CH337837A - Procédé de pyrolyse ricinoléïque - Google Patents

Procédé de pyrolyse ricinoléïque

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CH337837A
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    • C07ORGANIC CHEMISTRY
    • C07CACYCLIC OR CARBOCYCLIC COMPOUNDS
    • C07C45/00Preparation of compounds having >C = O groups bound only to carbon or hydrogen atoms; Preparation of chelates of such compounds
    • C07C45/51Preparation of compounds having >C = O groups bound only to carbon or hydrogen atoms; Preparation of chelates of such compounds by pyrolysis, rearrangement or decomposition
    • C07C45/511Preparation of compounds having >C = O groups bound only to carbon or hydrogen atoms; Preparation of chelates of such compounds by pyrolysis, rearrangement or decomposition involving transformation of singly bound oxygen functional groups to >C = O groups
    • C07C45/512Preparation of compounds having >C = O groups bound only to carbon or hydrogen atoms; Preparation of chelates of such compounds by pyrolysis, rearrangement or decomposition involving transformation of singly bound oxygen functional groups to >C = O groups the singly bound functional group being a free hydroxyl group

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Description


  



  Procédé de pyrolyse   ricinoléique   
 On sait que l'huile de ricin et, d'une façon   gé-      nérale,    les esters de l'acide ricinoléïque subissent une décomposition complexe lorsqu'ils sont soumis à   l'ac-    tion de la chaleur.



   Il se fait, d'une part, une scission de la molécule en oenanthol et ester de l'acide   undécylénique    et, d'autre part, une déshydratation interne conduisant à la formation de produits   polyéthyléniques.    Ceux-ci sont d'ailleurs assez peu stables et se polymérisent partiellement au cours de l'opération. Enfin,   l'oenan-    thol et sur l'acide   undécylénique    ou ses esters peuvent subir une dégradation lorsqu'on les laisse exposés trop longtemps à une température élevée. Il est donc extrêmement difficile d'obtenir des rendements élevés en aldéhyde et en acide à cause des réactions secondaires.



   Le brevet français   No    952985 appartenant à la titulaire du présent brevet, décrit un procédé de pyrolyse consistant à faire passer 1'ester ricinoléïque dans une enceinte chauffée à   500-6000    C. Le rendement pondéral atteint 210 g d'oenanthol et 390 g   d'undécylénate    de méthyle par kilogramme d'huile de ricin mis en oeuvre. Or, l'huile commerciale contient normalement 82-82,   4 O/o    de son poids d'acide ricinoléïque sous forme d'ester glycérique (Margaillan et Rivals ; Matières grasses,   Baillière    éditeur,
Paris 1934, Tome I, p. 337).



   Le rendement pondéral théorique est donc de 314 g d'oenanthol pur et 507 g d'acide (ou 546 g d'undécylénate de méthyle) par kilo d'huile de ce type. Les rendements donnés par la technique antérieure étaient donc de 67    /o    en oenanthol et de 77   O/o    en   undécylénate.    Etant donné le prix élevé de l'huile, un gain substantiel du rendement a une grosse importance industrielle.



   La présente invention concerne un procédé de pyrolyse donnant des rendements exceptionnellement élevés. Ce procédé consiste à effectuer la décomposition thermique de l'acide ricinoléïque ou de ses esters, en oenanthol et acide   undécylénique    libre ou estérifié, en opérant en présence de vapeur d'eau. La quantité de vapeur d'eau est comprise entre 0, 3 et 4 parties en poids pour une partie en poids d'ester ou d'acide ricinoléïque intimement mélangés ; la température est comprise entre 500 et   7000    C et la durée de contact entre 1/10 de seconde et 5 secondes.



  Le procédé peut s'appliquer aux esters de différents alcools tels que méthylique, éthylique, propylique, isopropylique, butylique, isobutylique, furfurylique, hexanol, glycols, glycérol.



   La vapeur d'eau agirait à la fois comme diluant, comme fluide échangeur de calories, ce qui réduit les surchauffes de 1'ester et de ses produits de décomposition, et comme agent chimique dont la présence s'oppose aux réactions de déshydratation de la molécule ricinoléique. De plus, elle a l'avantage d'etre d'un prix minime et de supprimer tout danger d'inflammation et d'explosion au cours de la pyrolyse.



