 71 comporte un bras 7 2 sur l'extrémité libre duquel est fixé un maneton de manivelle 73.
L'arbre 70 comporte, dans une partie inter médiaire, deux méplats 74, 75 (fig. 4 et 4a), de façon à former un élément de soupape rotatif 76 de section générale rectangulaire. L'élément de soupape 76 s'ajuste à frotte ment doux dans le trou de l'arbre 71 et constitue normalement un élément de ferme ture de deux orifices 77 et 78 percés dans l'arbre 71.. L'orifice 77 communique en per manence avec un orifice 79 et un orifice d'ali mentation 80 percé dans la pièce moulée 52 et communiquant avec un tuyau 81 (voir aussi les fig. 4, 4a et 5) faisant arriver l'huile sous pression dans la soupape 76. L'orifice 78 communique avec une fente de sortie 71a formée dans l'arbre 71 et communiquant avec la chambre 82 de la manivelle 72. Une autre série d'orifices 83 et 84 est disposée dans une position perpendiculaire aux orifices 77 et 78.
Le tuyau 81 communique par un tuyau 85 avec une pompe 86, de façon à refouler le combustible fluide sous pression dans les orifices 80, 79 aboutissant à la soupape 76. Un autre tuyau 87 sert à faire revenir le fluide de la chambre 82 dans le réservoir d'alimentation ou réservoir d'huile 87a..
Les orifices 83 et 84 communiquent par des tuyaux R8 et 89 (fig. 4 et 4a) avec un moteur hydraulique sous forme de deux cylin dres 90 et 91. contenant des pistons respectifs 92 et 93 pouvant aller et venir dans ces cylindres. Les pistons 92 et 93 sont accouplés par des tiges 94 et 95 respectives au maneton de manivelle 73. Lorsque le diaphragme 55 subit une différence de pressions, il prend une flexion proportionnelle et provoque un mouvement de rotation correspondant des arbres 66 et 70. II en résulte que l'élément de soupape 76, qui est en une seule pièce avec l'arbre 70, tourne d'un angle proportionnel à, la flexion du diaphragme 55.
Lorsque l'eau d'alimentation commence à arriver dans le dispositif de réglage 24, le mouvement du diaphragme 55 se transmet à la soupape 76, de faon à faire communiquer l'orifice d'entrée 77 avec l'orifice 83 et, par suite, à faire arriver le fluide sous pression par le tuyau 88 dans le cylindre 90, en pous sant ainsi les pistons 92 et 93 de gauche à droite (fig. 4). En même temps, les orifices 84 et 78 sont mis en communication, de sorte que le fluide refoulé par le piston 93 passe par le tuyau 89, les orifices 84, 78 et 71r, puis dans la chambre 82 et le tuyau 87 pour retourner au réservoir 87a. Les mouvements résultants des pistons 92 et 93 se transmet tent par les tiges 94 et 95, le maneton de ma nivelle 73 et la manivelle 72 à l'arbre 71, lequel entraîne dans le même sens l'arbre 70.
Lorsque l'arbre 71 a tourné d'un angle suffi sant pour fermer les orifices 77 et 83 par l'élément de soupape 76 (fig. 4a), l'huile cesse d'arriver dans le cylindre 90 en interrompant ainsi le mouvement des pistons. En suivent le trajet. de circulation du fluide moteur en fonction de la position de l'élément de sou pape 76, on voit que l'arbre creux 71 suit rapidement les mouvements de l'arbre 70 par une action d'entraînement rapide et que l'effort qui sert à faire tourner l'arbre 71 n'est. pas exercé par l'arbre 70, mais par la pompe à huile 86. Il en résulte que les varia tions de charge appliquées à l'arbre 71 ne modifient pas la charge appliquée au dia phragme 55.
Par suite, lorsque le mouvement de l'arbre 71 sert. à commander le fonctionne ment de la soupape 39 d'alimentation en com bustible et du registre 47, les variations de l'effort nécessaire au mouvement de ces élé ments n'exercent aucune influence sur le mouvement du diaphragme 55 ou sir l'ampli tude du mouvement de l'un ou l'autre des éléments commandés.
