Machine à composer typographique. La, présente invention a pour objet une machine à composer typographique du type dans lequel des matrices circulantes et des espaces-bandes sont composés en lignes dans un élévateur d'assemblage par la manoeuvre d'un clavier, l'élévateur est soulevé à une posi tion de transfert des lignes, la ligne composée est transférée de celui-ci, par un mécanisme livreur, à la face d'un moule pour couler une barre à caractère ou ligne-bloc, après quoi les matrices et les espaces-bandes sont séparés et ramenés à leurs places d'emmagasinage dans un magasin, la machine étant munie d'un sys tème de commande automatique,
tel que le système télétype qui actionne automatiquement le clavier et soulève l'élévation d'assemblage.
Dans ces machines, les matrices portant les caractères sont. emmagasinées dans des maga sins d'où elles sont libérées sélectivement sous l'action de perforations de code faites dans un ruban. Ces magasins sont divisés en un certain nombre de canaux distincts et chaque canal, ayant toute la longueur du magasin, reçoit approximativement vingt. matrices portant toutes le même caractère, quoiqu'il puisse y avoir côte à côte plus d'un canal pour des caractères plus fréquemment utilisés, tels que la lettre e . Après la coulée, les matrices re viennent aux canaux respectifs du magasin an moyen d'un mécanisme distributeur bien connu.
Lorsque la composition se fait à des vitesses relativement élevées, il est. courant d'avoir deux lignes composées circulant dans la ma chine pendant qu'une troisième est en cours de composition. Par exemple, pendant la cou lée d'une ligne, il peut y avoir une deuxième ligne composée en position d' attente , c'est à-dire attendant d'être reçue par le trans porteur qui amène la ligne en position de coulée, et une troisième ligne composée ou en cours de composition dans l'élévateur d'assem blage.
Lorsque l'on compose des lignes ayant la largeur de colonnes régulières, l'assortiment de matrices pouvant être emmagasinées con vient en général pour permettre la composition d'au moins trois lignes entières sans épuiser complètement. les matrices emmagasinées dans un canal, mais lorsqu'on compose des lignes exceptionnellement longues, par exemple ayant la. largeur de deux colonnes, la composition à cette vitesse n'est. plus possible.
Lorsqu'on coule des lignes ayant la largeur de deux colonnes, on a. l'habitude actuellement de laisser vierge une certaine longueur de ruban perforé après chaque ligne, de façon que la machine ne fonctionne pas en man quant. de matrices. La machine suivant la pré sente invention a. pour but d'éviter ce fait.
en utilisant un dispositif de retardement, La machine suivant l'invention comporte un clavier destiné à libérer sélectivement des matrices contenues dans un magasin, un éléva teur d'assemblage dans lequel les matrices sont composées en lignes, un mécanisme livreur destiné à transférer la ligne composée de l'élé- vateur en position haute au mécanisme de cou lées, un dispositif automatique de commande du ruban comportant un mécanisme destiné à actionner automatiquement le clavier et un mécanisme servant à soulever l'élévateur d'assemblage jusqu'au mécanisme livreur, un dispositif rendant inactif le mécanisme action nant le clavier à la fin de la composition d'une ligne et rendant actif le mécanisme faisant soulever l'élévateur d'assemblage,
et un dispo sitif remettant en marche le mécanisme action nant le clavier lors du retour de l'élévateur d'assemblage à la position de composition des lignes, cette machine étant caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de retardement commandé par le déplacement du mécanisme livreur de manière à maintenir le ruban arrêté lors du transfert de ligne du mécanisme livreur, même après le retour de l'élévateur à la position de composition et à premettre la. reprise de l'avance du ruban lors du retour du mécanisme livreur de lignes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine suivant l'invention.
La fig. 1 en est une vue de face partielle. La fig. 2 est un schéma d'un circuit ainsi qu'une vue de côté, à plus grande échelle, d'un mécanisme d'entraînement d'un système de commande automatique.
La fig. 3 est une vue de face, à plus grande échelle, de certaines pièces représentées sur la fig. 1, mais dans une position différente.
Dans les machines à composer connues, les caractères sont libérés sélectivement de leur magasin (non représenté) par la man#uvre d'un clavier A et elles tombent par gravité sur une courroie transporteuse inclinée 1 qui les amène, par une goulotte, devait une roue en étoile 2 tournant constamment. Cette roue les empile une à une, dans l'ordre de leur libération, dans un élévateur d'assemblage 3, contre un doigt relevé de support de ligne fixé à l'extrémité d'un coulisseau 4 monté élastiquement. Lorsque la composition de la ligne est terminée, l'élévateur 3 monte et la ligne est présentée entre une paire de doigts 5 et 6 suspendue à un chariot 7 livreur de ligne.
A son tour, ce chariot transfère la ligne con- posée de l'élévateur d'assemblage à un trans porteur vertical (non représenté) qui amène la ligne an mécanisme de coulée. Le déplace ment de transfert du chariot livreur de ligne s'effectue par rotation en sens inverse des aiguilles d'une montre d'un arbre 8, actionné par came et d'un levier de man#uvre 9 porté par ledit arbre. L'élévateur 3 reste en position haute jusqu'à ce que la ligne en ait été enlevée, après quoi l'élévateur 3 est libéré et. peut tom ber par gravité à sa. position de composition de ligne, le tout d'une faeon connue.
