Machine typographique à fondre des types individuels et à composer. L'invention a pour objet une machine typographique à fondre des types individuels et à composer, commandée par un ruban d'en registrement.
Dans les machines- de ce type, différents éléments ou mécanismes sont sous la com mande du ruban d'enregistrement; par exem ple, le mécanisme pour mettre en position le châssis de moulage ou matrice à caractères et centrer la matrice désirée sur le moule, le mécanisme pour dimensionner le moule pour chaque caractère ou type analogue, espace ou cadrat, et le mécanisme pour effectuer ou as surer la justification de chaque ligne.
Chaque caractère ou type analogue, espace blanc ou cadrat, et chaque espace de justifi cation, est représenté par un signal séparé, dans le ruban d'enregistrement, et de tels si gnaux comprennent en général deux éléments.
Dans les machines connues de ce type, une ligne de caractères est fondue dans l'ordre inverse de celui de composition, de sorte que le corps de type représenté par le signal de fonte dans le ruban d'enregistrement est le premier à être, fondu.
Dans les machines à composer actuelle ment dans le commerce, lorsqu'un texte ne s'étend pas sur la longueur complète d'une ligne, des signaux séparés ou individuels, ou perforations, doivent se trouver dans le ruban d'enregistrement pour chaque blanc ou espace requis pour achever ou compléter la ligne à la longueur requise. Chacun de ces corps de types blancs doit être enregistré par le ruban d'enregistrement par une opération de frappe séparée sur le clavier de la machine à compo ser. Cela demande un temps considérable et occupe un espace également considérable dans le ruban d'enregistrement.
Avec les machines imaginées jusqu'ici, lorsque le texte ne s'étend pas sur la longueur complète de la ligne à couler et qu'il doit se trouver au milieu de la ligne, l'opérateur de la machine à composer à ruban d'enregistre ment doit calculer le nombre d'unités devant être occupé parle texte, dèduire ce nombre de la longueur totale de la ligne et introduire dans le ruban d'enregistrement des signaux individuels en nombre égal à la moitié du nombre des types de blancs requis avant le texte et un nombre correspondant de signaux semblables après le texte.
Une telle opération demande du temps et exige de l'attention, en outre, du fait qu'elle requiert des signaux in dividuels répétés dans le ruban d'enregistre ment.
De manière analogue, lorsqu'une ligne de types porte-caractères est plus courte que la longueur totale de la ligne, comme c'est le cas par exemple à la fin d'un alinéa, il est nécessaire, afin de terminer et de justifier une telle ligne, de finir de remplir l'espace res tant ou surplus avec des types de blancs ou cadrats. Dans les machines actuelles, pour ac complir cela, il est nécessaire que l'opérateur de la machine à composer à ruban d'enregis trement frappe une touche ou enregistre un signal séparé pour chaque espace individuel ou blanc, ce qui prend. du temps et une place considérable sur le ruban d'enregistrement.
Dans certains cas également, il peut être désirable d'introduire des espaces blancs de vant le texte, dans une ligne, et dans ce cas, dans les machines à composer à ruban d'enre gistrement actuellement utilisées, un signal séparé doit pareillement être enregistré dans le ruban d'enregistrement pour chaque corps de type blanc ou cadrat à fondre.
La machine faisant l'objet de l'invention élimine cet inconvénient, par le fait qu'elle comporte un mécanisme d'avancement du ru ban d'enregistrement, un mécanisme grâce au quel des fontes répétées sont faites à partir d'un seul signal dans le ruban d'enregistre ment, ce second mécanisme comportant au moins un dispositif de verrouillage actionné à partir d'au moins un signal se trouvant dans le ruban d'enregistrement et libéré par au moins un dispositif de libération entrant en action lorsque les fontes nécessaires sont faites, par exemple après qu'un nombre de fontes déterminé d'avance a été exécuté à par tir d'un seul signal dans le ruban d'enregis trement, ou lorsqu'une ligne de types, fondue et composée,
comprenant des fontes répétées faites à partir d'un seul signal dans le ruban d'enregistrement, a atteint une longueur dé terminée d'avance.
Le mécanisme d'avancement du ruban d'enregistrement peut comprendre une roue à rochet, un cliquet d'entraînement et un cli- quet d'arrêt.