   On a déjà tenté de décomposer de l'huile de ricin par la chaleur en présence de vapeur d'eau, mais les rendements en oenanthol, et surtout en acide un  décylénique,    étaient extrêmement faibles. Barbot (Bulletin de la   Socité    Chimique de France, 1935, p. 906) indique que les rendements sont inférieurs à ceux de la distillation pyrogénée dans le vide. Il trouve 148 g d'oenanthol et 132 g d'acide   undécy-      lénique,    soit un rendement chimique de   47 O/o    en aldéhyde et de   26 ouzo    en acide en traitant 1000 g d'huile de ricin dans une opération de cracking continu, en présence de vapeur d'eau surchauffée à   3500    C, et conclut qu'il se fait vraisemblablement des isomérisations de liaisons.



   Contrairement à ce que laissaient prévoir ces études antérieures, la demanderesse a pu déterminer des conditions telles que les rendements de l'opération se rapprochent des rendements théoriques en oenanthol et en acide   undécylénique    simultanément.



   Le rendement de l'opération dépend des proportions relatives d'eau et d'ester   ricinoléïque,    de la température atteinte pendant le traitement et du temps pendant lequel le mélange est soumis à cette température élevée.



   On sait par le brevet français cité plus haut, que le cracking sans vapeur   d'eau    se fait déjà avec un rendement appréciable. La présence de vapeur d'eau augmente le rendement. Il n'y a pas de cassure brutale dans la courbe, mais une amélioration progressive d'abord rapide, puis de plus en plus lente au fur et à mesure que la proportion d'eau augmente.



  Le gain est rapide jusqu'à une proportion pondérale   eau/ricinoléate    voisin de 0, 5. Au-delà de 2 il devient trop lent pour qu'il y ait un intérêt pratique à   dépas-    ser cette proportion à cause de la consommation d'énergie nécessaire pour surchauffer la vapeur. On a les meilleurs résultats pratiques avec un rapport compris entre 0, 5 et 1, 6 environ. La valeur optimum de ce rapport dépend de la température du réacteur et de la durée de passage des vapeurs.

   Il est important d'utiliser un mélange homogène de vapeur   d'eau    et de vapeur de   ricinoléate    ; on se sert de préférence d'un pulvérisateur dans lequel la vapeur d'eau disperse en gouttelettes fines l'acide ou les esters   ricinoléïques,    ce qui facilite leur évaporation instantanée dans la zone chaude de préchauffage.



   La température atteinte par le mélange est un facteur très important du rendement. Elle dépend, dans une certaine mesure, de la nature du composé ricinoléïque traité ; la température optimum est comprise entre 550 et   6500    C pour le   ricinoléate    de méthyle, entre 600 et   7000    pour l'acide ricinoléïque et 1'huile de ricin ; elle est d'autant plus élevée que la proportion d'eau est plus grande. Le temps pendant lequel la température élevée est appliquée aux produits à traiter dépend à la fois du débit des matières premières, de la forme et des dimensions de l'appareil de cracking.



   La durée de passage des vapeurs dans le four varie de quelques secondes à quelques dizièmes de secondes. La durée optimum est d'autant plus petite que la température du four est plus élevée et que la proportion d'eau dans le mélange est plus faible.



   La chaleur nécessaire à l'obtention de la température désirée peut être fournie de diverses façons :
 On peut pulvériser le   ricinoléate    dans de la vapeur d'eau suffisamment chaude pour qu'elle apporte avec elle toutes les calories nécessaires. Dans ce cas, le four n'a pas à être chauffe extérieurement, il suffit de le calorifuger très soigneusement. Ce système ne donne cependant pas les meilleurs résultats parce qu'il oblige à utiliser des rapports   eau/ricinoléate    élevés, de l'ordre de 4, et une température initiale de la vapeur de l'ordre de   900O.   



   En employant de la vapeur à plus faible température et en quantité moindre, il devient nécessaire de chauffer extérieurement le four de cracking. Il est avantageux, dans ce cas, d'augmenter le coefficient de transmission des parois à la vapeur en augmentant la surface de contact ; pour cela le four est garni de matériaux de contact bons conducteurs, soit solides : aciers spéciaux, graphite, soit liquides, plomb fondu, par exemple. Ceci permet d'obtenir une mise en température rapide et d'éviter les surchauffes locales qui sont cause de pertes aux cracking et de rendements amoindris en produits cherchés. En diminuant la température de pyrolyse, ou la durée de contact des vapeurs dans le four, on diminue le taux de cracking qui est le rapport T du   ricinoléate    décomposé au   ricinoléate    mis en oeuvre.

