Machine à composer typographique. La présente invention a pour objet une machine à composer typographique.
Une forme d'exécution particulière de la machine suivant l'invention est conçue pour manipuler des fontes de matrices qui diffè rent les unes des autres par les dimensions et le nombre des caractères, par exemple les fontes normales des textes de 90 caractères, étant utilisées exclusivement pour la compo sition de textes uniformes, et les fontes spé ciales de 72 caractères étant utilisées pour la composition des entêtes de lettres ou des textes publicitaires.
Les magasins des matrices utilisés dans ce cas sont de dimensions et de formes normali sées, mais ils diffèrent par le nombre et la disposition de leurs conduits de matrices, les magasins normaux étant pourvus de 91 con duits espacés à la manière différente pour correspondre aux colonnes de matrices des fontes spéciales plus larges. Les magasins sont disposés par paires superposées, chaque paire comprenant un magasin de 90 caractères et un magasin de 72 caractères, et les matrices contenues dans ces magasins pouvant être extraites de chacun de ces derniers par l'ac- tionnement du même clavier et sans qu'il soit nécessaire de soulever ou d'abaisser les maga sins.
En outre, après que l'opération de mou lage a été effectuée, les matrices sont auto matiquement ramenées et redistribuées dans les conduits convenables des magasins d'où elles avaient été extraites. Compte tenu du fait qu'un clavier unique peut être utilisé pour effectuer l'extraction des matrices de deux magasins distincts dont les nombres et les espacements des dispositifs d'échappement de matrices sont différents, on prévoit habituellement des groupes distincts de dispositifs de liaison en forme de longues tiges pour accoupler mécaniquement le clavier aux échappements des magasins, un groupe de ces tiges servant à actionner les échappements de magasins à 90 caractères et l'autre les échappements des magasins à 72 caractères.
De plus, il est généralement prévu une gou- lotte mobile et susceptible de réglage, de façon à conduire des matrices en provenance de l'un ou l'autre des magasins adjacents dans une plaque antérieure pourvue de conduits et com mune aux deux magasins.
Particulièrement, mais pas exclusivement, la machine objet de l'invention est destinée à être employée avec un mécanisme décrit dans le brevet N 296683, mécanisme dans lequel deux séries de longues tiges de connexion sont montées dans un bâti de support articulé à sa partie supérieure de façon que les extré mités inférieures de chaque série de tiges puis sent être amenées en alignement de fonction nement avec les éléments du clavier.
La machine suivant la présente invention comprend un mécanisme de clavier, des dispo sitifs de libération des matrices et un assem blage de tiges dont certaines au moins cou dées latéralement, ces - tiges étant disposées côte-à-côte et établissent la liaison entre ledit mécanisme de clavier et lesdits dispositifs de libération des matrices et est caractérisée en ce que les parties coudées latéralement d'une sur deux des tiges sont déportées de champ d'une telle manière que chaque- tige peut être levée sans être gênée par les tiges adjacentes.
Le dessin. annexé représente, à titre d'exemple, carie forme -d'exécution de la ma chine objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue de côté, avec coupe partielle.
La fig. 2 est -une vue. analogue à celle de la fig. 1, les pièces occupant d'autres posi- tions.
La fig. 3 est une coupe horizontale par la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue partielle, en éléva tion, montrant la disposition de longues tiges de liaison et leur bâti mobile.
La fig. 5 est une vue en perspective, à plus grande échelle, montrant, avec phis de détails, la, disposition des tiges de liaison.
La fig. 6 est une vue partielle en éléva tion, montrant la commande de l'une des-tiges de liaison.
La machine représentée au dessin est équi pée. avec quatre magasins superposés A1; A2; A3 et A4 susceptibles d'être soulevée et abais= sés-dans le bâti de la machine par la manoeu- vre d'une manivelle B pour amener en posi tion de travail par rapport à l'entrée C d'un assembleur et d'un mécanisme de distribution;
non- représenté,. soit les deux.- magasins supé rieurs, soit les deux magasins -inférieurs. - Le second et le -quatrième magasin A2- et A4 sont agencés pour contenir les -fontes de textes de 90 caractères ordinaires,,
tandis que- le premier et le troisième magasin- A1 et As -sont -d'une forme différente et agencés pour contenir- les fontes pour la publicité- .à 72 caractères spé- çiaux_ - - L'entrée C de l'assembleur comprend une goulotte supérieure C1 destinée à coopérer avec le magasin Ai ou A3, un pont inférieur cloisonné 03 destiné à coopérer avec le maga sin A2 ou- A4,
et une goulotté réglable -C2 des- tinée.-.à coopérer soit avec la goulotte C1, soit avec le pont C3. La goulotte C1 est montée à charnière ou sur des consoles latérales anté rieures 0 du bâti de la machine et peut.
