CH314485A - Procédé de préparation d'un nouvel antibiotique - Google Patents

Procédé de préparation d'un nouvel antibiotique

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CH314485A
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Ehrlich John
Penner Knudsen Mildred
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Phillip Frohardt Roger
Herbert Haskell Theodore
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Parke Davis & Co
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    • C12P1/00Preparation of compounds or compositions, not provided for in groups C12P3/00 - C12P39/00, by using microorganisms or enzymes
    • C12P1/06Preparation of compounds or compositions, not provided for in groups C12P3/00 - C12P39/00, by using microorganisms or enzymes by using actinomycetales
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Description


  <B>Procédé de</B>     préparation   <B>d'un nouvel</B>     antibiotique       L'invention se rapporte à un procédé de  préparation d'un nouvel antibiotique. Dans la  description qui suit, ce nouvel antibiotique  sera dénommé   antibiotique C  , à titre de  simplification.  



  L'antibiotique C est un composé basique  cristallin, fondant à 182-184  C, et qui ne  contient que les éléments carbone, hydrogène,  oxygène et azote. Son pouvoir rotatoire,  (a) D, est de     -I-        180,9()    dans le méthanol, son  poids moléculaire en solution dans du cam  phre est d'environ 552 et sa formule     empirique     probable est     CzrH3708N5,    basée sur les     données          analytiques    :

       56,85        %        de        carbone,        6,96        %          d'hydrogène        et        12,82        %        d'azote.        Il        est        en        outre     caractérisé par le fait qu'il présente des  maxima d'absorption dans l'ultraviolet à 256 et  311.5     my    avec un E     i     m de 358 et 291, res  pectivement, dans l'acide chlorhydrique 0,1 N,  à 250 et 320,

  5     my    avec un E     i        0m0    de 270 et  536, respectivement, dans un tampon au phos  phate de<I>pH 7,0,</I> et à 330 mu avec un     Ei        0mo     de 626 dans de la soude caustique 0,1 N.

   Les  bandes d'absorption les plus intenses     dans    le  spectre d'absorption infrarouge de l'antibioti  que C sont celles situées à ou près de 5,98,  6,09, 6,24, 7,99, 9,16, 9,50 et     9,62,u.    Un  autre groupe de bandes     d'absorption    caracté  ristiques d'intensité modérée se trouve dans la    région de 9,8 à     12,7,u.    A l'état de base     libre,     l'antibiotique C est assez peu soluble dans  l'eau froide et facilement dissous dans l'eau  chaude, d'où il peut être séparé par refroidis  sement.

   On peut l'extraire de ses solutions  aqueuses avec du     n-butanol,    du fait qu'il est  bien soluble dans cet alcool, de même que  dans d'autres alcools aliphatiques inférieurs ;  il est insoluble dans l'éther éthylique.  



  L'antibiotique C donne un chlorhydrate  bien soluble dans l'eau et le méthanol. Il est  précipité de ce dernier solvant par addition  d'éther     éthylique.    A une concentration de 3,12  à 15,6     ,ug/cm3,    l'antibiotique C     cristallisé    em  pêche complètement la croissance du     Myco-          bcccterium        tuberculosis    var.     hominis   <I>H</I> 37     Rv.     



  L'antibiotique C donne des réactions néga  tives aux essais pour les groupes     carbohydrate,     protéine, polypeptide, phénolique,     énolique,          guanidine        monosubstituée,    cétonique,     aldéhy-          dique    et     a-aminoacide,    il donne une réaction  positive pour le groupement arylamine avec le  réactif d'Ehrlich, et une réaction     Bratton-          Marshall    positive, pour le même groupement.  



  Son R f (en utilisant la technique ascen  dante) est de 0,16 dans un mélange de solvants  composé de 3 parties en poids d'acétate  d'éthyle, de 3     parties    en poids d'eau et d'une  partie en poids d'acide acétique. Par contre,      son R f est 0,28 dans un mélange de solvants  composé de 10 parties en poids de     n-butanol,     d'une partie en poids d'acide acétique et de  4 parties en poids d'eau.  



  L'antibiotique C est précipité de ses solu  tions aqueuses par plusieurs des agents usuels  de précipitation de bases, entre autres l'acide       p-hydroxyazobenzène-p-sulfonique,    l'acide pi  crique, l'Orange II, l'acide     flavianique,    l'acide       p-nitro-benzèneazochromotropique,    le rouge  
EMI0002.0005     
  
    TABLE <SEP> I
<tb>  Activité <SEP> antibactérienne <SEP> de <SEP> l'antibiotique <SEP> C
<tb>  <I>Espèces <SEP> Ante- <SEP> Espèces <SEP> Anti-</I>
<tb>  <I>de <SEP> bactéries <SEP> biotique <SEP> C <SEP> de <SEP> bactéries <SEP> biotique <SEP> C</I>
<tb>  ESPÈCES <SEP> Résistant <SEP> à <SEP> la <SEP> néomycine <SEP> 25
<tb>  GRAM-POSITIVES <SEP> Résistant <SEP> à <SEP> la
<tb>  <I>Diplococcus <SEP> pneumoniae</I> <SEP> 1,

