CH307061A - Procédé pour la formation d'alliages superficiels de diffusion. - Google Patents

Procédé pour la formation d'alliages superficiels de diffusion.

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CH307061A
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    • C23CCOATING METALLIC MATERIAL; COATING MATERIAL WITH METALLIC MATERIAL; SURFACE TREATMENT OF METALLIC MATERIAL BY DIFFUSION INTO THE SURFACE, BY CHEMICAL CONVERSION OR SUBSTITUTION; COATING BY VACUUM EVAPORATION, BY SPUTTERING, BY ION IMPLANTATION OR BY CHEMICAL VAPOUR DEPOSITION, IN GENERAL
    • C23C10/00Solid state diffusion of only metal elements or silicon into metallic material surfaces
    • C23C10/06Solid state diffusion of only metal elements or silicon into metallic material surfaces using gases
    • C23C10/14Solid state diffusion of only metal elements or silicon into metallic material surfaces using gases more than one element being diffused in one step

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Description


  Procédé pour la formation d'alliages superficiels de     diffusion.       La présente invention est relative à un  procédé pour former un alliage de diffusion  superficielle, notamment de chrome, sur une  pièce métallique par traitement de cette pièce,  disposée dans une cuve, à l'aide de vapeurs  d'halogénure du ou des métaux d'addition en  gendrées dans ladite cuve, dans lequel les  matières à partir desquelles sont produites les  vapeurs d'halogénure comprennent au     moins     un cément capable, sous le simple effet d'un  chauffage, de dégager de telles vapeurs, et  dans lequel aucun cément n'est en contact  avec la pièce.  



  On sait, que des alliages de diffusion super  ficielle d'un métal d'addition peuvent être obte  nus sur des pièces métalliques par l'action,  sur lesdites pièces, d'un halogénure dudit mé  tal d'addition, cet halogénure étant obtenu à  partir d'un cément contenant soit l'halogénure       dudit    métal d'addition sous forme solide ou  liquide, soit les composants solides ou liquides       nécessaires    pour former ledit halogénure, ledit  cément étant placé dans la cuve de traitement  hors de contact de la. pièce à traiter et le tout  étant chauffé à une température convenable  pour obtenir le dégagement de vapeurs     dudit          halogénure.     



  Cependant., alors qu'un cément. tel que  défini ci-dessus     est    capable, par lui-même et  uniquement sous l'effet du chauffage, de dé  gager un halogénure du métal d'addition, on  sait qu'il existe d'autres sources possibles d'un    tel halogénure. Par exemple, une masse de  métal (notamment sous forme de morceaux)  placée dans la cuve où des vapeurs     d'halogé-          nure    sont engendrées par un cément, peut être  attaquée par les vapeurs d'un acide halogéné  résultant de l'action desdites vapeurs     d'halo-          génure    sur le métal de la pièce en traitement,  de manière à former un halogénure du métal  de ladite masse.

   Une telle source d'halogénure  du métal d'addition n'est pas un cément parce  qu'elle ne fournit d'halogénure que lorsqu'elle  est placée, dans la cuve de traitement., en pré  sence des vapeurs d'un acide halogéné, tandis  qu'un cément contient tout ce qui est néces  saire pour donner l'halogénure du métal d'ad  dition uniquement sous l'effet d'un chauffage  approprié. L'ensemble de ces sources     d'halo-          génure    constitue cependant les  matières à  partir desquelles sont produites les vapeurs       d'halogénures .     



  Le procédé suivant la présente invention  est caractérisé en ce que lesdites matières ont       uné    composition telle que, par chauffage, il se  forme dans la cuve au moins deux halogénures  différents, et en ce que ces matières sont ré  parties en au moins deux masses distinctes  placées dans deux zones différentes de ladite  cuve, une de ces zones étant disposée au-dessus  de la pièce à traiter.  



  Sur le dessin annexé, les     fig.    1 à 3 sont  des schémas montrant diverses dispositions, à       l'intérieur    d'un four de réaction, des matières      à partir     desquelles    sont produites les vapeurs  d'halogénure.  



  La     fig.    4 représente, de faon schématique  et en coupe verticale, un four de traitement  pour une mise en     oeuvre    particulière du pro  cédé selon l'invention.  