être basculée vers l'avant à volonté pour accéder aux magasins. La goulotte 02 est fixée à un bras oscillant C4 également tourillonné dans les consoles 0 et pourvu d'un bras de mani velle C5 qui peut être actionné pour basculer la goulotte en avant et en arrière et en effec tuer les réglages.
Une vis 17i (fig. 2), fixée sur la plaque latérale 01 (fig. 1) du bâti de la machine, est destinée à. venir s'appuyer sur une partie supérieure du bras de mani velle C5 pour maintenir la goulotte C2 dans sa.
position de réglage antérieure, c'est-à-dire vis-à-vis de l'extrémité- inférieure de la gou- lotte C1. Une vis analogue Ü2, non représen tée, également fixée sur la plaque latérale 01, est destinée à venir appuyer sur une -partie inférieure du bras de manivelle C5 pour main tenir la goulotte C2 dans une position de ré glage postérieure, c'est-à-dire vis-à-vis du pont C3.
Dans chacune de ses positions de réglage, la goulotte C2 dirige des matrices extraites du magasin choisi dans une glissière C 7 pour-nie de conduits et disposée dans une position verticale fixe, et d'où les matrices sont dirigées dans l'assembleur proprement. dit pour la composition- des lignes.
Chacun des magasins est. pourvu d'échappe ments a de libération des matrices dont les mécanismes d'actionnement comprennent géné ralement -une série de leviers D dirigés de l'avant à l'arrière et articulés en des points fixes;
une série correspondante de coulisseaux de commande D1 portés par la goulotte C2, une série de petits organes de commande D2 montés dans la goulotte C1 et actionnés par les coulisseaux D1. Les leviers D sont com mandés à partir d'un clavier F par l'inter médiaire de deux séries de. tiges verticales Ds, D4 qui seront décrites en détail plus loin.
Le réglage de la goulotte C2, dans l'une ou l'autre de ses deux positions différentes, est effectué par un levier à main F qui (fig. 3) est fixé à une extrémité sur un arbre court F1 monté dans la console antérieure 02 du bâti de la machine. A l'extrémité opposée de l'arbre F1 est fixé un bras P2 accouplé par une bielle P4 à un levier coudé P3.
Ce dernier est calé sur un court arbre oscillant F5, et son bras horizontal est articulé sur une longue tige P6 qui s'élève verticalement et qui est accouplée librement au bras de manivelle C5 au moyen d'un axe d'articulation P7 engagé dans un oeil allongé de ce bras. L'axe P7 est porté par un levier Fs (fig. 4) susceptible de pivoter sou l'arbre C4 du pont C3.
Un mécanisme de fixation G, d'un genre connu, est utilisé pour fixer la goulotte C2 dans sa position après réglage et pour la relâ cher avant un réglage de celle-ci.
Des séries distinctes de tiges verticales D3, D4 sont destinées à actionner les leviers D, les tiges D3 constituant la série active pour libérer les matrices du magasin supérieur A1, quand la goulotte C2 est dans sa position antérieure en face de l'extrémité inférieure de la goulotte Cl (fig. 2), et les tiges D4 constituant la série active pour libérer les matrices du magasin inférieur A2, quand la goulotte C2 est dans sa position posté rieure en face du pont C3 (fig. 1).
Les deux séries de tiges D3,<I>D4</I> sont supportées dans un bâti réglable J, de façon à pouvoir coulisser entre des entailles pratiquées dans des plaques inférieures Jl, J2, en forme de L, et des plaques supérieures J3, J4. Un support- guide supplémentaire pour les tiges situées sur le côté gauche de la machine est constitué par une barre entaillée R (fig. 4).