  0 <SEP> streptomycine <SEP> 50
<tb>  <I>Micrococcus <SEP> pyogenes</I> <SEP> var. <SEP> Résistant <SEP> à <SEP> la
<tb>  <I>aureus</I> <SEP> 25 <SEP> streptothricine <SEP> 25
<tb>  <I>Streptococcus <SEP> hemolyticus</I> <SEP> 5,0 <SEP> Résistant <SEP> à <SEP> l'antibiotique
<tb>  produit <SEP> par <SEP> S. <SEP> rimosus <SEP> 50
<tb>  ESPÈCES <SEP> RÉSISTANT <SEP> Résistant <SEP> à <SEP> l'antibiotique
<tb>  AUX <SEP> ACIDES <SEP> produit <SEP> par <SEP> S. <SEP> puniceus <SEP> 25
<tb>  <I>Mycobacterium <SEP> tuberculoses</I> <SEP> <B>3,1-</B>
<tb>  var. <SEP> ESP<B>ESPÈCES</B>
<tb>  <I>homlnls</I> <SEP> l5,6
<tb>  H <SEP> 37 <SEP> Rv. <SEP> GRAM-NÉGATIVES
<tb>  <I>Mycobacterium <SEP> sp.

   <SEP> Aerobacter <SEP> aerogenes</I> <SEP> > <SEP> 100
<tb>  ATCC <SEP> 607 <SEP> <I>Escherichla <SEP> col!</I> <SEP> > <SEP> 100
<tb>  Culture <SEP> mère <SEP> <I>25 <SEP> Hemophllus <SEP> pertussis</I> <SEP> 5,0
<tb>  Résistant <SEP> à <SEP> la <SEP> chlortétra- <SEP> <I>Klebsiella <SEP> pneumoniae</I> <SEP> > <SEP> 100
<tb>  cycline <SEP> <I>25 <SEP> Vibrio <SEP> comma</I> <SEP> 100       Congo, le jaune     Milling    3G. Les précipités  qui se forment sont des solides ou gommes in  solubles dans l'eau, mais solubles, pour la plu  part, dans les alcools inférieurs ou dans le       méthyl-cellosolve.     



  L'antibiotique C est très actif contre cer  taines bactéries   résistantes aux acides  , qui  sont les agents causant la tuberculose. L'acti  vité de l'antibiotique C contre le     Mycobacte-          rium   <I>tuberculoses</I> var.     hominis   <I>H</I> 37     Rv,    est  à peu près égale à celle de plusieurs antibioti-         ques    connus tels que celui produit par le Strep  tomyces     puniceus,    la     streptothricine,    et la néo  mycine, et supérieures à celles de la     chlorté-          tracycline.    Ce nouvel antibiotique est aussi for  tement actif, au point de vue bactériostatique,

    contre les bactéries gram-positives de même  que certaines bactéries gram-négatives.  



  La table I montre de façon plus frappante  le spectre antibiotique remarquable de l'anti  biotique C.    Le procédé selon l'invention de préparation  de ce nouvel antibiotique est caractérisé en ce  qu'on inocule un milieu nutritif stérile avec le  microorganisme<I>Streptomyces C 1730,</I> en ce  qu'on cultive le milieu nutritif inoculé dans  des conditions aérobies à une température de  20 à     40,)    C pendant une période de 1 à 15  jours et en ce qu'on isole du     milieu    de culture  un antibiotique basique fondant sous forme  cristallisée et pure à 182-184 C.

   Cet anti  biotique est soluble dans les acides dilués et      dans les alcools aliphatiques inférieurs : il est  peu soluble dans l'eau froide, facilement dis  sous dans l'eau chaude et insoluble dans  l'éther éthylique ; il est précipité de ses solu  tions aqueuses avec formation de sels colorés  par les agents usuels de précipitation pour les  bases, tels que l'acide     p-hydroxyazobenzène-          p-sulfonique,    l'acide picrique et l'Orange II.  Il possède une activité antibiotique contre       Mycobacterium        tuberculosis    var.     hominis   <I>H</I>  37     Rv.     



  Le<I>Streptomyces C 1730</I> est un     actino-          mycète    du genre<I>Streptomyces.</I> Ce microorga  nisme se trouve entre autres dans les sols. On  peut obtenir des cultures en mélangeant des  cultures des bactéries spécifiques     inhibées    par  l'antibiotique C avec de     l'agar    aqueux et en  y ajoutant un sol contenant le<I>Streptomyces</I>  <I>C 1730</I> désiré. Après incubation du mélange  pendant un à dix jours, il apparaît des colo  nies de l'actinomycète désiré et d'autres anta  gonistes.

   Les colonies du<I>Streptomyces C 1730</I>  sont séparées des autres et transférées dans  un     milieu    nutritif frais, puis isolées     comme    cul  tures pures selon les méthodes usuelles. Une  culture vivante de ce microorganisme a été  déposée au Bureau de Culture     Parke,    Davis   &  Cie, à Détroit, Michigan, sous N  04918.  