  Le procédé selon l'invention offre, notam  ment dans le cas de la     diffusion    mixte  (chrome et un ou plusieurs autres métaux par  exemple), de nombreux avantages:  les halogénures des métaux d'apport. qui se  trouvent     dans    l'atmosphère du four déjà homo  généisée par l'agitation thermique obtenue à  la température élevée de l'opération (800 à  1300 ), sont répartis encore plus uniformé  ment;  il est possible, en les répartissant dans des  sources     distinctes,    d'utiliser des halogénures  différents pour les différents métaux, sans  souillure réciproque des céments;

    il est. également possible de faire appel à  des réactions différentes pour former les     halo-          génures    des différents métaux que l'on se pro  pose de diffuser, et, ainsi, d'obtenir, pour des  métaux qui ont des propriétés physiques et.  chimiques     très    différentes, une production con  tinue et convenable     des    halogénures leur ser  vant de véhicules.  



  Les réactions. auxquelles il est fait appel  pour former les halogénures des métaux d'ap  port autres que le chrome, varient suivant les  constantes physiques et thermodynamiques  des métaux envisagés et de leurs     halogénures     (point de fusion et point d'ébullition en par  ticulier).  



  On peut distinguer, par rapport à la tem  pérature de diffusion, les halogénures des  métaux d'apport d'après leur volatilité.  



  On nommera  halogénures volatils  ceux  dont le point d'ébullition est inférieur à la  température nécessitée par le traitement. Ce  sont, en particulier, dans le cas des métaux  ferreux, les halogénures de silicium, d'alumi  nium, de titane, de molybdène et de tungstène.  



  On nommera., par contre,  halogénures peu  volatils  ceux dont le point d'ébullition est  supérieur à la température de traitement,       c'est-à-dire,    dans le cas des métaux ferreux,    la plupart des     halogénures    de chrome, de  nickel et de cobalt. Dans le cas des halogé  nures volatils, il est nécessaire d'assurer la  progressivité de leur formation par l'action,  sur les métaux de diffusion, d'un composé qui  se forme d'une manière lente et continue au  cours de la réaction.  



  On peut faire appel à. cet effet,  soit, comme connu, à l'action d'un halogénure  de chrome sur le métal d'apport à l'état plus  ou moins divisé,  soit à l'action, sur une réserve des métaux  d'apport, placés de -préférence à la partie  supérieure du four de diffusion, d'un acide  halogéné (de préférence fluorhydrique) qui  se forme lors de la diffusion du chrome dans  les pièces à traiter,  soit encore par action de l'alumine ou de  la zircone contenue éventuellement dans le  cément, sur le fluorure de chrome.  



  On obtient dans ces trois cas la métalli  sation suivant les réactions ci-après:       ler   <I>cas:</I>  3     CrC12    + 2 A1 = 2     AICP    + 3 Cr  (formation de l'halogénure d'aluminium),  2     AIC13    + 3 Fe = 3     FeCl2    + 2 Al       (aluminisation).     



       2'11e        cers:          CrF2    + H2 = Cr + 2     FH     (chromisation en présence de fer),       4FH+Si=SiF4+2H2     (formation de     l'halogénure    de silicium),       SiF4+2H2=Si+4HF          (silicisation    en présence de fer).  



       3,,,e        Cas:     3     F2Cr    + A120 = 2     AIF3    + 3     CrO.       Bien entendu, ces trois cas sont. relatifs à  une métallisation mixte, c'est-à-dire suivant  laquelle il y a diffusion de chrome et d'un  autre métal.  



  Plusieurs schémas de montage peuvent être  utilisés en répartissant, comme indiqué, les  matières pour la formation des halogénures  en plusieurs sources.  



  Le schéma de la     fig.    1 convient pour une  réaction du genre du premier cas. Le cément      se trouve réparti à la partie basse A et à la  partie haute B de la cuve de diffusion, il con  tient uniformément un cément au chrome, un  métal morcelé qui peut être soit du silicium,  soit du molybdène, soit du     chrome-aluminium,     soit. du titane, etc.  



  Le schéma de la     fig.    2 concerne les réac  tions mixtes du premier et du deuxième cas.  A la partie inférieure A de la, cuve de cémen  tation, on dispose un cément au chrome conte  nant un métal morcelé comme     dans    le schéma  précédent. A la partie supérieure B de la  chambre de cémentation, on dispose une ré  serve de chrome accompagnée de métaux  d'apport. qui peuvent être soit du silicium, soit  du molybdène, soit du titane, soit du     chrome-          aluminium.     



