Procédé de préparation d'une forme pour la réalisation d'une plaque d'impression, et installation pour la mise en #uvre de ce procédé. La présente invention comprend mn pro cédé de préparation d'une forme pour laL réalisation d'une plaque d'impression, cette lorme comprenant des lignes composées de caractères de tailles produites sur une feuille sensible sur une machine de photocomposition.
Selon l'invention, ce procédé est caractérisé par le fait que l'on perfore la feuille simul tanément sur ses bords opposés à chaque extrémité de chaque ligne, la direction déter minée par une paire de perforations étant parallèle à la base de la ligne relative de ca ractères, alors qu'une ligne passant par les perforations pratiquées sur l'un des bords est perpendiculaire aux bases des lignes de carac tères, chaque perforation du bord de gauche étant à la même distance de l'extrémité gau che de chaque ligne de caractères, et qu'on utilise les perforations pour disposer exacte ment chaque ligne à la place désirée au cours de la préparation de la forme,
laquelle pré paration comprend la disposition de la feuille pour la calibrer et la corriger avant de com poser ladite forme. L'invention comprend aussi une installation pour la mise en #uvre (le ce procédé, caractérisée par un support dans lequel la feuille sensible avance dans le sens longitudinal pour procurer l'espacement entre les lignes de caractères, ce support étant combiné avec une machine de photocomposi tion grâce à laquelle des caractères typogra phiques sont successivement imprimés en lignes sur cette feuille, des poinçons étant montés dans ce support pour perforer ladite feuille marginalement sur ses bords opposés, tandis qu'elle est arrêtée dans le support,
les deux perforations correspondant à chaque ligne étant placées sur l'axe longitudinal de cette ligne.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'instal lation que comprend l'invention ainsi que des variantes de certaines parties.
La fig. 1 est une élévation de face par tielle d'une machine photographique de com position de lignes que comprend l'installation, cette machine comportant un support de film muni de poinçons pour produire des perfora tions de repérage des lignes.
La fig. 1R est une vue en perspective, à échelle réduite, d'un élément de support de caractères convenant pour la reproduction photographique de lignes de caractères dans la machine représentée sur la fig. 1.
La fig. 16 représente un détail montrant un volant de réglage à main disposé à l'extré mité droite d'un tambour d'assemblage à glis sière représenté en bas et à droite de la fig.1.
La fig. 2 est une vue en perspective repré sentant une camera disposée du côté gauche de la machine de la fig. 1.
La fig. 3 représente schématiquement un mécanisme associé au support de film pour l'avance dans celui-ci d'une feuille sensible sur différentes longueurs selon l'espacement des lignes successives d'images photographi ques.
La fig. 4 est analogue à la fig. 3, mais montre le mécanisme d'avance en position rentrée.
La fig. 5 représente des détails du méca nisme d'avance de feuilles vu depuis le des sous du support de film.
Les fig. 6, 7, 8 et 9 sont des coupes verti cales analogues du support de film en diverses positions de fonctionnement, les carters d'ali mentation et de réception du .filmn étant enle vés, ces coupes étant prises d'une façon gé nérale par l'axe optique 0-0 de la fig. 10, les poinçons de perforation étant destinés à fonctionner après exposition de toute une ligne et avant l'avance de la feuille sensible pour que celle-ci reçoive une ligne suivante destinée à être exposée.
La fig. 10 est une vue schématique en coupe du support de film par l'axe optique 0-0 des fig. 1 et 9, représentant une feuille ou film passant dans le support depuis le carter d'alimentation en film, en passant de vant l'ouverture d'exposition et les poinçons perforants, pour arriver dans le carter de réception du film.
La fig. 11 est une élévation de face d'un poinçon de séparation de lignes muni d'un couteau découpeur universel destiné à sépa rer d'une feuille de film, en deux opérations du poinçon, des lignes de caractères de dif férentes tailles.
La fig. 12 est une vue fragmentaire en plan du poinçon de séparation de lignes re présenté Sur la fig. 11.
La fig. 13 est une élévation vue par l'ar rière du poinçon de séparation de lignes re présenté sur la fig. 11.
Les fig. 14 et 15 sont des coupes par tielles représentant l'action du couteau dé- coupeur universel sur un morceau de filin par pénétration à différentes profondeurs dans le gabarit du poinçon, l'inclinaison du couteau étant exagérée pour faciliter l'illus tration.
Les fig. 16 et 17 sont des coupes verti cales du poinçon de séparation de lignes le long de la ligne 16-17 des fig. 11 ou 13; le fig. 16 représentant le poinçon en position de repos, et la fig. 17 représentant le poinçon en position de fonctionnement.
La fig. 18 est une vue en plan représen tant le gabarit du poinçon de séparation de lignes et des éléments qui lui sont associés ; pour la détermination de la position, par rapport au couteau, de lignes de caractères de différentes tailles.
La fig. 19 est une vue fragmentaire, par tiellement en coupe suivant la ligne 19-19, de la fig. 11 ou de la fi,g. 20, représentant le détail cd'un mécanisme grâce auquel une feuille de film ou de papier est déplacée entre les opérations du poinçon de séparation de lignes, de façon à détacher une ligne de , caractères, d'abord au-dessus, puis au-dessous.
La fig. 20 est une vue de face partielle du mécanisme représenté sur la fig. 19.
Les fig. 21 et 22 sont des coupes verti cales partielles analogues aux fig. 16 et<B>17, ,</B> mais représentant une variante du poinçon de séparation de lignes, dans lequel on uti lise des couteaux découpeurs interchangeables convenant chacun pour une taille différente de caractères et susceptibles chacun de sépa- rer complètement suie ligne par une seule opération du poinçon.
La fig. 22a est une vue partielle repr6set.- tant l'ouverture laissée dans une feuille après détachage d'une ligue par un couteau du , poinçon représenté sur les fig. 21 et 22.
La fig. 23 est une vue en plan analogue à la fig. 18, mais représentant le gabarit du poinçon représenté sur les fig. 21 et 22.
La fig. 23a est une vue schématique repré sentant la relation entre les perforations pra tiquées dans une feuille de film ou de papier dans la marge de départ de ligne avec le ni veau d'alignement de base des lignes de ca ractères reproduit suivant différentes tailles. s La fig. 24 est. une vue perspective d'une boîte à vide éclairée que comprend l'installa tion, iüunie de moyens pour faciliter l'inser tion de lignes corrigées dans une feuille de film ou de papier de laquelle ont.
été séparées des lignes défectueuses par le poinçon de sé paration de lignes.
La fig. 25 est une vue schématique repré sentant une feuille portant une série de lignes et de caractères, la feuille ayant été décou pée par le poinçon de séparation de lignes des fig. 11 à 20 pour produire des bandes dé- taebables portant les lignes erronées.
La fig. 25n est une pue partielle d'une partie de la feuille représentée sur la fig. 25 et représentée à échelle très agrandie polir montrer plus clairement la relation entre les lignes<B>(le</B> coupe pratiquées dans la feuille, au-dessus, au-dessous et aux extrémités d'une ligne de caractères par le poinçon de sépara- lion de lignes des fig. 11 à 20.
La fig. 25u est analogue à la fig. 25a, mais représente des lignes de coupe produites dans une feuille quand on règle le poinçon selon les fig. 11 à 20 pour compenser les espace ments de lignes interlignées .
La fig. 26 est analogue à la fig. 25, mais représente les ouvertures rectangulaires lais sées dans une feuille après l'enlèvement des lignes découpées par le poinçon des fig. 11 à 20.
La fig. 27 représente, en coupe suivant 27-27 de la fig. 28, l'in térieur de la boîte à vide représentée sur la fig. 24.
La fig. 28 est une coupe verticale suivant 38-28 de la fig. 27.
La fig. 29 est une coupe verticale suivant 29-29 de la fig. 27.
Les fig. 30, 31 et 32 sont des coupes par tielles analogues suivant 30-30 de la fig. 29 et représentant une vanne de contrôle de la chambre sous vide dans différentes positions de réglage, de façon à évacuer l'air de diffé rentes chambres de la boîte à vide.
La fig. 33 est une élévation de face à échelle réduite de la boîte à vide représentée sur la fig. 24.
La fig. 34 est une vute en perspective d'une table de calibrage que comprend l'installation grâce à laquelle on utilise les perforations pratiquées par les poinçons du support de film pour calibrer à angle droit les fragments portant différentes lignes de caractères ou groupes de lignes d'une page avec les espaces de têtes et de bas et également les marges la térales désirés.
La fig. 35 est une élévation latérale, vue par la gauche, de la table de calibrage de la fig. 34, la charnière du couteau et les élé ments associés étant enlevés.
La fig. 36 est une perspective d'un élément de recouvrement utilisé avec la table de cali brage quand on a affaire à un film ou un papier opaque.
La fig. 37 représente Lui fragment d'une feuille ,de film provenant du carter de récep tion de film. et développé, la feuille portant plusieurs groupes différents de caractères.
La fig. 38 représente un fragment de la table de calibrage sur laquelle est disposée la feuille de film de la fig. 37 pour le calibrage de .l'espace de tête au-dessus du premier groupe de caractères<B>de</B> la feuille.
La fig. 39 est analogue à la fig. 38, mais représente le premier groupe de caractères sur une unité de film détachée de la feuille de la fig. 37 et disposée sur la table de cali brage pour le calibrage d'espace de bas.
La fig. 40 est une élévation partielle des éléments représentés sur la fig. 38, le couteau étant sur le point de calibrer l'unité de feuille ou de film.
La fig. 41 représente une cheville d'aligne ment, destinée à coopérer avec les perfora tions d'une feuille ou d'une unité détachée de celle-ci et avec la table de calibrage, de façon à repérer les lignes parallèles et à angle droit par rapport au couteau tout en calibrant aux dimensions désirées.
Les fig. 42 et 43 représentent deux unités de film détachées de la feuille de la fig. 3 7 et. calibrées par l'utilisation de la table de cali brage de la manière représentée sur les fig. 38 et 39.
Les fig. 44 et 45 représentent les unités de .film des fig. 42 et 43 respectivement dis posées sur la table de calibrage pour le cali brage de la, marge latérale aux dimensions<B>dé-</B> sirées.
La fig. 46 représente les unités de film à marges calibrées des fig. 44 et 45 telles qu'elles apparaissent après mise en pages dans une forme à deux colonnes par utilisation d'une table de mise en pages représentée en fig. 48.
La fig. 47 est analogue à la fig. 39, mais illustre un procédé différent d'utilisation de la table de calibrage pour le calibrage de l'espace de bas, en particulier quand on a affaire à de faibles longueurs de filmn.
La fig. 48 est une vue en plan partielle d'une table de mise en pages sous vide que comprend l'installation et représente les unités de film à des fig. 44 et 45 disposées sur la table pour l'espacement de colonnes et l'ali gnement horizontal ou transversal désirés.
La fig. 49 est une élévation de face par tielle et agrandie en coupe représentant des détails de la table sous vide de la fig. 48.
La fig. 50 est analogue à la fig. 8, mais représente une variante dans laquelle les poinçons de perforation montés dans le sup port de film sont disposés de façon à fonc tionner avant le départ de chaque ligne des tinée à être soumise à une exposition photo graphique.
La fig. 51 est analogue à la fig. 50, mais représente les poinçons de perforation en po sition de fonctionnement.
La fig. 52 est une vue en plan partielle et agrandie des éléments représentés sur la fig. 50, un verrou pour bloquer les poinçons et les empêcher de fonctionner quand on doit retirer le support de film étant repré senté en position ouverte.