  Examiné au microscope, cet organisme est  un actinomycète aérobie qui forme un faible  mycélium aérien ramifié, rarement ou pas  cloisonné, et qui donne naissance à des chaî  nes de     conidies    unicellulaires : il est donc un  membre du genre<I>Streptomyces.</I>     Lorsqu'il    a  crû sur un milieu     glucose-thryptone-agar,    le  jeune mycélium primaire humide apparaît in  colore à jaunâtre, devenant ensuite gris : le  mycélium secondaire aérien est d'abord blanc,  et devient ensuite gris. Il n'apparaît que peu  ou pas de pigments dans     l'agar.    Les colonies  en surface sont circulaires, exhaussées, ridées  ou à crêtes radiales, avec un bord continu ou  ondulé. Le mycélium primaire humide est  hyalin et excessivement ramifié.

   Il présente  des embranchements primaires, secondaires et  quelquefois     tertiaires,    qui peuvent être alternés,  opposés et parfois verticillés. Le     mycélium     aérien est ondulé et forme souvent des bou-         cles    terminales ou des spires lâches. Les por  tions     distales    de ce mycélium aérien se subdi  visent en chaînes de     conidies    d'une longueur  de 15 à 55 microns. Les     conidies    sont     hyalines,     sphéroïdales à ovoïdales, d'un diamètre moyen  de 0,85 microns (compris entre 0,5 et 1,2),  et d'une longueur moyenne de 1,3 microns  (entre 0, 8 et 1, 8).  



  Cet organisme liquéfie lentement la géla  tine, sans formation de pigments, et     peptonise     le lait     tournesolé    usuellement avec une réaction  basique. En milieu synthétique (de     Gottlieb),     l'organisme     utilise    de nombreuses sources de  carbone y compris le     1-arabinose,    le dextrose,  le     d-fructose,    le     d-galactose,        ri-inosite,    le lac  tose, le maltose, la     d-mannite,    le     rhamnose,     l'amidon et le     d-xylose    ;

   il     utilise    moins facile  ment     l'inuline,    le     raffinose,    la     d-sorbite    et le       sucrose,    et ne peut utiliser la     dulcite.    Cet orga  nisme utilise les sources d'azote organiques et  inorganiques.  



  Lorsqu'on exécute le présent procédé à  l'aide de milieux nutritifs aqueux, la matière  solide présente dans le mélange de culture est  enlevée et l'antibiotique cherché est isolé à  partir du liquide de culture par les méthodes  décrites dans la suite. Lorsqu'on emploie un  milieu nutritif solide, le mélange de culture  est bien lavé avec un solvant de l'antibiotique,  tel que l'eau ou le méthanol, et l'antibiotique  cherché est isolé à partir de cet extrait. Durant  la phase d'incubation, on     maintient    la tem  pérature de préférence dans le voisinage de  22 à 290 C. Lorsque l'on utilise des     milieux     nutritifs aqueux, le<I>pH</I> initial est     d'ordinaire     entre 6 et 8,2, et de préférence du côté alcalin  entre 7,3 et 7,7.

   Pour l'inoculation du milieu  nutritif, on peut employer des suspensions de  spores, des     sub-cultures    ou des cultures en  tube couché du<I>Streptomyces C 1730.</I>  



  La culture du     microorganisme    en milieu       nutritif    aqueux peut être effectuée de bien des  manières     différentes.    Par exemple, le micro  organisme peut     _    être cultivé dans des condi  tions aérobies à la surface du milieu, ou bien  il peut être cultivé au-dessous de ladite sur  face, c'est-à-dire en condition submergée, à  condition de fournir en même temps de l'oxy-      gène.

   La méthode préférée pour produire l'an  tibiotique C sur une large échelle est celle à  culture submergée ou en profondeur du  <I>Streptomyces C 1730.</I> Selon cette manière  d'exécuter l'invention, un milieu nutritif aqueux  stérile est inoculé avec du<I>Streptomyces</I>  <I>C 1730</I> et incubé avec agitation et aération  à une température entre 200 et     40o    C, de pré  férence au voisinage de     25,)    à     35o    C, pendant  un à quatre jours. Dans ces conditions, l'orga  nisme se développe en nombreuses particules  plus ou moins séparées, réparties dans tout  le milieu, en contraste avec la pellicule plus  ou moins continue présente à la surface du  milieu, dans la méthode de culture en sur  face.

   Grâce à cette distribution de l'organisme  dans tout le milieu, on peut cultiver en une  seule fois de grands volumes du milieu nutri  tif inoculé dans de grands réservoirs et cuves  utilisés ordinairement dans l'industrie de fer  mentation. Des foudres de fermentation sta  tionnaires munis de moyens convenables d'agi  tation et d'aération, de même que des  tambours rotatifs horizontaux, sont particu  lièrement avantageux à ces fins. Cependant,  pour la préparation de petites quantités de  l'antibiotique ou de cultures du microorga  nisme, cette méthode de culture submergée  peut être exécutée dans de petites bouteilles  qui sont secouées ou agitées par des moyens  mécaniques convenables.    L'agitation et l'aération du mélange de  culture peuvent être obtenues de diverses ma  nières.

   L'agitation peut être produite par un  propulseur ou par un dispositif mécanique  semblable d'agitation, par rotation ou     secouage     du récipient lui-même, par     différents    disposi  tifs de pompage, ou par passage à travers le  milieu d'air ou d'autres gaz contenant de  l'oxygène. L'aération peut être produite en  injectant dans le mélange en fermentation de  l'air ou autres gaz contenant de l'oxygène à  travers des tuyaux ouverts, des tuyaux perfo  rés, des organes poreux de diffusion tels que  des bougies de charbon, du carborundum, du  verre aggloméré et semblables ; elle peut aussi  être produite en pulvérisant, projetant ou ver-         sant    le mélange à travers une atmosphère  contenant de l'oxygène.