  Le schéma de la     fig.    3 convient également  aux réactions mixtes des premier et deuxième  cas. Ce     schémaest    analogue au schéma précédent,  mais une réserve de cément, identique au cément  qui se trouve à la partie inférieure de la cuve  de diffusion, se trouve disposée à la partie  supérieure, au-dessous des réserves B de mé  taux     divisés.     



  Ce genre de diffusion est avantageux pour  améliorer la résistance à la corrosion sèche.  Dans ce but, on réalisera des cémentations  mixtes au     chrome-silicium    ou au     chrome-alumi-          nium,    par exemple, les couches de diffusion  pouvant contenir également du tungstène (de  préférence au molybdène) ou du zirconium.  



  Ainsi, en utilisant la disposition représen  tée     fig.    1 et en opérant avec un cément et une       réserve        de        chrome        contenant        chacun    5     %        de     silicium morcelé, on obtient en quatre heures  à 1050  des couches de diffusion d'une épais  seur de 0,25 mm protégeant la pièce contre  L'oxydation sèche jusqu'à 900  environ pen  dant de très longues durées.  



  Dans le cas des halogénures non volatils, la  détermination de la concentration de     l'halogé-          nure    dans l'atmosphère du four se trouve     ré-          liée    par la tension de vapeur dudit halogénure  à, la température de l'opération de diffusion.  Ces halogénures peuvent être  soit formés  in situ  par action d'un halo  génure d'ammonium, introduit dans le cément,    sur un des métaux dont la diffusion est re  cherchée, si les conditions d'attaque peuvent  être réalisées,  soit formés dans une opération antérieure  et introduits tels quels dans le     cément,    si les  conditions de formation de cet halogénure ne  peuvent être réalisées dans le four de diffu  sion.  



  On obtient, dans ces deux cas, la métalli  sation suivant les réactions     ci-après-          111   <I>cas:</I>       21(NH4)    + Co = Co 12 +     2NH3    + H2  (formation de     l'halogénure    de cobalt),  C012 =     Co+12          (cobaltisation    en présence de fer).       211ce        pas:     La formation du fluorure de nickel a eu  lieu dans une opération antérieure. Ce  fluorure réagit sur l'hydrogène en présence  de fer.  



       F2Ni    + H2 = Ni + 2     FH        (nickelisation).          Ces    deux cas sont relatifs à une métalli  sation mixte, c'est-à-dire selon laquelle il y a.  diffusion de chrome et d'un autre métal.  



  Le four représenté à la     fig.    1 convient  pour effectuer les réactions     ci-dessus.    Pour  une réaction selon le premier cas, un cément  au chrome du type fluorure d'ammonium  + chrome + alumine est     disposé    à la partie  inférieure A de la cuve de diffusion 2.  



  A la partie supérieure B de la cuve de  diffusion est disposé un cément au cobalt  du genre chlorure d'ammonium + cobalt  + alumine. En variante, le même cément est  disposé à la partie inférieure A et à la partie  supérieure B de la cuve de cémentation et  comprend du chrome, du cobalt, de l'alumine,  du chlorure d'ammonium, du fluorure d'am  monium.  



  Pour les réactions du genre du deuxième  cas, le même cément est disposé à la partie  supérieure et à la partie inférieure de la cuve.  Il comprend notamment du chrome, du     fluo-          rure    d'ammonium, du fluorure de nickel.  



  Ces modes d'exécution peuvent en particu  lier être appliqués pour améliorer la     résistance         des métaux ferreux à la corrosion nitrique.  On formera, par exemple, des couches mixtes  au nickel chrome, à teneur élevée en nickel,  en utilisant, de     préférnece,    le schéma de la       fig.    1. Des couches obtenue en six heures à  1075  en utilisant un cément au     chrome-          fluorure        d'ammonium-fluorure    de nickel, sont  parfaitement brillantes et ne présentent aucune  attaque par l'acide nitrique fumant bouillant  après plusieurs centaines d'heures.  



  La présence de nickel ou de cobalt pré  sente également de l'intérêt. pour améliorer  la résistance aux piqûres localisées par corro  sion saline.  



  Dans certains cas, par exemple en utili  sant le cobalt et l'iodure d'ammonium, on  pourra effectuer un véritable      cobaltage     par  dissociation thermique de l'iodure de cobalt au  contact du métal traité, l'iodure de cobalt.  n'étant cependant pas le seul halogénure pro  duit     dans    la cuve; à l'alliage de diffusion du  cobalt dans le fer se superpose alors un dépôt  de cobalt.  