   Un avantage capital de la pyrolyse en présence de vapeur d'eau est de permettre l'obtention simultanée de taux de cracking très élevés et de très bons rendements, ce qui n'est pas possible dans le cas de la distillation sèche ainsi que l'indique le brevet français   No    952985 précité.



   On a trouvé pratiquement qu'une valeur convenable du taux de cracking se situe aux environs de 90    /o.    On trouve dans les résidus de distillation du produit craqué 1'ester qui a échappé à la pyrolyse.



  Ces résidus sont stockés, puis, quand une quantité suffisante a été rassemblée, on les fait passer tels quels dans le four, dans les mêmes conditions que le produit initial. Le   ricinoléate    qu'ils contiennent est décomposé avec un rendement voisin de celui qu'on obtient dans l'opération principale. Au total, on peut obtenir, par ce procédé, des rendements atteignant 280 g. d'oenanthol et plus de 400   g    d'acide   undécylénique    par kilogramme d'huile de ricin en passant par l'intermédiaire des esters d'alcools   lé-    gers.



   Les vapeurs qui s'échappent du four de pyrolyse sont reçues dans un puissant réfrigérant qui liquéfie les produits utiles et la vapeur d'eau. Des gaz et des produits très volatils engendrés au cours de l'opération échappent à la condensation. Leur poids représente au maximum 10    /o    de celui des produits ricinoléïques mis en   oeuvre.    Les gaz sont surtout formés d'oxyde de carbone et de méthane ; ils contiennent, en outre, de petites quantités d'oléfines à bas poids moléculaires et de gaz carbonique. Ces produits sont rejetés.



   Les produits organiques condensés sont séparés de 1'eau par décantation puis rectifiés sous pression réduite.



   Une très petite quantité de sous-produits légers passent en tête. L'heptanal puis 1'ester   undécylénique    passent ensuite. Enfin, le résidu de distillation est stocké comme il a été dit, après détermination de son titre en produits ricinoléïques.



   Un effet extrêmement intéressant de la pyrolyse en présence de vapeur d'eau est le grand degré de pureté qu'on obtient par simple rectification des produits craqués. L'oenanthol titre   90-95 ouzo    et   l'undé-    cylénate est pratiquement pur lorsque les conditions de rendement sont optima.



   L'acide   undécylénique    est obtenu à l'état libre par hydrolyse de l'ester. Le rendement de   l'hydro-    lyse est très élevé et le point de fusion de l'acide   dé-    passe 23   C.   



   Les exemples suivants montrent quelques cas précis qui permettent de mieux comprendre l'esprit de l'invention. Ils sont donnés à titre indicatif et non limitatif. Le   ricinoléate    de méthyle à   80-82"/o    qui sert de matière première dans les premiers exemples est obtenu par alcoolyse de l'huile de ricin commerciale. Le poids d'ester brut obtenu étant égal au poids d'huile mis en oeuvre, les rendements pondéraux indiqués se rapportent indifféremment au ri  cinoléate    ou à 1'huile de ricin commerciale qui sert en définitive de matière première dans tous les cas.



   Exemple 1
 L'appareil est constitué par un tube vertical en acier, de 100 cm de longueur et 6 cm de diamètre, fermé à sa base et muni d'un tube plongueur arrivant à 10 centimètres du fond. Il est chauffé extérieurement par un courant électrique et sa partie centrale est maintenue à   575     C par un régulateur.



   On y injecte de haut en bas du   ricinoléate    de méthyle technique titrant 81,   2 ouzo    en ester pur pulvérisé par un courant de vapeur d'eau surchauffé à   350e C,    de sorte qu'ils forment un mélange intime.



  Le débit horaire est de 1000 g d'ester et 1500 g d'eau ; le temps de séjour des vapeurs dans le four est de 1, 5 secondes, leur débit est de 1, 8 litre par seconde, soit une vitesse linéaire de 0, 6   mètre/se-    conde.



