CH327675A - Procédé de commande d'un métier à tisser et métier pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé de commande d'un métier à tisser et métier pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH327675A
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Edwin Kimmell William
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Crompton & Knowles Loom Works
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    • D03WEAVING
    • D03DWOVEN FABRICS; METHODS OF WEAVING; LOOMS
    • D03D43/00Looms with change-boxes

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  • Textile Engineering (AREA)
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Description


  Procédé de commande     d'un    métier à tisser  et métier pour la mise en     aeuvre    de ce procédé    Les métiers s'alimentant automatiquement  en trame et utilisant trois navettes à l'effet de  mélanger la trame sont d'un usage courant,  mais quand on utilise ces métiers pour tisser  avec deux navettes remplies, on utilise habi  tuellement une troisième navette, vide, chassée  à chaque troisième coup de battant sans mettre  de duite, pour effectuer le mélange de la trame.  L'utilisation d'une telle navette vide réduit  considérablement la capacité de production du  métier puisque seulement deux duites sont  mises par cycle à trois coups de battant. Le  tissu genre   peau de requin   est un de ceux  qui est tissé duite à duite avec deux navettes.  



  Un taux de production bien plus élevé peut  être obtenu dans le tissage non automatique  aussi longtemps que le métier travaille effec  tivement, mais dans ce cas des pertes de temps  considérables sont causées par les arrêts fré  quents du métier qui sont nécessaires pour per  mettre le remplacement à la main de navettes  épuisées.  



  Le problème consiste à fournir un métier  qui puisse travailler pendant un intervalle court  à un régime à production basse permettant  l'alimentation automatique en trame et ensuite,  pendant un intervalle qui est de préférence  plus long, à un régime de production élevée    qui ne permet pas     l'alimentation    automatique  en trame.  



  Citons comme exemple un métier qui tra  vaillera automatiquement sur six coups de  battant, puis non automatiquement sur douze  coups de battant, puis de nouveau automati  quement.     Durant    la période de fonctionnement  automatique, seulement deux coups de battant  sur trois seront productifs, donc en tout quatre  coups de battant, mais pendant le fonctionne  ment non automatique, tous les douze coups  de battant seront productifs.

   Sur les     dix-huit     coups de battant qui seront effectués pendant  les deux périodes, seize seront productifs, ce  qui correspond à un taux de     productivité    bien       plus        élevé        que        le        taux        de        66,6        %        qui        serait     la limite supérieure si, durant tout le tissage,  le fonctionnement était automatique.     Il    va de  soi que ci-dessus les nombres de six et de  douze coups de battant sont mentionnés pu  rement à titre d'exemples.  



  L'invention a pour objet un procédé de  commande d'un métier à tisser à deux navettes,  caractérisé en ce que l'on fait travailler le  métier en fonctionnement non automatique,  en ce qui concerne l'alimentation en trame,  pendant une première période comprenant une  série de coups de battant, puis en fonctionne-      ment automatique, en ce qui concerne cette       alimentation,    pendant une deuxième période  comprenant une série de coups de battant,

   et  en ce qu'on pourvoit chaque navette d'une  réserve de fil de trame     suffisamment    longue  pour que le tissage puisse être poursuivi à       partir    d'un coup de battant quelconque     dans     les deux périodes jusqu'au moment où cette  navette arrive de nouveau en position d'ali  mentation dans la     prochaine    desdites secondes  périodes.  



  L'invention a également pour objet un  métier à tisser pour la mise en     aeuvre    de ce  procédé, ayant sur au moins un côté deux  logements de boîte montante à navettes et     tra-          vaillant    avec deux navettes à trame     différente     déposant duite à duite, ce métier étant carac  térisé en ce qu'il comprend un mécanisme  d'alimentation en trame qui est disposé sur  le même côté du métier que lesdits logements  et qui est normalement capable d'effectuer une  alimentation de l'une ou de l'autre des navettes  venant à s'épuiser et se trouvant en position  d'alimentation dans le logement supérieur, un  dispositif de commande des mouvements des  logements et du mécanisme d'alimentation,

   ce  dispositif obligeant le métier de travailler en  fonctionnement non automatique, en ce qui  concerne l'alimentation en trame, pendant une  période comprenant une série de coups de  battant, et de travailler ensuite en fonction  nement automatique, en ce qui concerne cette  alimentation, pendant une deuxième période  comprenant une série de coups de battant,  ces périodes alternant l'une avec l'autre et  chaque navette se trouvant au moins une fois  dans ladite position d'alimentation pendant la  deuxième période, chaque navette contenant  une réserve de fil de trame suffisamment  longue pour que le tissage puisse être pour  suivi, à     partir    d'un coup de battant quelconque  dans les deux périodes, jusqu'au moment où  cette navette arrive de nouveau en position  d'alimentation dans la prochaine desdites se  condes périodes.  