Lorsque l'eau d'alimentation circule. l'élément de soupape 76 occupe une position en dehors de sa position normale et y reste jusqu'à ce que le débit de l'eau varie. Une augmentation du débit soulève le diaphragme 55, en augïnentant ainsi la section de passage de l'orifice 61, tandis qu'une diminution de débit provoque le mouvement du diaphragme dans l'autre sens, faisant diminuer la section efficace de l'orifice 61.
Si l'eau d'alimentation cesse de circuler, le diaphragme revient dans sa position normale, tandis qu'en même temps une came 96 (fig. 1), montée sur l'arbre 71, tait osciller un levier 97 qui actionne un tmicrointerrupteur 98, en ouvrant ainsi un circuit électrique normalement fermé et pas sant par une soupape 99 à solénoïde, de façon à interrompre complètement l'arrivée du com bustible dans la tête de pulvérisation ou tuyère 19.
Le réglage de la position de la soupape à combustible 39 et du registre à air 47 en vue de déterminer d'une manière judicieuse les quantités de combustible et d'air refoulées dans le foyer 17, proportionnellement au débit de l'eau d'alimentation à travers l'orifice 61 du diaphragme, s'effectue au moyen de deux plaques 100 et 101 en forme de cames régla bles (fig. 5, 6 et 7). La came 100 fait fonc tionner la soupape 39 d'alimentation en com bustible, tandis crue la came 101 fait fonction ner le registre 47.
Les cames sont supportées sur des bras 102 et 103 dirigés radialement en sens inverses et leur position peut être réglée au moyen de vis 104, de façon à amener la surface de came 100a (fig. 7) et la surface de came 101a (fig 6) dans une position incli née pour laquelle le mouvement de la soupape et celui du registre correspondent d'une ma nière judicieuse à chaque augmentation du mouvement angulaire de l'arbre 71..
La soupape 39 d'alimentation en combus tible comporte un bras de commande 105 qui porte un galet de came 106 s'appliquant contre la surface de came 100a. Les mouve ments du galet de came 106 se transmettent à. la tige de soupape 43.
L e registre 47 (fig. 6) est actionné par une bielle 11.0 articulée sur l'extrémité libre d'un levier oscillant 107 qui porte un galet de came 109 s'appliquant contre la surface de came 101a.
Les deux bras 102 et 103 (fig. 5) sont en une seule pièce avec un moyeu 111 claveté sur l'arbre 71.
Les pistons 92 et 93 du dispositif de ré glage (fig. 4), la soupape à combustible 39 (fig. 5) et le registre à air 47 (fig. 1) sont repréentés dans leur position intermédiaire. Le mouvement du piston 92 de gauche à droite (fig. 4) fait augmenter la quantité de combustible et d'air arrivant dans le foyer 17. Le mouvement dans le sens des aiguilles d'une montre des cames 100 et 101 (fig. 5) fait donc augmenter la quantité de combusti ble refoulée, tandis que le mouvement, en sens inverse de ces cames la fait diminuer.
Pour que le mouvement du dispositif de réglage 24 reste relativement constant. dans la direction faisant augmenter la quantité de combustible refoulée, et pour réaliser un mouvement ra pide du dispositif lorsqu'on désire interrompre le chauffage, il est prévu une soupape 112 intercalée dans le tuyau 88 faisant arriver le fluide sous pression dans le cylindre 90. Cette soupape a pour effet de retarder le mouve ment moteur du piston 92 dans un sens, mais permet son mouvement rapide dans l'autre sens en vue de diminuer ou d'interrompre l'arrivée du combustible et de mettre le géné rateur de vapeur hors feu. Régulateur <I>de</I> dérivation d'eau.