Le dispositif de verrouillage peut com mander un levier agissant sur le cliquet d'ar rêt de façon à arrêter l'avancement du ruban, ce levier étant libéré par un dispositif calcu lateur réglable, lorsqu'un nombre de fontes déterminé d'avance a été fait à partir du même signal; un second dispositif de verrouillage peut aussi être prévu pour arrêter le cliquet d'entraînement et pour libérer ce cliquet lors que des fontes répétées ont été faites à partir d'un même signal pour amener la ligne à la longueur désirée.
Dans une forme d'exécution préférée de la machine, ces dispositifs de verrouillage sont actionnés et libérés par un jeu de pistons pneumatiques, commandé par un mécanisme à soupapes disposé dans des conduites allant de lumières d'une barre pneumatique comman dées par le ruban d'enregistrement à des sta tions normales sur la machine. Une soupape peut être disposée à une extrémité du canal d'assemblage de lignes et actionnée par une barre oscillante pourvue d'au moins un arrêt contre lequel vient buter un organe mobile de support de ligne.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine faisant l'objet de l'invention.
Fig. 1. est une élévation latérale partielle, vue de l'extérieur, de ladite forme d'exécution de la. machine selon l'invention, cette figure montrant le mécanisme d'avancement du ru ban d'enregistrement; dans cette vue, les dif férentes parties sont représentées dans la po sition de travail normale, le mécanisme per mettant des fontes répétées étant inopérant; Fia. 2 est une élévation latérale, vue de l'intérieur, de la partie de la machine repré sentée sur la fig. 1;
Fig. 3 est une élévation latérale analogue à. la fig. 2, mais montrant l'un des dispositifs de verrouillage en position opérante pour arrê- ter l'avancement du ruban d'enregistrement; Fig. 3a, 3b, 3c et 3a sont des vues de dé tail du dispositif calculateur réglable; Fig. 4 est une élévation analogue à la fig. 1, mais montrant un second dispositif de verrouillage en position opérante pour ver rouiller ou arrêter le mécanisme d'avancement du ruban d'enregistrement;
Fig. à est une vue en bout corrrespondant à la fig. 4; Fig. 6@ est une élévation de face d'une partie du mécanisme de galée et d'assemblage de lignes de types de la machine, montrant comment le mécanisme permettant -des fontes répétées est commandé par une ligne de corps de types assemblés; Fig. 7 est une vue en bout correspondant à la fig. 6; Fig. 8 est une vue schématique montrant des dispositifs de soupapes et de pistons pneu matiques que comporte ladite forme d'exécu tion de l'invention.
La machine typographique à fondre et à composer des types isolés, commandée par ru ban d'enregistrement, qui est décrite et repré sentée comme forme d'exécution de l'inven tion, est du type de celle dont il est question dans le brevet anglais no 8633 de l'année 1899, cette machine comportant un mécanisme per fectionné d'avancement du ruban d'enregistre ment tel que décrit dans le brevet anglais no 8982 de l'année 1901. On ne décrira donc que les parties de cette machine qui sont né cessaires à la compréhension de l'invention.
Ces parties, qui sont portées par un cadre 1 attaché au bâti de la machine à fondre et à composer, comprennent une barre transver sale stationnaire 2 pourvue d'une série de lu mières ou trous d'air 2a conduisant aux diffé rents dispositifs portés par la machine à fon dre et commandés par les perforations se trou vant dans le ruban d'enregistrement; des roues à pivots 3 (fig, 5), fixées sur un arbre 4 et tournant pas à pas pour faire avancer le ruban d'enregistrement sur les lumières 2a de la barre 2, au moyen d'une roue à rochet à figée sur l'arbre 4;
un levier 6 pivotant sur le cadre 1, en 6a, et actionné par une tige de liaison .14; l'extrémité externe de ce levier 6 est montée dans une biellette 8 pourvue d'une coulisse, disposée sur l'extrémité d'une tige 9 passant à travers un palier 12 du cadre 1; un levier 11, pivoté. en 7, est relié en 10 à l'extrémité supérieure de la tige 9 et actionne une barre de fourniture d'air (non représentée) qui est abaissée périodiquement pour fournir de l'air à n'importe quelles lumières 2a qui sont découvertes par les perforations du ruban d'enregistrement.
