Procédé de fabrication d'un produit cirant. La présente invention concerne un procédé de fabrication ,d'un produit cirant, selon le quel on traite, à, chaud, un savon alcalino- terreux, de préférence obtenu par saponifica tion de matières grasses, à chaud, par un hydrate alcalino-terreux, par un dissolvant, avec addition d'un colorant, et laisse refroi dir, de façon à obtenir une gelée colloïdale très stable aux variations de température.
Le dissolvant peut consister, par exemple, en essence de térébenthine, ou en une essence minérale volatile, telle que "white spirit" ou en toluène, ou en un mélange de deux. ou plu sieurs -de ceux-ci.
Ce produit cirant peut être utilisé comme encaustique ou comme cirage suivant le colo rant employé.
Ce produit cirant laisse en effet sur les surfaces recouvertes, après évaporation du solvant, un enduit cireux qui, frotté, devient très brillant. Il présente l'avantage, par rap port aux encaustiques et cirages actuellement employés, de ne pas laisser suinter le solvant aux températures atmosphériques les plus élevées. de sorte qu'il n'exige pas d'embal- lages hermétiques pour l'emmagasinage et le transport.
Il a été constaté par le demandeur qu'on obtient un produit particulièrement satisfai sant en partant de savon de baryum obtenu en traitant un mélange d'huile -de lin et de suif (par exemple dans la proportion de deux parties en poids d'huile de lin pour une par tie en poids -de suif), à chaud, par de l'hy drate -de baryum en quantité suffisante pour assurer une saponification sensiblement com plète de la totalité des corps gras, et en traitant le savon de baryum à chaud par l'un des dissolvants mentionnés.
Il est décrit ci-après des exemples de réalisation du procédé suivant l'invention, en référence au dessin ci-joint, qui représente schématiquement, en une vue en coupe axiale, parties en vue extérieure, un appareil per mettant la préparation du savon alcalino- terreux et son mélange avec les autres consti tuants.
<I>Exemple 1:</I> On introduit 40 kg d'huile de lin, 20 kg de suif ,de boeuf, 40 kg d'hydrate de baryum cristallisé (BaO'W . 8 H20) et 40 kg :d'eau, dans un autoclave a, :d'une capacité de 200 à 250 litres, -chauffé par une enveloppe de vapeur b et muni -d'un :appareil agitateur- mélangeur c; l'arrivée de vapeur servant au chauffage se fait en b', la purge d'eau de condensation en b2;
sur la conduite V d'ame née -de vapeur, avec robinet, est branchée une conduite b3, avec robinet, servant à l'arrivée d'eau de refroidissement. L'agitateur est constitué par une pièce rotative en forme de croisillon c, muni de tiges ou tubes verticaux cl, passant entre :des tiges ou tubes a2, fixés au couvercle a' de l'autoclave.
Le mouvement de rotation de l'agitateur c-c' est produit par un arbre vertical c2, convenablement tou rillonné.dans le fond et le -couvercle -de l'auto clave, et commandé par une poulie c3, par l'intermédiaire de pignons :d'angle c4.
Après chargement, on ferme l'autoclave, on chauffe en faisant passer la vapeur :dans l'enveloppe b pour dissoudre l'hydrate de baryum dans l'eau et pour faire fondre le suif; ce résultat étant obtenu, on met l'appa reil agitateur-mélangeur c, c' en mouvement et on continue -de chauffer jusqu'au moment où la température atteint 120' C. Lorsque cette température est atteinte, on la maintient encore pendant une heure, tout en mélan geant.
On arrête ensuite l'arrivée -de vapeur, en fermant le robinet sur la conduite b', et on fait arriver de l'eau froide dans l'enveloppe b en ouvrant le robinet sur la conduite b3; on continue à mélanger et agiter jusqu'à ce que la température soit descendue à 95' C.