. Il a déjà été dit qu'il ne convient. pas de permettre au générateur de vapeur de se mettre à l'état. hors feu chaque fois que la. pression de la vapeur dans le tuyau d'échappe ment de vapeur 30 dépasse une valeur déter minée avant qu'on ait la, certitude que cet état hors feu se justifie. En conséquence, pour empêcher le mouvement immédiat et rapide des éléments de support 102 et 103 des cames en sens inverse des aiguilles d'une montre (fi-. 5), en vue. d'interrompre ainsi l'arrivée du combustible par le tuyau 38 aboutissant a11 brûleur, on fait usage du régulateur de déri vation d'eau 31.
Ainsi qu'on le verra ci-après, ce régulateur 34 a pour but de maintenir le; cames 100 et 101 dans une position dans la quelle le chauffage est réduit dans le généra teur de vapeur lorsque la pression de la va peur dans le tuyau 32 atteint. une valeur de réglage déterminée et à maintenir cet. état de chauffage réduit. jusqu'à ce qu'une pression maximum déterminée encore plus forte ait été atteinte, et. qu'à ce moment la soupape 37 du régulateur 34 soit ouverte en grand de faeon à dériver la presque totalité de l'eau d'alimen tation refoulée par la pompe 21 et à la. faire revenir dans le réservoir 20,à part une très faible fraction.
Lorsqu'une pression de la va peur encore plus forte est atteinte dans les tuyaux 30, 32, la soupape de dérivation est ouverte en grand, de sorte que ladite faible fraction d'eau d'alimentation elle-même re vient dans le réservoir et que par suite il n'arrive phis du tout d'eau d'alimentation dans les serpentins du générateur de vapeur.
Le fonctionnement combiné du régulateur de dérivation d'eau d'alimentation 34 et du dispositif de réglage décrit ci-dessus est facile à comprendre d'après la fig. 1. Le régulateur 34 a pour but de faire varier le volume d'eau dérivé du tuyau de refoulement 23 de la pompe et revenant dans le réservoir 20 en fonction de la pression de la vapeur clans le tuyau 30. Le volume d'eau non dérivé de cette manière continue à arriver dans le dispositif de réglage 24 et le fait fonctionner de la manière décrite ci-dessus de façon à établir certaines condi tions dans le générateur de vapeur ou chau dière 10 et à satisfaire aux conditions pour lesquelles le régulateur 34 a été spécialement construit et qui sont indiquées ci-après.
Les fig. 2 et 3 représentent en détail le régulateur de dérivation 34. Il comporte d'une manière générale une soupape inférieure A, une culasse intermédiaire B, une chambre de diaphragme C et un levier de commande D.
La soupape inférieure A comprend une chapelle de soupape 117 de forme générale tubulaire, comportant un orifice d'admission 114 qui communique avec le tuyau de dériva tion 35, et un orifice de sortie 115 qui commu nique avec le tuyau de retour 36 par un rac cord de fixation 116. La chapelle 117 est per cée d'un trou central 118 dont l'extrémité inférieure est taraudée de façon à loger le siège de soupape 119, amovible et réglable, de la soupape 37. La soupape 37 est portée par l'extrémité inférieure d'une tige de soupape 120 qui passe dans l'axe du trou 118 et cou lisse dans une douille 121. Unc garniture de joint 122 empêche l'eau de passer de bas en haut le long de la tige de soupape 120.
La soupape 3 7 est maintenue normalement sur son siège par un ressort à boudin 123 qui s'applique à son extrémité inférieure contre la douille 121 et à son extrémité supérieure contre 1a surface inférieure d'un collier de centrage 124 monté sur la tige de soupape 120.
La culasse B comporte un étrier 125 sup porté à l'extrémité supérieure d'un élément 126 de forme irrégulière qui comporte des pattes d'attache 127 permettant de monter l'ensemble du régulateur à dérivation sur un support fixe. L'extrémité inférieure de l'élé ment 126 comporte une partie en forme de douille 127 clans laquelle pénètre l'extrémité supérieure de la chapelle de soupape et dans laquelle celle-ci est fixée par un boulon tan gentiel 128 de blocage. Plusieurs vis 129 (fig. 3) servent à fixer l'étrier 125 sur l'extré mité supérieure de l'élément 126.