  Le dessin annexé représente, à titre d'exem  ple, deux formes d'exécution du métier que  comprend l'invention.    La     fig.    1 est une vue en élévation de la       première    forme d'exécution.  



  La     fig.    2 est un schéma de son fonction  nement pour un cycle de fonctionnement à  dix-huit coups de battant, montrant les posi  tions occupées par les boîtes à navettes et par  les     navettes    à chaque coup de battant.  



  La     fig.    3 est une vue schématique prise  dans la même direction que la     fig.    1 et montre  un mécanisme de sélection des piles soit d'un  magasin de ladite première forme d'exécution  à deux piles, soit d'une seconde forme d'exé  cution qui comporte quatre piles.  



  La     fig.    4 est une vue de détail d'une bobine  telle     qu'utilisée    dans le magasin pour l'ali  mentation des navettes.  



  La     fig.    5 est un schéma montrant l'agen  cement électrique d'un détecteur de trame dont  est équipé le métier ; et  la     fig.    6 est une représentation d'une chaîne  de commande pouvant servir conjointement  avec la deuxième forme d'exécution (à quatre  piles), la moitié supérieure montrant aussi une  chaîne pouvant être utilisée conjointement avec  la première forme d'exécution (à deux piles).  



  Le métier représenté à la     fig.    1 comprend  un châssis 1 ayant deux montants latéraux 2,  une     poitrinière    3 et des arches 4. Le métier  comprend aussi une chasse 5 ayant à son ex  trémité de droite une boîte montante     RG    avec  un logement supérieur 6 et un logement infé  rieur 7 et à son extrémité de gauche une  boîte montante     LG    avec des logements sem  blables 8 et 9.

   Les boîtes coopèrent avec des  navettes     SI_   <I>S.,</I> et sont montées sur des tiges  de levée 10 qui sont actionnées chacune par  une bande de     connection    flexible, 11 pour     RG     et 12 pour     LG,    et qui sont entourées chacune  par un ressort 13 transmettant la force de  levée lorsque la bande     connectrice    correspon  dante tire, alors que des ressorts 14 accélèrent  la descente quand cette bande est relâchée.  



  La position des boîtes est déterminée par  un mécanisme qui comprend deux leviers 15,  16 reliés aux bandes     connectrices    pour coin-      mander la montée et la descente des boites       RG    et     LG,    respectivement.  



  Pour le lancement des navettes, le métier  comprend des sabres de droite 20 et de gau  che 21 actionnés chacun par une came 22  fixée sur un arbre oscillant correspondant 23  qui est tourillonné dans le châssis. Le métier  comprend aussi un arbre 24 qui tourne une  fois pendant que s'effectuent deux coups de  battant et qui porte des organes 25, 26     d'ac-          tionnement    des sabres 20 et 21, respectivement.  Ces organes sont clavetés coulissants sur l'arbre  24, leur déplacement étant effectué par des  leviers 27 et 28, respectivement, qui sont reliés  l'un à l'autre par une bielle 29.  



  Chacun desdits organes est muni de deux  galets de lancement 30 pouvant être placés  dans et hors de concordance avec la came  correspondante 22. Dans la position selon la       fig.    1, les organes 25 et 26 ont été déplacés  vers la gauche de sorte que les galets 30 de  l'organe 25 ne sont pas en concordance avec  la came de droite 22 afin d'empêcher     l'action-          nement    du sabre 20, pendant que les galets 30  de l'organe 26 ont été mis en concordance  avec la came de gauche 22 en vue de     l'action-          nement    du sabre 21.

   On a prévu deux galets  30 sur chacun des organes 25,     26_    parce que  le métier est du type   duite à duite   et qu'il  est désirable de pouvoir lancer deux fois à la  suite des navettes dans le même sens. La  commande de la position des organes 25, 26  est effectuée par l'intermédiaire d'une bielle 31  qui s'étend entre un bras 32 du levier 28 et  un levier 33 monté sur un axe 34 que portent  les arches 4. Le mécanisme décrit permet de  lancer une navette dans un sens ou dans l'autre  à chaque coup de battant.  



