Machine de comptabilité. La présente invention a pour objet une machine de comptabilité comportant un cha riot porte-papier entraîné par un moteur. On connaît déjà des machines de ce genre dans lesquelles le chariot se déplace dans une di rection donnée, par exemple la direction de travail, sous l'action d'un accouplement à friction constamment relié à un moteur, ac couplement permettant par ailleurs, sans in terruption, d'assurer le mouvement de retour du chariot dans le sens contraire. Les dispo sitifs connus de ce genre utilisent des em brayages ou des accouplements mécaniques dont les pièces, étant donné l'effort de fric tion auquel elles sont soumises, s'usent rela tivement rapidement.
Cet inconvénient est éliminé dans la ma chine selon l'invention. Dans cette machine, le chariot est aussi entraîné par un moteur par l'intermédiaire d'un organe d'accouple ment qui permet, sans interruption, d'assurer le déplacement du chariot dans les deux sens et, de plus, elle est caractérisée par le fait que cet organe d'accouplement est un dispo sitif d'entraînement hydraulique intercalé entre le chariot porte-papier et le moteur.
Entre le dispositif d'entraînement hydrau lique et le chariot peut être disposé lin méca nisme inverseur commandé par le chariot lui- même et pouvant être aménagé de façon que la force d'entraînement soit utilisée aussi bien pour le déplacement du chariot dans le sens du travail que pour le mouvement de retour dudit chariot.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution partielle de la machine faisant l'objet de l'invention: Fig. 1 est une coupe du dispositif d'en traînement hydraulique (suivant la ligne 4-4 de fig. 3); Fig. 2 est une vue de côté, par la droite, des organes d'entraînement du chariot; Fig. 3 est une vue en plan de l'accouple- ment hydraulique dont. le couvercle a été enlevé; Fi g. 4 est une vue en plan du dispositif de commande d'un inverseur commandant le sens de déplacement du chariot; Fi-. 5 à 10 représentent des détails de ce mécanisme.
La. machine de comptabilité partiellement représentée est entraînée par un moteur 36 (fig. 2) dont le circuit est fermé lorsqu'on abaisse une touche motrice. Ce moteur en traîne, par l'intermédiaire d'un accouplement 37. une bielle 38 et un bras 39 fixé sir l'ar bre principal 40 de la machine, lequel arbre est ainsi animé d'un mouvement oscillant dont l'amplitude est d'environ 60 , après quoi l'accouplement 37 est débrayé, le circuit du moteur ouvert et la machine arrêtée. Cette disposition est connue et ne sera pas décrite en détail ici.
<I>Dispositif</I> d'efitrnîiieiri.eiit 1r ydrardique. <I>-</I> Le chariot 96 porte, à sa partie postérieure, une crémaillère 102 (fig. 2 et 4) en prise avec un pignon 103 fixé sur un arbre 104 qui est supporté par des paliers 105 eux- mêmes fixés à une plaque 106 solidaire du coffre 35 de la machine. La plaque 106 est supportée par ailleurs par une console 107.
L'arbre 104 porte, d'autre part, un pi gnon conique 108 engrenant avec deux pi gnons analogues 109 et 115 (fig. 4) tournant sur un arbre 110 supporté par des paliers 111. Le pignon conique 109 est solidaire d'un manchon d'accouplement 112 muni de dents de loup pouvant s'embrayer avec des dents analogues dont est muni un autre manchon d'accouplement 113. Celui-ci comporte des rainures longitudinales dans lesquelles peut glisser un manchon 114 fixé sur l'arbre 110 (fig. 9), de façon que le manchon 113 puisse tourner avec l'arbre 110 tout en coulissant sur ce dernier.
Le pignon conique 115, lui, est solidaire d'un manchon d'accouplement 116 à dents de loup pouvant être en prise avec des dents analogues d'un manchon 117 qui comporte également des rainures dans les quelles coulisse un manchon 118 fixé sur l'arbre 110. Par conséquent, le manchon 117 tourne avec l'arbre 110 tout en coulissant sur ce dernier.