Ces parties comprennent également un arrêt réglable 15 sur la tige 9, un ressort 13 entourant la tige 9, un cliquet d'arrêt 16 pour la roue à rochet 5 et qui est monté à pivotement sur le cadre 1, en 16a, un cliquet d'entraînement 17 monté à pivote ment sur un anneau 18 qui est lui-même monté pour tourner concentriquement à la roue à rochet 5 et qui est pourvu d'une oreille 19- mobile entre des arrêts réglables la du cadre 1;
un levier 20 à l'extrémité duquel 1e cliquet d'arrêt 16 est pivoté, ce levier 20 étant accouplé-de façon pivotante à une boîte à ressort ou accouplement élastique 21 dont l'extrémité inférieure est reliée au levier d'entraînement 6. Ces parties comprennent également une biellette 22 pivotée à son extrémité supérieure sur le levier 20 et à son extrémité, inférieure sur le cliquet d'entraî nement 17, un ressort 23 interposé entre le cliquet d'arrêt 16 et le cliquet d'entraîne ment 17, et un arrêt 24 pour le cliquet d'en traînement. .
La machine comporte en outre un méca nisme permettant des fontes répétées, ce mé canisme comprenant un dispositif de ver rouillage commandé par un signal de r6péti- tion de fonte se trouvant dans le ruban d'en registrement, ainsi qu'un dispositif de libéra tion qui agit pour rétablir l'avancement du ruban d'enregistrement après qu'un. nombre déterminé d'avance de répétitions de fonte a été fait, et un second dispositif de verrouil lage pour le mécanisme d'avancement du ru ban d'enregistrement, qui est également çQm,
- mandé par un signal de répétition de fonte dans le ruban d'enregistrement, ainsi qu'un second dispositif de libération commandé par la ligne fondue et composée lorsque cette ligne a atteint une longueur déterminée d'avance.
Dans la forme d'exécution représentée, l'un des dispositifs de verrouillage comprend un bras A relié au cliquet d'arrêt du méca nisme d'avancement du ruban, et l'autre un levier ou bras B relié, au cliquet d'avance ment de ce même mécanisme par l'intermé diaire d'une partie mobile avec ce .cliquet d'avancement.
La disposition ou mise en position du mé canisme pour fondre un nombre déterminé d'avance de cadrats ou espaces blancs à l'ar rière de types de caractères ou texte, pour terminer ou achever de remplir une ligne composée, sera décrite tout d'abord.
Pour arrêter le mécanisme d'avancement du ruban d'enregistrement, il est fait usage du bras A mentionné précédemment, lequel est convenablement relié à un prolongement 16b du cliquet d'arrêt 16. Ce levier A, étant relié au cliquet d'arrêt 16, pivote sur le tou rillon ou point d'appui 16a du cliquet 16 chaque fois que ce dernier vient en prise avec la roue à rochet 5 qui fait avancer le ruban d'enregistrement, ou que ce cliquet est dégagé de cette roue. Sur le trajet où le levier A oscille est monté un dispositif d'arrêt et de comptage, constitué par un disque A' pourvu d'encoches.
Lorsque la machine est actionnée normalement, pour la production de textes courants, le bras A oscille d'un mouvement de va-et-vient lors de chaque opération du cliquet d'arrêt 16, en sorte que la queue du bras A, à une extrémité de sa course, entre librement dans une encoche du disque Al.
Le disque A' est porté par un axe a. monté sur le cadre 1 et est disposé pour être mis en rotation pas à pas par une roue à rochet<I>A'</I> portée- également par l'axe<I>a</I> et actionnée par un cliquet Ag. Ce cliquet As est pivoté en a' sur un flasque ou une plaque A4 montée librement sur l'axe<I>a.</I> La plaque A4 est reliée par une biellette<I>A'</I> à un pro- longement 6b du levier principal d'entraîné- ment 6, par une cheville a2 passant à travers une rainure pratiquée dans le cadre princi pal 1.