A .ce moment, on arrête l'appareil agita teur c, c', on ouvre le robinet sur la con duite c' de vidange de l'autoclave, et on sou tire l'eau .glycérineuse, renfermant la. gly c6rine des corps gras employés, avec un peu d'hydrate -de baryum pouvant se trouver en excès;
on élimine facilement ce léger excès d'hydrate -de baryum en faisant passer un courant d'acide carbonique dans l'eau glycé- rineuse; le carbonate de baryum se précipite et l'eau glycérineuse peut servir aux diffé rents usages connus. Le savon de baryum, resté dans l'auto clave, peut être coulé .dans des moules, où il se refroidit et prend la forme solide.
Avant -de couler ce savon -de baryum, on peut, si on le désire, l'additionner soit de paraffine, soit de cire animale ou végétale, soit de ces diverses substances. Par exemple on peut ajouter au savon -de baryum, se trou vant :dans l'autoclave et pesant environ 90 kg à l'état humide, 46 kg de paraffine (à point de fusion de 50-52 C) et 28 kg -de cire dè Carnauba ou de Candelilla.
On chauffe le tout vers 100 C, on mé lange et on coule dans :des moules; on obtient ainsi 164 kg de produit. On râpe celui-ci et on en charge 46 kg dans un réservoir fermé pouvant être chauffé à la vapeur, tel que l'autoclave représenté sur le dessin; on ajoute un dissolvant approprié, par exemple 82 kg d'essence de térébenthine ou de white spirit. On ajoute également un colorant connu, par exemple @d u stéarate :d'orange (qui est une combinaison de l'acide stéarique avec une cou leur d'aniline).
On chauffe vers 100 C, en agitant; lors que la dispersion ou dissolution .colloïdale est terminée, on laisse refroidir jusqu'à<B>70'</B> C, tout en agitant, et on coule en boîtes.
On obtient une encaustique très brillante; son point :de goutte, mesuré à l'appareil Übel- Hôde, est -de 57 C. Cette encaustique est colloïdale; elle peut être emmagasinée dans des emballages non soudés, simplement em boutis; elle ne laisse pas suinter le dissolvant, aux plus hautes températures atmosphériques.
Il n'est pas nécessaire d'y ajouter des ozo- kérites ou des paraffines à haut point de fusion, pour la maintenir à ces hautes tempé ratures atmosphériques.
Exemple <I>2:</I> La composition indiquée ci-dessus, renfer mant le savon de baryum, la paraffine et la cire, peut également servir à la fabrication des cirages; il suffit d'y ajouter, avec l'essence minérale servant :de :dissolvant ou d'agent -de dispersion, un produit colorant en noir, par exemple, du stéarate dé nigrosine et du car, bon-black, dans la proportion de 2 % de stéa- rate de nigrosine et 1 % de carbon-black.
<I>Exemple 3:</I> On prépare le savon de baryum de la même manière que dans l'exemple 1. On dis perse 30 kg de ce savon de baryum, à<B>100'</B> C, sans y ajouter de la paraffine ou de la, cire, dans 70 kg d'essence de térébenthine et un colorant dans l'autoclave; on laisse refroidir et on coule .à<B>70'C;</B> on obtient une encaus tique dont le point de goutte Ubel-HSde est de 65 C.
Exemple On peut préparer le savon de baryum en partant d'huile de ricin; dans ce cas, on chauffe à l'autoclave, à 120 C, un mélange de 60 kg d'huile de ricin, 32 kg d'hydrate de baryum, 40 kg d'eau; on obtient environ 76 kg de savon de baryum. .
Pour fabriquer un cirage avec ce produit, on ajoute, à 30 kg de ce savon de baryum, 10 kg de paraffine à point de fusion 50 à 52'Q 70 kg d'essence -de térébenthine, 2 kg de stéarate -de nigrosine et 1 kg de carbon- black. On chauffe en autoclave à<B>105'C,</B> on laisse refroidir et on coule à 70 C. Le cirage obtenu a un point de goutte Ubel-HSde de 65 C.
Dans les exemples ci-dessus, l'hydrate de baryum peut être remplacé, en totalité ou en partie, par de l'hydrate -de calcium pour la fabrication du savon; on obtient également des encaustiques ou cirages, qui, bien qu'in férieurs à ceux obtenus avec les savons de baryum, sont cependant intéressants.