Le dispositif d'entraînement hydraulique, qui doit actionner le chariot 96 aussi bien dans la direction de travail que dans le sens de retour, est commandé par un petit moteur 119 (fig. 2 et 4) tournant de façon continue. Ce moteur est fixé à un support 120 conve nablement vissé à la base 32 de la machine. L'arbre du moteur 119 est relié, par l'inter médiaire d'un accouplement 121, à une vis sans fin 122 logée dans une cage 123. La vis sans fin 122 engrène avec une roue dentée 124 (fig. 4) fixée sur un arbre 125 qui, d'au tre part, porte un pignon 126 en prise avec une roue dentée 127 fixée sur un arbre 128 (fig. 1).
Cet arbre est porté par le support 120 et son extrémité supérieure est solidaire d'une plaque 129 formant la base de l'entraî nement hydraulique 130.
Ce dispositif d'entraînement 130 est cons titué par un ensemble de plaques superposées, à. savoir la base 129 déjà citée, une plaque 135 formant des chambres hydrauliques (voir également fi-. 3), une plaque de fermeture 136 pour les chambres hydrauliques, une pla que intermédiaire 137 et, enfin. un couvercle 138. Cet ensemble est maintenu en position au moyen de vis 139. Sur l'extrémité supé rieure de l'arbre 128 (fig. 1 et 3) tourne un pignon 140 qui engrène avec deux pignons 141 et 142 montés fous sur des pivots 143 et 144 de la base 129. Le pignon 140 est fixé à l'extrémité inférieure d'un arbre 145 qui traverse un presse-étoupe 146 et est main tenu, à sa partie supérieure, par la plaque de support 106 (fig. 2).
L'extrémité supé rieure de l'arbre 145 (fig. 2 et 4) porte un pignon conique 14i engrenant avec un pi gnon analogue 148 fixé à. l'extrémité de droite (fig. 4) de l'arbre 110. Le dispositif d'entraînement hydraulique est basé sur le principe des pompes à engrenages.
Les flancs des dents des pignons 140, 141, 142 (fig. 3) glissent exactement, comme on le voit, le long des surfaces cylindriques d'évidements pratiqués dans la plaque 135 et, par la coopération d'un liquide visqueux (tel que de l'huile) se trouvant dans les chambres, toute rotation donnée par le mo teur 119 à la plaque de base 129 est trans mise élastiquement à l'arbre 145. Le moment de rotation de ce dernier peut être réglé au moyen de vis 149 et 150 (fig. 1 et 3) qui obturent plus ou moins des by-pass reliant les deux chambres (d'aspiration et de refou lement) de la plaque 135.
La plaque de fer meture 136 comporte un évidement qui cons titue une sorte de réservoir rempli partielle ment de liquide et relié par des perforations 151 avec les chambres d'aspiration de la pla que 135. La plaque intermédiaire 137 forme dispositif d'étanchéité pour le couvercle 138 et un champignon 152 a pour but de ren voyer dans le réservoir le liquide qui aurait tendance à s'échapper.
Le dispositif d'entraînement hydraulique constitue par conséquent un organe de liai son élastique entre le moteur 119 et le cha riot 96 et ce aussi bien pour le mouvement d'aller que pour le mouvement de retour du chariot. I1 est possible d'arrêter le chariot contre l'action de l'accouplement hydraulique ou même de le déplacer en sens contraire de son entraînement. Dans ce cas, la pression augmente simplement et la force ainsi pro duite se transforme en chaleur.
<I>Commande du</I> mouvement <I>du chariot. -</I> Normalement, les manchons d'accouplement 116, 117 (fig. 4) sont en prise l'un avec l'autre et le chariot est entraîné dans le sens de sa course de travail (vers la gauche en fi-. 4). Une fois cette course terminée, c'est- à-dire lorsque tous les mouvements de tabu- lation ont été effectués, le manchon 117 est débrayé automatiquement du manchon 116 et, simultanément, les dents 113 viennent en prise avec les dents 112, de sorte que le dis positif hydraulique entraîne le chariot dans le sens du retour.
Vers la fin du mouvement de retour, l'inverse se produit, c'est-à-dire que les dents 113 se dégagent des dents 112 et qu'au contraire les dents 117 viennent en prise avec les dents 116. Le chariot est em brayé pour sa course dans le sens de travail.