  Ainsi, en utilisant un cément composé de  cobalt pulvérisé, d'alumine, d'iodure d'ammo  nium et de chlorure d'ammonium, on peut  obtenir en une heure à 1025  une couche régu  lière de 0,20 mm d'épaisseur.  



  On va examiner, maintenant, une réalisa  tion de l'invention     phis    spécialement relative  au transport du chrome sur les pièces à trai  ter.  



  On sait que l'utilisation, comme unique  agent de transport du chrome, d'un     halogé-          nure    de ce métal autre que le     fluorure    de  chrome présente certains inconvénients parmi  lesquels on peut signaler, notamment,  la. difficulté de régénérer correctement  l'halogénure par une réserve auxiliaire de  chrome,  et la présence, sur les pièces à traiter, de  surfaces mates et irrégulières d'aspect présen  tant, en outre, si l'on n'opère pas en phase  purement gazeuse, des points d'adhérence.  



  De     tels    inconvénients se trouvent écartés  si l'on utilise, comme agent de     transport    du  chrome, du     fluorure    de ce métal. Toutefois,    cette solution peut présenter, dans certains  cas, quelques difficultés d'exploitation.  



  La réalisation susdite a précisément. pour  but d'éliminer les inconvénients     susindiqués,     c'est-à-dire de permettre l'utilisation, dans une  certaine mesure,     d'halogénures    de transport  autres que le fluorure, notamment de chlorure,  tout en rendant possible l'obtention d'un état  de surface satisfaisant.  



  La réalisation en cause consiste, principale  ment - et en même temps qu'à effectuer  l'apport du chrome par au moins un     halo-          génure    de ce métal     autre    que le     fluorure    (le  chrome - à entretenir, sur les pièces, au  moins jusqu'à ce que la température de traite  ment atteigne la valeur à laquelle se produit.  la diffusion, une couche protectrice de fluorure  de fer.  



  Cette réalisation peut s'appliquer aussi bien  dans le cas où les pièces à traiter sont entou  rées d'une phase purement gazeuse que dans  le cas où lesdites pièces se trouvent au con  tact de métal de régénération morcelé, un  cément au chrome se trouvant. dans la cuve  hors du contact direct. des pièces.  



  On peut     alors,    suivant une première solu  tion; obtenir la. couche protectrice de fluorure  de fer en     faisant    coopérer, avec l'halogénure  ou les     halogénures    (autres que du fluor-Lire)  utilisés comme véhicules du chrome, du       fluorure    de chrome, étant bien entendu que  le fluorure et le ou les autres halogénures  peuvent être formés dans la cuve par tout  moyens connu.  



  C'est     ainsi    que l'on peut, notamment, in  troduire simultanément, dans la cuve d'opéra  tion, un cément au chrome donnant naissance  à du     fluorure    et un cément au chrome don  nant naissance à     d'autr    es halogénures, notam  ment à du chlorure et. à du bromure, étant  donné le prix de revient élevé des dérivés  iodés et leur action corrosive particulièrement       marquée    sur les métaux ferreux.  



       Dans    ce cas, on s'arrange, comme montré  sur la     fig.    4, pour que les deux céments ne  soient pas mélangés et se trouvent au con  traire disposés dans des zones bien     distinctes     de la cuve 2, le cément A contenant les coin-      posés     halogénés    autres que le     fluorure    étant  alors placé, de préférence, dans une zone     pro-          ehe    de l'évacuation des gaz de balayage, tan  dis que le cément fluoré B est situé à l'opposé.  



  En particulier, si le gaz de balayage est  de l'hydrogène introduit à la partie supé  rieure de la cuve en légère surpression par  un conduit 3 et évacué, au cours du traite  ment, également     @à    la partie supérieure, par  un conduit 4 muni d'une valve 5, on pourra  disposer le cément A dans le haut et le cément  B dans le bas de ladite cuve, les pièces 1 se  trouvant entre ces deux céments, éventuelle  ment entourées par du chrome ou     ferro-          chrome    morcelé (procédé par     semi-contact).     



  Le cément A, qui est chloruré,     bromuré,     ioduré ou mixte, pourra contenir en outre des  dérivés fluorés, tandis que le cément fluoré B  pourra être     constitué    par un mélange de  chrome, d'alumine, de fluorure d'ammonium,  d'acide fluorhydrique liquide.  