La fig. 53 est analogue à la fig. 52, mais représente les poinçons verrouillés en vue d'empêcher leur fonctionnement.
La forme d'exécution de l'installation re présentée au dessin permet de produire des caractères directement sur des films ou pa pier sensibles au moyen d'une machine de composition photographique dont les disposi tions générales sont représentées sur l'éléva tion partielle de la fig. 1. Cette machine est décrite en détail dans le brevet suisse N 284815 et ressemble en bien des points aux machines commerciales de composition de li gnes. Pour la composition photographique est cependant prévu, sur le côté gauche de la ma chine, -un mécanisme de camera comportant un porte-film mobile par degrés, de façon à.
recevoir des images projetées de caractères portés par des éléments individuels de la forme représentée sur la fig. 1a, chaque élé ment portant un caractère de taille normale que l'on peut agrandir ou réduire optique- ment pour obtenir des reproductions de carac tères de différentes tailles désirées.
Le porte-film de l'installation est associé avec un mécanisme pour produire des perfo rations destinées à servir à. l'alignement et au repérage dans les opérations de correction, de calibrage et de mise en pages. Par consé quent, en prenant la machine de photocompo sition du brevet précité comme exemple, il suffit, pour le but envisagé, de revoir simple ment rapidement la manière suivant laquelle on fait circuler à travers cette machine les lignes composées d'éléments porteurs de ca ractères et d'exposer les mouvements du sup port de film et de la feuille de film ou de pa pier qu'il contient, grâce à quoi les lignes de caractères produits sur. celui-ci avec diffé rentes tailles de caractères sont alignées le long d'une marge et espacées en colonnes.
Pour plus de détails concernant la cousLruc- tion et le fonctionnement du mécanisme inter venant dans l'accomplissement de ces fonc tions, on se référera au brevet précité.
Si l'on se réfère à la fig. 1, des éléments porteurs de caractères photographiques (com portant chacun un caractère négatif disposé à plat sur une plaque de film C noyée dans le corps de l'élément, comme on le voit sur la fig. 1a)
sont délivrés d'un magasin de stockage 1 à la suite de la mancruvre d'un clavier 2 et disposés en une ligne de la façon classique à un pote d'assemblage .1Z. La longueur de la ligne composée est indiquée sur une échelle S (dont il existe un certain nombre correspon dant aux différentes tailles de caractères), un volant à main H (fig. 1u) étant manceuvré pour régler l'échelle en fin de course à la division désirée correspondant à la longueur de cadratin.
On élève alors la ligne d'éléments composés à un poste de délivrance 1111 où un suiveur de lignes 3 est libéré et déplace la ligne vers la gauche à un poste de vérifica tion lM2, le suiveur 3 étant relié de faon connue à un levier de délivrance 4 soumis à l'action d'un ressort, de façon à réaliser ce déplacement de la digne, la course vers la gau che ou de délivrance de lignes du levier 4 en traînant également un relâchement initial d'une chaîne 17. Au poste M2, le suiveur de lignes 3 est arrêté par un stoppeur de lignes 5 qui le bloque, ce dernier étant verrouillé à une position de mesure de ligne déterminée le long d'une crémaillère 6 d'alimentation de lignes.
Après fonctionnement de dispositifs de vérification, c'est-à-dire le pivotement d'un rail 7 entraînant la coopération d'organes de mesure de longueur de lignes portés par le suiveur 3, un verrou vertical 8 est abaissé de façon à libérer les parties verrouillées ensem- blé 3, 5 et 6 et les soumettre ainsi à la pres sion vers la gauche exercée par le levier de dé livrance 4.
A ce moment, une paire de chaînes d'ali mentation 9 actionnées dans une seule direc tion sont mises en mouvement, et des saillies Cie transport espacées sur ces chaînes recueil lent les éléments un par un et successivemnent (le l'extrémité de la ligne d'éléments au poste M2, chaque élément recueilli étant entraîné vers le haut dans un canal d'alimentation réa lisé dans la paroi verticale 10 du carter d'une camera 10a, d'abord à une position de photo graphie sur l'axe optique 0-0, et de là à une position de décharge au sommet du canal d'alimentation. Là, les éléments arrivant suc cessivement sont poussés latéralement vers la droite jusqu'à un élévateur 11 qui transporte les lignes d'éléments accumulées jusqu'à un mécanisme de distribution (non représenté) associé au magasin 1.
Après retrait de chaque élément, les élé ments de lignes restant au poste M2 sont avancés ensemble vers la gauche (sous l'action du levier 4) sur une distance égale à l'épais seur latérale de l'élément recueilli, l'épaisseur des éléments variant proportionnellement à la largeur dans le sens du réglage des caractères respectifs photographiables.
Les avances vers la gauche successives, après que chaque élé ment ait été recueilli, sont transmises par la crémaillère d'alimentation 6 à une crémaillère verticale 12, et transformées en avance vers le bas de cette dernière par l'intermédiaire de liaisons convenables par engrenage et arbre entre les crémaillères respectives, ces liaisons comprenant une unité d'engrenage prédéter minée<B>13.</B> Un groupe d'unités d'engrenage 13 interchangeables est contenu dans le carter d'emmagasinage situé au bas du logement de camera 10a, chaque unité comportant un train d'engrenages à rapport fixé,
susceptible de provoquer le mouvement de la crémaillère 12 clans différentes proportions par rapport à la crémaillère 6. En choisissant l'unité d'engre nage appropriée, on permet à l'avance de la crémaillère 12 de s'harmoniser avec la taille agrandie ou réduite des images projetées par l'une ou l'autre de plusieurs lentilles à dis tances focales fixées L1,<I>L2, L3,</I> etc., disposées sur une tourelle manoeuvrée par un bouton gradué 14 (fig. 2), .de façon à choisir à l'avance la lentille désirée.
La crémaillère verticale 12 est munie d'une tête réglable 12a sur laquelle repose librement un appui angulaire 15 fixé au sommet d'un porte-film 16 étanche à la lumière. A la suite des mouvements par degrés concommitants des crémaillères 6 et 12 reliées par engrenages au fur et à mesure que les éléments sont suc cessivement recueillis de leur ligne composée, le support de film descend par gravité de la distance nécessaire pour im espacement.
approprié des images de lettres successives projetées en caractère de taille en points con sidérée, de façon à former ainsi -une ligne d'images verticale au travers du film, c'est- à-dire de son bord inférieur à son bord supé rieur. Comme on le voit sur les fig. 2, 5 et -10, le support de film 16 est guidé dans ses mou vements vers le haut et le bas par des rou leaux coopérant avec une crémaillère de cha que côté d'une plaque verticale rigide 16a.
Pour conserver une marge de départ de ligne commune et uniforme pour les différentes tailles en points de caractères projetées, la tête réglable 12r qui détermine le point de départ de lignes du porte-film est réglée selon la taille en points de caractères projetée, comme l'indique le cadran de réglage 12b, le support participant par une chute libre ini tiale depuis la tête 12a en coïncidence avec la course vers la gauche ou de délivrance de lignes du levier 4. Quand une ligne d'éléments à exposer est terminée, on arrête les chaînes d'alimentation 9 et on relève le porte-film 16 pour le repla cer dans sa position de départ pour la ligne à exposer suivante.
Cette remise en place du porte-film est réalisée grâce à une chaîne 17 fixée au sommet du support et passant sur des pignons jusqu'au levier de délivrance 4, la chaîne étant relâchée par le basculement vers la gauche du levier 4 quand celui-ci dé livre une ligne composée d'éléments au poste M2, puis retendue partiellement pendant la descente du porte-film et la prise des éléments successifs destinés à être photographiés, et fi nalement retendue pour relever le support quand le levier 4 bascule vers la droite en re tournant à sa position de départ représentée sur la fig. 1.
Pendant sa course de retour, le levier 4, après avoir partiellement relevé le porte-film, fonctionne de façon à faire re tourner le suiveur de lignes 3, la crémaillère d'alimentation 6 et les crémaillères 12 à leur position de départ représentée sur la fig. 1. Une fois le support de film remis en place, le mécanisme représenté sur les fig. 2 à 5 fonctionne de façon à faire avancer le film de la quantité nécessaire pour l'espacement des lignes successives à soumettre à une exposi tion photographique.
Ce mécanisme comprend des disques 18 pourvus de fines aspérités par meulage pour l'entraînement du film, ces dis ques étant fixés à un arbre 19 tourillonné à son extrémité inférieure dans un élément annulaire extérieur 20 d'un embrayage uni directionnel représenté sur la fig. 5. La dis position est telle que l'embrayage glisse quand son organe d'entraînement 21, relié par un fil 22 à l'extrémité mobile d'une barre 23, tourne de façon correspondant au déplacement vers la gauche de cette barre, mais adhère et en- traîne l'arbre et l'anneau d'embrayage 19-20 de façon à faire avancer le film, quand la barre 23 se déplace vers la. droite.
La barre 23 se déplace vers la gauche sous la tension d'un ressort 24 quand des leviers 25 et 26 reliés de façon à fonctionner ensemble basculent de la position représentée sur la fig. 3 à la position représentée sur la fig. 4. Ce basculement des leviers 25 et 26 intervient par suite du re trait du contour d'une came 27 quand cette dernière commence à tourner sur les derniers 100 ou environ pour terminer un cycle après remise en place du porte-film.
Le relèvement graduel qui. suit immédiatement le retrait. de la came 27 fait ensuite basculer les leviers 25 et 26 de la position représentée sur la fig. 4 à celle représentée sur la fig. 3, le levier 25 co opérant avec une butée 28 de la barre 23 et déplaçant cette dernière vers la droite, de façon à faire fonctionner les organes d'em brayage 20 et 21 pour faire tourner l'arbre <B>19</B> et ainsi avancer le film.
Un tambour à degrés<B>29.,</B> man#uvré par un bouton gradué 30 et coopérant avec une cheville 31 de la barre 23, limite le déplace ment de la barre vers la gauche (dans la di rection de glissement de l'embrayage) et, par conséquent, son mouvement de retour vers la droite pour l'avance du film. Ordinairement, on règle le tambour 29 de façon à correspon dre avec la taille en points de caractères indi quée sur le cadran de réglage 14 des lentilles;
mais si on désire espacer des lignes successi- ves davantage qu'il n'est normal pour une taille en points .donnés de caractères, selon la prati que bien connue de (' interlignage entre les lignes pour allonger une colonne, on peut ré gler le tambour 29 pour permettre une course correspondante plus grande de la barre 23.
<I>Mécanisme de</I> perforation <I>du</I> filin. Le mécanisme de perforation d'une feuille de.film ou de papier pour pratiquer des indi ces pour l'alignement et le repérage com prend des poinçons associés au support de film de la machine de photocomposition. On a représenté ici deux modes de réalisation de ces poinçons, la différence essentielle résidant dans la temporisation de leur fonctionnement.
Ainsi, dans le mode de réalisation représenté sur les fig. 6 à 10, des moyens de commande permettent de faire fonctionner et de retirer immédiatement les poinçons au moment où chaque ligne destinée à être exposée est ter minée et avant que la feuille sensible avance pour recevoir une ligne suivante. Dans l'autre mode de réalisation représenté sur les fig. 50 à 53, des moyens de commande permettent de faire fonctionner les poinçons au départ de chaque nouvelle ligne et à les maintenir en gagés dans la feuille jusqu'à ce que la ligne soit terminée, puis à les retirer pour permet tre l'avance de la feuille et recevoir une nou velle ligne à exposer.