Lorsque la machine fonctionne normale ment pour produire une composition courante, le cliquet Ag, agissant sous l'action de la gravité, est hors de prise de la roue à ro chet A' (fig. 2), de sorte que les mouvements du levier d'entraînement 6 ne produisent au cune rotation de la roue à rochet A', et du rant une telle course de travail du cliquet d'arrêt, le bras A, comme indiqué, va et vient en oscillant et, à une extrémité de cha que course, son extrémité inférieure entre dans l'une des encoches du disque A1 (voir fig. 1). Toutefois, lorsque le dispositif de répétition de fonte doit être mis en action, l'un des signaux spéciaux se présentera dans le ruban d'enregistrement.
Ce signal de ré pétition de fonte, pour finir la ligne ou for mer des cadrats, fait que le cliquet A3 se meut et vient en prise avec la roue à rochet A'. Ce mouvement est accompli, dans la pré sente forme d'exécution, par un verrou ou levier AB tourillonné en as sur le cadre 1.
Sur la face inférieure du levier AB se trouve un bossage incurvé A' qui repose contre une tête A9 solidaire du piston Al d'un cylindre pneumatique A'x. Le signal spécial susdit du ruban d'enregistrement fait que de l'air est admis dans l'extrémité inférieure du cylindre A", le levier A' est soulevé par le mouve ment vers le haut de la tête A9 à partir de la position de repos (fig. 2) jusqu'à la posi tion de fonctionnement (fig. 3).
Par ce mou vement, l'extrémité avant A' du levier AB soulevant le cliquet A3, le met en prise avec la roue à rochet A' et agit comme un guide et un support pour ce cliquet, de sorte qu'aussi longtemps que la tête A9 est soulevée, le cliquet A3 avance la roue à rochet A' d'un pas pour chaque course d'entraînement du levier 6.
La rotation de la roue à rochet A' produit une rotation analogue du disque à encoches A' qui, en tournant, amène une partie pleine de son bord sur le trajet du levier A (fig. 3), empêchant ainsi le cliquet d'arrêt 16 d'être dégagé de la roue à rochet d'avancement 5, et ainsi l'avancement du ru ban d'enregistrement est arrêté. L'accouple ment 21 à boîte à ressort, prévu sur les mé canismes d'actionnement existants, pour l'a vancement du ruban d'enregistrement, per met aux autres parties du mécanisme d'avan cement d'agir normalement.
Tandis que le disque Al tourne pas à pas, une fonte est produite durant chaque cycle de la machine, à partir du même signal se trouvant dans le ruban d'enregistrement sta tionnaire. Ce processus continue jusqu'à ce que la prochaine encoche du disque A1 vienne en alignement avec le levier A, qui se meut alors dans l'encoche ainsi présentée, pour libérer le cliquet d'arrêt 16 et permettre à l'avancement du ruban d'enregistrement d'être rétabli.
Il est désirable que le nombre des fontes répétées successives ayant lieu à partir d'un seul signal dans le ruban d'enregistrement puisse varier et, dans ce but, le disque à encoches est prévu variable ou réglable.
Cela est réalisé de façon convenable par l'emploi d'un disque à encoches A13 supplé mentaire disposé derrière le disque A1 et con centriquement à celui-ci, de sorte qu'en tour nant ou en déplaçant ces deux disques l'un par rapport à l'autre, on fait varier la lon gueur ou l'étendue du bord plein de ceux-ci, qui agit comme un arrêt pour le levier A.
Sur la fig. 1, le disque est représenté comme ayant quatre encoches et quatre par ties pleines égales non-divisées sur sa péri phérie. Cette disposition est conçue de telle façon que cinq fontes soient faites, tandis que le disque tourne pas @à pas sur la dis tance comprise entre deux encoches.
Sur la fig. 3a, il est représenté une vue de l'arrière du disque A1 et du disque A13. Les parties pleines du bord de ce disque A13 ne sont pas d'égales longueurs mais, dans le réglage représenté sur les fig. 1 et 3a, les encoches des deux disques coïncident.
En déplaçant relativement les disques Al et A13 dans la position indiquée sur la fig. 3c, deux encoches seulement sont opérantes et deux parties périphériques pleines sont réali sées. Chacune de ces parties est d'une lon gueur telle que dix fontes répétées sont exé cutées pendant que les disques tournent de la distance de deux encoches.