  Sur le côté droit du métier est disposé un  magasin M à bobines de réserve. Comme le  montre la     fig.    3, ce magasin est du type qui  peut prendre quatre piles 35, 36, 37, 38 de  bobines. Il est équipé d'un sélecteur de pile 39  pouvant être mis en concordance avec l'une  des quatre piles par déplacement horizontal  au moyen d'un levier 40 attelé à une bande       connectrice    41 qui s'étend au travers du métier  vers un mécanisme de commande H. Le ma-         gasin    M comporte en outre un bras de trans  fert 42 et il lui est adjoint un détecteur de  trame D     (fig.    1) qui est du type à glissement  latéral et à indication électrique.

   Ce détecteur  monte et descend avec la boîte     RG    grâce à  une bielle 45 dont l'extrémité inférieure est  attachée à la tige de levée 10 correspondante.  Le détecteur est toujours juxtaposé au logement  supérieur 6, que celui-ci occupe sa position  supérieure comme en     fig.    1 ou sa position  inférieure dans laquelle il se trouve dans le  prolongement de la chasse 5.  



  En se référant à la     fig.    5, on voit que le  détecteur D comporte un bras 46 pouvant os  ciller sur un pivot 47 et ayant un tâteur 48  destiné à venir en contact avec la trame de  la bobine que porte la navette se .trouvant  dans le logement 6. Aussi longtemps que cette  bobine     porte        suffisamment    de fil pour que le  détecteur ne doive pas signaler l'épuisement,  le bras 46 occupe la position représentée en  traits pleins à la     fig.    5, et ne touche pas le  contact électrique 49. Si, par contre, cette  bobine est presque épuisée, le bras 46 occupe  la position indiquée en traits pointillés en fer  mant le contact 49.  



  Le circuit de commande du magasin par  le détecteur comprend une source d'énergie E,  un conducteur 50 menant de la source au  détecteur, un conducteur 51 menant du contact  49 à un interrupteur 52 qui comporte un  contact fixe 53, et en outre un conducteur 54  menant de 53 à un solénoïde 55 qu'un conduc  teur 56 relie de nouveau avec la source E.  Le solénoïde commande la position d'une tige       d'actionnement    57 d'un levier 58 faisant partie  du magasin et commandant le sélecteur de  trame 39 au moyen d'une bielle 59.

   Ce levier  fait une course descendante à chaque deuxième  coup de battant quand la chasse se trouve à  proximité de sa position centrale antérieure, et  si la navette tâtée contient encore assez de  trame, le contact 49 ne sera pas fermé, alors  que dans l'autre cas le circuit est fermé ; le  solénoïde mettra alors la tige 57 sous le levier  58 pour en empêcher la descente, sur quoi le  magasin est mis en position de transfert, ce  transfert ayant lieu lors du prochain coup de      battant vers l'avant. Le détecteur est encore  soumis à d'autres commandes ; il est par  exemple empêché de travailler quand la boîte       RG    est en train de descendre et d'être écartée  lors de coups à changement de bobine ; ces  autres commandes ne sont pas représentées ici.

    On pourrait d'ailleurs prévoir d'autres détec  teurs que celui qui vient d'être décrit.  



  Dans les navettes<I>SI</I> et     S,    sont disposées  des bobines     BI    et     B;_,,    respectivement, dont l'une  est représentée à la     fig.    4. La trame de ces  bobines est différente, noire et blanche, par  exemple. Les navettes sont lancées alternati  vement de sorte qu'une simple duite déposée  par l'une de ces navettes sera suivie d'une  simple duite déposée par l'autre navette pour  produire un tissu duite à duite bicolore, par  exemple du genre   peau de requin  .  



  Les moyens de commande de certains or  ganes déjà mentionnés comprennent une chaîne  P représentée à la fi-. 6. Cette chaîne est  disposée de la manière habituelle dans le dis  positif H afin de provoquer des mouvements  ascendants et     descendants    de leviers sur la       chaire.    Le dessin de cette chaîne indique       trente-six    axes transversaux dont les dix-huit  premiers, marqués de<I>I à</I>     XVIII,    suffisent  pour la commande de la première forme d'exé  cution qui prévoit la prise de bobines seule  ment des deux piles     antérieures    35 et 36. A  la fia. 6, les signes X reportés dans certains  champs représentent un galet plus grand et les  petits cercles représentent chacun un petit galet.  