Le fonctionnement automatique du clavier est commandé par le passage d'un ruban per foré dans un mécanisme lecteur représenté schématiquement. sur la fig. 1 et désigné de façon générale par B, tel par exemple qu'un mécanisme de commande télétype connu. Pour le cas actuel, il suffit de dire que le ruban avance pas à pas sous la commande d'un ro chet actionné par came à partir d'un arbre actionné 12, relié par un embrayage 11 (fig. 2) à une roue dentée hélicoïdale 13 calée sur un arbre 13a..
Cette roue 13 engrène avec une roue hélicoïdale 1.4 calée sur un arbre 15 actionné par une courroie et une poulie à partir de l'arbre dit intermédiaire de la machine.
En fonctionnement. normal du mécanisme de commande du ruban, lorsqu'une ligne com plète a. été composée dans l'élévateur d'assem blage 3, la rotation de l'arbre 12 d'avance du ruban est. interrompu par le déplacement d'un levier 18 qui pivote autour de son pivot. 18a pour venir s'appliquer contre l'arbre. Cet arbre 12 porte un ergot en saillie 19 qui, en position de fonctionnement du levier 18, pé nètre dans un trou 20 qu'il présente, ce trou comportant un bord biseauté 20a venant en prise avec l'ergot 19 et provoquant le dé brayage de l'embrayage 11 et l'arrêt de l'arbre 12. Pendant que le ruban est arrêté, l'éléva teur d'assemblage monte pour amener la ligne en position de transfert.
Lorsque l'élévateur revient en position de réception de ligne, le levier 18 revient., par pivotement, en position de non-fonctionnement., en libérant l'ergot 19 et en permettant la remise en prise de l'em brayage 11 de manière à rétablir la liaison d'entraînement avec le mécanisme d'avance du ruban.
Le mécanisme de la machine décrit jus qu'ici est. connu.
D'après ce qui précède, il est évident que la composition de la ligne recommence dès que l'élévateur d'assemblage 3 revient en posi tion de réception de ligne, malgré que le chariot livreur 7 puisse être en position d' attente , en ne pouvant livrer la ligne précédemment composée au transporteur verti cal que lorsque ce dernier a livré une ligne encore précédente. La forme d'exécution de la machine représentée au dessin est agencée de fagon que la remise en marche du ruban et, en conséquence, de la composition de la ligne, lors de la coulée de lignes très longues, est retardée jusqu'à ce que le chariot livreur 7 ait achevé son cycle complet de fonctionnement. et soit revenu à sa position de droite ou de réception de ligne.
Pour ce faire, une came 25, calée sur l'arbre 8, commande le pivotement d'un petit levier 26 disposé verticalement et monté sur une console 27 fixée sur le côté gauche du clavier en regardant le dessin. Le levier 26 commande le déplacement trans versal d'une longue barre horizontale 28 s'étendant sur toute la largeur du clavier, par l'intermédiaire d'un petit levier coudé 29, pivotant en 29a. sur le côté gauche du clavier et dont. le bras court est articulé sur l'extré mité gauche de la barre 28. Le grand bras du levier 29 porte sur l'extrémité inférieure libre chi levier 26 avec laquelle il est maintenu en prise par un petit ressort de tension 30 reliant ces deux pièces.
Lorsque le levier 9 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre pour amener le chariot livreur en position de livrai son de ligne, la. came 25 pivote aussi sur le même arbre, en laissant le levier 26 tourner sous l'action du ressort 30 en sens inverse des aiguilles d'une montre. Le bord supérieur du long bras du levier 29 est incurvé de telle sorte que la rotation en sens inverse des aiguilles d'une montre du levier 20 permet une rotation dans le sens des aiguilles d'une montre du levier 29, sous l'action du ressort 30, en provoquant ainsi un certain déplacement trans versal de la barre 28 vers la gauche.
Le déplacement. de la barre 28 commande le fonctionnement d'un circuit électrique qui, à son tour, empêche le ruban d'avancer. L'extrémité de droite de la barre 28 est cons tamment en prise avec un bras 31a d'un inter rupteur de commande 31, lequel est maintenu ouvert par la barre 28 lorsqu'elle est dans sa position extrême de droite représentée sur la fig. 1. Le déplacement vers la gauche de la barre 28, effectué comme dit ci-dessus, ferme l'interrupteur 31 (fig. 3), ce qui permet au courant de passer d'une batterie 33 dans un électro-aimant 3 4 qui, lorsqu'il est excité, actionne le levier 18 qui, comme décrit ci dessus, arrête l'avance du ruban.
Toutefois, dans le cas actuel, il y a lieu de noter que le levier 18 a été préalablement actionné à la fin de la composition de la. ligne, de sorte que le rôle réel de l'électro-aimant 34 est de maintenir le levier dans la. position où il a été amené, même après le retour de l'élévateur 3, moment. auquel la. composition recommence rait normalement. Le circuit reste fermé jus qu'à ce que le chariot livreur soit revenu à sa position de réception des lignes, et la came 25 ramène la barre 28 à sa position de droite, en rouvrant l'interrupteur 31, et alors le ruban peut recommencer à avancer.
Pour permettre de mettre le mécanisme retardateur en position de fonctionnement ou le rendre inopérant à volonté, un interrup teur 36 est intercalé dans le circuit. Normale ment, cet interrupteur est fermé, en mettant le dispositif en état de fonctionnement, uni quement lors de la coulée de lignes de grande longueur, cas pour lequel il y a à craindre un épuisement de la. réserve de matrices dans un canal donné, et il est ouvert lors de la coulée de lignes de longueur moyenne.