Par un autre réglage relatif de ces deux 'disques, comme représenté sur la fig. 3d, il y a seulement une encoche opérante et le reste de la périphérie est plein, en sorte que vingt fontes peuvent être exécutées pendant- une rotation complète des disques tournant en semble comme un seul.
Le disque A1 est convenablement pourvu d'un bouton A14 par lequel il peut être réglé relativement au disque A13 et des détentes à bille à ressort a' sont prévues de façon convenable entre les deux disques pour les maintenir contre tout mouvement accidentel. Une cheville a est montée sur la face arrière du disque Al et est disposée pour se mou voir dans une rainure a'r du disque A13 pour limiter le mouvement relatif des disques.
Avec l'un quelconque des réglages décrits ci-dessus, un nombre de fontes déterminé d'avance est exécuté et commandé seulement par la présentation du signal qui verrouille l'avancement du ruban.
Lorsqu'on désire placer un certain nombre de types d'espace blanc dans une ligne, de vant des types de caractère ou texte, le se cond dispositif de verrouillage, B, dont il a déjà été question, est employé.
Ce dispositif de verrouillage, tout comme l'autre, est mis en action par un signal spé cial prévu dans le ruban d'enregistrement, mais la libération du dispositif de verrouil lage pour rétablir ou faire recommencer l'a vancement du ruban d'enregistrement n'est pas produite après qu'un nombre de fontes déterminé d'avance a été exécuté, mais lors que le nombre requis; de corps de types a été fondu.
Comme déjà dit, la ligne est fondue en allant en arrière, de sorte que des espaces blancs qui sont réellement devant les types de caractère ou texte d'une ligne sont les derniers à être fondus: Lorsque la machine doit être actionnée pour une telle composition, un second signal spécial est pratiqué dans le ruban d'enregis trement. Ce signal effectue l'arrêt de l'avan cement du ruban d'enregistrement, c'est-à- dire du mécanisme produisant cet avance ment, en agissant sur le levier B qui est con venablement relié @à l'anneau 18 portant le cliquet 17 d'entraînement du ruban d'enre gistrement.
Durant la composition normale, le levier B oscille librement chaque fois que l'anneau 18 est actionné. Toutefois, lorsque le signal spécial se présente, un verrou ou loquet B', pivoté en b sur une boîte à soupapes BB, est soulevé de la position représentée sur la fig. 1 à celle indiquée sur la fig. 4. Lors qu'il est ainsi soulevé, le verrou Bi est dé placé sur le chemin du levier B et l'empêche de se déplacer et, de cette façon, arrête le mouvement de l'anneau 18. Le cliquet d'en traînement 17 ne peut donc pas actionner la roue à rochet 5 d'avancement du ruban d'enregistrement, mais la boîte à ressort 21 permet aux autres mécanismes de continuer d'agir normalement.
Le verrou B' est mû en position de ver rouillage du levier B par le mouvement d'un piston dans un cylindre pneumatique B3. De l'air est fourni, pour soulever le piston du cylindre pneumatique B3, par le signal spé cial du ruban d'enregistrement. Aussi long temps que le levier B est verrouillé contre un mouvement, des fontes répétées sont exé cutées en conformité avec le signal de type actuellement opérant et stationnaire du ru ban d'enregistrement, jusqu'à ce que la ligne de types fondue ait atteint une longueur dé terminée d'avance ou mesure complète.
Lorsque ce point a été atteint, le corps de type conducteur X de la ligne de types fon dus pousse un support de ligne Y qui est monté pour coulisser sur le canal de la ligne de types de la machine, contre un arrêt B' (voir fig. 6) qui est monté sur une barre oscillante ou cadre B', qui à son tour est montée sur une partie du mécanisme de galée connue sous le nom de poussoir de colonne. L'extrémité conductrice du support de ligne Y (voir fig. 6) est inclinée pour venir en prise avec une partie conformée de façon correspondante de la face inférieure de l'ar rêt B'.
Lorsque cette venue en prise a lieu, une soupape Bi , B11 est actionnée pour admettre de l'air dans une chambre et soulever un piston B4 agissant sur le verrou B' pour libé rer le bras B et rétablir l'avancement normal du ruban d'enregistrement.