   Le gaz contenant  l'oxygène est débarrassé de spores, de bacté  ries ou autres agents de contamination avant  d'être introduit dans le mélange de culture.  Ceci peut être obtenu très commodément en  le filtrant à travers un lit de noir animal activé.  L'intensité d'aération assurant un rendement  maximum en antibiotique C dépendra, il va de  soi, quelque peu du genre de réservoir em  ployé, de l'intensité et du genre de l'agitation,  du<I>pH,</I> de la température et d'autres condi  tions de ce genre. En tout cas, le gaz conte  nant de l'oxygène est de préférence fourni en  quantité suffisante pour maintenir une faible  pression positive dans le récipient et éliminer  ainsi toute possibilité de contamination de la  la culture par rentrée d'air extérieur.

   Avec des  récipients du type à réservoir de 30     litres    de  capacité, une quantité de 10 à 15 litres d'air  par minute donne de bons résultats, quand on  l'utilise avec un propulseur mécanique type  turbine à six pales, de 10 cm de diamètre,  tournant à 100-200 tours à la minute en  regard de quatre déflecteurs périphériques ver  ticaux de 2,5 cm sur 40.  



  On peut employer une grande variété de  milieux nutritifs. De tels milieux contiennent  d'ordinaire une source de carbone assimilable,  une substance     protéinique,    des sels minéraux  et des traces de diverses substances nutritives,  vitamines et autres stimulants de croissance,  qui se trouvent en général comme impuretés  dans les autres constituants du milieu. Pour  une production maximum de l'antibiotique C,  le milieu nutritif contiendra aussi avantageu  sement une source de graisse.

   Comme source  de carbone assimilable, on comprend ici les  alcools     polyhydroxyliques,    et les mono-,     di-          et    polysaccharides, tandis que par   matière       protéinique     , on comprend des protéines non  modifiées et des produits de dégradation des  protéines, en particulier ceux de l'hydrolyse  de protéines. De tels produits de dégradation  sont les     protéases,    les peptones, les polypep  tides, les peptides et les aminoacides.  



  Comme source de carbone assimilable, on  peut employer     l'arabinose,    le fructose, le ga-      lactose, le lactose, le maltose, le     rhamnose,    le       xylose,    la glycérine, la     marmite,    la     rhamnite    et  semblables, de même que des matières com  plexes à base d'hydrates de carbone, telles que  les amidons, la     dextrine,    les lavasses de fermen  tation et de distillation, les céréales solides  trempées à l'eau, des liquides de trempage de  céréales, des résidus séchés de fermentation  et autres semblables.  



  Parmi les matières     protéiniques    utilisables  dans les divers milieux, on peut citer l'extrait  de     b#uf,    la caséine hydrolysée à l'acide, la  peptone de     boeuf,    la farine de tourteau de  soya, des résidus secs de fermentation, la fa  rine de fèves de soya, soluble à l'eau, dégrais  sée et partiellement hydrolysée, des mélanges  d'acides aminés provenant de sources natu  relles ou synthétiques, l'urée, les purines et  semblables. L'emploi de farine de tourteau de  soya ou de dérivés de protéines de soya comme  constituants du     milieu    est avantageux et four  nit une faible quantité de graisse,     utilisable    par  le microorganisme.  



  On peut satisfaire aux principaux besoins  en constituants minéraux par addition de 0,1  à     0,5        %        d'un        ou        plusieurs        sels        inorganiques     tels que le chlorure de sodium, le carbonate  de calcium, le phosphate     dipotassique,    le       phospate        monopotassique    et semblables.

   Les  autres constituants du milieu nutritif,     c'est-à-          dire    les vitamines, les stimulants de croissance  et semblables, sont généralement présents en  quantités suffisantes dans les sources de car  bone assimilable impures et/ou les matières       protéiniques.     



       L'antibiotique    C peut être isolé du mé  lange brut de culture par de nombreuses voies  différentes. Lorsqu'on a utilisé un     _    milieu de  culture solide, le mycélium est traité pour ex  traction avec un dissolvant de l'antibiotique C  tel que l'eau, et le produit est isolé de l'extrait  comme décrit dans la suite. Quand on a em  ployé un milieu de culture liquide, le mélange  peut être filtré pour enlever le mycélium, ou  bien on peut amener le<I>pH</I> du mélange avec  un acide à environ 2 à 4, et éliminer ensuite  le mycélium par filtration.

      Pour obtenir l'antibiotique à partir des  extraits ainsi formés, on peut procéder par  extraction par solvant, avec des alcools ali  phatiques inférieurs miscibles à l'eau, tels que  le     n-butanol,    ou par les méthodes d'adsorption  et     élution,    en employant du charbon activé ou  des échangeurs d'ions comme adsorbants et  du méthanol acidifié ou de l'ammoniaque  aqueuse, respectivement, comme     éluants.     



  Les méthodes ci-dessus conduisant à l'ob  tention de     concentrats    bruts, lesquels peuvent  ensuite être purifiés par fractionnement avec  des solvants organiques, par exemple par dis  solution dans du méthanol et précipitation       fractionnée    avec de l'éther     éthylique,    ou par  précipitation avec un acide     arylsulfonique    sui  vie d'une régénération à partir du sel colorant  ainsi formé.  