On. décrira maintenant les moyens utili sés pour l'embrayage et le débrayage des manchons d'accouplement 113 et 117. Ces manchons (fig. 4 et 9) comportent chacun une gorge annulaire coopérant avec un tenon 153, 154 (fig. 4 et 10) porté par un petit curseur 155, 156 guidé dans des fentes longi tudinales d'un plus grand curseur 157. Les deux petits curseurs 155, 156 sont reliés entre eux par un ressort 162. Le grand cur seur 157, lui, est guidé sur des goujons 158 et 159 portés par des supports fixes 160 et 161.
La liaison élastique entre les petits cur seurs 155 et 156 est nécessaire pour éviter un blocage de pièces lorsque les dents des man chons d'accouplement 113 et 117 rencontrent les dents correspondantes, au moment où les dits manchons viennent en position active. Le curseur 157 comporte, en son milieu, un goujon 163 coopérant avec une gorge héli coïdale d'une came 164 montée librement sur un arbre 165 supporté par des paliers 166, 167 et 168 de la plaque 106. L'extrémité de cet arbre porte un pignon conique 180 engre nant avec un pignon similaire 181 figé à l'extrémité supérieure de l'arbre 125 précé demment mentionné.
La came 164 est solidaire d'un tambour- came 169 (fig. 4 et 8) muni d'une saillie 170 destinée tà coopérer avec des galets 171 et 172 portés par les bras d'un étrier 173 pivotant sur une tige verticale 174. Cette tige est elle- même supportée par la plaque 106 et par un palier 175 figé à. cette dernière (fig. 2 et 4).
Les galets 171 et 172 (fig. 8) sont, d'autre part, engagés dans une rainure pratiquée dans un manchon d'accouplement 176 monté fou sur l'arbre 165 et dont un tenon 177 est en prise avec une mortaise correspondante d'un manchon 178 fixé sur l'arbre 165. Le manchon 176 comporte des dents de loup pou vant coopérer avec des dents similaires 179 portées par le tambour-came 169. Un ressort 185 (fig. 5 et 8), attaché ente l'étrier 173 et un cliquet de retenue 186 pivotant sur la pla que 106, tend à engager les dents de loup 176 avec les dents<B>179.</B> Toutefois. le cliquet de retenue 186 empêche cet engagement. l'étrier <B>173</B> étant retenu par le cliquet 186, par l'in termédiaire de son bec<B>187.</B>
Le cliquet de retenue 186 (fig. 5 et 8) comporte un chemin de came 188 coopérant avec un goujon 189 porté par un levier 190 articulé, d'autre part, par une biellette 191 au bras inférieur de l'étrier 173. Un ressort 19\?, tendu entre l'étrier 173 et le levier 190, tend à faire tourner celui-ci dans le sens eenestrorsum et à. maintenir ainsi le goujon 189 dans la partie supérieure du chemin de came 188.
Le goujon 189 (fig. 4 et 5) se trouve en outre sur le trajet d'un levier<B>193</B> pivotant en 194, l'autre extrémité de ce levier étant articulée à un coulisseau 195 (fig. 4) convenablement guidé sur un goujon 196 de la plaque 106. Un ressort<B>197</B> maintient ce coulisseau dans sa position inférieure repré sentée.
Comme on l'a déjà indiqué, le dispositif d'accouplement hydraulique, lorsque les dents 116, 11"r sont en prise l'une avec l'autre, en traîne le chariot vers la gauche (fi-. 4), c'est-à-dire dans le sens du travail.