L'arrêt B' est prévu pour être employé avec des lignes de composition de longueur normale, mais des fontes répétées à partir d'un seul signal du ruban d'enregistrement peuvent être produites en différentes parties ou en différents points d'une ligne de compo sition, en prévoyant des arrêts supplémen taires.
Dans la forme d'exécution représentée, l'arrêt B' peut être réglé le long du cadre oscillant B' et peut être fixé par une vis b'. Un arrêt supplémentaire et semblable B' est également monté sur le cadre Bg et un troi sième arrêt B8 est convenablement porté de façon réglable sur l'arrêt B' et peut y être fixé par une vis b'.
Derrière le nez incliné du support de ligne Y, le corps de celui-ci est découpé de telle sorte que le cadre Be peut retourner en posi tion normale après que les arrêts B' et Ba ont passé.
Sur une extrémité de la barre oscillante B' est monté un levier B' (voir fig. 6 et 7) qui, lorsque la barre Be oseille par le contact du support de ligne Y avec l'un ou l'autre des arrêts BB, B' ou Be, est poussé contre le piston Bi de la soupape B11. Cette sou pape B\ est normalement fermée par un res sort B12 et une charge constante d'air est conduite dans la chambre de soupape,
au- dessous de la soupape, à travers une ouver ture B13. Lorsque la tige de la soupape ou piston est abaissée, de l'air entrant à travers l'ouverture B13 passe à travers la soupape et en sort par une ouverture B14; il va de là, par un conduit, à l'extrémité inférieure du cylindre dans lequel le piston B4 est situé. L'air oblige le piston B4 à monter et à agir sur la queue du verrou B' et à libérer le levier B.
Les pistons Bg et B4 sont disposés dans des cylindres, dans une boîte ou enveloppe B". Le piston B4 et le cylindre dans lequel il agit sont de plus grand diamètre que le piston B3 et son cylindre, de sorte que, lors que de l'air entre dans le cylindre du piston B4, il vainc toute pression d'air agissant sur le piston B3 et assure le retrait convenable du verrou B'.
La disposition des soupapes et des pis tons et des moyens choisis grâce auxquels ces organes peuvent être actionnés en em ployant des signaux dont les éléments ne sont pas employés pour former un signal lors de la marche normale de la machine, est indiquée schématiquement sur la fig. 8.
Selon cette disposition, il est introduit dans les conduits d'air existants allant de la barre pneumatique 2 à leur emplacement ordinaire D' ou E sur la machine normale,, une boîte à soupapes C à l'intérieur de la quelle les soupapes sont actionnées par l'un ou l'autre des signaux spéciaux ou des élé ments de ceux-ci,- comme indiqué plus haut, pour dévier les courants d'air dans certains conduits à partir de leur emplacement nor mal et pour faire que cet air agisse sur les pistons: pneumatiques A' et B3 déjà indiqués et sur les soupapes- se trouvant dans la boîte à soupapes C.
Sur la fig. 8, seulement les éléments de signaux qui sont utilisés ensemble ou en com binaison pour actionner le mécanisme per mettant des fontes répétées sont représentés, soit 2a,<B>21</B> et 2c dans la barre pneumatique 2, étant entendu que ces éléments font partie d'autres signaux dans le fonctionnement nor mal de la machine ù fondre. Le groupe -(le chevilles pneumatiques D existe sur la ma chine normale et chaque cheville du groupe peut être alimentée en air ou actionnée pour déterminer la position du châssis; de moulage.
Chaque cheville du groupe E peut être uti lisée dans la machine normale, -pour un but déterminé. Ce groupe 1) de chevilles de mise cri po sition du châssis de moulage est répété dans une autre partie de la machine, pour déter miner la position du châssis de moulage dans une direction perpendiculaire à celle déter minée par les chevilles du groupe D.