  La séparation de l'antibiotique C à partir  des     concentrats    bruts     purifiés    peut être effec  tuée de diverses façons. Par exemple, l'anti  biotique C peut être obtenu comme solide       cristallisé    par     recristallisation    du résidu de  concentration de l'effluent aqueux. Ou bien une  solution aqueuse du     concentrat    brut peut être  traitée par de l'ammoniaque pour précipiter       fractionnairement    l'antibiotique C.

   Cet anti  biotique C veut encore être obtenu d'une  solution aqueuse du     concentrat    par addition  d'acétate de potassium, pour produire une  précipitation par ajustement du<I>pH</I> et par       relargage.     



  A côté dé l'antibiotique C, il se forme tou  jours dans le milieu de culture     ün    autre anti  biotique, dénommé antibiotique D. Ce dernier  constitue un sous-produit de valeur, suscep  tible d'être également récupéré et purifié en  vue de son     utilisation    en thérapeutique.  



  L'invention est     illustrée    par les exemples  suivants    <I>Exemple 1</I>    Un mélange formé de 180 g d'amidon de  blé en poudre, 180 g de caséine hydrolysée  à l'acide, 90 g de farine de tourteau de soya,  90 g de chlorure de sodium, et d'eau en suffi  sance pour faire un volume de 18 litres, est  mis dans un récipient de verre type cuve sta-           tionnaire,    pourvu d'une calotte d'acier inoxy  dable et d'un propulseur à turbine. Le réci  pient est revêtu de verre et possède quatre  déflecteurs intérieurs verticaux de 2,5 cm sur  40. Il est équipé pour introduire trois courants  d'air dans les eaux du propulseur.  



  On règle le<I>pH</I> du mélange dans le réci  pient à 7,5 avec une solution de soude caus  tique 10 N. On additionne le mélange de 72 g  de saindoux brut et d'huiles végétales conte  nant des mono- et di-glycérides et 18 g de  carbonate de calcium. Le récipient et le milieu  de culture sont stérilisés sous 1,35 atm de  vapeur pendant deux heures, puis le récipient  et son contenu sont refroidis et sortis de l'auto  clave.

   Le     milieu    est inoculé     aseptiquement    avec  10     cm3    d'une suspension de spores de<I>Strepto-</I>  <I>myces C 1730</I> préparée en secouant une cul  ture en tube couché de<I>Streptomyces C 1730</I>  de 7 jours sur     glucose-tryptone-agar    avec  10     cmd    d'une solution aqueuse de savon blanc       dit        de        Castille,    à     0,01        %.     



  Après inoculation, le mélange de culture  est incubé à 24-26 C pendant 24 heures.  Pendant l'incubation, on fait passer de l'air  stérile à travers l'anneau de diffusion à raison  de 0,9 à 1,16 litres d'air à la minute par litre  du milieu, et on fait tourner l'agitateur à une  vitesse d'environ 200 tours à la minute.  



  On suit la production d'antibiotique durant  l'incubation en prélevant de temps en temps  des échantillons et en les essayant par rapport  <I>à</I>     l'Escherichia        coli.    Au bout de 64 heures,  chaque millilitre de culture équivaut à 920     ,u-          de    l'étalon, dans l'essai par rapport<I>à</I>     l'Esche-          richia        coli.    L'étalon est un     concentrat    de  l'antibiotique C d'une activité telle qu'une  solution de 2,5     ,

  cig    de l'étalon par     cm3        pro-          duit        une        inhibition        de        50        %        de        l'Escherichia          coli.     



  Les bières de plusieurs fermentations effec  tuées comme décrit ci-dessus, sont combinées  à la fin de la période d'incubation. Le<I>pH</I> du  mélange est amené à 2,47 avec de l'acide sul  furique, et le mycélium est enlevé par filtration  et lavé à fond avec de l'eau. Le filtrat et les  eaux de lavage combinés (41,1 litres) sont    amenés à un<I>pH</I> de 9,10 et extraits avec six  portions de 10 litres de     n-butanol.    Les ex  traits au     n-butanol    combinés sont concentrés  à<B>10,6</B> litres dans un évaporateur à une tem  pérature au-dessous de     29     C. Un précipité  jaune pâle, sensiblement inerte, qui se forme  pendant cette concentration, est éliminé par  filtration.

   Le filtrat est extrait avec 8 portions  de 1,5 litre d'acide chlorhydrique aqueux  0,01 N. Les extraits acides combinés sont  traités avec suffisamment d'un échangeur d'ions  résineux (phase basique) pour éliminer l'excès  d'acide, et la solution est concentrée à l'éva  porateur à 300 C, jusqu'à 1,5 litre. Cette solu  tion est alors séchée à l'état congelé, et le  résidu, du poids de 20,08 g, contient, d'après  l'essai avec     l'Escherichia        coli,   <I>452</I>     icg    de l'éta  lon par mg.  