Si l'on se réfère d'abord au mode de réali sation représenté sur les fig. 6 à 10, les poin çons supérieur et inférieur 32 et 33 sont, dis posés dans le porte-film 16, ces poinçons étant placés au voisinage des bords opposés du pas sage du film 34, de façon à perforer le film sur ses bords opposés.
Comme on le voit encore mieux sur la fig. 10, les poinçons sont alignés verticalement avec l'axe optique de projection 0-0 qui traverse en son milieu l'ouverture 16b d'exposition individuelle de la plaque 16a de guidage de support de film, le carter du porte-film 16c comportant une ouverture ou fenêtre verticale par laquelle sont réalisées les expositions successives en alignement avec le film et l'axe optique au fur et à mesure qu'une surface vierge du film passe devant l'ouverture 16b pendant la descente par éche lons du support. Chaque poinçon est guidé dans un bloc fixe permettant un mouvement transversal,
par rapport et à travers le pas sage 34 par lequel le film se déplace du carter arrière d'alimentation 35 au carter avant ou de réception 36, ces carters étant fixés de façon amovible au support 16 pour permettre à tous moments le rechargement et le prélève ment de fragments de film exposé. Comme on l'a indiqué, le poinçon inférieur 33 est accou plé à l'extrémité inférieure d'un levier 37 pi votant en 38, et le poinçon supérieur 32 est accouplé à l'extrémité supérieure d'un levier 39 pivotant en 40 et accouplé à son extrémité inférieure à une cheville transversale 41 du levier 37.
L'extrémité en fourchette d'un cliquet 42 pivotant à l'extrémité supérieure du levier 3 7 comporte à la base un épaulement 43 que l'on voit mieux sur la fig. 9 et qui repose contre le bord intérieur ou droit du levier 37, de façon à empêcher le basculement du cliquet dans le sens des aiguilles d'une montre depuis une position horizontale. Un ressort coudé 44 permet de stabiliser le cliquet en cette posi tion horizontale.
Un ressort plat 45 appuyant contre le bord externe du levier 37 sert à pres ser les leviers 37 et '9 -vers la position repré sentée sur les fig. 6, 8 et 9, position dans la quelle les deux poinçons 32 et 33 sont relevés hors du passage du film 34. Une came 46 fixée à la plaque de guidage du support de film 16a cst située sur le chemin d'un galet 47 placé à l'extrémité libre du cliquet 42, La disposition est telle que, quand le sup port de film est en position relevée ou de re pos, comme il est représenté sur la fig. 8, le galet 47 repose au-dessus et est libéré de la came 46.
Au fur et à mesure que le support descend, d'abord au point de marge de départ de ligne déterminé par le réglage de la tête 1.2a (voir fig. 9), puis pour l'exposition des éléments recueillis successivement, le cliquet 42 bascule simplement dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre et déforme le ressort courbe 44 quand le galet 47 passe sur la came 46.
Ce basculement du cliquet 42 ne provoque aucun mouvement des leviers de maneeuvre de poinçons 37, 39 et, une fois que le galet 47 est dégagé de la came 46, le res sort courbe 44 fonctionne pour remettre le cli- quet en position horizontale.
Cependant, quand le galet 47 rencontre la came 46 et se déplace en roulant sur elle pendant la remon tée ou remise en place du support de film (un peu avant la remontée de la crémaillère 12 et de sa tête 12a depuis la position fin -de lignes représentée sur la fig. 6), le cliquet 42 reste rigide et horizontal à cause de son épau lement 43 reposant contre le bord intérieur du levier 37. Par suite, les leviers 37 et 39 basculent simultanément. en opposition au ressort 45 et provoquent le mouvement relatif des poinçons 32 et 33 au travers du passage du film 34 (voir fig. 7), de façon à perforer le film de chaque côté des extrémités de la ligne d'exposition terminée.
Dès que le galet 47 quitte la came 46 au moment de la remise en place complète du support de film, le res sort 45 réagit sur les leviers 37 et 39 et agit de façon à reculer les poinçons jusqu'à leur position normale représentée sur la fig. 8. Les fig. 25 et autres représentent les perforations P pratiquées par les poinçons 32 et 33 en liai son avec une série de lignes produites succes sivement désignées par L et représentées schématiquement sur un morceau de film F. Bien qu'on ait représenté les perforations cir culaires, il est bien entendu que l'on peut réaliser un ou les deux pointons de façon à réaliser des perforations carrées ou rectangu laires.
Quand, pour une raison quelconque, on désire rendre les poinçons inactifs, on peut faire tourner à la main le cliquet 42 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une mon tre jusqu'à un position verticale hors de l'ali gnement provoquant la coopération avec la came 46, position dans laquelle il est retenu par le ressort 44.
Parmi les caractéristiques de première im portance reliées à l'opération de perforation décrite ci-dessus, on peut citer les suivantes Premièrement, l'opération a lieu automa tiquement pendant la remontée du porte-film, et ainsi avant que le film n'avance pour l'es pacement des lignes, cette avance ne se pro duisant qu'après la remise en place complète du support. L'importance de ce fait vient dlé ce que les perforations sont réalisées avant tout mouvement du film par rapport au poin çon, et que l'axe de projection optique au travers duquel le film se déplace pour rece voir les expositions successives possède une re lation précise invariable par rapport à la ligne de base de la ligne d'images imprimées.
Deuxièmement, quelle que soit la taille des images projetées, le bord gauche de la pre mière image (déterminant le point de départ marginal de chaque ligne) est toujours à la même distance de la perforation voisine, ce qui établit une marge gauche commune ou uniforme pour les lignes de caractères de dif férentes tailles en points. Ce résultat très im portant vient du fait que, comme la tête ré glable 12c est réglée sur la taille de caractères projetés, la chute initiale du porte-filin sur cette tête, quand la chaîne 17 est relâchée par le basculement vers la gauche du levier de dé livrance 4, est telle que le point de départ de lignes est fixé toujours à la même distance du poinçon inférieur 33, voisin du bord de dé part du film.
La fig. 23a, sur laquelle on ob serve que, pour les différentes tailles d'images obtenues à l'aide d'une fonte d'éléments de earacltères principaux douze points, lil marge de départ de lignes est uniforme et à une distance constante des perforations voi sines, illustre ce résultat.
Troisièmement, les perforations sont ali gnées avec l'axe de projection optique et pos sèdent lune relation définie avec la ligne de base ou alignement de base B, 11 (fig. 23a) de la ligne d'images imprimée.
Cependant, cette relation change quand les- images sont projetées dans un rapport. autre que<B>1:</B> 1, car dans le mode de réalisation décrit ici à titre illustratif, la ligne de base choisie pour re pérer les caractères sur les éléments de la fonte -à taille en points principale ne coïncide pas avec le centre optique de la lentille, mais est établie à un niveau décalé de ce centre optique (en réalité en dessous de lui) d'une quantité déterminée.
Par suite, quand on pro jette -des images optiquement agrandies ou ré duites, leur ligne de base s'éloigne ou s'ap proche de l'axe de projection optique sur la quelle sont disposés les poinçons, d'une façon directement proportionnelle au degré d'agran dissement ou -de réduction. On éviterait évi demment cette situation en établissant une ligne de base pour les caractères principaux par les sommets de ceux-ci -et à un niveau coïncidant avec le centre optique de la lentille, et i1 est bien entendu que cette disposition pourrait être prévue dans une variante.
La relation variable précitée est repré sentée sur la fig. 2311, sur laquelle on voit que la distance d des perforations au niveau d'ali gnement de base B, d des lignes d'images agrandies d'une fonte douze points principale est peu à peu supérieure à la distance D pour la ligne à douze points au fur et à mesure qu'augmente la taille des images, et que pour la ligne réduite à neuf points la distance d est un peu inférieure à la distance D pour la ligne à douze points.
Malgré ce facteur variable, il reste que les perforations sont reliées systématiquement et façon précise à la ligne de base horizontale ainsi que le point de départ marginal des lignes d'images projetées sous toutes les diffé rentes tailles en points de caractères. Ainsi, la ligne reliant les deux perforations d'une paire de perforations disposées aux extrémités opposées d'une ligne reproduite quelconque est exactement parallèle à la ligne de base des images de caractères, et une ligne passant par les perforations disposées de même côté des lignes des images est exactement perpendicu laire à cette ligne de base et parallèle à la ligne de départ de marges.
Par suite, les per forations constituent un gabarit mécanique positif permettant de localiser et d'aligner toute ligne ou groupe de lignes à la fois hori zontalement et verticalement par rapport à la ligne poinçonnée pour réaliser des corrections, pour le fonctionnement de la table de cali brage et la mise en pages, comme on le décrit ci-après.
On peut faire remarquer ici que ces moyens de détermination mécanique se dis tinguent des dispositifs déjà proposés dans le même but, ces dispositifs reposant sur des indices en forme de marques ou analogues qui ne sont utiles que par observation contre des règles ou des tables à dos réglés ou em ployant des marques réalisées à la main sur une feuille après seulement qu'on ait réalisé sur elle toute une colonne de lignes. Ces dis positifs prennent naturellement du temps, sont coûteux et ne donnent pas des résultats constants et précis en raison des variations d'appréciations humaines et on les a trouvés industriellement impraticables pour ces rai sons et pour d'autres.
Si l'on considère le mode de réalisation de poinçons représenté sur les flg. 50 à 53, on voit que, en comparaison avec le mode de réalisation des fig. 6 à 10, la différence essen tielle réside dans les dispositifs de liaison fonctionnelle au sommet du porte-film 16.
Selon ce mode de réalisation, les poinçons fonctionnent pour perforer le film avant le départ de chaque nouvelle ligne d'exposition et restent engagés dans le film jusqu'à ce que la ligne d'exposition soit terminée et que le support de film soit retourné à sa position haute normale (fig. 50), à la suite de quoi les poinçons sont retirés pour permettre l.'avance du film nécessaire à l'espacement des lignes.
Le principal avantage de cette disposition est que les poinçons engagés dans le film pen dant les mouvements vers le bas et le retour du support ancrent positivement le film con tre tout mouvement ou glissement possible qui pourrait provenir par exemple de vibrations pendant sa rapide descente par degrés entre des expositions su(essives.
Dans cette forme d'exécution, le levier 37 de la fig. 8, qui pivote en 38 et actionne le poinçon inférieur 33, est remplacé dans le môme but par un levier 180, pivotant égale ment en 38 (fig. 50). Comme on le voit, le levier 180 est coudé à son extrémité supé rieure où il est muni d'un galet 181, celui-ci étant susceptible de coopérer avec une fente- came 182 réalisée dans une console 183 fixée à la plaque guide 16a du porte-film. Un res sort 184 attire le levier 180 dans le sens con traire à celui des aiguilles d'une montre.
La disposition est telle que quand le sup port de film est dans sa position de repos ou normale haute, comme sur la fig. 50, l'enga gement du galet 181 dans l'extrémité supé rieure de la fente-came 182 fait basculer le levier 180 et, par suite, le levier 39 en opposi tion au ressort 184 jusqu'à des positions dans lesquelles les poinçons 32 et 33 sont- main tenus hors du passage du film 34.
Cependant, quand le porte-iilm est libéré par le relâche ment de la chaîne 17 et tombe librement jus qu'à la position de départ de lignes (fig. 51) déterminée par le réglage de la tête 12a, comme on l'a déjà décrit, la forme coudée de la fente-came 182 provoque le basculement du levier 181 dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre, lequel, à son tour, fait basculer le levier 39 dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'aux positions représentées sur la fig. 51.
Comme il est évident, le bascu- lement de ce levier conduit les poinçons 32 et 33 à travers le passage du film 34, de façon à y perforer le film.