L'étrier 125 est formé d'une pièce moulée percée d'un trou vertical 130 dans lequel cou lisse une crémaillère tubulaire 131 avec dents 132 formées sur un de ses côtés. La forme de construction et le fonctionnement de la cré maillère avec son mécanisme de commande supporté par l'étrier 125 seront décrits ci- après en détail.
Un élément. inférieur 133 et un élément supérieur 131 forment entre eux la chambre de pression 33 contenant un diaphragme flexible et imperméable 137. Le bord du dia phragme est serré entre les éléments 133 et 13.1 au moyen d'une série de boulons 136. L'élément 131 présente un orifice d'admission 137 communiquant avec le tuyau 32 (voir aussi la<U>fi-.</U> 1) et avec l'intérieur de la cham bre de pression 33 au-dessus du diaphragme 135.
Un poussoir 138 du diaphragme coulisse dans un trou l39 percé dans l'élément infé rieur 133 et présente une tête de plus grand diamètre 110 disposée au-dessous du dia phragme et. en contact avec lui. L'extrémité inférieure du poussoir 138 est guidée dans Lui trou 141 percé dans la portion supérieure de l'étrier 125.
L'extrémité inférieure du poussoir 138 est soumise à la poussée de ressorts 113 et 111 et porte une tige 142 de commande de la soupe pe, qui s'étend de haut en bas en traversant. l'étrier 125 et la. crémaillère tubulaire 131 et dont l'extrémité inférieure vient en contact. avec l'extrémité supérieure de la tige de sou pape 120, en permettant toutefois à la sou pape 3 7 de rester normalement fermée sous l'action du ressort à boudin 123. II ressort de la description qui précède que le mouvement de haut en bas du poussoir 138 ne se produit qu'au moment où la pression qui s'est établie dans la chambre de pression 33 au-dessus du diaphragme devient plus forte que la poussée des ressorts 143, 144.
Un dispositif permet de régler la poussée exercée par les ressorts 143, 144 sur le pous soir 138, de façon à régler le régulateur de dérivation pour le faire fonctionner entre des limites déterminées. Dans ce but, l'extrémité supérieure de la crémaillère tubulaire précitée 131 vient s'appliquer contre la surface infé rieure du siège 145 des ressorts, de sorte que le mouvement vers le haut de la crémaillère 731 dans le trou 130 soulève le siège 145 au- dessus de sa position de support sur l'étrier, en comprimant ainsi les ressorts 143, 144 et en faisant augmenter la poussée qu'ils exercent sur un siège supérieur 146 des ressorts et sur le poussoir 138 du diaphragme.
L'étrier 125 est percé vers son extrémité inférieure d'un trou transversal 147 dans lequel tourillonne un arbre 148 portant un pignon 149 (fig. 2) qui engrène avec les dents 132 de la. crémaillère 131. Le milieu d'un levier de commande 150 est fixé sur un moyeu 151 fixé d'une manière réglable par une vis de serrage 152 sur l'arbre 148, de sorte qu'en faisant. tourner le levier 150 autour de l'axe de rotation de l'arbre 148, on fait tourner le pignon 149 qui communique à la crémaillère 131 un mouvement vertical. Un mouvement angulaire du levier 150 dans le sens (les aiguilles d'une montre (fig. 2) fait monter la crémaillère 131, tandis que son mouvement en sens inverse des aiguilles d'une montre la fait descendre.
Une plaque 154, fixée à la partie supé rieure de l'étrier 125 par des boulons 153, comporte une graduation indiquant. la pres- sion de la vapeur en kg/cm2 et une série de trous 155 destinés à recevoir un goujon de blo cage 156 porté par le levier 150 pour bloquer ce dernier dans une position choisie. Sur la fig. 2, le levier 150 est. bloqué dans une posi tion correspondant à une pression de vapeur de 160 livres par pouce carré (11,2 kg/em2). L'élément 133 de la chambre de pression C (fig. 2 et 3) comporte un bras 157 dirigé latéralement dont l'extrémité extérieure a la forme d'une tête élargie 158. Un levier de com mande D, monté au-dessous du bras 157, com prend deux éléments latéraux, parallèles; espacés 159, 160 maintenus à une certaine distance l'un de l'autre par des goujons d'écartement 161.