  Pour purifier encore ce     concentrat    brut; on  en ajoute 5,0 g à 25     cm3    de méthanol absolu.  Il se sépare environ 1,4 g d'un solide insoluble  blanc, que l'on lave avec quatre portions de  5     cm3    de méthanol absolu. Les liquides     sur-          nageants    combinés sont dilués à 50     cm3    avec  du méthanol absolu. On ajoute alors 100     cm3     d'éther éthylique et le précipité jaune brun  qui se forme est séparé par centrifugation,  lavé avec de l'éther éthylique, et séché dans  le vide.

   Le rendement est de 2,4 g et le  produit contient, selon l'essai avec     l'Escheri-          chia        coli,    900     ,ug    de l'étalon par mg. Ce pro  duit brut purifié est très soluble dans l'eau.  



  Pour isoler l'antibiotique C de ce     concen-          trat    brut purifié, on fait passer 500 mg de  ce dernier, dissous dans 65 ml d'eau<I>(pH 4,9)</I>  à travers une colonne contenant un échangeur  d'ions résineux, à la phase basique. La co  lonne est alors lavée à l'eau jusqu'à ce que  le liquide qui en sort ne donne plus de réac  tion avec le réactif d'Ehrlich. Le , liquide ef  fluent est concentré par séchage à l'état  congelé et l'on obtient un produit soluble  dans 25 ml d'eau chaude. Le refroidissement  de cette solution à 0-10 C produit un précipité  gélatineux, que l'on fait recristalliser à partir  d'eau chaude, et l'on obtient un corps cristal  lin formé d'antibiotique C, sous forme d'ai-           guilles,    de     PF    180-1280 C.

   Le spectre d'ab  sorption dans l'ultraviolet est le suivant  
EMI0007.0003     
  
     Le R     f    (technique ascendante) pour l'anti  biotique C ainsi obtenu est de 0,16 dans un  mélange de solvants composé de 3 parties en  poids d'acétate d'éthyle, de 3 parties en poids  d'eau et d'une partie en poids d'acide acétique.  Par contre, son     Rf    est 0,28 dans un mélange  de solvants composé de 10 parties en poids  de     n-butanol,    d'une partie en poids d'acide  acétique et de 4 parties en poids d'eau.  



  Cet antibiotique C donne une réaction       Bratton-Marshall    positive, et une réaction posi  tive avec le réactif d'Ehrlich. Son activité en  regard de     l'Escherichia        coli    correspond à  814     /Lg/mg    de l'étalon.  



  <I>Exemple 2</I>  Un mélange formé de 1,5 g de     cérélose,     1,5 g de glycérine, 0,9 g de caséine partielle  ment     hydrolisée,    0,75 g de peptone, 0,3 g de  levure de brasserie, 0,75 g de céréales solides  trempées à l'eau, 0,75 de farine de tourteau  de soya, 1,5 g de résidus de fermentation       butanol-acétonique,    1,5 g de chlorure de so  dium, 0,3 g de carbonate de calcium et suffi  samment d'eau pour porter le volume à  300     cm3,    est mis dans plusieurs flacons       d'Erlenmeyer    de 1 litre.

   Les     flacons    sont cou  verts par de la gaze de coton et stérilisés sous  1,25 atm de vapeur pendant 25 minutes, puis  chaque flacon est inoculé     aseptiquement    avec  1     cm3    d'une suspension de spores<I>de</I>     Strepto-          myces   <I>C 1730</I> préparée à l'aide d'une culture  en tube couché de trente jours sur     glucose-          tryptone-agar.    Les flacons sont secoués sur  une machine     secoueuse    du type rotatif, à 150  tours par minute, pendant quatre jours. La  température pendant la période d'incubation  est maintenue à 22-240 C.

   A la fin de cette    période d'incubation, la bière de culture a un  <I>pH</I> d'environ 6,7. En l'essayant par rapport  au     Staphylococcus        aureus,    on a constaté que  cette bière de culture produit une inhibition       de        63        %        de        la        croissance        de        l'organisme     d'essai à une dilution de 1 à 100.  



  Le mycélium est séparé par filtration du  bouillon contenu dans les flacons ci-dessus  mentionnés, et le<I>pH</I> du     filtrat    est amené de  8,6 à 7,17 avec de l'acide     sulfurique    3 N.  L'antibiotique est retiré de 100     cm3    du filtrat  par quatre extractions avec des portions de  25     cm3    de     n-butanol.    Les extraits alcooliques  combinés sont évaporés à siccité à moins de       4.5o    C et l'on obtient un     concentrat    brut.  



  1,0 g de ce     concentrat    brut est dissous  dans 20     cm3    d'eau. On ajoute alors une solu  tion de 550 mg d'acide     p-hydroxyazobenzène-          p-sulfonique    dans 11     cm3    d'eau, ce qui pro  voque la formation immédiate d'un précipité  gommeux. Le mélange est centrifugé, et le  liquide surnageant, décanté. Le résidu gom  meux est lavé à l'eau et     recristallisé    à partir  de 6     cm3    d'éthanol absolu et 9     cm3    d'eau.  Le précipité qui se forme par refroidissement  est retiré par centrifugation, bien lavé à l'eau,  et séché dans le vide (poids: 570 mg).

   Le  complexe de couleur est alors dissous dans  10     cm3    de méthanol et précipité sous forme  de poudre jaune orange par addition de 30     cm3     d'éther éthylique (poids : 475 mg).  