  La rangée de gauche a commande la posi  tion de la boîte     RG    et la rangée c commande  <B>là</B> boîte     LG.    La rangée<I>d</I> commande le levier  33 qui choisit entre les organes 25 et 26 pour  mettre l'un ou l'autre en juxtaposition avec  sa came 22, et la rangée     f    commande l'inter  rupteur 52 du circuit du détecteur de trame.  La rangée b commande l'élévation d'un levier  60 qui est relié à la bande     connectrice    41 par  une bande     connectrice    61 et par un levier  coudé 62, pour déterminer la position du  sélecteur de trame 39.

   La rangée e commande  la fourche de remplissage (non représentée)  pour ,empêcher     l'actionnement    du mécanisme  d'arrêt durant les coups de battant à vide pen-         dant    les périodes de fonctionnement à alimen  tation automatique ; cette fonction sera décrite  avec plus de détails par la suite. Le mécanisme  comme tel est de construction connue et la  rangée e est prévue tout simplement pour  compléter la représentation de la     chaîne.     



  A la     fig.    2, les positions des boîtes sont  indiquées par les chiffres romains<I>1 à</I>     XVIll     correspondant aux axes<I>1 à</I>     XVlll    de la chaîne  de commande P. Les douze premières posi  tions montrées à la     fig.    2, et les douze pre  miers axes de la chaîne P correspondent à la       période    de fonctionnement non automatique.  Pendant cette période, les navettes<I>SI</I> et<I>S.,</I>  se suivent à chaque coup de battant, de sorte  qu'à chaque coup est déposée une duite.

   En  se référant à la     fig.    2, on voit en effet que  la navette SI est chassée vers la droite lors  du premier coup, que la navette S., est chassée  vers la gauche lors du deuxième coup, que  la navette S, est chassée vers la gauche lors  du troisième coup, que la navette     S.,    est chassée  vers la droite lors du quatrième coup, et ainsi  de suite. Les douze premiers axes de la chaîne  déterminent les positions des boîtes à navette  et aussi celles des sabres 20, 21 pour effectuer  la période de travail   non automatique   re  présentée sur le côté gauche de la     fig.    2.  



  Pendant cette période de tissage non auto  matique, il faut empêcher le détecteur de trame  de     réaair    à l'épuisement de la trame et la  rangée f de galets fera passer un grand galet  sous l'interrupteur 52 lors des coups de bat  tant,<I>1, VI</I> et<I>X</I> pendant lesquels une navette  se trouve dans le logement 6, pour empêcher  que, lors d'une fermeture du contact 49 pen  dant la période non automatique, le solénoïde  55 soit excité et amorce une action d'alimen  tation automatique en trame. On pourrait donc  prévoir, si on le voulait, de grands galets sur  tous les douze premiers axes de la chaîne,  dans la rangée f .  



       II    convient de remarquer qu'une action d'ali  mentation automatique se fait en deux pas.  le premier étant effectué par le détecteur quand  la boîte avec le logement 6 monte alors que  la chasse parcourt la partie antérieure de son  mouvement alternatif, alors que le deuxième      pas, de transfert d'une bobine, a lieu quand la  chasse arrive dans sa position centrale anté  rieure. Le diagramme de la     fig.    2 montre que  la navette     S.,    se trouve dans le logement supé  rieur 6 pendant qu'a lieu le coup de battant 1,  que la navette<I>SI</I> se trouve dans ce logement  pendant le coup<I>VI</I> et que cette navette<I>SI</I>  s'y trouve de nouveau pendant le coup X.

    Puisque le magasin ne peut pas être actionné  durant cette période de fonctionnement non  automatique, il n'y a aucune raison de déter  miner la position du sélecteur de trame 39  pendant cette période et, de ce fait, le sélecteur  peut rester en juxtaposition avec la pile anté  rieure 35, de sorte qu'on     place    dans la ran  gée b de petits galets sur les douze premiers  axes ; on fera de même pour la rangée e  puisque le mécanisme d'arrêt sera actif durant  toute cette période.  