   Les vapeurs sont rapidement refroidies à   20       C    dans un réfrigérant. Les gaz non condensables sont évacués et on sépare, par distillation, les composés organiques après élimination de la couche aqueuse.



   Le bilan ci-dessous se rapporte à 1 kg de ricinoléate brut :
 Perte en produits gazeux non condensés 79 g
 Produits légers condensables 51 g
 Oenanthol à 90,   5  /o    254 g
   Undécylénate    de méthyle à   99 ouzo    442 g
 Résidus de distillation à   30  /0    de rici
 noléate 174 g
 Au cours de ce premier passage le taux de cracking est de :    760 = 93, 6  /o   
 812
 Le rendement chimique est de   83 O/o    pour 1'oenanthol, 90,   5'0/o    pour   l'undécylénate.   



   Les résidus à   30 ouzo    de   ricinoléate    sont traités au four dans des conditions identiques aux   précé-    dentes, et 1'ester qu'ils contiennent est décomposé avec un rendement très légèrement inférieur, fournissant après distillation : 13 g d'oenanthol à 90,   5  /o,    et 23 g   d'undécylénate    à   99  /0.   



   L'ester méthylique formé au cours des deux opérations est hydrolyse ; le rendement pondéral par rapport à 1'ester est de   89 O/o    et on obtient 414 g d'acide   undécylénique    fondant à   230    C.



   Au total un kilo d'huile de ricin commercial, transformé en un poids égal d'ester méthylique à 81,   2  /0,    a fourni : 242 g d'oenanthol, soit 81,   5 O/o    de la théorie et 414 g d'acide   undécylénique,    soit 86,   5  /o    de la théorie, ce qui marque un gros progrès sur les résultats antérieurs.



   Exemple 2
 On utilise le même appareil après avoir rempli le tube sur une hauteur de 40 cm avec du plomb pur fondu, maintenu à   6100    par chauffage extérieur.



  Le tube d'introduction de vapeur plonge par   consé-    quent de 30 cm dans le métal fondu. Les autres conditions et notamment les matières premières et leur débit, sont les mêmes que dans 1'exemple pré  cedent.   



   Le taux de cracking au cours du premier passage est de   90  /0,    le rendement chimique sur   l'oenanthol    est le même que dans 1'exemple 1, soit   83  /o,    le rendement sur 1'ester   undécylénique    est légèrement supérieur :   93'o/o.   



   Exemple 3
 On emploie, comme four de cracking, un tube vertical en acier au molybdène, de 5 cm de diamètre et de 150 cm de hauteur, chauffé extérieurement par des résistances électriques ; les vapeurs entrent par le haut et sortent par le bas. La partie supérieure, qui sert de zone de préchauffage, est réglée à   400O    C, tandis que la partie inférieure qui sert de chambre de cracking est portée à   5500    C.



   Le four est garni d'anneaux de Raschig de 20 mm de diamètre et de hauteur, de même acier que les parois pour augmenter la surface de contact avec le métal chauffé. Dans ces conditions, la surface atteint 3000-3500 cm2.



   On alimente le four avec du   ricinoléate    de méthyle à 81,   2"/o    et de la vapeur d'eau à   350-400o    C intimement mélangés au moyen d'un pulvérisateur disposé au sommet du tube. Le débit horaire est de 1500 g de   ricinoléate    et de 2400 g   d'eau.    Le    e    temps de séjour des vapeurs dans le fourneau est donc approximativement de 1 seconde.



   Après le premier passage on obtient le bilan suivant rapporté à 1 kg de   ricinoléate    brut passé :
 Perte en produits gazeux non conden
 sables 32 g
 Oenanthol à 92,   2 ouzo    199 g
   Undécylénate    de méthyle à   99 ouzo    327 g
 Résidus à 60, 3  /o de   ricinoléate    411 g 
 Le taux de cracking est T= 564/812=69,5
 Le rendement chimique atteint   89 O/o    en oenanthol et 90,   5 ouzo    en   undécylénate.   



   Les résidus de l'opération sont repassés au four à température plus élevée   (605o    C) pour que la pyrolyse soit plus complète. Après ce second passage on observe le bilan suivant rapporté à 1 kg de résidus passés :
 Perte en produits non condensables. 97 g
 Oenanthol. 200 g
   Undécylénate    de méthyle 328 g
 Résidus à   13'0/o    de   ricinoléate    305 g
 L'ensemble des deux opérations a donc fourni 462 g   d'undécylénate    à   99 n/o    par kilo de   ricinoléate    brut.