Le ressort 184 sert alors à maintenir les poinçons engagés dans le film au fur et à me sure que le support descend pour terminer une ligne d'exposition et jusqu'à ce que, vers la fin du mouvement de retour du support à sa position normale représentée sur la fig. 50, la fente-came 182 agisse à nouveau sur le le vier 180 pour faire basculer ce dernier et le levier 39 pour retirer les poinçons.
Quand, pour une raison quelconque, on désire retirer de la machine le porte-film, ceci est possible facilement en retirant la console- came 183 (ou le support de la came 46 agis sant sur le poinçon de la fig. 8), puis en fai sant glisser le support vers le haut au-dessus de l'extrémité supérieure de la plaque-guide 16a. Cependant, connue le retrait de la con sole-came 183 libérerait alors les poinçons par action du ressort 184, dans ce second mode de réalisation, on a prévu un loquet de verrouil lage manuel 185, comme on le voit sur les fig. 52 et 53.
Ce loquet pivote en 186 et est muni à son extrémité libre d'une détente à ressort et bille 187 destinée à coopérer avec une cavité du sommet du support de film et à mnainteuir normalement le loquet dans la posi tion inactive représentée sur la fig. 52. Si l'on doit retirer le porte-film, on place le lo quet dans la position représentée sur la fig. 53, dans laquelle il s'accroche derrière le levier 180 et est maintenu là par engagement de sa détente 187 avec une seconde cavité du sommet du support de film, maintenant ainsi le levier et, par suite, les poinçons centre l'action du ressort 184.
Cette caractéristique est très utile quand on utilise, on règle ou on essaie un porte-filin séparé, car évidemment si les poinçons n'étaient pas maintenus en posi tion inactive, il serait impossible de faire pas ser le film par le passage 34. Naturellement, s'il n'y a pas de film dans le support au mo ment où on l'enlève, on n'a pas besoin d'utili ser le loquet 185, mais en présence d'un film à ce moment, non seulement le loquet empêche le fonctionnement non nécessaire des poinçons, mais évite la possibilité que le ressort 184 ne les conduise à travers .le film.
Les poinçons appuieraient simplement contre le film et toute tentative par la suite pour faire avancer celui-ci à la main après retrait du support en traînerait une déchirure ou autre dommage.
Le retrait facile du support de film est une caractéristique très désirable, car elle permet un échange facile des supports des différentes largeurs, ce qui permet ainsi de réduire notablement les déchets dus au cali. tirage. Si, par exemple, on doit utiliser la ma chine pour la- composition de caractères de 15 ems de largeur ou moins, on peut fixer à la machine un support proportionné à cette dimension.
En vue de la largeur variable pré cédente (ou de toute autre modification dé sirable), la longueur verticale du support angulaire 15 fixé au support 16 doit être va riable de façon directement proportionnelle aux variations de da largeur du porte-film, dans le but de maintenir. une relation fixe entre la marge de départ,de la composition et l'axe optique 0-0.
<I>Le</I> poinçon <I>de</I> séparation <I>de</I> lignes pour l'exécution <I>des</I> corrections. L'installation comprend un poinçon de sé paration de lignes susceptible d'utiliser les perforations précédentes pour repérer et ali- f gner par rapport à lin couteau de découpage tolite ligne défectueuse qu'il est nécessaire de séparer d'une feuille développée originale ou primaire de film ou de papier provenant du porte-film 16 pour remplacer
ces lignes par s des lignes corrigées séparées par le poinçon d'une feuille secondaire , en utilisant des perforations similaires pratiquées dans cette feuille pour chaque ligne corrigée préparée sur celle-ci dans le porte-film. Dans une forme d'exécution représentée sur les fig. 11 à 20, le poinçon est destiné à produire une bande de ligne récupérable en une opération en deux coups, l'un pour dé couper au-dessus et l'autre pour découper au- dessous des caractères de chaque ligne à sé parer d'une feuille.
A cette fin est prévu un couteau décou- peur universel, c'est-à-dire utilisable pour dé couper de la feuille des bandes de lignes por tant des caractères de taille de 4 à 36 points. Dans ce but, la face inférieure du couteau est. biseautée vers le haut et vers l'avant depuis son bord coupant arrière longitudinal, de façon que, en pénétrant dans la matrice du poinçon, les extrémités du couteau produisent des coupures latérales de la longueur désirée découpées à angle droit et vers l'avant à par tir de la coupure produite par son bord arrière.
Au moyen d'un gabarit réglable limi tant la profondeur à laquelle le couteau pénètre dans la matrice, les coupures latérales extrêmes du couteau sont réalisées avec une longueur concordant avec la taille en points du caractère dans toute ligne que l'on désire obtenir en bandes découpées.
Dans une antre forme d'exécution repré sentée sur les fig. 21 à 23, le poinçon est des tiné à séparer une bande de lignes en une opé ration en un seul coup. Dans ce but, le poin çon est muni de couteaux interchangeables, chacun d'une épaisseur fixée, ces couteaux con venant seuls ou en groupes choisis, à la taille en points du caractère de toute ligne donnée.
Dans ces deux formes d'exécution, la structure de base est sensiblement la même, la principale différence résidant dans la matrice et les couteaux. Le poinçon à deux coups.
Si l'on s'occupe d'abord du poinçon à deux coups utilisant le couteau universel pré cité, et en se référant aux fig. 11 à 20, celui-ci comporte une base-support 50 à laquelle est fixé un châssis 51 en forme d'étrier vertical, muni de guides en queue d'aronde 52 (fig. 12) correspondant à un porte-couteau 53 pouvant glisser verticalement dans ces guides et dissi- mulé par une plaque recouvrante 52a. Fixé à l'extrémité inférieure du support 53, par des écrous 54, se trouve le couteau découpeur 55 dont le bord longitudinal arrière coupant 56 est biseauté à partir des extrémités (voir fig. 11 et 13), de façon à découper depuis les extrémités opposées vers le milieu.
Comme on. l'a déjà précisé, la face inférieure du cou teau est biseautée vers le haut depuis son bord arrière coupant 56 vers son bord avant, de sorte qu'à chaque coup du poinçon, les extrémités coupantes 56a du couteau (fig. 14 à 17) produisent des coupures latérales à angle droit et vers l'avant par rapport à la coupure longitudinale faite par le bord arrière coupant.
Pour manceuvrer le poinçon, il est prévu un levier à main coudé 57 tournant dans des supports disposés à l'arrière du châssis verti cal 51, et auquel est fixé un bras de manoeu- vre 58. Le bras 58 s'étend vers l'avant, tra verse une ouverture 59 du support de couteau 53 et coopère avec un galet 60 placé sur un arbre 61 traversant l'ouverture 59.
Une paire de ressorts 62 accrochés sur des chevilles 62a du châssis 51, et des chevilles 62b du porte- couteau 53, tirent celui-ci vers sa position de repos ou haute , représentée sur les fig. 11, 13 et 16. A cette position, le couteau 55 est en dehors du chariot matrice supportant: la feuille 63, ce chariot étant muni de galets 64, de façon à pouvoir se déplacer de l'avant à l'arrière entre des parois de gui dage de la base 50.
Le chariot 63 comporte des plaques ma trice avant et arrière 63a et 63b fixées à une plaque horizontale au marbre 63c, espacées les unes des autres de façon à laisser entre elles une rainure matrice de trente-six points, allongée, recevant le couteau 55 quand on ma- noeuvre le poinçon (fig. 17).
Une ouverture rectangulaire 65 dans la base 50 permet le déplacement d'une plaque allongée 66 placée au-dessous de la rainure matrice du chariot, cette plaque étant pressée vers le haut contre le marbre 63c par des ressorts 66a entourant des boulons vissés dans la partie inférieure du marbre. -Une barre de séparation 67 dis- posée de chant dans la rainure matrice et s'étendant vers le bas à travers une fente transversale similaire du marbre 63c repose sur la face supérieure de la plaque 66, son bord supérieur affleurant normalement la face supérieure du chariot.
La barre de sépa ration 6 7 correspond en longueur et en épais seur de chant au couteau 55, lequel, quand on man#uvre le poinçon, appuie cette barre vers le bas dans la rainure matrice en opposition au ressort 66a (voir fig. 17). A la remontée du porte-couteau 53 après une opération de découpage, la plaque 66 repousse la barre 67 vers le haut, de façon à pousser la bande de film découpée vers le haut hors de la rainure matrice.
Derrière le couteau 55 est montée sur le pôrte-couteau 53, au moyen d'un support angulaire allongé 68, une barre presseuse 69 mobile verticalement, le support 68 étant fixé au support 53 par des vis 68d (voir fig. 13). La barre 69 est supportée par des boulons 70 traversant des trous lisses du support 68 et vissés dans la barre, ces boulons 70 comportant des têtes plus larges, normalement pressées vers le bas, contre le côté supérieur du sup port 68, par des ressorts 71 contenus dans des trous verticaux de la face inférieure dut porte- couteau. La face inférieure de la barre pres seuse 69 est légèrement inclinée, comme on le voit, de façon que, quand on maneuvr e le poinçon (voir fig. 14, 15 et 17),
le bord avant de la barre, voisin du bord arrière coupant 56 du couteau, presse de façon souple en maintenant une feuille de film F à plat contre la surface supérieure de la plaque matrice arrière 63b pendant l'opération de découpage.
Pour assurer l'alignement précis du cou teau pour son entrée dans la rainure matrice du chariot, le couteau est muni, devant ses extrémités coupantes, de prolongements-guides 72 qui pénètrent avec une grande précision et avant l'opération de coupage dans des ou vertures correspondantes 73 pratiquées dans des cales d'espacements en U 73a disposées dans le marbre 63c, ces cales d'espacement constituant les extrémités opposées de la rai nure matrice.
Le mouvement vers l'avant du chariot 63, jusqu'à la position indiquée en traits mixtes sur la fig. 16, est limité par la rencontre de la plaque 66 avec la paroi avant 65a de l'ouverture 65 de la base 50. Le mou vement vers l'arrière du chariot est limité par une butée 74 réglable, destinée à arrêter le chariot quand les guides 72 du couteau sont exactement alignés avec les ouvertures 73.
Des moyens réglables sont prévus pour ré gler le coup de poinçon grâce auquel la pro fondeur de pénétration du couteau dans la rainure matrice entraîne les coupures laté rales pratiquées par les extrémités du cou teau, ces coupures ayant suie longueur con cordant avec la taille en points du caractère sur toute bande de ligne à séparer d'une feuille. Dans ce but est prévit un gabarit à degrés 75 comportant sur sa paroi intérieure des dents 76, ce gabarit étant déplaçable lon gitudinalement dans un canal transversal 77 de la partie supérieure du châssis vertical 51 (voir fig. 11, 12 et 13).
Pour .le réglage du gabarit 75 est prévu un pignon 78 engrenant avec les dents 76 et fixé à un arbre 79 disposé d'avant en arrière, ce dernier tournant dans- des portées du châssis 51 et de la plaque de recouvrement. 52a et traversant vers l'avant une ouverture verticale allongée 80 du porte-couteau 53.
Fixé à l'extrémité avant de l'arbre 79 est placé un cadran 81 portant différents indices de tailles en points, et fixé à l'extrémité arrière de cet arbre se trouve un disque cranté 82 coopérant avec une détente classique bille- ressort, de façon que par rotation du cadran 81 on puisse déplacer longitudinalement le ga. barit 75, le repérer et le retenir de façon pré cise dans différentes positions de réglage.
Une vis d'arrêt 83, montée dans un support fixé au sommet du porte-couteau 53, limite le coup de poinçon en portant contre le degré du gabarit 75 qui a été amené au droit de la vis par rotation du cadran 81.