  450 mg de ce complexe coloré sont dissous  dans 20     cm3    de méthanol à 50      /o,    et on y  ajoute une solution aqueuse d'acétate de  baryum jusqu'à ce que la précipitation de       p-hydroxyazobenzène-p-sulfonate    de baryum  soit complète. Le précipité est éliminé par cen  trifugation et, au liquide surnageant, on addi  tionne 1     cm3    en excès d'acide sulfurique 2 N  après que tout ion baryum a été éliminé  comme sulfate de baryum. Ce dernier est  enlevé par centrifugation. Le liquide jaune  clair surnageant est alors envoyé à travers une       colonne    d'échangeur d'ions en résine synthé  tique (phase basique). Le liquide effluent  jaune clair a un<I>pH</I> de 7,6.

   La colonne est  lavée à l'eau jusqu'à ce que les eaux de lavage      ne réagissent plus avec le réactif d'Ehrlich.  L'effluent et les eaux de lavage donnent, par  séchage à partir de l'état congelé, une poudre  légèrement jaune (poids : 173 mg) d'une acti  vité par mg de 1150     itg    de l'étalon, quand  on l'essaie par rapport<I>à</I>     l'Escherichia        coli.     



  A 49 mg du     concentrat    brut purifié, on  ajoute 1     cm3    d'eau et assez d'hydroxyde d'am  monium pour porter le<I>pH</I> à 9,0. Il se forme  un précipité blanc que l'on sépare par centri  fugation. Le solide est lavé à l'eau chaude  et recristallisé à partir de méthanol aqueux à  10 0/0, ce qui donne des aiguilles légèrement  colorées en jaune,     PF        180-182o    C, identiques  à l'antibiotique C obtenu à l'exemple 1.

      <I>Exemple 3:</I>    Un mélange formé de<B>180</B> g de glycérine,  90 g de farine de tourteau de soya, 180 g  de caséine hydrolysée à l'acide, 90 g de chlo  rure de sodium et assez d'eau pour avoir un  volume total de 18 litres, est     introduit    dans  un récipient de verre type cuve stationnaire  pourvu d'une calotte en acier inoxydable et  d'un propulseur type turbine. Le récipient  est revêtu de verre et possède quatre déflec  teurs intérieurs verticaux de 2,5 cm sur 40.  II est équipé pour introduire trois courants  d'air dans les eaux du propulseur.  



  Le<I>pH</I> du mélange est réglé à 7,5 avec  une solution 10 N de soude caustique. On  ajoute au mélange 180 g de saindoux pour  empêcher la formation d'écume et 18 g de  carbonate de calcium. Le récipient et le mi  lieu de culture sont stérilisés sous 1,35 atm  de vapeur pendant deux heures. Le récipient  et son contenu sont refroidis et sortis de  l'autoclave.

   Le milieu est inoculé     aseptique-          ment    avec 10 ml d'une suspension de spores  de<I>Streptomyces C 1730</I> préparée en agitant  une culture en tube couché de 7 jours sur       glucose-tryptone-agar    avec 10     cm3    d'une     solu-          tion        aqueuse    à     0,01        %        de        savon        blanc        dit     de Castille.  



  Après inoculation, le mélange de culture  est incubé à     25,,    C pendant 88 heures. Pendant  l'incubation, on fait passer de l'air stérile à  travers l'anneau de diffusion à raison de 0,3    à 1,0 litre à la minute par litre du     milieu,    et  fait tourner l'agitateur à environ 200 tours  par minute.  



  On suit la production d'antibiotique du  rant l'incubation, en prélevant de temps en  temps des échantillons et en les essayant par  rapport<I>à</I>     l'Escherichia        coli.    Au bout de qua  rante heures, chaque     millilitre    de culture  équivaut à 188     ,ug   <I>de</I> l'étalon dans l'essai avec       l'Escherichia        coli   <I>;</I> après soixante heures, cha  que millilitre équivaut à 410     ,ug    ; et au bout  de 88 heures, chaque     millilitre    est l'équivalent  de 636     11g    de l'étalon.  



  La culture brute acidifiée est filtrée pour  éliminer le mycélium et le filtrat est amené à  un<I>pH</I> de 7,0 avec de la soude caustique  diluée. A une colonne contenant 600     cm3    d'une  résine     échangeuse    de cations dans le cycle de  l'hydrogène, on ajoute 7,5 litres du     filtrat-          bouillon    de<I>pH 7,0.</I> Après lavage de la colonne  avec de l'eau, la fraction antibiotique est com  plètement évacuée de la colonne par     élution     avec de l'ammoniaque aqueuse 5 N. La frac  tion antibiotique peut être obtenue à partir de  cet     éluat    comme concentré brut,     purifiable    par  les méthodes décrites aux exemples 1 et 2.  



  L'antibiotique C peut être isolé de ce       concentrat    brut purifié, de la façon suivante  A 500 mg du     concentrat    brut purifié, dans  7     cm3    d'eau, on ajoute une solution concen  trée d'acétate de potassium (50 g dans 25     cm3     d'eau) jusqu'à ce que le<I>pH</I> de la solution  totale soit de 8,1. Il se forme un précipité  gommeux qui se solidifie en peu de temps. Le  solide est séparé par filtration et lavé à fond  par trituration sous l'eau. Ce solide, après la  vage et séchage sous vide, pèse 160 mg et par  recristallisation à partir de méthanol aqueux,  donne un produit en aiguilles,     PF    178-1790 C,  identique à l'antibiotique C obtenu dans les  autres exemples.

