Métier à tisser à plusieurs navettes et à fils de plusieurs couleurs, muni d'un dispositif pour le changement automatique des canettes La présente invention se rapporte à un métier à tisser à plusieurs navettes et à fils de plusieurs cou leurs, muni d'un dispositif pour le changement auto matique des canettes.
L'invention vise la réalisation d'un tel métier uti lisant l'un ou l'autre des mécanismes connus -réalisant le changement automatique de la canette, en tissant deux ou plusieurs couleurs, et sans se limiter à une succession des couleurs en ordre pair, et sans ame ner l'une après l'autre les différentes navettes dans la même boîte.
Le métier à tisser suivant l'invention, comprenant, de chaque côté du métier, un dispositif tâteur de ca nettes, un dispositif de changement de canettes et un groupe d'au moins deux boites à navettes avec leurs dispositifs de commande, est caractérisé en ce qu'au moins une boîte de chaque groupe est conçue de manière à pouvoir être utilisée à la fois pour le char gement et le tissage,
et en ce que de chaque côté du métier est disposé au moins un distributeur contenant des canettes et avec lequel coopère le dispositif de changement de canettes correspondant à ce côté, de telle manière que ,quand un dispositif tâteur a indiqué le besoin de renouvellement, le remplacement de la canette vide est effectué quand la navette relative au fil de la couleur détectée se trouve dans la boîte de chargement,
laquelle se trouve en face d'un orifice d'alimentation du distributeur correspondant et lois- que cette boîte est en alignement par rapport au Pei gne.
Le dessin annexé .représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution du métier à tisser faisant l'objet de l'invention. Les fig. 1 à 17 se rapportent à la, première forme d'exécution constituée par un métier automatique à deux couleurs.
La fig. 1 est une vue schématique, en élévation et de profil, d'une partie du battant du métier, le battant étant à son point mort avant.
La fig. 2 -est une vue schématique en plan don nant les positions relatives des boîtes de navette, dans le cas de la fig. 1.
La fig. 3 donne schématiquement en élévation et de profil la position des boîtes de navette de gau che, dans le cas de la fig. 1.
La fig. 4 est analogue à la fig. 3, mais se rapporte aux boites de navette de droite.
La fig. 5 est analogue à la fig. 1, mais donne, dans une .représentation plus schématique, la position des divers éléments lorsque le battant étant encore à son point mort avant, les groupes de boîtes de navettes ont changé de position.
Les fig. 6, 7 et 8 sont respectivement analogues aux fig. 2, 3 et 4 mais sont relatives au cas de la fig. 5.
La fig. 9 donne, vue en plan, un détail de la fig. 1.
Les fig. 10 à 12 donnent schématiquement trois positions différentes d'un dispositif de verrouillage. La fig. 13 est analogue à la fig. 5, mais se rap porte au. cas où le dispositif d'arrêt est en action. La fig. 14 est analogue à la fig. 9, mais est asso <I>ciée</I> à la fig. 13.
Les fig. 15 et 16 montrent schématiquement les navettes utilisées.
La fig. 17 est un diagramme schématique des es paces parcourus par les groupes de boîtes en fonc tion du temps mis à les parcourir.
Les fig. 18 à 30 concernent une autre forme d'exécution du métier, constituée par un métier au tomatique à plus de deux couleurs.
Les fig. 18 et 19 sont destinées à montrer la com mande des mouvements horizontaux de l'ensemble de la boîte et les mouvements verticaux des loges pos- térieures ainsi que celle des magasins.
La fig. 20 est une fig. analogue à la fig. 2, mon trant la position des boîtes à navettes dans le cas des fig. 18 et 19.
Les fig. 21 et 22 montrent plus particulièrement le mouvement du magasin.
Les fig. 23 et 24 sont des vues de détail mon trant la coopération de la loge antérieure et des loges postérieures.
La fig. 25 montre la liaison électrique croisée des tâteurs et des magasins.
Les fig. 26, 27, 28 sont relatives à la commande de clapets de soutien des canettes.
La fig. 29 est une vue de détail relative à la co- opération du tâteur avec une loge à canette.
La fig. 30 montre un dispositif de lançage.