Le bâti J des tiges est monté à charnière à. l'extrémité supérieure de supports J5 fixés aux consoles latérales 01 du bâti de la ma chine, de telle manière que ce bâti J entier puisse osciller pour amener les extrémités inférieures de chacune des séries de tiges D3, D4 en alignement avec une série unique d'or ganes de commande El actionnés à partir du clavier E, tout en maintenant les extrémités supérieures des tiges des deux séries au con tact des leviers D. Les deux séries de tiges Ds, D4 sont pourvues, à- leurs extrémités infé rieures, d'épaulements destinés à venir appuyer sur une barre-support J6 portée par le bâti des tiges (fig. 4 à 6).
Le déplacement du bâti J des tiges, ainsi que celui de la goulotte C2, est effectué sous la, commande du levier à main F. Un levier J7 est fixé à un court arbre oscillant F5, et un levier J9 est de même fixé à un second arbre oscillant, plus long, Js qui s'étend transversalement sur toute la largeur du bâti des tiges (fig. 3).
Les leviers J7 et J9 sont accouplés par Une bielle Jle, de sorte que l'arbre Js peut osciller dans les deux -sens sous la commande du levier à main P. Deux autres leviers J11 sont aussi fixés sur l'arbre Js et accouplés par des bielles J12 à l'extré mité inférieure du bâti J des tiges, près de ses bords opposés.
Par suite, il est clair que, lorsque le levier à main P est soulevé pour amener la goulotte C2 vis-à-vis de la goulotte Cl,<B>lé</B> bâti J pivote- en même temps dans ses paliers-supports J5 pour amener la série de tiges D3 en alignement avec les organes de commande El du clavier (fig. 2) pour être actionnés par ces organes.
De même, lorsque le levier P est abaissé pour placer la goulotte C2 en coïncidence avec le pont C3, le bâti des tiges pivote dans ses paliers pour amener la série des tiges D4 en position pour être commandées par les organes de commande<B>El</B> sous la dépendance des touches (fig. 1).
Afin de réduire la charge à vaincre pour actionner le levier à main P et, en particulier, pour compenser le poids de la goulotte ré glable C2, un contrepoids C9 est suspendu de façon à pivoter sur la console 03 au moyen d'un levier<B>Cl'</B> qui est accouplé à l'extrémité inférieure du bras de manivelle C5 par une bielle d'accouplement C1o. Le levier<B>Cl'</B> est pourvu d'un prolongement fileté C12 sur lequel est susceptible de se visser le contre poids C9 de façon que la force de compensa tion puisse être
modifiée selon les différentes conditions.
Lorsqu'on utilise des magasins du type large, la largeur de leur extrémité de sortie inférieure est beaucoup plus grande que la. largeur du clavier E, et ils se prolongent géné ralement à droite et au-delà de ce clavier. Comme montré par la fig. 4, un certain nombre des tiges D3, D4, sur le côté droit de la machine, sont coudées latéralement vers la droite afin d'actionner les échappements a placés au-delà et à droite des organes E1 com mandés par came. Ces tiges sont un peu plus épaisses et plus fortes que les tiges normales, de sorte -qu'elles ne se trouvent pas affaiblies par le fait de les couder à l'angle nécessaire.
De même, comme on le voit mieux à la fig. 5, la partie moyenne inclinée d'une sur deux des tiges D3' du groupe D3 est déportée de champ vers l'avant, de faon que son bord arrière d soit écarté du bord antérieur<B>dl</B> de la tige adjacente, à droite. De la même façon, la partie inclinée moyenne d'une sur deux des tiges<I>D4'</I> du groupe<I>D4</I> est déportée de champ en arrière, de façon que son bord antérieur d2 soit écarté du bord postérieur d3 de la tige adjacente, à droite.
Les parties extrêmes ver ticales de toutes les tiges de chaque groupe sont toutefois en alignement dans le sens transversal et parallèle, comme d'habitude, pour coopérer avec les organes de commande E1 du clavier' à leurs extrémités inférieures, et avec les leviers d'échappement D, à leurs extrémités supérieures.
Avec les tiges ainsi établies et disposées (fig. 6), lorsqu'une tige non déportée, D3 ou D4, est soulevée pour libérer anse matrice, sa partie moyenne incli née est libre de se déplacer au-delà de la partie moyenne inclinée de la tige déportée adjacente, à gauche, de sorte que, bien que les tiges soient étroitement rapprochées, elles ne peuvent se gêner mutuellement.