Vers la fin de ce mouvement dans le sens du travail, la partie inclinée d'une butée 198 (fi-. 4) portée par le chariot agit sur l'extrémité in férieure du coulisseau 195. lequel est ainsi déplacé vers l'arrière de la machine en fai sant pivoter le levier 193 dans le sens senes- trorsum. L'extrémité de gauche de ce levier agit alors sur le goujon<B>189</B> qui fait basculer le cliquet de retenue 186 qui se dégage de l'étrier 173. Celui-ci. peut, sous l'action du ressort 185. pivoter dans le sens dextrorsum, ce qui amène les dents<B>176</B> en prise avec les dents<B>179.</B>
Comme le moteur 119 fait tourner l'arbre 165 dans le sens indiqué par la flèche, il résulte de l'embrayage des dents<B>176. 179</B> que le tambour-came <B>169</B> et la. came 164 tournent dans le même sens. Après un demi-tour envi ron, le bossage 1 r0 du tambour-came 169 agit sur le galet 172, ce qui ramène l'étrier<B>173</B> dans le sens senestrorsum (fig. 4) et dégage les dents 176 des dents 179.
On verra plus loin qu'il existe en outre un dispositif main tenant le tambour-came 169 et la came 164, soit en position normale, soit dans une posi tion éloignée de 180 de cette dernière. Quand l'étrier 173 revient à sa position, le cliquet de retenue 186 l'y retient, ainsi que cela est représenté en fig. 5.
Le pivotement de l'étrier 173 dans le sens dextrorsum (fig. 5), une fois qu'il a été libéré par le cliquet 186, a pour effet, au moyen d'une équerre 199, d'entraîner le levier 190 contre l'action du ressort 192 et, de ce fait, le goujon 189 se trouve écarté de la partie supérieure du chemin de came 188 et le res sort 185 peut tirer le cliquet de retenue 186 dans le sens dextrorsum de manière à l'ame ner sur le trajet du bec 187. Le cliquet de retenue 186 est ainsi à nouveau en position active pour retenir l'étrier 173, au moment voulu, que le goujon 189 soit ou non retenu par le coulisseau 195.
Pendant la demi-révolution de la came 164 (fi-. 4 et 10), le curseur 167 est déplacé vers la gauche pour débrayer les dents de loup 116 et<B>117</B> et embrayer simultanément les dents de loup 112 et 113. Un renverse ment de marche est ainsi effectué et le pi gnon conique 109 actionne alors l'arbre 104 qui produit le retour du chariot vers la droite, jusqu'à, sa position initiale.
Vers la fin du mouvement de retour. une butée 199, portée par le chariot, pousse le coulisseau 195 vers l'arrière (fig. 4) et ce contre l'action de son ressort 197, de sorte que le cliquet de retenue 186 libère l'étrier 173 et permet l'embrayage des dents 176 (fig. 8) avec les dents 179. I1 en résulte que la came 164 et le tambour-came 168 tournent ensemble de 180 jusqu'à ce que la saillie 170 agisse sur le goujon supérieur 171 et écarte les dents 176 des dents 179, comme dans le cas précédent.
Pendant cette demi-révolution, la came 164 déplace le curseur 157 vers la droite (fig. 4 et 10), ce qui débraye les dents <B>11-9</B> et<B>113</B> et réembraye les dents 116 et 117. Le dispositif d'entraînement hydraulique est prêt à faire tourner à nouveau l'arbre 104 dans un sens tel que le chariot soit déplacé dans le sens du travail mais, lorsque le cha riot a atteint sa position initiale, il peut y être maintenu, à, la manière connue, par des butées appropriées et, dans ce cas, la butée 199 maintient, par le coulisseau 195, le levier 1.93 dans sa position basculée, ce qui n'in fluence nullement le cliquet de retenue 186, lequel, on l'a vu,
peut reprendre sa position sur le trajet du bec 187 de l'étrier 173.
La fig. 7 montre un cliquet d'arrêt 230 pivotant sur un support<B>231</B> et coopérant avec un disque d'arrêt 232 sous l'action d'un ressort. Le disque d'arrêt 232, qui est soli daire du tambour-came 169, comporte deux crans dans lesquels le cliquet 230 s'engage pour maintenir les manchons d'accouplement 113 et 117 et le curseur 157 dans chacune de leurs positions, lorsque les dents 176 sont dé brayées des dents 179.
Les butées 198 et 199 portées par le cha riot sont fixées au moyen de vis 182 (fig. 6) sur une cornière munie de perforations 183 qui permettent de placer lesdites butées à l'endroit désiré, de façon que le plan incliné déplace le coulisseau 195 à l'endroit voulu pour commander l'inverseur.