Pour utiliser les perforations dans une feuille de film ou de papier provenant du porte-film 16, de façon à repérer et à aligner de façon précise par rapport au couteau- découpeur 55 toute ligne qu'il est nécessaire de séparer dle la feuille, le chariot 63 est muni de deux barres d'alignement 84, 85. Ces barres portent des chevilles verticales 84a et 85a respectivement, sur lesquelles, quand le chariot se déplace vers l'avant jusqu'à la po sition en trait interrompu de la fig. 16, les perforations des extrémités opposées d'une ligne peuvent facilement être engagées, les chevilles étant espacées l'une de l'autre de fa çon à correspondre à l'espacement des poin çons de perforation 32, 33 précédemment dé crits.
Il est bien entendu que toute modifica tion de la largeur du porte-film, comme on l'a décrit précédemment, nécessiterait un poin çon de séparation de lignes portant des che villes d'alignement espacées proportionnelle ment à cette modification. Les barres 84 et 85 sont déplaçables longitudinalement dans des rainures-guides pratiquées dans les plaques matrices 63a, 63b, à une profondeur telle que les barres affleurent la surface supérieure des plaques matrices et que les chevilles de ces barres dépassent au-dessus de cette surface.
A leurs extrémités avant, les barres 84 et 85 sont fixées rigidement à une cornière transversale en L, 86, portant un doigt 86a (fig. 11 et 20) grâce auquel on peut déplacer conjointement )es parties reliées entre elles de la quantité nécessaire pour aligner avec le couteau 55 (avec un léger jeu) d'abord le sommet des ca ractères dans une ligne de caractères d'une taille en points quelconque, puis le bas des ca ractères de cette ligne.
En man#uvrant ce poinçon à chacune de ces positions d'aligne ment, on produit une bande de lignes que l'on peut extraire de la feuille grâce aux coupures longitudinales ainsi pratiquées au-dessus et au-dessous de la ligne et aux coupures laté rales réalisées simultanément par les extré mités opposées du couteau. Les fig. 25 et 25n, auxquelles on se référera plus loin en détail, représentent les coupures 104 et 105 prati quées au-dessus et au-dessous et aux extré mités opposées d'une ligne Ll, de façon à obtenir une bande de ligne détachable portant les caractères de cette ligne, que l'on a pour plus de simplicité indiqués par les traits inter- romptus disposés entre les lignes de coupure.
Dans le but qu'entre les coups de poinçon on puisse déplacer les barres 84 et 85 d'une quantité correspondant à la. taille en points des caractères d'une ligne quelconque, il est prévu un mécanisme représenté plus claire ment aux fig. 18, 19 et 20. Ainsi, dans l'or gane transversal fixe 87 de l'avant du chariot 63 est fixé un arbre 88 dirigé vers l'avant, sur l'extrémité avant duquel est claveté un disque fixe 89.
Autour du disque 89 est disposé un anneau moleté pivotant 90 sur lequel sont inscrites les désignations de taille en points, ces indications pouvant être repérées de façon déterminée à l'aide d'un index du disque 89 (voir fig. 18).
Des disques intérieurs et exté rieurs 92 et 94 sont fixés à l'intérieur de l'an- >>eau 90 et à un manchon 91 pouvant pivoter autour de l'arbre 88, le disque 92 portant un certain nombre de chevilles 93 de différentes longueurs dirigées vers l'intérieur et le disque 94 comportant dans sa face extérieure des ca vités 95, alignées avec les chevilles 93 respec tives, les cavités 95 coopérant avec une dé tente classique bille-ressort 96 du disque fixe 89.
Déplaçable longitudinalement sur le man chon 91 au moyen d'une liaison à rainure et cheville 97 est placé un manchon extérieur 98 terminé par un flasque 99, ce dernier portant un certain nombre de chevilles de différentes longueurs 100, dirigées vers l'avant et analo gues en nombre et en longueur aux chevilles opposées alignées 93 du disque 92.
Les longueurs des différentes paires de chevilles opposées du disque 92 et du flasque 99 sont telles qu'elles présentent entre les extrémités voisines de chaque paire, sur le trajet d'un prolongement 101 de la cornière 86, un espace correspondant à la taille cri points du caractère pour lequel est réglé l'an neau 90. Un ressort 102 -disposé entre le dis que 92 et le flasque 99 maintient ces éléments séparés au maximum pour chaque réglage de l'anneau 90.
Un antre ressort 103 (fig. 19) sert. à pousser vers l'avant la cornière 86, de façon à maintenir son prolongement 101 con tre la .cheville 93 particulière située sur son trajet en vertu du réglage de l'anneau 90.
Ainsi, si l'on suppose que l'anneau 90 est ré- glé pour la taille vingt-quatre points, comme il est représenté sur la fig. 18, le jeu entre la paire de chevilles opposées 93, 100 active à ce moment est tel qu'il permet le déplacement simultané de la cornière 86 et par suite des barres d'alignement 84-85, depuis une po sition située vers l'avant après man#uvre du poinçon pour découper au-dessus et aux extrémités une ligne de caractères vingt-qua tre points jusqu'à une position située vers barrière, dans laquelle on man#uvre à nou veau le poinçon pour découper au-dessous de cette ligne.
On réalise ce déplacement ma nuellement en pressant vers l'intérieur le doigt 86a en opposition au ressort 103, lequel, après le second coup de poinçon, sert à repla cer les barres d'alignement et la feuille de film sur les chevilles de celles-ci vers l'avant, jusqu'à ce que le prolongement 101 repose à nouveau contre la cheville active dirigée vers l'avant 93.
Si l'on se réfère aux fig. 18, 19 et 20, on voit que des moyens sont prévus pour modi fier le jeu existant normalement entre une paire active de chevilles 93, 100, selon diffé rents réglages de l'anneau 90, de façon à per mettre le déplacement des barres 84, 85 entre les coups de poinçons sur une distance suffi sante pour séparer des bandes de lignes plus larges (dans la direction d'une colonne) que la taille en points du caractère dans une ligne donnée.
Ceci est nécessaire en raison de la pratique connue de l' interlignage entre des lignes successives dans un ensemble de carac tères, c'est-à-dire l'écartement entre les lignes pour permettre une meilleure lecture en utili sant dans la camera une distance d'espace ment de lignes supérieure d'un ou plusieurs points à la taille en points du caractère.
En permettant le déplacement des barres 84, 85 entre les deux coups de poinçon sur une dis tance égale à la taille de caractère,- plus l'in terligne ajoutée, et en prolongeant le coup de poinçon en conséquence, on évite le risque de laisser entre deux bandes de lignes voisines que l'on peut avoir à séparer une bande trans versale de film ou de papier qui est si étroite et fragile (de largeur égale seulement à l'in- terligne) qu'elle est instable et sans valeur comme guide pour l'insertion des deux bandes de lignes consécutives de remplacement.
La fig. 25b illustre comment, en prolon geant le coup de poinçon d'une longueur égale à l'interligne entre les lignes L1 et L2, les extrémités latérales des coupures 104 et 105 sont considérablement allongées, c'est- à-dire allongées à un point situé au-dessous du bas des caractères de ces lignes d'une lon gueur égale à l'interligne ou espacement entre elles, par rapport à la fig. 25a dans laquelle les extrémités des coupures sont alignées avec le bas des caractères.
Pour prévoir le cas d'une modification de l'écartement normal entre une paire active de chevilles 93, 100 et ainsi compenser l'inter ligne, c'est-à-dire séparer des bandes de lignes suffisamment larges pour tenir compte des différents. interlignes entre les lignes, i1 est prévu un organe IV en forme de coin (fig. 18 et 19) déplaçable longitudinalement entre le flasque 99 portant les chevilles 100 et la par tie inclinée 87a de l'élément transversal ri gide 87 fixé à l'avant du chariot 63.
Un ressort X presse le coin W vers la gau che, comme on le voit sur la fig. 19, contre l'une ou l'autre des faces graduées radiale- ment d'une came Y rotative manuellement.
La came Y étant réglée à la position 0, comme il est représenté sur les fig. 18 et 19, le coin W maintient le flasque 99, et, par suite, les chevilles 100, normalement espacées par rapport aux chevilles 93, ce qui permet ainsi le déplacement -des barres 84, 85 ,eule- m.ent de la longueur de la taille en points du caractère dans une ligne à séparer d'une feuille.
Si l'on désire séparer une bande de lignes plus large de la quantité d'espace d'in terligne que la taille en points du caractère dans une ligne donnée, il suffit de régler la came Y à la graduation un, deux, trois ou quatre points que l'on peut réaliser.
Il en ré sulte que le disque 99, sous l'action du ressort. 102, se déplace à la suite du mouvement vers la gauche du coin W (sous l'action de son ressort X) et, par suite, l'espace entre les chevilles 93 et 100 augmente d'une quantité telle qu'il per- met le déplacement des barres 84-85 de la quantité nécessaire en excès sur la taille en points du caractère. <I>Procédés</I> d'utilisation <I>du</I> poinçon à deux coups.
On peut suivre deux procédés différents pour réaliser des bandes de lignes qui sont susceptibles d'être enlevées à l'aide chu poin çon à deux coups et du couteau découpeur universel précédent.
Selon un procédé, on peut découper des bandes de lignes à l'aide du couteau 55, de façon qu'elles soient temporairement main tenues à la feuille par une bandelette délicate et facilement brisable aux extrémités opposées d'une bande séparée. Ces bandelettes sont dé signées par 106 sur les fig. 25 et 25a, dans lesquelles on peut voir que les parties laté rales de la coupure 104 faite au-dessus de la ligne défectueuse L1 (représentée en trait interrompu) s'arrêtent un peu avant de ren contrer la coupure longitudinale 105 faite au- dessous de cette ligne, ce qui laisse ainsi les bandelettes délicates 106, par lesquelles la bande de lignes séparée est conservée intacte avec la, feuille de film F.
Comme on l'a déjà indiqué, on réalise les coupures 104 et 105, tandis que les perforations P1 aux extrémités opposées de la ligne L1 sont engagées sur les chevilles des barres d'alignement 84 et 85, ces dernières étant déplacées vers l'arrière entre les deux coups de poinçon, d'une distance égale à l'espace existant entre la paire de che villes 93 et 100 qui correspond à la taille en points de caractères de la ligne fil.
Les bandelettes de retenue 106 résultent de l'angle dont est incliné le bas du couteau 55 universel à trente-six points, l'ouverture de cet angle étant telle que quand le coup de poinçon est arrêté par le gabarit 75, le cou teau ne pénètre suffisamment dans la matrice pour produire des coupures latérales de lon gueur exactement égale à la taille en points du caractère indiquée sur le cadran 81 de ré glage du gabarit. Comme il est évident, on peut réaliser l'angle du couteau plus plat dans le but de réaliser des coupures d'extré- mités latérales suffisamment longues pour sé parer une bande de lignes de la feuille lors du second coup de poinçon.
Cependant, selon un autre procédé, on peut utiliser le couteau incliné 55 pour sépa rer complètement une bande de lignes, c'est- à-dire produire des coupures d'extrémités la térales suffisamment longues pour détacher complètement une bande lors du second coup de poinçon.
Pour cela, il suffit simplement de régler le cadran 81 à une taille en points un peu plus grande que celle du caractère dans la ligne à séparer (c'est-à-dire la division vingt-six points pour des caractères vingt- quatre points), de façon que les parties laté rales de la coupure 104 réalisées par le pre mier coup de poinçon soient suffisamment lon gues pour rencontrer la coupure longitudinale 105 faite par le second coup.