Le métier représenté aux fig. 1 à 17 comprend quatre boîtes de navette désignées par 1, 2, 3 et 4 ; les boites 1 et 2 d'une part et 3 et 4 d'autre part, constituent deux groupes de boîtes disposées respec tivement à gauche et à droite du métier. Les boîtes 1 et 4 reçoivent une navette noire par exemple et les boîtes 2 et 3 une navette rouge.
De manière connue en soi, le fond des boîtes de navette est aménagé de manière que le lancement de chaque navette puisse s'effectuer par un sabre de chasse qui traverse la boîte correspondante dans sa partie médiane et se trouve dans l'axe de la navette, ce sabre pivotant au tour d'un axe horizontal perpendiculaire à l'axe de pivotement du battant du métier.
Le métier est pourvu de deux tâteurs de canette, agissant dans les boîtes 1 et 3 respectivement pour la canette noire et la canette rouge, et de deux méca nismes de changement de canette agissant dans les boîtes 2 et 4 respectivement pour la navette rouge et la. navette noire.
Les tâteurs de canette et les méca nismes de changement de canette n'ont pas été re présentés car ils ne diffèrent pas des éléments de ce genre connus jusqu'à présent et dont les détails de construction varient du reste suivant la préférence des constructeurs. Un magasin distributeur de canettes (non repré senté) est disposé de chaque côté du métier.
Les ca nettes du magasin de gauche alimentent la navette rouge qui est du type de la fig. 15 et celles du maga sin de droite la navette noire qui est du type de la fig. 16.
Les deux boîtes de chaque groupe sont montées sur une assise 5, qui porte un appendice 6 auquel est fixée une extrémité 7 d'un ressort 8, dont l'autre ex trémité 9 est fixée à un second appendice 10 porté par une crémaillère 11, qui est donc ainsi reliée à l'assise 5 par un accouplement élastique ;
on peut donc, la crémaillère 11 étant entraînée, immobiliser l'assise 5 pendant un certain temps, un déplacement relatif de cette assise par rapport à la crémaillère étant rendu possible grâce à l'accouplement élastique.
La crémaillère 11 est en prise avec un secteur denté 12, pivotant en 13 sur l'épée du battant 14 du métier. Le secteur 12 est articulé sur l'extrémité 15 d'une bielle 16, dont la seconde extrémité 17 est montée sur un collier d'excentrique 18 qui peut tour ner par rapport au noyau 19, lequel peut pivoter au tour de l'arbre 20 du battant 14.
Le noyau 19 est solidaire d'une roue dentée, non représentée et, com me dans les dispositifs connus à mouvement et arrêt alternatifs, entraînés d'un demi-tour chaque fois qu'il y a lieu de changer de boîte.
On voit aux fig. 1 à 4 la position dans laquelle se trouvent les divers éléments lorsque la navette rouge est en service ; en effet, les boîtes 2 et 3 se trouvent en regard de la piste ou seuil 21 ; on voit aux fig. 1 et 3 que las boîtes 1 et 2 se trouvent de part et d'au tre du plan du peigne ou ros 22, tandis que les boî tes 3 et 4 (fig. 4) se trouvent en deçà du peigne 22.
Si la navette noire doit remplacer la navette rouge le noyau 19 effectue un demi-tour (fig. 5), le collier 18 tourne par rapport au noyau et la bielle 16 en traîne le secteur 12 dans le sens de la flèche 23 ; la crémaillère 11 se déplace alors vers l'avant du métier avec l'assise 5 et le groupe de boîtes 1 et 2.
L'assise 5 est pourvue d'une barre 24 en forme d'éperon qui forme saillie et qui passe librement entre des petits blocs 25 et 26 montés sur le bâti 44 et qui constituent une butée amovible dont la fonction sera mise en évidence ci-après.
Les blocs 25 et 26 sont disposés parallèlement, les blocs 25 se trouvant de part et d'autre du plan axial du bloc 26 ; les bords 27 et 28 des blocs 25 et 26 sont biseautés et peuvent se recouvrir lorsqu'on déplace transversalement les blocs 25 et 26 pour les rapprocher, comme on le verra plus loin.