  Ainsi, au début du traitement, les acides  chlorhydriques et bromhydriques et les autres       composés    de ces halogènes s'échapperont sans  se trouver au contact des     pièces    1 qui seront  uniquement soumises à l'action de l'acide  fluorhydrique et des dérivés fluorés.  



  Une disposition complémentaire tendant  au même résultat consiste à prévoir, entre la  zone de la cuve contenant les pièces 1 et le  cément fluoré B .et la zone contenant le cé  ment A, une paroi poreuse ou perforée 6  constituant un obstacle entre les vapeurs con  tenant notamment de l'acide bromhydrique ou  chlorhydrique et les susdites pièces 1.  



  L'évacuation des gaz de balayage s'effec  tue librement au début de l'opération par la  sortie auxiliaire 4 qui     est    fermée lorsque les  halogénures de chrome commencent à avoir  une tension de vapeur notable.  



  On a figuré, par des flèches, sur la,     fig.    4,  la circulation des gaz dans la cuve 2 pendant  la période d'échauffement.  



  Bien entendu, si la sortie des gaz de ba  layage s'opérait latéralement ou par le fond,  les dispositions relatives des céments     _l    et B  devraient être modifiées en conséquence. Bien    entendu, il y a toujours     tan    des     céments    situé  au-dessus des pièces à traiter.  



  Par ailleurs, on pourra, éventuellement,  disposer, au-dessus du cément A et/ou entre  les pièces 1 et la paroi perforée 6, une réserve  de chrome ou ferrochrome morcelé.  



  Mais on pourrait encore, au lieu de sépa  rer les céments A et B, les mélanger (le mé  lange de ces deux     céments    étant bien entendu  divisé en     deux    masses situées en deux zones  distinctes du four), auquel cas on prévoit, de  préférence, un fort excès de fluorure dans le       mélange        (plus        de        60        %),        en        sorte        que        l'équi-          libre    se trouve sans cesse déplacé dans le sens  de la formation du fluorure de fer pendant le  chauffage de la cuve.  



  C'est ainsi, par exemple, que l'on peut  réaliser un balayage intense jusqu'à 350  C  environ (température à laquelle les acides  halogénés et les halogénures d'ammonium  seront substantiellement vaporisés), puis se  contenter d'un balayage très réduit entre 350  et 800  C.  



  Quelle que soit la solution adoptée, on  constate, dans le cas de la cémentation de  pièces ferreuses, que le fluorure de fer, qui  ne se volatilise qu'au voisinage de 1100 ,  constitue au début du traitement une très fine  couche protectrice sur les pièces à traiter,  cette couche n'étant éliminée qu'a de hautes  températures, alors que les autres dérivés  halogénés du fer seraient volatils à basse tem  pérature     (FeC13    à 500  environ,     Br2Fe    à 600   environ,     I2Fe    à 250  environ).

   En l'absence  de la susdite couche protectrice, l'action des  acides halogénés autres que l'acide fluor  hydrique ne se trouverait pas limitée au début  du traitement; or cette action se traduit, en  phase vapeur, notamment dans le cas du chlo  rure et de l'iodure, par des plages mates et des  piqûres dues à des attaques localisées; dans  la solution mixte dite par      semi-contact ,    les  piqûres sont moins accentuées,     mais    on observe  souvent un véritable collage du métal d'ap  port à la surface des pièces traitées. On con  çoit, dans ces conditions, l'intérêt de la couche  protectrice de fluorure de fer qui permet  d'éviter de telles défectuosités.

        Les pièces à traiter conformément à l'in  vention peuvent être constituées, notamment,  d'aciers spéciaux ou des métaux suivants  molybdène, tungstène, nickel, cobalt, titane,  leurs alliages, le ou les métaux d'apport pou  vant être, par exemple, outre le chrome ou  le     moly-bdène,    le tungstène, le nickel, le cobalt,  le titane; l'aluminium ou le silicium.  



  Il convient également de noter que les  pièces à traiter peuvent être de     dimensions    et.  de nature physique très diverses, le procédé  s'appliquant     aussi    bien aux pièces coulées ou  forgées qu'aux pièces frittées à base de pou  dres métalliques.  



  De toute faon, ]'utilisation simultanée  d'un composé fluoré et de un ou     plusieurs     halogénures du métal d'apport autres que le  fluorure permet, notamment par l'emploi de  chlorure et de bromure, de diminuer le prix de  revient de l'opération.  