  Sur le côté droit de la fi,-,. 2, on a repré  senté les six coups de battant     Xlll   <I>à</I>     XVIII,     inclusivement, de la période à fonctionnement  automatique. Durant cette période, le métier  travaille comme les métiers connus de ce  genre, car lorsque la boîte se trouvant sur le  côté droit du métier monte en ayant une  navette dans le logement 6, le détecteur peut  réagir car la chasse arrive alors dans sa posi  tion centrale antérieure.     Dès    que la chasse  revient pour la prochaine fois dans cette posi  tion, le transfert aura lieu s'il a été commandé ;

    la boîte 6 devra donc rester soulevée pendant  la majeure partie du temps mis pour effectuer  ces deux coups de battant.     Etant    donné que  le lancement a lieu à peu près un quart du  temps entre deux coups consécutifs à partir  de la fin du transfert, il ne reste pas de temps  pour faire descendre la boîte 6 et la mettre  en alignement avec la chasse ; c'est la raison  pour laquelle on intercale alors un coup de  battant à vide.  



  A la     fig.    2, les positions des boîtes sont  supposées être celles qu'elles occupent entre  le moment approximatif de leur lancement au  point central supérieur et l'arrivée en boîte  de la navette au point central inférieur ; aussi  les boîtes ont-elles été représentées dans les  positions qu'elles occupent quand la chasse est    à son point central postérieur.

   Le changement  de position des boîtes a lieu entre les positions  indiquées par les chiffres romains et dès que  la navette<I>SI</I> sera rentrée dans la boîte 6,  celle-ci montera et le détecteur pourra agir ;  ceci pourra être le cas entre les coups     XIII     et     XIV.    Si un transfert est commandé, ce  transfert aura lieu au prochain coup de battant  vers l'avant (entre     XIV    et     XV)    et la navette  supérieure sera alimentée en recevant une bo  bine prise de la pile antérieure 35 du fait  qu'un petit galet de la rangée b est placé sur  l'axe     XIV,    ce qui oblige le sélecteur 39 à  venir en juxtaposition avec cette rangée anté  rieure.  



  Au coup de battant     XV,    ce sera le sabre 20  qui sera actionné, mais étant donné que la  boîte 7 est vide à ce moment, ce coup sera  un coup à vide. D'ailleurs, ce coup est déterminé  par un galet de la rangée d et comme le galet  de cette rangée sur l'axe     XV    et un petit galet,  il fera mouvoir les organes 25, 26 -vers la  droite à partir de la position représentée à la       fig.    1.  



  L'alimentation de la navette     S,    peut avoir  lieu durant un intervalle de travail qui com  mence entre les positions     XVII    et     XVIli    quand  le tâteur trouve une navette     S,    épuisée et le  transfert aura lieu au passage suivant par le  point central antérieur. Le coup à vide a  cependant lieu un coup plus tôt qu'il n'avait  lieu lors du remplissage de la navette     SI,    le  sabre 20 provoquant un coup à vide après  l'alimentation de la navette     S.,    la boîte 7 ne  contenant pas de navette à ce moment.

   La  chaîne est alors au commencement de son  deuxième tour et, ainsi qu'on le voit à la posi  tion<I>I</I> de la     fig.    2, la navette<I>SI</I> sera lancée  vers la droite pendant que la boîte du côté  droit     RG    est élevée ; dès que la navette<I>SI</I>  vient se placer dans le logement 7, la boîte     RG     peut redescendre pour permettre l'alimentation  de la navette     S,    qui sera lancée aussitôt après.  



  Pour l'alimentation de la navette S., la  bobine sera prise de la pile 36, le sélecteur  étant mis dans une position correspondante,  parce que durant les coups de battant     XVll     et     XVIII,    des galets correspondants 65 de la      rangée b passent sous le levier 60. Durant ce  fonctionnement, seule la première moitié de la       chaîne    représentée à la     fig.    6 sera     utilisée    et  la position     XVIll    sera immédiatement suivie  de la position I.  



  Il est de pratique courante de prévoir, sur  des bobines utilisées dans les métiers s'alimen  tant automatiquement en trame, une réserve de  fil servant au dépôt de duites lors de coups  de battant effectués après que le détecteur a  senti l'épuisement de cette bobine. Pour les  besoins du métier ici décrit, on prévoit sur  les bobines une réserve 70 plus grande que  d'ordinaire parce qu'il est nécessaire de pouvoir  continuer le tissage sans interruption par le  mécanisme d'arrêt, pendant une durée allant  d'un moment quelconque pris dans les inter  valles combinés de fonctionnement automatique  et de fonctionnement non automatique jusqu'au  moment auquel la navette est en position d'ali  mentation.