Les boîtes 1 et 2, sous l'action de la bielle 16, sans que l'élasticité de l'accouplement ai dû être mise en jeu, occupent donc la position de la fig. 5, dans laquelle on n'a plus indiqué l'épée du battant, mais uniquement l'axe 14' de ce dernier ; les mêmes déplacements se produisant en sens inverse à droite du métier, les quatre boîtes se présentent comme on le voit aux fig. 6 à 8 ;
les boîtes 1 et 4 se trouvent en regard de la piste 21, les boîtes 1 et 2 en deçà du plan du peigne 22 et les boîtes 3 et 4 de part et d'au tre de ce plan. La navette noire peut donc entrer en service.
Une parfaite stabilité des boîtes pendant les cour ses de la navette est obtenue grâce à un dispositif de verrouillage pour chaque groupe de boîtes. Ce dis positif comprend un verrou 29 coopérant avec deux encoches 30 et 31, ménagées dans l'assise 5, et sol licité par un ressort 32 qui tend constamment à l'écarter d'une partie 33 du battant 14,
donc à le faire pénétrer et à le maintenir dans l'une ou l'autre des encoches 30 et 31 lorsqu'il se trouve en regard de l'une d'elles.
Le verrou 29 est monté à l'une des extrémités 34 d'un levier 35, pivotant en 36 sur le battant 14 et peut se déplacer longitudinalement par rapport à cette extrémité 34. Un galet 37 est supporté par la se conde extrémité du levier 35 et roule sur une came fixe 38, dont le profil est choisi de manière que le verrou 29 soit engagé dans une des encoches 30 et 31, pendant la partie de la course du battant qui correspond au mouvement de la navette à travers la foule, donc à peu près pendant que le battant passe de sa position médiane pour arriver à,
son point mort arrière et revenir à sa position médiane.
On voit à la fig. 1 la position du verrou lorsque le groupe des boites 1 :et 2 a été libéré. Le verrou 2.9, malgré l'action antagoniste du ressort 32, est main tenu écarté de l'assise 5 parce que l'extrémité 34 du levier 35 est abaissée par le galet 37 qui a gravi la rampe 39 de la carne 38. Le battant se trouve à ce moment à son point mort avant. Le battant, se diri geant vers son point mort arrière, passe par sa posi tion médiane (fig. 10).
Le galet 37 revient sur la came 38 et redescend la rampe 39, de sorte que, sous l'action du ressort 32, le verrou 29 peut pénétrer dans l'encoche 31. Le groupe des boîtes 1 et 2 est de nou veau immobilisé par rapport au battant et la na vette rouge peut être lancée.
Lorsque le battant continue son mouvement vers l'arrière du métier et dépasse la position de la fig. 10, le galet 37 quitte la rampe 39 mais le verrou 29 de meure dans l'encoche 31, comme on le voit à la fig. 11.
On a montré, à la fig. 12, le verrouillage du groupe de boîtes 1 et 2 lorsque le battant est à son point mort arrière et que la navette noire est en ser vice. Les positions relatives de la came 38, du galet 37 et du verrou 29 sont les mêmes qu'à la fig. 11, mais le verrou 29 est engagé dans l'encoche 30.
Les groupes de boîtes sont donc immobilisés par rapport au battant lorsque ce dernier passe de sa position médiane à son point mort arrière et revient à sa position médiane, donc pendant le lancement des navettes. Par contre, les groupes de boîtes sont libé rés lorsque le battant passe de sa position médiane à son point mort avant et revient à sa position mé diane. Dans ce cas, on peut, comme on le verra plus loin, maintenir fixe l'un ou l'autre groupe de boîtes par rapport au battant qui se déplace lorsque le rem placement de la canette et le duitage l'exigent.
Tout ce qui vient d'être dit. correspond au jeu normal des navettes. Mais lorsque la canette d'une des navettes est presque épuisée, le tâteur de canettes normalement prévu dans les métiers du genre de ce lui qui est décrit et qui, pouvant être identique à ceux qui sont donc connus, n'a pas été représenté, entre en action.
Ce tâteur, dans l'exemple choisi, est, pour la canette rouge, disposé dans la, boîte 3 ; lors que ce tâteur a constaté que la canette rouge va de voir être remplacée, il commande normalement le changement de canette, de sorte que, de façon con nue en soi, l'évacuation de la canette épuisée et son remplaceront, dans la navette, par une nouvelle ca nette, se font immédiatement après la rentrée de la navette rouge dans la boîte 2,
lorsque le battant est à son point mort avant.