Les bras 159, 160 passent de part et d'autre de la partie médiane du poussoir 138 du diaphragme et un axe 162 traversant le poussoir 138 forme une articula tion d'attache des deux éléments latéraux du levier de commande D sur le poussoir 138. L'extrémité postérieure du levier D pivote sur un axe 163 porté par l'élément 133.
L'effort normal exercé de bas en haut sur le poussoir 138 par les ressorts 143, 144 est, suffisant pour maintenir le levier D en position de levée, mais en permettant son mouvement dans le sens vertical, et le jeu de l'axe d'attache 162 est suffisant pour permettre au levier D de prendre différentes positions sous l'effet des mouvements verticaux du poussoir 138.
Un axe traverse les deux bras 159, 160 et porte un galet 164 qui coopère avec un bloc 166 de la manière décrite ci-après de façon à retarder le mouvement vers le bas chi levier D.
Le bloc 166 est fixé d'une manière réglable par une vis d'attache 167 sur une plaque de poussée basculante 168, articulée par un axe 169 sur la tête élargie 158 du bras 157. La plaque 168 est en contact avec un poussoir 169 qui passe dans un trou de la tête 158 et dont l'extrémité intérieure est en contact avec un ressort 170 disposé dans le trôu. La tension du ressort 170 peut être réglée par une vis de réglage 171. qui se visse dans le trou<B>de</B> la tête 158.
Le bloc 166 comporte une saillie 172 qui se trouve dans le trajet du galet 164 et. qui a pour effet, de retarder le mouvement vers le bas du levier D et par conséquent du pous soir 140, en empêchant. la. soupape de dériva tion 37 de s'ouvrir davantage jusqu'à ce que la pression de la vapeur ait légèrement dé passé la valeur réglée par le dispositif de ré glage de la dérivation.
Lorsque la pression de la vapeur dans la chambre de pression 33 est inférieure à la pression de réglage du levier de commande 150 indiquée en kg/cm2 sur la. plaque graduée: 155, le galet 164 occupe une position au-dessus de la saillie 172. Lorsque la pression de la vapeur augmente d'ans le tuyau 30 et par conséquent dans la chambre de pression 33, le poussoir 138 fait descendre le levier oscil lant D, et le galet 164 descend en s'approchant de la, saillie 172. Lorsque la pression de la vapeur atteint la valeur pour laquelle le dis positif de dérivation est réglé, le galet vient en contact avec la saillie l72, et son mouve ment de descente est retardé jusqu'à ce qu'une pression de vapeur déterminée plus forte soit atteinte.
Pour arriver au résultat cherché avec le dispositif de réglage représenté, on agit sur la vis de réglage 171. de façon à pousser la plaque 168 par le ressort 170 contre le galet 164 et à empêcher le galet de passer sur la saillie 172 jusqu'à ce que la pression dans la chambre de pression 33 ait dépassé d'environ 2,45 kg/cm2 la pression pour laquelle l'instru ment a été réglé et qui est indiquée par la position du levier 150. La poussée exercée par le galet contre la saillie 172 est alors assez forte pour faire passer brusquement le galet sur la saillie et, permettre au poussoir 138 de descendre en provoquant l'ouverture de la soupape.
Puis le galet 164 peut continuer à descendre le long de la surface 173 sous l'effet de cet excès de pression s'accumulant, en per mettant ainsi à la soupape 37 de venir en posi tion d'ouverture en grand et en même temps à l'arbre 71 et à sa came 96 (fig. 1 et 5) de tourner pour provoquer la fermeture de la soupape 99 d'alimentation de la tuyère à com- bustible. Pendant que s'effectuent ces mouve ments, la pompe 21 d'eau d'alimentation, la soufflante 46 et la pompe à combustible 86, toutes actionnées par le même moteur 174. peuvent continuer à fonctionner, l'huile refou lée par la pompe 86 revenant par la soupape de sûreté 175 dans le tuyau de retour 87.