  On peut, en outre, indiquer les avantages  suivants qui sont inhérents au procédé ve  nant d'être décrit.  



  La présence simultanée de plusieurs     halo-          génures    permet d'augmenter la tension de va  peur résultante en halogénure de chrome,  ce qui permet, notamment, d'obtenir une meil  leure homogénéité dans le cas où la nature  des pièces impose une température de diffu  sion relativement     basse,    850 à 900  (cas de  certaines fontes).  



  Il devient possible de former les     halogé-          nures    suivant des types de réaction différents,  par exemple par introduction directe dans  le cément ou par action, sur les métaux d'ap  port, des halogènes, des acides halogénés, des  halogénures d'ammonium, etc.  



  I1 est également possible, pour -la fabrica  tion des pièces de précision, de combiner des  halogénures pour obtenir un bon état de sur  face sans modifier sensiblement la cote des       pièces    à traiter. En effet, l'apport de chrome  par l'intermédiaire du fluorure assure une  surface impeccable, mais,     sous    certaines con  ditions de balayage, il y a apport de chrome  sans élimination de fer. Le fluorure de fer  qui tend à se former est immédiatement dis-         socié        sous    l'action de     l'hydrogène    de balai     age     en fer et en acide fluorhydrique.

   Au contraire,  l'apport de chrome par l'intermédiaire des  chlorures et bromures s'opère sans modifica  tion sensible de la cote des pièces avec élimi  nation de     l'halogénure    de fer correspondant,  suivant une réaction du type:  2 Fe + 3     Cr    C12 - 2     FeCl        #    + 3 Cr.  



  Ainsi, une combinaison     convenable    de di  vers     halogénures,    dont un fluorure, permet de  réduire considérablement les altérations de  cotes par rapport aux cas où le     fluorure    serait  utilisé seul.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé pour la formation d'un alliage de diffusion superficielle sur une pièce métal lique par traitement. de cette pièce, disposée dans une cuve, à l'aide de vapeurs d'halo- génure du ou des métaux d'addition engen drées dans ladite cuve, dans lequel les matières à partir desquelles sont produites les vapeurs d'halogénure comprennent au moins un cément capable, sous le simple effet d'un chauffage, de dégager de telles vapeurs, et dans lequel aucun cément. n'est en contact avec la pièce, caractérisé en ce que lesdites matières ont.
    une composition telle que, par chauffage, il se forme dans la cuve au moins deux halogénures différents et en ce que ces matières sont répar ties en au moins deux masses distinctes placées dans deux zonas différentes de la cuve, une de ces zones étant, située au-dessus de la pièce. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé suivant la revendication, dans lequel les matières à partir desquelles sont produites les vapeurs d'halogénure sont. cons tituées d'au moins deux céments, placés l'un au-dessous et l'autre au-dessus de la pièce à traiter. 2.
    Procédé suivant la. revendication, dans lequel les matières à partir desquelles sont produites les vapeurs d'halogénure compreiu- nent un cément situé sous la. pièce à traiter et une réserve de métal d'addition dont. au moins une partie est située au-dessus de ladite pièce. 3. Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 2, dans lequel cette réserve de métal est en contact avec la pièce à traiter. 4. Procédé suivant la revendication et les sous-revendications 2 et 3, dans lequel cette réserve de métal entoure la pièce à traiter. 5. Procédé suivant la revendication et les sous-revendications 2 à 4, dans lequel un second cément est placé au-dessus de la pièce à traiter. 6.
    Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que les matières à partir des quelles sont produites les vapeurs d'halogé- nure comprennent un cément capable d'engen drer des vapeurs d'un fluorure qui forment sur la surface de la. pièce à traiter une couche protectrice, laquelle couche est maintenue jus qu'à ce que le métal d'addition diffuse pour former l'alliage superficiel avec le métal de ladite pièce. 7. Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 6, dans lequel lesdites ma tières sont capables de dégager à la fois un fluorure et au moins un autre halogénure du métal d'addition. 8.
    Procédé suivant la revendication et les sous-revendications 6 et 7, dans lequel la frac tion de ces matières qui fournit le fluorure et celle qui fournit l'autre ou les autres halo- génures sont séparées et dans lequel, pendant le commencement du chauffage de la cuve, on empêche cet ou ces autres halogénures d'atteindre la pièce à traiter.
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