Mais, dans le cas présent, lorsque la navette doit être rechargée, trois éventualités peuvent se présen ter . a) ou bien la navette considérée, donc la rouge, se trouvant à droite dans la boîte 3, continue sa course sans interruption, rentre à gauche dans la boîte 2, y est rechargée et, sans avoir quitté la piste 21, retourne à nouveau dans la boîte 3.
Ce cas se produit lorsqu'il n'y a pas de changement de couleur de trame dans les deux duites qui suivent celle qui corres pond à la rentrée de la navette rouge dans la boîte 3, juste avant que le tâteur constate que la canette rouge va devoir être remplacée.
b) ou bien la navette rouge, se trouvant à droite dans la boîte 3, revient à gauche dans la boîte 2, doit y être rechargée, mais doit céder la piste à la navette noire avant de retourner à droite. Autrement dit, il n'y a plus qu'une dui- te rouge, suivie d'au moins une duite noire, après celle qui correspond à la rentrée de la navette rouge dans la boite 3, juste avant que le tâteur constate que la canette rouge - va devoir être remplacée.
c) ou bien la navette rouge, se trouvant à droite dans la boîte- 3, doit céder la piste à la na vette -noire et ne peut donc retourner immé diatement à gauche pour y être rechargée. C'est ,le cas lorsqu'une duite noire. doit suivre immédiatement la duite rouge qui correspond à la rentrée de la navette rouge dans la boîte 3, juste avant que le tâteur constate que la canette rouge va devoir être remplacée. Dans la première éventualité, le- -changement s'opère, de façon connue en ,soi,
tout -à fait comme s'il n'existait qu'une navette, la rouge, donc comme si la noire n'existait pas.
Dans la seconde éventualité, dès que la navette rouge est rentrée à gauche dans la boîte 2 et pendant que le battant continue son mouvement vers son point mort avant, le groupe des boîtes 1 et 2 se déplace vers l'avant du métier pour présenter la boîte 1 à la piste 21. On passe donc de la situation représentée aux fig. 1 à 4 à celle représentée aux fig. 5 à 8.
Si le mouvement des boites s'accomplissait normalement comme cela a été décrit précédemment, lorsque le battant arrive au point mort avant, le groupe des boites 1 et 2 aurait accompli à peu près la moitié de son trajet vers l'avant, et la boite 2,se trouverait dans une position trop avancée pour que la canette rouge puisse être remplacée. C'est pourquoi il existe un dis positif d'arrêt pour chaque groupe de boites, ce dis positif étant mis en action en même temps que le mécanisme de changement de canette.
Le dispositif d'arrêt comprend la barre 24, précédemment nom mée, et la butée amovible 25-26. Aux fig. 1 et 5, la butée 25-26 est inopérante. Mais, lorsque le tâteur de la canette rouge met en alerte le mécanisme de changement de canette rouge, un organe de com mande quelconque, non représenté et mis en action lorsque le butoir qui commande le marteau du chan gement de canette doit être amené en position ac tive, rapproche les blocs 25 et 26 et les amène dans la position des fig. 13 et 14,
la pointe de la barre 24 venant buter contre les biseaux 27 et 28 formant encoche. En même temps, deux cliquets pivotants 40 et 41 portés par .le bâti 44 et constituant un organe d'arrêt pour la butée 25-26, sont amenés de part et d'autre des blocs 25 et 26 et maintiennent ceux-ci en position active pendant le temps nécessaire au chan- goment de canette.
Le groupe des boîtes 1 et 2 qui a été libéré, par rapport au battant, par la mise hors d'action du verrou 29, est immobilisé par rapport au bâti 44, mais le collier 18 et le noyau 19 continuent leur mouvement; ils sont représentés à la fig. 13 dans la position qu'ils occupent après un quart de tour. Le battant se trouve alors à son point mort avant.
Le ressort 8 est étendu entre les appendices 6 et 10 qui s'écartent l'un de l'autre. Dès que le change ment de canette est effectué et que le battant effec tue son mouvement de recul, donc son déplacement vers le point mort arrière, des ergots de déclenche ment, :entraînés par le battant et non représentés, viennent écarter les cliquets 40 et 41 et les ramener dans la position des fig. 1 et 5 ;
sous l'effet du res- sort 8, la pointe de la barre 24 écarte les blocs 25 des blocs 26, et le groupe des boites 1 et 2 est libéré. Le ressort 8 se détend -et entraîne rapidement l'appen dice 6 de manière à le ramener dans sa position rela tive normale par rapport à l'appendice 10, position qui est celle représentée aux fig. 1 et 5.