La forme du contour de la saillie 172 est choisie conformément aux conditions mécani ques à remplir, de façon à faire monter le galet 164 sur la saillie 172 dans le cas où la diminution de la pression est d'environ 1,0 kg/cm2. A cet effet, la surface inférieure de la saillie 172 comporte une inclinaison pro- gr essive 176.
Lorsque le régulateur de dérivation 34 est convenablement installé et réglé dans le dis positif de réglage de la fig. 1, les divers élé ments du dispositif fonctionnent en combi naison, de façon que dans les conditions nor males de chauffage et de consommation de vapeur, le levier D se trouve en position de levée et le galet 164 passe au-dessus de la saillie 172. Dans ces conditions, la soupape de dérivation 37 reste fermée et la totalité de l'eau d'alimentation est refoulée dans le géné rateur 10.
Lorsque la consommation de vapeur dimi nue, ainsi que l'indique une augmentation de la pression de la vapeur dans le tu@-au 30 et. dans la chambre de pression 33, le poussoir 138 est poussé ver, le bas et le galet 1.64 descend.
Lorsque la pression pour laquelle l'instrument est réglé est. à peu près atteinte dans la chambre de pression, le galet vient en contact. avec la, saillie 172, et la soupape 37 s'ouvre alors suffisamment pour permettre à l'eau d'v passer et. faire diminuer le débit de l'eau dans le dispositif de réglage 2-1. Le dis positif de réglage 24-, en fonctionnant, a pour effet à. ce moment de réduire par exemple des deux tiers le eliauffage de la chaudière.
Lorsque le galet. passe au-dessous de la saillie 172, le dispositif de réglage 24, en fonctionnant, a pour effet. d'interrompre l'ar rivée du combustible et de l'air dans le brû leur 18, tout en maintenant. la circulation d'un faible volume d'eau dans les serpentins du générateur, étant donné que la pompe 21 continue à fonctionner. La diminution du vo lume d'eau d'alimentation refoulée dans le générateur à vapeur à travers le dispositif 24 résulte évidemment de la plus large ouverture de la soupape 37.
Lorsque le galet arrive en regard des par ties les plus basses du bloc 166, la soupape 37 s'ouvre en grand et la totalité de l'eau d'ali mentation refoulée par la pompe 21 est déri vée, (le sorte que le tuyau 23 ne fait pas arriver d'eau dans le dispositif de réglage 24 ni dans la chaudière. 1l ressort de la description qui précède qu'en maintenant la circulation d'un faible volume d'eau dans les serpentins de la chau dière au moment où son chauffage cesse, pen dant que le galet 164 se trouve immédiatement an -dessous de la saillie 172, on empêche les serpentins de la chaudière de se sécher sous l'effet de la chaleur résiduelle contenue dans le foyer 17.
De même, en maintenant. la circu lation d'un volume limité d'eau d'alimenta tion clans les serpentins du générateur, on empêche la vapeur de s'y former brusquement et, par suite, de s'y surchauffer lorsque le générateur de vapeur recommence à fonction ner, en empêchant ainsi la. formation éven tuelle de criques thermiques.
Lorsque le chauffage a cessé dans le géné rateur 10, la diminution de la pression de la vapeur clans la chambre 33 permet au galet 164 de monter le long de la surface du bloc 166, ainsi qu'il a été décrit ci-dessus, jusqu'à ce qu'il rencontre de nouveau la surface incli née de la saillie 172. Celle-ci empêche alors le galet de continuer à monter jusqu'à. ce qu'une baisse de pression d'environ 1,0 kg/em2 s'établisse dans la. chambre 33.
Le galet monte alors au-dessus de la saillie en provoquant la fermeture partielle de la. soupape 37 et, en diminuant le voliune d'eau dérivé dans le réservoir 20, de faeon à faire passer un volume d'eau suffisant. dans le dispositif de réglage 2-1 pour rétablir l'état. de chauffage réduit,. par eiemple des deux tiers, du générateur, ainsi qu'il a été dit.