   Ainsi, par exemple, la bobine     SI,     montrée active en position 1,     fig.    2, pourrait  être épuisée jusqu'à la réserve durant son lan  cement vers cette position 1. Cette navette doit  cependant encore contenir suffisamment de  trame pour les six prochains coups de battant  de la période à fonctionnement non automa  tique et un coup de battant supplémentaire  pendant la période à fonctionnement automa  tique ; la réserve doit suffire pour le dépôt de  sept duites.

   La navette S, pourrait se trouver  épuisée jusqu'à la réserve durant son lance  ment à la position<I>II</I> de la     fig.    2 et devrait       porter    suffisamment de réserve pour six coups  de battant de la période à fonctionnement non  automatique et pour deux coups de battant  supplémentaires de la période à fonctionne  ment automatique, donc au total pour le dépôt  de huit duites. Pour simplifier, en pratique,  on aura donc à prévoir sur les deux navettes  une même réserve de huit duites plus la ré  serve habituelle, donc une réserve pour neuf  duites.

   En prévoyant une telle réserve, on est  sûr que le métier travaille sans interruption  pour épuisement de trame durant la période  de fonctionnement non automatique, de sorte  que, sur dix-huit coups de battant, seize coups  produiront chacun un dépôt de duite. Ce taux    est considérablement plus élevé que celui que  l'on obtiendrait par un fonctionnement auto  matique du commencement à la fin, l'élévation  du taux provenant du fait que tous les coups  de battant de la période à fonctionnement non  automatique sont productifs.  



  La seconde forme d'exécution est disposée  pour pouvoir profiter de la pleine capacité d'un  magasin à quatre piles de bobines et exige  pour sa commande la chaire complète, à  trente-six axes, de la     fig.    6. Lors de l'exécution  des coups de battant     XIX   <I>à</I>     XXXVI,    les  commandes décrites ci-dessus sont répétées,  sauf celle du sélecteur de trame.

   Dans la co  lonne<I>b,</I> les axes     XXXI    et     XXXll    sont pourvus  d'un galet 66 d'une troisième grandeur pour  obliger le sélecteur 39 de prendre une bobine  de la pile 37 pour l'alimentation de la navette       SI,    et dans la même rangée b, les     derniers     deux axes     portent    un galet 67 d'une quatrième  grandeur qui obligent le sélecteur 39 à prendre  une bobine de la pile 38 pour l'alimentation  de la navette     S_    Dans cette variante, on opère  dans deux suites de même longueur, lors de  la première desquelles des bobines peuvent être  prises de la paire antérieure de piles 35 et 36,

    et lors de la deuxième desquelles des bobines  peuvent être prises de la paire postérieure des  piles 37 et 38. Quand la chaîne a fait un tour  complet, l'axe I sera de nouveau en position  active et le sélecteur de trame est remis en  juxtaposition avec la pile 35. Pendant tous  les trente-six coups de battant, il est donc pos  sible de prendre une bobine de chacune des  quatre piles. Les autres commandes sont les  mêmes que pour les dix-huit premiers coups.  



  Durant le fonctionnement ordinaire, qui voit  une navette lancée à chaque coup de battant,  le mécanisme protecteur du métier sera empê  ché d'arrêter le métier à l'arrivée de la navette  à l'une ou à l'autre extrémité de la chasse,  mais quand le fonctionnement est tel que cer  tains coups de battant sont faits à vide, comme  par exemple les coups     XV    et     XVIII        (fig.    2),  donc sans qu'une navette soit chassée, il faut  assurer un fonctionnement continu du métier  en évitant l'arrêt du métier par le mécanisme  protecteur.

        Lors du coup     XIV        (fig.    2), la navette S2  est lancée vers le logement 9 qui doit ensuite  être abaissé dans la position selon     XVI.    Si cette  descente était effectuée lors du coup de battant       XV,    il y aurait un logement vide 8 sur le côté  gauche et un logement vide 7 sur le côté droit  et le mécanisme protecteur arrêterait le mé  tier. Pour éviter cela, la boîte     LG    doit rester  en haut lors du coup     XV.     



  Un état semblable s'établit pour la navette  <I>S,</I> aux coups de battant     XVll    et     XVIII.    Quand  la navette     S@    est prise du logement 9 lors du  coup     XVll,    la navette S, se trouve dans le  logement supérieur 8 et, lors de l'arrivée de  la navette     Sdans    la boîte     RG,    celle-ci est  montée. Si la boîte     LG    devait rester en haut  pour le coup     XVIIl,    il n'y aurait pas de navette  au niveau de la chasse lors du coup à vide et  le métier serait arrêté.