Evidemment, les parties latérales de la coupure 105 aux extré- mités de la ligne L2 qu'il n'est pas nécessaire de séparer sont sans utilité, mais ne gênent pas, car quand 'on remplace une ligne défec tueuse L1 séparée d'une feuille primaire par une bande de ligne corrigée séparée d'une feuille secondaire, on peut réunir les coupures latérales inutiles 105 par un ruban adhésif tel que celui utilisé de la manière décrite plus loin pour fixer la bande de ligne corrigée mise en place dans la feuille primaire .
Naturelle ment, au cas où un opérateur, avant d'enle ver un morceau de film exposé de la camera., constate que l'on doit réaliser une correction, il peut à nouveau régler la ligne corrigée sur ce morceau de film, duquel on peut ensuite la séparer et la mettre à la place de la ligne incorrecte de la manière décrite précédem ment.
On peut suivre l'un ou l'autre des pro cédés précédents selon la pratique ou les né- cessités d'un atelier considéré.
Un avantage de conserver les bandes @sé- parées temporairement maintenues sur leurs feuilles primaire et secondaire respectives est que l'on peut transporter ou accumuler les ïeuilles pour remplacer les.
bandes défec tueuses par des bandes corrigées par un opé rateur spécial, à tin exnplacemént et à un mo < ment donnés, les bandes attachées aidant alors l'opérateur à identifier immédiatement les bandes complémentaires devant être échan gées entre elles. Si, d'autre part, la pratique doit être d'identifier les lignes défectueuses et corrigées par un système de numérotage ou analogue, ou de remplacer les lignes défec tueuses par des lignes corrigées successive ment lors de leur détection,
on peut préférer le procédé consistant à séparer complètement les bandes de lignes défectueuses et corrigées en réglant le gabarit 75 au-dessus de la taille désirée.
L'action du couteau trente-six points uni versel 55 et des parties associées du poinçon, selon les réglages particuliers du gabarit 75, est illustrée sur les fig. 14, 15 et 25. Ainsi, sur la fig. 14, où l'on peut supposer que le cadran de réglage 81 du gabarit est réglé pour un caractère de douze points, le couteau a pénétré dans l'ouverture de trente-six points de la matrice d'une quantité telle que ses extrémités produisent des coupures latérales d'une longueur juste inférieure à douze points et laissent ainsi les petites bandelettes 106, comme on le voit sur la fig. 25.
Sur la fig. 15, où l'on peut supposer que le cadran 81 est ré glé pour un caractère de trente-six points, le couteau a pénétré dans l'ouverture matrice d'une quantité telle que ses extrémités pro duisent des coupures latérales d'une longueur juste inférieure à trente-six points, ce qui est le maximum correspondant à l'ouverture ma trice, laissant ainsi les petites bandelettes 107 qui retiennent la bande de lignes de trente- six points L3 presque séparée à la feuille de filin F, comme on le voit sur la fig. 25.
Dans les deux cas, on voit que la barre de pressage 69 appuie la feuille de film F fermement vers le bas contre la plaque matrice arrière 63b du chariot; cette pénétration du couteau dans l'ouverture matrice entraîne une inclinaison vers le bas de la bande de film découpée et de la barre séparatrice 67; par retrait du cou teau hors de la matrice, la barre séparatrice 67 sert à repousser la bande de film séparée vers le haut dans son plan horizontal initial par rapport à la feuille de film.
De plus, il est visible que si l'on doit régler en trop le gabarit 75, de façon à éviter de laisser les bandelettes de retenue 106 ou 107, la barre séparatrice 67 fonctionne alors pour repous ser la bande de lignes complètement séparée vers le haut dans le plan de la feuille de film où l'on peut facilement recueillir cette bande séparée à l'aide des doigts ou de brucelles, et l,.rejeter. .
La fig. 26 représente les ouvertures 01 laissées dans la feuille de film F après re trait de la bande de lignes douze points L1 défectueuse de la fig. 25, par bris des petites bandelettes de retenue 106;
elle montre égale ment l'ouverture 02 demeurant après retrait de la bande de lignes trente-six points défec tueuse L3 de la fig. 25, par bris des petites bandelettes de retenue 107.<B>Il</B> est évident que l'on obtiendrait également les ouvertures 01 et 02 si l'on réglait le gabarit 75 plus loin, de façon à éliminer les bandelettes de retenue 106 ou 107.
Le poinçon à<I>coup unique à</I> couteaux interchangeables. Les fig. 21, 22 et 23 illustrent une autre disposition du poinçon grâce à laquelle on peut; complètement séparer des bandes de lignes défectueuses d'une feuille primaire et des bandes de lignes corrigées d'une feuille secondaire par un seul coup.
Dans ce but sont prévus plusieurs couteaux interchan geables de diverses épaisseurs, que l'on peut fixer au poinçon seuls ou selon des combinai sons choisies selon la taille de points du carac tère dans -une ligne à séparer, et le gabarit de limitation de course 75 est réglé pour permet tre la pénétration totale des deux bords et des extrémités du couteau ou du groupe de couteaux dans la feuille et la rainure matrice par un seul coup .de poinçon.
Polir être utilisé avec ces couteaux, le cha riot 63 est muni, comme on le voit sur les fig. 21, 22 et 23, d'une plaque matrice avant 108 réglable d'avant en arrière par rapport à une plaque matrice arrière fixe 109, de façon à constituer une rainure matrice adaptée à des couteaux -l'épaisseurs différentes et que l'on peut fixer au choix au porte-couteau 53. Une vis de réglage 110, vissée dans le sens du bord avant de la plaque matrice 108, est mu nie d'un épaulement 111 et d'un collier 112 en contact avec les faces opposées de l'élément transversal rigide 87, de telle sorte que par rotation de la vis, on peut déplacer d'avant en arrière la plaque matrice 108 sur la plaque marbre 63c.
Pour permettre le déplacement de la plaque matrice 108, la barre de sépara tion 67 disposée dans le cas précédent entre les plaques matrices avant et arrière est natu rellement omise.
Pour régler la plaque matrice 108 par rap port à un couteau fixe 113, on abaisse momen tanément le porte-couteau 53, comme dans la fig. 21, de façon à disposer ainsi le couteau entre les plaques matrices avant et arrière, jusqu'à ce qu'en tournant la vis de réglage 110 à la manière d'un micromètre, l'opéra teur sente le réglage. La fig. 21 représente la plaque matrice 108 déplacée vers l'avant, de façon à laisser un espace pour fixer un couteau désiré, et la fig. 22 représente cette plaque matrice déplacée vers l'intérieur en contact avec le couteau fixe 113.
Toujours en se référant à ce mode de réali sation du poinçon, il est évident que comme le couteau découpeur choisi (ou groupe de couteaux) convient exactement à la taille en points des caractères d'une ligne à séparer et qu'on lui permet toujours de pénétrer com plètement dans la matrice en un seul coup de poinçon, il n'est pas néeesaire de déplacer les barres d'alignement 84 et 85 sur les chevilles desquelles sont engagées les perforations aux extrémités opposées de la bande de lignes à extraire. Il suffit seulement de régler initia lement l'anneau 90 à la taille en points des caractères de la ligne à découper, à la suite de quoi le ressort 103 agissant sur la cornière transversale 86 règle la position des barres 84, 85 en correspondance avec la cheville active 93.
Il en résulte que le haut et le bas des caractères de cette ligne sont simultané- nment alignés avec les bords coupants avant et arrière respectivement du couteau. La fig. 22n représente l'ouverture V découpée complètement, laissée dans la feuille de film P après qu'une opération de découpage unique par le couteau 113 ait complètement séparé une bande de ligne. Avec ce mode de réalisa tion du poinçon, on peut séparer une bande de ligne plus large que la taille en points des caractères de la grandeur de l' interligne entre les lignes, simplement en utilisant des couteaux qui, seuls ou en groupes choisis, sont.
suffisamment épais pour correspondre à l' interligne désiré.
Comme on le voit sur les fig. 21 et 22, il est- prévu, dans la base<B>50</B> du poinçon, un tiroir 114 pour recevoir les bandes de lignes séparées et la face intérieure de la plaque ma trice avant 108 est évidée, comme en 108a, de façon à élargir la rainure matrice au-dessous de son bord coupant pour permettre ainsi aux bandes de tomber dans le tiroir.
De plus, comme on le voit sur la fig. 23, la plaque ma trice arrière 109 comporte des prolongements vers l'avant 115, 116 qui pénètrent exactement dans des rainures complémentaires pratiquées dans la plaque matrice réglable 108, permet tant ainsi un guidage précis de cette dernière et également des barres d'alignement 84, 85 noyées dans les prolongements 115, 116; les bords supérieurs opposés internes des prolon gements 115 et 116 constituent également les extrémités de la matrice.
Une cheville d'arrêt 117 limite le mouvement vers l'avant du cha riot 63, permettant ainsi la disposition-de ce dernier pour l'insertion commode des perfo rations d'une feuille de film sur les chevilles des barres 84, 85, et la butée réglable 74 limite le mouvement vers l'arrière du chariot jusqu'au point où le bord coupant arrière du couteau 113 est aligné avec le bord avant de la plaque matrice fixe 109.
A propos des ouvertures 01, 02 et V de nieurant dans une feuille après extraction des bandes de lignes séparées par les poinçons dans ces deux modes de réalisation, on obser vera. que ces ouvertures se terminent très près des perforations des bords marginaux de la feuille, laissant ainsi la feuille intacte et pré servant également les perforations pouvant être utilisées comme moyens de correspon- dance dans des opérations ultérieures de cali brage et de mise en pages telles que décrites ci-après.
Etapes et appareillages nécessaires pour l'exécution des corrections.
On voit, d'après la description précédente, que pour chaque ligne défectueuse séparée d'une feuille originale ou primaire en utili sant les perforations qui y sont pratiquées quand la feuille est dans le porte-film 16, on prépare une ligne corrigée à substituer, avec des perforations similaires que l'on peut uti liser comme guides pour la séparation de cette ligne d'une feuille secondaire . On voit éga lement que l'on sépare les lignes défectueuses et corrigées de leurs feuilles respectives en utilisant l'un ou l'autre des poinçons de sépa ration de lignes décrits avec les mêmes ré glages par rapport à la taille en points des caractères dans la ligne correspondante.
Par conséquent, chaque bande de ligne corrigée a exactement la même dimension que l'ouver ture demeurant dans la feuille primaire après extraction de celle-ci de la bande de ligne dé fectueuse correspondante. Par conséquent, les parois longitudinales et latérales de l'ouver ture demeurant dans la feuille primaire par extraction de la bande de ligne défectueuse constituent des butées contre lesquelles on peut disposer avec précision les bords corres pondants de la bande de ligne corrigée substi tuée de façon à assurer ainsi um alignement vertical et horizontal parfait des caractères de la ligne substituée avec les caractères dans les lignes voisines non modifiées de la feuille subissant la correction.
Boîte à vide pour l'insertion des bandes <I>de</I> lignes.
Polur aider à exécuter ces corrections, c'est- à-dire à placer les bandes de lignes corrigées dans les ouvertures d'une feuille primaire dont on a extrait les bandes de lignes défec tueuses, on peut utiliser la boîte à vide éclairée 118 représentée sur les fig. 24 et 27 à 33 inclusivement.