Lorsque la machine, pourvue du méca nisme @à soupapes C, doit fonctionner pour une composition normale et qu'une perfora tion du ruban d'enregistrement découvre la lumière 2a de la barre pneumatique 2, l'air admis passe à travers un conduit 2d et une ouverture dans l'enveloppe C des soupapes, pour aller à l'extrémité inférieure d'une chambre dans laquelle est située une soupape C'-. La pression d'air soulève la soupape à l'encontre de l'action d'un ressort de com mande et passe autour d'une extrémité infé rieure réduite c de cette soupape, et de là, par un passage 2e, dans urge chambre située dans l'enveloppe dans laquelle se trouve une soupape Cz,
autour d'une partie réduite c' de cette soupape et, de là, par un conduit 2f, dans une chambre où est située une soupape C3. L'air passe alors autour d'une partie ré duite c2 de cette soupape et, de là, par une ouverture 29, dans un conduit e allant à sa position normale Et du groupe E.
De façon semblable, lors du fonctionne ment normal, de l'air admis -à travers la lumière 2b de la barre pneumatique 2, lors qu'elle forme un élément d'un signal normal, est conduit par un canal 2h dans une cham bre de la soupape Ci. Cet air passe alors, par une rainure annulaire c3 pratiquée dans la soupape C', dans un passage c4 de l'en veloppe de la soupape et, de là, par un con duit d', à une cheville pneumatique Dl du groupe D.
De manière analogue, lorsque de l'air passe par la lumière 2c de la barre pneuma tique 2, comme élément d'un signal normal, cet air est conduit, par un canal 2i, dans une chambre de la soupape C' et passe. autour d'une rainure annulaire c" de cette soupape, puis dans un passage g' de l'enveloppe de la soupape et, de là, par un conduit ci, à une cheville pneumatique E' du groupe de che villes pneumatiques E.
Dans la forme d'exécution représentée, le signal destiné à actionner le dispositif de verrouillage commandé par .le piston pneu matique Ai comprend deux éléments 2a et 2b, tandis que le signal pour commander le dispositif de verrouillage commandé par le piston pneumatique B3 comprend les éléments 2a et 2e.
Lorsque le dispositif de verrouillage com mandé par le piston pneumatique Al doit être actionné, de l'air est admis dans la boîte à soupapes C par les lumières 2a et 2b. De l'air passant à partir de la lumière 2a sou lève la soupape CI, coupant ainsi la commu nication entre les conduits 2h et c4 et ame nant la rainure annulaire c3 de la soupape Cl en regard d'un passage c' de l'enveloppe C'.
Une rainure cg s'étend vers le bas à par tir du canal annulaire c', en sorte que de l'air passe maintenant du conduit 2h par les rainures cg et c', au passage c7 par lequel l'air est conduit au piston pneumatique Alo par le canal Al'. En même temps, une partie de cet air passe du canal c' dans un canal vertical c3 et chasse vers le bas la soupape C' qui empêche l'air venant de la lumière 2a d'atteindre sa destination normale.
Lorsque le dispositif de verrouillage, com mandé par le piston pneumatique B3, doit être mis en action, les éléments du signal ad mettent de l'air dans la boîte à soupapes C à travers les lumières 2a et 2c. L'air venant de la lumière 2a soulève de nouveau la sou pape Cl, coupant ainsi la communication entre les conduits 2i et c et amenant la rainure annulaire de la soupape en alignement avec lin passage c1 . Une rainure verticale c\ com muniquant avec la rainure annulaire ofi de la soupape est prévue, en sorte que, lorsque la soupape est soulevée, l'air passe ,de la lumière 2c par le conduit 2i,
les rainures c\ et c6 et le passage c' et, de là, par un conduit b", va au piston pneumatique B3. En même temps, une partie de l'air se trouvant dans le conduit c' se dirige dans un passage cl' et pousse la soupape C' vers le bas, ce qui fait que cette soupape coupe le passage de l'air entre la lumière 2a et la destination normale de cet air.
Au lieu d'être disposées dans des chambres séparées, comme représenté sur la fig. 8, les soupapes C' et C3 pourraient être disposées en tandem dans une seule chambre. Dans ce cas, l'air nécessaire serait conduit dans la chambre, de sorte que l'une des soupapes puisse être actionnée comme requis, sans inter férer avec l'autre, ou bien, lorsque de l'air serait admis à travers un autre conduit, les deux soupapes pourraient être actionnées comme une seule.