   Pour éviter cela, "la  boîte     LG    est abaissée depuis la position qu'elle  occupe au coup     XVII    à celle montrée en     XVIll     pendant le coup à vide de sorte que la navette       S,    se trouve en bonne place pour empêcher  le mécanisme protecteur d'arrêter le métier.  



  Les mécanismes protecteurs d'arrêt sont en  soi bien connus. A la fi-. 3, on n'a montré  qu'une partie d'un tel mécanisme : une tige de  protecteur 75 qui s'étend au travers du métier  présente un doigt 76 à chacune de ses extré  mités, qui sont déplacées vers l'avant,     c'est-          à-dire    vers la droite en     fig.    3, quand une  navette se trouve dans un logement, prête à  être lancée, en vue d'actionner un poignard 77  se trouvant sur la tige de protecteur en dessous  du mécanisme d'arrêt indiqué en 78.

   En com  mandant la boîte     LG    à partir de la chaîne  pour mettre les navettes<I>S, et S.</I><B>,</B> dans les posi  tions qui viennent d'être décrites, le poignard  de protecteur sera empêché d'agir sur le mé  canisme d'arrêt 78 lors de coups à vide.  



  Dans la description qui vient d'être faite  en se référant en particulier à la     fig.    2, il était  question d'une suite d'opérations exécutée sur  dix-huit coups de battant. Il va cependant de  soi que ce nombre a été cité purement à titre  d'exemple. Si l'on veut atteindre un taux de  productivité encore plus élevé qu'avec cette  suite à dix-huit coups, on peut prévoir davan-         tage    de coups dans la période à     fonctionnement     non automatique, à condition de     prévoir    de  plus grandes réserves de fil sur les     bobines.     



  Il n'a pas été prévu de support pour la  boîte     RG    durant le transfert de     bobine,    mais  si on le désire un tel support, en soi connu,  pourra être prévu.  



  On a décrit des métiers du genre   duite  à duite   à deux navettes qui peuvent tra  vailler à un taux de productivité considéra  blement plus élevé que s'ils travaillaient conti  nuellement en     alimentation    automatique, ce  résultat étant obtenu en     travaillant    seulement du  rant certaines périodes en fonctionnement auto  matique, mais durant les périodes restantes en  fonctionnement non automatique. Ces métiers  présentent des moyens qui, durant les périodes  en fonctionnement non automatique, empêchent  l'entrée en action du mécanisme     d'alimentation     en trame, ces moyens empêchant en l'occurrence  le détecteur de trame d'agir pendant la période  de fonctionnement non automatique.