Comme on le voit surtout sur les fig. 27, 28 et 29, la boîte 118 est munie intérieurement d'un compartiment inférieur creux 119 destiné à recevoir, dans des douilles 120, une paire de lampes allongées 121. Au- dessus, et séparées du compartiment lunni- neux 119 par une plaque transparente 122, se trouvent plusieurs chambres à vide 123, 124 et 125, isolées l'une de l'autre par des sépara tions transparentes 126 et 127,
ces dernières étant disposées de chant dans la paroi verti cale latérale de la boîte et dans la plaque de fond 122 et également dans une plaque supé rieure de recouvrement transparente 128 maintenue en place par des bandes latérales longitudinales, 129, 130.
Les chambres à vide 123, 124 et 125 com- iuiiquent individuellement avec un passaga à vide 131 au moyen d'ouvertures 132, 133, 131 d'une paroi intermédiaire 135 entre ce passage et les chambres respectives, le pas sage 131 comportant une ouverture 136 pour sa liaison .à un tuyau d'aspiration.
Pour élimi ner l'air de l'une ou plusieurs des chambres est prévue une barre-valve 137 portant un bouton 138 grâce auquel on peut la faire glis ser d'avant en arrière dans une rainure de la paroi 135 tout en restant maintenue étroite ment contre la paroi 135 grâce à des galets 139 montés sur des supports angulaires élasti ques 140, comme on le voit sur les fig. 27 et 28.
La barre-valve 137 est munie d'ouver tures 141 et 142 qui, dans la position enfon cée de la barre, représentée sur la fig. 27, sont hors de correspondance avec les ouvertures respectives 132, 133 et permettent ainsi à la barre d'empêcher la communication des cham bres 123, 124 avec le passage à vide 131. En même temps, l'extrémité intérieure de la barre-valve recouvre l'ouverture 134 et empê che la communication de la chambre 125 avec ]c passage d'aspiration 131.
Les fig. 30, 31 et 32 montrent comment on peut progressivement mettre en communica tion une ou plusieurs des chambres à vide avec le passage 131 en faisant glisser la barre- valve 137 vers l'avant jusqu'à différentes po sitions déterminées par<B>-</B>engagement d'une dé tente élastique 143 dans des encoches de repé rage pratiquées dans un organe 144 fixé à la barre. Ainsi, dans la première position vers l'avant de la barre-valve, comme il est repré senté sur la fig. 30, seule l'ouverture 134 est découverte, ce qui permet ainsi de créer le vide dans la chambre 125.
Dans la seconde position vers L'avant de la barre-valve repré sentée sur la fig. 31, les ouvertures 133 et 134 sont toutes les deux découvertes, l'ouverture 142 correspondant à l'ouverture 133 et met tant ainsi les chambres 124 et 125 en commu nication avec le passage sous vide 131. Dans la troisième position de la barre-valve, repré sentée sur la fig. 32, les ouvertures 141 et 142 de la barre correspondent toutes deus avec les ouvertures respectives 132 et 133, tandis que l'autre ouverture 134 demeure dé couverte, de sorte que les trois chambres sont ouvertes au passage sous vide 131 pour qu'on en aspire l'air.
Les lampes 121 sont reliées par un câble 145 à une source de courant que l'on peut ouvrir et fermer au moyen d'un interrupteur 146. On peut prévoir tous systèmes de valves pour le contrôle de la conduite d'aspiration sous vide reliée en 136.
Comme on le voit clairement sur les fig. 24, 27 et 28, la plaque supérieure transparente de recouvrement 138 de la boîte à vide est munie d'un certain nombre de rangées de per forations 147 communiquant avec les diffé rentes chambres à vide. Par suite, quand on dispose sur le couvercle de la boîte une feuille de film F, comme il est représenté sur la fig. 24, les parties de celui-ci reposant au-des sus d'une ou plusieurs chambres à vide dont on a retiré l'air par man#uvre de la barre valve 137 sont susceptibles d'être attirées fer mement contre le couvercle.
On voit sur la fig. 24 la facilité apportée par la boîte à vide 118 dans l'insertion des bandes de lignes corrigées dans les ouvertures laissées dans une feuille primaire par extrac tion d'une bande de ligne défectueuse. Ainsi, quand on dirige avec les doigts une bande de ligne corrigée 148 dans l'ouverture 149, l'aspi ration de l'air par les perforations apparais sant à travers cette ouverture agit de façon à attirer en place la bande de ligne insérée. Si cette bande est dirigée de façon imprécise vers l'ouverture, on peut facilement la mettre en place, tandis que le vide agit encore pour l'attirer et en même temps maintenir la feuille de .film à plat et stable.
L'éclairage par les lampes 121 sert à aider matériellement l'opérateur pour la mise en place de la bande de ligne et également pour la lecture de celle-ci afin de vérifier qu'elle constitue la bonne bande pour l'ouverture particulière considérée. De plus, comme l'ou verture 149 laissée dans la feuille primaire par extraction de celle-ci d'une ligne défec tueuse convient exactement en dimensions et en disposition pour recevoir la bande de ligne corrigée à insérer,
les parois longitudinales et latérales de l'ouverture 149 fournissent des repères commodes pour le déplacement ra pide de la bande à insérer exactement en place e1; à plat dans le plan de la feuille de film.
Lors du pointage de la bande corrigée insérée 148 dans l'ouverture 149, on peut fixer la bande par exemple en appliquant de petits morceaux de rubans transparents adhésifs transversalement aux extrémités opposées, ou une bande longitudinale recouvrante de ce ruban en prenant soin d'éviter de recouvrir les perforations. Il est bien entendu que, dans les phases suivantes exécutées avant la réali sation d'une plaque d'impression portant les caractères de cette feuille corrigée, toutes li gnes fantômes qui pourraient provenir des bords des petits morceaux ou des bandes adhésives disparaissent ou peuvent être éli minées selon des procédés connus.
<I>Table de</I> calibrage. La forme d'exécution de l'installation comprend une table de calibrage (fig. 34) construite de façon à permettre l'utilisation, pour l'alignement, des perforations poinçon nées dans une feuille quand celle-ci est dans le porte-film 16.
Comme on le voit, la table de calibrage représentée a l'allure générale dune table de calibrage de photographe classique, avec: cer taines modifications. Ainsi, elle comporte une base 150, représentant une table plate 131, et un couteau coupeur à charnière 152. Pour le but envisagé, l'échelle en cm classique au som met de cette table est remplacée par une échelle en ems d'imprimeur avec des gradua tions en demi-ems.
La table 151, de préférence métallique, com porte des rainures 154 à chaque division demi- em de l'échelle, sauf polur une bande voisine du couteau (dont la largeur représente les six pre miers ems), qui est simplement incisée à inter valle d'un demi-em, comme en 155. Les rai- nures et les incisions sont toutes parallèles au bord de découpage 156, et la largeur des rai nures est égale au diamètre des perforations de la feuille de film.
Le but des rainures 154 est de recevoir des chevilles d'alignement 157 (fig. 41) com portant une tige 158 adaptée aux perforations du filmn et aux rainures avec juste assez de jeu pour permettre l'insertion et l'extraction des chevilles axialement sans rester fixées. Les incisions 155 procurent un gabarit pour l'ali gnement quand on calibre les espaces de tête et de bas.
Pour maintenir une feuille de film ou de papier développée fermement au voisinage du bord de découpage de la table, de façon à évi ter le déplacement de la feuille pendant son découpage, il est prévu un bras de serrage 159. Comme on le voit, ce bras comporte un recouvrement 160 de caoutchouc mou qui entre en contact en s'écrasant avec la feuille de film ou de papier placée sur la table 151 quand on abaisse le bras en le verrouillant au moyen d'un loquet élastique 161.
Comme on le voit, les rainures 154 et les incisions 155 sont clairement visibles polir l'alignement à travers les films positifs trans parents, mais pas à travers les films négatifs et le papier. Par conséquent, il est prévu, pour l'utilisation avec les négatifs et le pa pier, un élément de recouvrement transparent et flexible 162 représenté sur la fig. 36. Cet élément a une largeur de 6 ems et, comme la bande terminale ou les six premiers ems de la table 151, il porte des marques à un demi-em d'intervalle.
Quand on s'occupe de film né gatif ou de papier, on insère librement une extrémité de l'élément 162 dans une rainure 163 existant au-dessous de l'échelle 153 et on l'y fixe par une cheville 164 (fig. 35) et, à son autre extrémité, par une cheville analogue, cette dernière passant à travers un troll 165 aligné avec un trou 166 de la table 151.A son extrémité extérieure, l'élément 162 est muni d'une barre métallique 167 qui, prenant.
appui sur lui bord latéral 168 de la table, ir.aintient l'élément 162 légèrement surélevé par rapport à la surface de la table. Cette élé vation procure du jeu pour déplacer le filin ou le papier sur la table pour aligner des lignes de caractères (visibles à travers l'élé ment recouvrant), avec les marques 155 de celle-ci convenant aux opérations de calibrage nécessaires.
Pour utiliser la table de calibrage, l'opéra teur peut procéder de différentes façons, se lon sa convenance et son habileté, mais il est cependant préférable, dans tous les cas, de disposer la feuille sur la table, le côté émul sion vers le haut, pour éviter ainsi des éra flures par la surface rainurée quand on dé place la feuille sur celle-ci. A titre d'exem ple illustratif, on suppose que l'on doit déta cher de la feuille de film F de la fig. 3 7 les groupes G et G1 de caractères pour obtenir des unités séparées destinées à être associées côte à côte comme parties d'une page impri niée à deux colonnes.
De plus, on suppose que la mise en pages nécessite un espace de tête et un espace de bas de 2 ems à laisser au dessus et au-dessous . de ces groupes séparés de caractères et un espacement de 5 ems de petits fonds entre les colonnes. On peut éga lement remarquer que, dans les fig. 37 à 48 inclus, qui concernent les opérations de cali brage et de mise en pages, le film représenté a une largeur telle qu'il peut être utilisé polir composer des lignes de caractères d'une lon gueur .de 30 ems ou moins.
Avant de détacher de la feuille de film F de la fig. 37 les groupes de caractères G et Gl, la première phase logique est de réaliser le calibrage laissant l'espace de tête de 2 ems désiré au-dessus du groupe de caractères G. Dans ce but, l'opérateur place simplement la feuille sur la table et la déplace jusqu'à ce que le sommet des caractères de la première ligne a apparaisse raisonnablement aligné avec la marque 2 ems, comme on le voit sur la fig. 38.
Puis, dans le but de fixer positive ment l'alignement de faon précise et paral lèle par rapport au bord de découpage de la table, il insère des chevilles 157 dans la paire de perforations P (de chaque côté d'une ligne quelconque de la feuille) dont il a observé qu'elles coïncident avec une rainure 154. Cet état des éléments préparant à la man#uvre du couteau est représenté sur les fig. 38 et 40, et la ligne en trait interrompu c de la fig. 38 indique la ligne de calibrage ou de découpage réalisée par le couteau.
Dans le but ensuite de détacher les grou pes de caractères G et Gl en tant qu'umités individuelles, on extrait les chevilles 157 et l'on déplace la feuille vers la droite jusqu'à ce que les sommets des caractères de la pre mière ligne b du groupe Gl apparaissent alignés avec la marque 2 ems. Puis en insé rant les chevilles 157 comme précédemment pour fixer l'alignement, on réalise un décou page transversal suivant la ligne c1. Cette cou pure calibre le groupe Gl à l'espace de tête 2 eums désiré et en même temps détache le groupe G sous forme d'une unité séparée, mais en nécessitant un autre découpage, comme il est décrit plus loin, pour calibrer l'espace de bas de 2 ems désiré.