Des éléments de signaux normaux autres que ceux indiqués ci-dessus pourraient être employés pour former des éléments de signaux destinés à actionner les dispositifs de verrouil lage et -de libération susdits, pour autant que la combinaison employée n'est pas une de celles utilisées pour le fonctionnement normal de la machine à composer et ne risque par consé quent pas d'interférer avec ces opérations nor males. De tels éléments peuvent venir en partie des groupes<I>E ou D</I> ou du groupe com plémentaire du groupe D.
Les signaux mentionnés ci-dessus pour actionner ou mettre en fonction les dispositifs de verrouillage et de libération commandant les fontes répétées dictent ou déterminent éga lement une position du châssis de moulage ou matrice porte-caractères, qui place la matrice de blancs pour produire un cadrat ou espace sur le moule. Par de telles dispositions, il n'est pas nécessaire à l'opérateur de la ma chine à composer à ruban d'enregistrement d'exécuter une opération séparée pour mettre le châssis de moulage en position.
Ces signaux sont donc des signaux combinés servant dans le but d'actionner les dispositifs de verrouil lage et de mettre le châssis de moulage en position.
Dans des compositions typographiques ,.standard", la matrice de cadrat ou d'espace occupe une position constante dans le châssis de moulage, mais il existe certaines composi tions modifiées où la matrice de cadrat ou d'espace peut être dans l'une ou l'autre d'un nombre limité<B>de,</B> positions constantes.
Dans ces cas, les signaux commandant l'actionne- ment des dispositifs de verrouillage doivent consister en différents éléments et, afin de rendre les dispositifs décrits ci-dessus sensi bles à de- tels signaux modifiés et d'amener la matrice convenable sur le moule, une sou pape de commutation peut être introduite entre des conduits allant de la barre pneuma tique de la machine à fondre à la boîte à sou papes C.
Une telle soupape peut être mise dans l'une quelconque de plusieurs positions, de manière à dévier des courants d'air de leur destination normale et à les envoyer, à tra vers le mécanisme à soupapes, aux dispositifs d'avancement du ruban et, en même temps, à dicter la position convenable -du châssis de moulage.
Le verrou B', au lieu d'agir sur un levier tel que B relié à l'anneau portant le cliquet d'entraînement, pourrait être disposé de ma nière à agir directement ou indirectement entre le bras 19 se trouvant sur l'anneau et l'un des arrêts de limitation la.
Dans les machines à composer à ruban d'enregistrement existantes, quand on désire composer un ruban d'enregistrement pour une ligne de corps de types dont le texte, le mot ou les mots se trouvent au milieu de la ligne, avec des espaces blancs devant et derrière, le compositeur ou opérateur doit procéder de la manière suivante:
Il doit calculer le nombre de câdratins de vant être occupés par le texte et les déduire du nombre total de cadratins de la ligne; il doit taper ou enregistrer des signaux séparés pour des espaces, en nombre égal à une moitié du reste de la ligne, et placer ces espaces de vant le texte, puis enregistrer des signaux pour l'autre moitié du reste de la ligne et les placer en arrière du texte.
Par l'emploi de la machine représentée et décrite, le travail est simplifié et la quantité de ruban requise est notablement réduite.
Par l'emploi de cette machine, l'opérateur traite les espaces à placer devant le texte comme une. quantité indéterminée; il enre gistre simplement le signal pour amener en f onctionnement le dispositif de verrouillage de l'avancement du ruban d'enregistrement, dont la libération est commandée par la lon- - gueur de la ligne fondue.
Il enregistre ensuite les signaux pour le texte; puis, à partir d'une échelle existante, lit le nombre de cadratins non-occupés, puis donne le signal pour le dis- positi± de verrouillage du ruban d'enregistre ment, dont la libération est commandée par le dispositif calculateur, après: qu'un nombre déterminé d'avance de fontes répétées a été exécuté.
Lorsqu'un seul dispositif de verrouillage est requis pour le genre de composition à pro duire, la procédure esquissée ci-dessus s'appli que au dispositif particulier requis.
Dans .la nouvelle méthode de fonctionne ment de la machine à composer pour produire le ruban d'enregistrement requis, les signaux pour la justification d'une ligne restent inal térés.