   En outre,  le mécanisme de     lancement    des navettes est  commandé de sorte qu'au moins deux coups  de battant sont effectués à vide pendant la  période de fonctionnement automatique pour  procurer le temps nécessaire au contrôle et à  l'alimentation d'une navette dans le logement 6.  En outre, pour éviter un arrêt du métier pen  dant la période à fonctionnement automatique,  des précautions sont prises pour garder une       navette    en position active pendant les coups  de battant à vide à l'effet d'empêcher le méca  nisme d'arrêt (mécanisme protecteur) d'entrer  en action.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé de commande d'un métier à tisser à deux navettes, caractérisé en ce que l'on fait travailler le métier en fonctionnement non automatique, en ce qui concerne l'alimentation en trame, pendant une première période com prenant une série de coups de battant, puis en fonctionnement automatique, en ce qui con cerne cette alimentation, pendant une deuxième période comprenant une série de coups de bat tant,
    et en ce qu'on pourvoit chaque navette d'une réserve de fil de trame suffisamment longue pour que le tissage puisse être pour suivi à partir d'un coup de battant quelconque dans les deux périodes jusqu'au moment où cette navette arrive de nouveau en position d'alimentation dans la prochaine desdites se condes périodes. REVENDICATION II:
    Métier à tisser pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, ayant sur au moins un côté deux logements de boîte mon tante à navettes et travaillant avec deux na vettes à trame différente déposant duite à duite, caractérisé en ce qu'il comprend un mé canisme d'alimentation en trame qui est dis posé sur le même côté du métier que lesdits logements et qui est normalement capable d'effectuer une alimentation de l'une ou de l'autre des navettes venant à s'épuiser et se trouvant en position d'alimentation dans le logement supérieur, un dispositif de commande des mouvements des logements et du mécanisme d'alimentation, ce dispositif obligeant le métier de travailler en fonctionnement non automa tique, en ce qui concerne l'alimentation en trame,
    pendant une période comprenant une série de coups de battant, et de travailler ensuite en fonctionnement automatique, en ce qui concerne cette alimentation, pendant une deuxième période comprenant une série de coups de battant, ces périodes alternant l'une avec l'autre et chaque navette se trouvant au moins une fois dans ladite position d'alimen tation pendant la deuxième période, chaque navette contenant une réserve de fil de trame suffisamment longue pour que le tissage puisse être poursuivi, à partir d'un coup de battant quelconque dans les deux périodes, jusqu'au moment où cette navette arrive de nouveau en position d'alimentation dans la prochaine des- dites secondes périodes. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Métier selon la revendication II, carac térisé en ce que le mécanisme d'alimentation en trame comprend un détecteur de trame amorçant une action d'alimentation, et en ce que le dispositif de commande empêche le fonctionnement de ce détecteur durant les périodes de fonctionnement non automatique, mais non dans les périodes à fonctionnement automatique. 2. Métier selon la revendication II, carac térisé en ce que ledit dispositif de commande comprend une chaîne de commande ayant un groupe d'axes pour les périodes à fonctionne ment non automatique et un groupe d'axes pour les périodes à fonctionnement automatique, le premier groupe étant agencé pour empêcher le fonctionnement du dispositif d'alimentation et le deuxième étant agencé pour le permettre. 3.
    Métier selon la revendication II, carac térisé en ce que chaque coup de battant effectué pendant la première période produit le dépôt d'une duite et que deux tiers des coups de battant de la deuxième période sont des coups qui produisent le dépôt d'une duite, alors qu'un tiers des coups de cette deuxième période sont des coups à vide qui ne produisent pas de dépôt d'une duite. 4.
    Métier selon la revendication II, ayant sur les deux côtés des logements de boîtes à navette, et comprenant un mécanisme d'arrêt, caractérisé en ce que le dispositif de commande provoque, durant chaque période à fonction nement automatique, une suite telle de chan gements de position des logements que pour chaque coup de cette période qui est un coup à vide du fait qu'aucune navette n'est chassée, l'une ou l'autre des navettes empêche, en rai son de sa position commandée, un fonction nement du mécanisme d'arrêt, à condition toutefois que les navettes soient effectivement venues correctement dans les logements. 5.
    Métier selon la revendication II, ayant sur les. deux côtés des logements de boîtes à navette, et comprenant un mécanisme d'arrêt, caractérisé en ce que le dispositif de com mande provoque, durant chaque période à fonctionnement non automatique et aussi du rant chaque période à fonctionnement auto matique, une suite telle de changements de position des logements que pour chaque coup des deux périodes l'une ou l'autre des navettes empêche, en raison de sa position commandée, un fonctionnement du mécanisme d'arrêt, à condition toutefois que les navettes soient effectivement venues correctement dans les logements. 6.
    Métier selon la revendication II, ayant sur les deux côtés des logements de boite à navette et qui est arrêté quand, lors de coups de battant à vide, aucune navette ne se trouve dans un logement aligné sur la chasse, carac térisé en ce que son dispositif de commande des boites à navette et du mécanisme de lan cement de navette oblige ces boites et ce méca nisme à coopérer de sorte que l'une ou l'autre des navettes se trouve dans un logement aligné sur la chasse lorsqu'un coup de battant à vide est exécuté. 7.
    Métier selon la revendication II, dans lequel les navettes travaillent alternativement pour le dépôt d'une duite correspondante et dans lequel, pendant une alimentation, les deux logements doivent se trouver dans-leur posi tion élevée, le logement supérieur devant con tenir une des navettes pour deux coups de bat tant sucessifs et le logement inférieur devant contenir l'autre de ces navettes pendant le premier de ces coups, caractérisé en ce que son mécanisme de lancement de navette est commandé de façon que ladite autre navette soit chassée dudit logement inférieur lors du premier des deux coups de battant et ne soit pas chassée de retour dans ce logement lors du deuxième coup de battant.
CH327675D 1953-11-02 1954-11-01 Procédé de commande d'un métier à tisser et métier pour la mise en oeuvre de ce procédé CH327675A (fr)

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