En retirant à nouveau les chevilles, on peut encore déplacer la feuille vers la droite jusqu'à ce que la dernière ligne b1 du groupe G1 soit au moins à 2 ems au-delà du bord de découpage de la table, de faon à réaliser une coupure transversale entre les groupes G1 et G2 qui laisse au premier de ceux-ci, une fois détaché, suffisamment de film blanc pour le calibrage ultérieur de l'espace de bas 2 ems désiré. Avec le groupe de caractères G1 déjà éliminé de la table, on voit que l'on ne peut pas utiliser à. ce moment les marques pour mesurer l'espace de bas.
Par conséquent, le procédé consiste simplement à maintenir une échelle de ems mobile sur la feuille et à observer grossièrement à quel moment la der- nière ligne b1 est un peu plus loin que 2 ems de la droite du bord de découpage, puis à insérer des chevilles 157, comme précédem ment, et à couper de façon à détacher les ca ractères G1 qui, comme le groupe G précé demment détaché, peut être calibré ultérieu rement de faon précise pour son espace de bas, de la manière décrite ci-après.
On peut ensuite calibrer les unités sépa rées portant les groupes de caractères G et G1 respectifs pour leur espace de bas de 2 ems désiré par l'un ou l'autre des deux procédés, dont l'un est représenté sur la fig. 39 et l'au tre sur la fig. 47, les deux nécessitant de re tourner l'unité de film de 180 , de façon à utiliser' les marques 155 comme gabarit de l'espace de bas.
, Le procédé de l'exemple représenté sur la fig. 39 est utilisable toutes les fois qu'il est possible -de trouver dans l'unité à calibrer une paire de perforations correspondant avec une rainure 154 lors de l'alignement du bas #, des lettres de la dernière ligne avec. la marque appropriée à l'espace de bas désiré.
Comme on le voit sur la fig. 39, l'unité portant le groupe de caractères G répond à cette condition, les chevilles 157 étant insérées dans une rainure 154 et le bas des lettres de la dernière ligne al étant aligné avec la marque 2 ems. Par conséquent, une coupure transversale réalisée suivant la ligne c2 donne l'unité séparée re présentée sur la fig. 42 comportant l'espace c désiré de 2 ems au-dessus et au-dessous du groupe de caractères G. L'unité portant le groupe de caractères G1 répond également à.
la condition ci-dessus et est représentée sur la fig. 43 après avoir été détachée et calibrée à , l'espace de bas 2 ems désiré.
L'autre, procédé, représenté sur la fig. 47, est utilisable quand on s'occupe: a) d'une unité telle que F1 portant seulement une ligne ou deux de caractères, et trop courte même 1 pour recouvrir la partie rainurée de la table, et b) d'une unité qui pourrait recouvrir même une partie considérable des rainures, mais dépourvue de lignes et ainsi de perfora tions correspondant à des caractères sur cette i partie recouvrante. Dans ces deux cas, qui empêchent évidemment d'utiliser les chevilles 157 pour l'alignement, on pousse l'unité vers le haut dans la rainure 163 (fig. 35) existant au-dessous de l'échelle 153 décrite à propos des fig. 34 et 35.
Là, comme on le voit sur la fig. 47, le bord droit e de l'unité repose contre l'épaulement vertical placé au-dessous de l'échelle et sert à aligner à angle droit l'unité pour le calibrage à la distance désirée, par exemple sur la ligne en trait interrompu f 1 au-dessous du bas des caractères de la ligne dernière ou unique f. Comme on le voit, l'unité F représentée sur la fig. 47 pourrait également être calibrée à l'espace de bas 2 ems grâce au procédé indiqué sur la fig. 47, et ainsi sans utiliser les chevilles 157.
Il reste alors à calibrer les unités de film des fig. 42 et 43 à la largeur nécessaire pour les mettre en pages côte à côte avec l'espace de petits fonds désiré de 5 ems entre elles. Comme pour le calibrage de l'espace de tête et de bas, les perforations pratiquées initiale ment dans le porte-film 16 et encore conser vées sont à nouveau utilisées comme moyen de base pour disposer les unités respectives pour leur calibrage latéral ou marginal.
lA titre illustratif pour l'explication du procédé pour le calibrage marginal, on sup pose que les lignes de caractères constituées par les groupes de caractères G et G1 ont une longueur de 10 ems. Ceci signifie qu'avec l'espace de petits fonds de 5 ems désiré entre ces groupes quand on les met en pages côte à côte (voir fig. 46), la distance totale de la marge de départ de lignes du groupe G à la marge correspondante des lignes du groupe G1 doit être de 15 ems.
Et comme la distance entre les perforations et la marge de départ de lignes est constante et la même pour les lignes des deux groupes de caractères, les perforations, quand on les utilise pour la dis position des unités de film côte à côte, comme s et u ir la fig. 46, sont égalein en t séparées de 15 ems.
Pour calibrer l'unité constituée par le groupe G à la largeur nécessaire pour satis faire à cette dimension de 15 ems et ainsi évi ter le chevauchement quand on le place à côté du groupe G1, on utilise les perforations et les chevilles 157 de la manière représentée sur la fig. 44, dans laquelle les chevilles insérées dans deux perforations quelconques assurent que la coupure à réaliser est parfaitement à angle droit sur le côté gauche avec les bords supérieurs et inférieurs déjà calibrés ainsi qu'avec les lignes de caractères.
Comme on le voit, on insère les chevilles dans la rainure 141/2 ems, de telle sorte qu'une coupure sui vant la ligne x entraîne une unité mesurant 14i/2 ems depuis les perforations de gauche jusqu'au bord calibré droit. L'unité G ainsi calibrée est représentée sur la fig. 46.
Un arrive à cette mesure de 141/2 ems en utilisant une formule simple. applicable uni versellement au système présent pour le cal cul du calibrage marginal dans une mise en pages à colonnes multiples, c'est-à-dire: lon gueur de lignes (10 ems) phis petits fonds (5 ems) moins 1/2 em. La déduction de l/z em est prévue de faon qu'on puisse laisser l'unité G1 suffisamment libre à son bord gauche pour conserver intactes les perforations voi sines car, comme on le voit si le groupe G était calibré à 15.
ems, il serait alors néces saire pour obtenir les petits fonds de 5 eins désirés de calibrer une bande étroite du bord gauche du groupe G1 suivant une ligne qui enlèverait les perforations ou au moins les rencontrerait.
On doit alors calibrer le bord gauche de l'unité portant le groupe de caractères G1 à angle droit et suivant une ligne telle que de puis son bord gauche jusqu'aux perforations voisines, il ne mesure pas plus de 1/2 élu, cette .quantité étant déduite du groupe G par la formule précédente. En fait., l'espacement choisi pour les poinçons du porte-film, déter minant ainsi la distance entre les lignes de perforations du film, est de préférence tel qu'il reste un peu moins de 1/2 em après le calibrage.
Ceci a pour but, comme on le voit sur la fig. 46, de laisser un léger espace entre les deux unités quand elles sont disposées côte à côte, de façon à permettre aux unités res pectives d'être parfaitement libres de se dé placer verticalement pour mettre - les lignes correspondantes en alignement horizontal, comme il est décrit ci-après. Dans ce but, on retourne l'unité G1 de 180 pour présenter son bord gauche au bord de découpage de la table de calibrage et on insère des chevilles 157 dans la rainure 16 1/2 ems pour assurer l'alignement à angle droit, de façon à réaliser la coupure de calibrage suivant la ligne y (fig. 45).
On utilise la rainure 161/2 ems pour l'ali gnement en réalisant la coupure suivant la ligne y, parce que cette mesure est suffisam ment supérieure a l'espacement ou distance entre les lignes de perforations aux extrémités opposées de lignes de caractères pour assurer qu'il demeure une quantité notable de matière entre les perforations et le bord coupé, ce qui préserve ainsi les perforations et permet de les utiliser avec la table de mise en pages.
Table de mise en pages.
On utilise une table de mise en pages pour assembler des umités ou blocs de caractères apparentés après calibrage aux dimensions spécifiées dans des formes de pages ou de co lonnes à partir desquelles on réalise la plaque d'impression finale. Pour permettre à nou veau l'utilisation des perforations pratiquées par les poinçons disposés dans le porte-film 16 dans le procédé de mise en pages, on uti lise la table de mise en pages des fig. 48 et 49. Comme représenté, la table de mise en pages comprend une base 169 analogue à une boîte étanche à l'air, comportant une plaque trans parente supérieure 170, de préférence grainée ou dépolie, et est éclairée par en dessous par des lampes allongées 171 montées dans la base.
La plaque supérieure 170 est munie sur toute sa largeur de rainures 172 espacées d'un 1/2 em et analogues aux rainures de la table de cali brage. Des trous 173, pratiqués dans certaines rainures et espacés le long de chaque rainure, communiquent avec la chambre à vide 174 re liée avec une conduite d'aspiration par un orifice 175.
Le long du bord transversal supérieur de la table, et au niveau de la plaque supérieure, est disposée une échelle de ems 1 î 6. Le long du côté gauche de la table et également au ni veau de la plaque supérieure est disposée une échelle<B>1.77</B> comportant une graduation en ems sur son bord intérieur, et une graduation en cm le long de son bord extérieur, ces gra duations procurant à l'opérateur des gabarits convenant à toutes spécifications de mise en pages.
Pour disposer des unités calibrées portant les groupes de caractères G et G1 dans la forme à deux colonnes -représentée sur la fig. 46, on utilise la table de mise en pages de la manière indiquée sur la fig. 48, Ainsi, si l'on se réfère à la fig. 48, le groupe G (calibré comme sur la fig. 44)
est disposé sur la table à la distance convenable de son bord supérieur puis fixé à angle droit par deux chevilles 157a qui passent à travers deux perforations et dans la rainure zéro, comme indiqué sur l'échelle 176. Le groupe G1 (calibré comme sur la fig. 45) est alors disposé sur la table -à droite du groupe G, alors fixé à angle droit par deux chevilles 157a disposées au travers de deux perforations sur son bord gauche et dans la rainure 15 ems indiquée sur l'échelle 176.
Les chevilles 157a sont analogues aux chevilles 157 de la fig. 41, sauf que leurs têtes sont un peu plus petites pour moins gêner la règle en T 178.
Comme on le voit, les chevilles 157a .fixent les unités G et G1 respectivement positive ment contre tout déplacement dans la direc tion transversale, et leur insertion dans des rainures espacées -de 15 ems assure les petits fonds de 5 ems désirés entre les lignes de ca ractères, comme on le voit sur la fig. 46.
Ce pendant, comme les rainures 172 permettent le déplacement d'ensemble des unités portant les caractères et des chevilles insérées dans la direction longitudinale des rainures, on peut régler relativement les unités jusqu'à ce que les hauts et les bas des lettres de lignes cor respondantes en longueur sur les unités res pectives soient alignés horizontalement, comme on l'observe grâce au T 178.
Une fois qu'on a atteint cet alignement horizontal, on ouvre la conduite d'aspiration de faon à maintenir fermement les unités de film en position réglée et on enlève le T, puis on peut appliquer un morceau de ruban adhé sif transparent TA (fig. 46) pour relier en semble les unités voisines dans leur position appropriée. Puis en fermant l'aspiration. et en retirant les chevilles 157, on peut repren dre sur la table de mise en pages les unités réunies en une unité unique.
Comme il est indiqué sur la fig. 46, les unités G et G1 ali gnées transversalement et fixées ensemble peuvent être fixées à d'autres unités similaires par un ruban adhésif<I>TB,</I> ces autres unités ayant été associées dans le sens de la longueur ou dans le sens des colonnes sur la table de mise en pages de la manière déjà décrite avant cette fixation.