L'élasticité de l'accouplement cesse d'être mise en jeu et le mouve ment des boites 1 et 2 se poursuit et .s'achève nor malement, pour amener la boîte 1 à la piste.
La puissance du ressort 8 est calculée pour que la force vive, accumulée pendant l'immobilisation de l'appendice 6 par la butée 25-26, soit suffisante pour permettre aux boites 1 et 2 de parcourir tout leur trajet en un temps qui est égal au temps de parcours qui reste au secteur denté 12, donc en un temps sen siblement égal à la différence entre le temps normal de déplacement complet, qui est à peu près égal à la moitié de la période du mouvement du battant,
et le temps d'immobilisation. On a montré schématique ment à la fig. 17 les espaces e parcourus par les boî tes 1 et 2 en fonction du temps t. Si la butée 25-26 est inopérante, c'est la ligne 42 qui est utilisée, alors que si la butée 25-26 est mise en jeu, le déplacement se fait selon la ligne 43.
Dans la troisième éventualité, la boîte 3 doit céder la piste 21 à la boite 4. Le déplacement du groupe des boites 3 et 4 vers l'arrière ou bien le dé placement du groupe des boîtes 1 et 2 vers l'avant provoque la mise en suspens du mécanisme de chan gement de canette rouge prévu du côté gauche du métier et déjà mis en alerte. En effet, le tâteur de canette rouge a mis en alerte les divers mouvements devant amener le changement de canette rouge, mais ces mouvements ne sont pas déclanchés et restent en suspens.
Cependant, dès que le duitage prévu exige que la navette noire cède la place à la navette rouge, donc que la boite 3 revienne à la piste 21, de même du reste que la boite 2, les mouvements du méca.- nisme:de changement de canette rouge sont repris au point où ils ont été mis en suspens, c'est-à-dire que, selon le duitage, l'on se retrouve dans la première ou la seconde éventualité. La navette rouge est rechar gée dans la boite 2, la butée 25-26 ayant ou non dû être mise en action, selon qu'il doit y avoir une ou plusieurs duites rouges avant les duites noires sui vantes.
La mise en suspens et le retour à l'activité nor male du mécanisme de changement de canette se réa lisent de la manière en usage sur les métiers automa tiques à quatre couleurs.
Les réalisations mécaniques ne sont données qu'à titre d'exemples et peuvent être remplacées par des constructions équivalentes, les divers mouve ments relatifs demeurant les mêmes. Cependant, le système étant applicable à des métiers fort diffé rents, les détails de construction doivent évidemment être modifiés suivant les circonstances.
Dans la seconde forme d'exécution représentée, comme on le voit en fig. 18 et 19, le battant porte à chaque extrémité une loge antérieure 52 munie de glissières verticales 53 dans lesquelles une boite pos térieure à quatre loges 54 coulisse de haut en bas et vice versa sous :la commande d'une tringle 55 obéis sant elle-même à un levier 56, lequel est lié à un mé canisme classique de commande des boîtes (non re présenté).
Dans ces conditions, le mouvement horizontal imprimé à la loge antérieure entraîne l'ensemble de la boite complexe tandis que le mouvement vertical n'intéresse que la boite arrière à plusieurs loges su- perposées.
D'autre part, la loge 52 peut s'aligner au peigne 22 ou se porter en avant de façon à porter l'une des quatre loges 54 à la piste 21. A cet effet, la loge 52 est portée par deux jam bes 51 centrées sur l'axe du pied de battant 57 ; le positionnement du bloc 52-53-54 par rapport au peigne 22 est assuré par une bielle 58 liant ce bloc à un levier équerre 59, lequel reçoit par un second bras l'action d'une bielle 60 aboutissant à un goujon 61 solidaire d'un plateau 62 pouvant occuper l'une ou l'autre des positions représentées aux fig. 18 ou 19.
A la fig. 18, la loge 52 est au peigne, tandis qu'à la fig. 19, c'est la deuxième loge de la boîte posté rieure 54 qui est en piste.
Les mouvements horizontaux d'ensemble des boî tes sont simultanés et de sens contraire. Il y a tou jours au peigne la loge antérieure d'une boîte avec une des loges postérieures de l'autre.