      <I>Exemple 4:</I>    100     cm3    de bouillon     filtré,    obtenu dans des  conditions analogues à celles de l'exemple 3  et dont le<I>pH a</I> été amené à 7,5 avec une solu  tion aqueuse de soude caustique, sont agités  pendant 20 minutes avec 300 mg de charbon      activé. La suspension est filtrée et le gâteau  de charbon est agité avec 25     cm3    de méthanol  acidifié (contenant 0,05     cm3    d'acide chlorhy  drique 5 N par 100     cm3    de méthanol). Le  mélange est filtré et     l'élution    est répétée.

   Les  extraits au méthanol sont réunis et concentrés  dans le vide ; le     concentrat    brut contient envi  ron 50% de l'activité du bouillon original.  



  L'antibiotique C peut être isolé à partir  du bouillon de culture par chacune des métho  des décrites dans les exemples précédents.    <I>Exemple 5 ;</I>    Un mélange formé de 1,0 g de glycérine,  0,5 g de farine de tourteau de soya, 0,5 g  de peptone du commerce, 0,5 g de chlorure  de sodium, et d'eau en suffisance pour porter  le volume à<B>100</B> ml, est mis dans plusieurs       flacons        d'Erienmeyer.    Les contenus de ces fla  cons sont réglés<I>à pH</I> de 7,5 avec une solution  10 N de potasse caustique et on y ajoute 0,1 g  de carbonate de calcium.

   Les flacons sont re  couverts avec de .la gaze de coton et     stérilisés     sous 1,02 atm de vapeur pendant 20 minutes ;  chaque     flacon    est alors inoculé avec 1     cm3     d'une suspension de spores d'une culture en  tube couché de vingt-sept jours sur     glucose-          tryptone-agar.    Les flacons sont secoués sur  une machine     secoueuse    du type rotatif, à 160  tours par minute, pendant six jours. La tempé  rature est maintenue à 24-26 C pendant la  période d'incubation. A la fin de cette période,  le bouillon de culture a un<I>pH</I> de 8,3.

   Essayé  par rapport<I>à</I>     l'Escherichia        coli,    un     millilitre     de bouillon est équivalent à 800     ,ug    de l'étalon.  



  L'antibiotique C peut être isolé de ce  bouillon de culture par chacune des méthodes  décrites aux exemples 1, 2 et 3.  



  Des résultats analogues peuvent être obte  nus en remplaçant la peptone par de la le  vure de brasserie débarrassée de ses substances  amères.    <I>Exemple 6:</I>    Un milieu nutritif formé de 1,25 g de  glycérine, 0,75 g de caséine hydrolysés à  l'acide, 1,25 g de céréales solides trempées à  l'eau, 1,25 g de chlorure de sodium, et d'assez    d'eau pour porter le volume à 250     cm3,    est  rendu alcalin à un<I>pH</I> de 7,3 avec une solu  tion 10 N de soude caustique. Après addition  de 0,25 g de carbonate de calcium, le mélange  est mis dans un flacon de     Fernbach    bouché  avec un tampon de coton, et     stérilisé    sous  pression de vapeur de 1,25 atm, pendant 25  minutes.

   Le milieu est inoculé avec 2     cm3     d'une suspension de spores de<I>Streptomyces</I>  <I>C 1730</I> provenant d'une culture en tube couché  de 7 jours sur glucose     -tryptone-agar.    Le  mélange résultant est incubé à     29 C    pendant  11 jours. Au bout de ce temps, le bouillon  de culture a une activité, déterminée par  rapport<I>à</I>     l'Escherichia        coli,    équivalent à  273     ,ug    de l'étalon, par millilitre de bouil  lon.  



  L'antibiotique C peut être isolé à partir du  bouillon de culture par chacune des méthodes  décrites aux exemples 1, 2 et 3.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de préparation d'un nouvel anti biotique, caractérisé en ce qu'on inocule un "milieu nutritif stérile avec le microorganisme <I>Streptomyces C 1730,</I> en ce qu'on cultive le milieu nutritif inoculé dans des conditions aérobies à une température de 20o à 40o <B>C -</B> pendant une période de 1 à 15 jours. et en ce qu'on isole du milieu de culture un anti biotique basique fondant sous forme cristalli sée et pure à 182-1840 C.
    Ce nouvel antibiotique possède la formule empirique probable C,EH8708N5 <I>;</I> son pouvoir rotatoire (a) D dans du méthanol est de -f-180,90. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce que l'on utilise un milieu nutritif aqueux contenant une source de carbone assi milable, une substance protéinique et une source d'un sel minéral et en ce qu'on main tient la température d'incubation entre 22 et 290 C. 2. Procédé selon la revendication, carac térisé en ce que le<I>pH</I> du milieu nutritif avant l'incubation est réglé entre 7,3 et 7,7. 3.
    Procédé selon la revendication, carac térisé en ce qu'on concentre la partie à action antibiotique du milieu de culture et en ce qu'on sépare sélectivement une première frac tion à activité antibiotique à partir du concen tré résultant.
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