Les fig. 18 et 19 montrent également deux posi tions d'un magasin 63 à canettes de quatre couleurs. Dans la fig. 18, les canaux 64 peuvent éjecter une canette 65 (fig. 21) qui descend dans la gueule de chargement 66. L'orifice de cette gueule doit se trouver en alignement vertical avec la loge anté rieure 52 de chargement lorsque celle-ci est en piste et atteint le voisinage du point mort haut (position de la fig. 18).
Mais si la boîte travaille sur ses loges arrière, la gueule de chargement du magasin doit s'effacer et le magasin occupe alors la position re présentée par la fig. 19.
La fig. 20 est une figure analogue à la fig. 2, montrant la position des boîtes à navettes dans le cas des fig. 18 et 19.
La fig. 21 montre plus clairement le mécanisme d'effacement du magasin. Ce magasin 63, suspendu à un axe fixe 67, est commandé par une paire de bielles 68 et 69 articulées en 70, 71, 72, l'axe 70 étant fixe. Sous l'action d'une tringle 73, le magasin 63 prend la position représentée par la fig. 22.
La bielle 73 reçoit elle-même son mouvement d'un goujon excentré 61 commandant en même temps le bloc 52-54 dans son mouvement horizontal.
La sélection des canettes dans le magasin 63 se fait au moyen de clapets 74 et 74' (fig. 26). Ces clapets, en s'écartant vers l'extérieur du magasin, permettent la chute d'une canette 65. Le mouvement de ces clapets est régi par un palonnier 76 fixé par son contre 77 au clapet 74 et soumis à l'action de tringles 75 et 75'.
La tringle 75 est tirée vers la gauche chaque fois que la loge postérieure correspondant à la rangée de canettes est amenée à la piste. Elle revient vers la droite si on change de loge (couleur). La branche 75' est sous la dépendance du tâteur de cette même loge postérieure en piste. Si le tâteur révèle un épui sement de canettes, un électro-aimant tire la tringle 75' vers la gauche et cet électro reste bloqué jus qu'à ce que la canette soit livrée à la navette.
Le remplacement de la canette se fera au premier tour du métier où la navette convenable se présen tera à la loge antérieure. L'électro conserve en mé moire le changement à opérer. Les clapets 74 et 74' sont assujettis par une tringle 78 à coulisser simulta nément et en sens contraire.
La fig. 26 montre un canal du magasin hors d'ac tion. Dans la fig. 27, la loge en piste appelle la trin gle 75 vers la gauche, les clapets 74 et 74' ont glissé d'une demi-course, la canette est toujours maintenue dans son canal. Dans la fig. 28, le tâteur a constaté l'épuisement de la canette en piste, et l'électro a tiré en outre la tringle 75' vers la gauche.
Le palonnier 76 et les clapets 74 et 74' sont à fond de course ; la canette tombe.
La fig. 25 montre en outre de façon symboli que une liaison croisée des tâteurs et des magasins.. De chaque côté du métier se trouve un tâteur représenté fig. 29 ;
ce tâteur, du type photoélectrique, comprend une source lumineuse 80, envoyant un pin ceau de lumière sur la canette 65, dont la broche 90 présente une ouverture transversale 91. Lorsque la canette est presque vide, le pinceau de lumière tra verse l'ouverture 91, rencontre un miroir 92 qui ren voie le .rayon lumineux vers une cellule 81, liée élec triquement à un électro du magasin de canettes.
Le flux lumineux n'agit qu'à l'instant choisi pour con trôler la canette, et seulement si la loge en regard du tâteur contient une navette.
Une liaison classique schématisée en 82 et 821 (fig. 25) entre un tâteur donné et le magasin situé du côté opposé sélectionne la couleur à alimenter d'après la couleur tâtée.
L'alimentation d'une couleur tâtée dépend en fait de la coïncidence de deux impératifs a) une couleur tâtée vide, b) présence en piste de cette même couleur. La fig. 30 montre comment s'opère le lançage en tenant compte de ce que la pénétration du ta quet et du sabre dans les boîtes à navettes est exclue.
Le sabre 85 lié à une bielle 86 par un axe 87 pousse un taquet 88 coulissant dans des guides 89 en prolongement de la loge en piste.