   L'hydrolyse de cet ester se fait avec un rendement pondéral de 88,   5  /o    et donne 409 g d'acide fondant à   230    C, soit un rendement chimique d'ensemble de   85"/o en    acide   undécylénique.   



   480
 Exemple 4
 On refait un essai dans des conditions semblables à celles de 1'exemple précédent, exception faite pour la température qui est portée à   590     pour augmenter le taux de cracking.



   Cette fois on obtient par kilo d'ester brut :
 Perte en produits gazeux 102 g
 Produits légers condensables 44 g
 Oenanthol à 96,   2 ouzo    254 g
   Undécylénate    à 99% 438 g
 RÚsidus Ó 28,2% de ricinolÚate 162g
 Le taux de cracking est T=766 = 93%
 812
 Le rendement chimique au premier passage est 87,   5 ouzo    pour l'oenanthol,   90 ouzo    pour   l'undécylénate.   



  La pureté des produits obtenus à la rectification est remarquable. Cet exemple montre que l'on peut conserver des rendements considérables tant en oenanthol qu'en acide   undécylénique,    tout en faisant une pyrolyse très poussée du   ricinoléate    de méthyle, ce qui est évidemment très avantageux au point de vue économique. La perte en produits gazeux augmente un peu, mais les rendements en matières intéressantes ne sont pas sensiblement affectés.



   Exemple   S   
 On opère dans des conditions semblables à celles de 1'exemple 4, mais en remplaçant le   ricinoléate    de méthyle par du   ricinoléate    d'isopropyle à   82"/o   
On observe les résultats suivants après le premier , passage :

  
 Perte en produits gazeux. 80 g
 Produits légers condensables 43 g
 Oenanthol à 96% 232 g
   Undécylénate    d'isopropyle à   99 ouzo    465 g
 Résidus à 10% de   ricinoléate    180 g
 Le taux de cracking est T=802= 97,8%
 820
 Le rendement chimique atteint 83,   5  /o    en oenanthol et   87 O/o    en   undécylénate.    L'acide isolé de cet ester par hydrolyse avec un rendement pondéral de   80, 0/o,    fond à 23 ¯C.



   Exemple 6
 Dans un tube de quartz de 50 cm de longueur et de 20 mm de diamètre rempli de petits morceaux de graphite et chauffé à   6800,    on envoie un mélange intime d'huile de ricin à 85    /o    d'ester et de vapeur d'eau surchauffée à   4000    C. Le débit horaire est de 65 g d'huile et 260 g d'eau, la durée de contact est approximativement de 0, 6 seconde. A la sortie du tube on condense à   200    C les produits formés, puis après décantation, on rectifie la phase organique.



   Pour 1 kilo d'huile traitée on recueille 265 g d'oenanthol à   87  /o.    La fraction   undécylénique    formée d'acide libre et d'ester glycérique est hydrolysée par la soude. Après acidification on recueille 320 g d'acide   undécylénique    fondant à   220    C. Comme sousproduit on retire 40 g d'acroléïne et 13 g de   glycé-    rine.



   Rendement chimique : Oenanthol   76  /o-Acide      64  /o.   



   Un essai comparatif a été fait sans introduction de vapeurs d'eau ; on obtient 200 g d'oenanthol à   76 ouzo    et 180 g d'acide   undécylénique    impur, soit un rendement en oenanthol de   40')/o    et en acide inférieur à   36"/e.   



   Exemple 7
 Le four est constitué par un tube en quartz de   1    mètre de long et de 22 mm de diamètre garni de tournure d'acier au molybdène. La partie inférieure qui sert de zone de cracking est chauffée à   650     C, on y fait passer un mélange intime de vapeur d'eau et d'acide ricinoléïque technique titrant   80      c/o.   



  Les débits horaires sont 50 g d'acide et 125 g d'eau.



  Les vapeurs séjournent 0, 2 à 0, 3 secondes dans la zone de cracking et sont condensées à la sortie. La couche organique séparée de la phase aqueuse est rectifiée.



   Bilan de l'opération par kg d'acide brut passé :
 Produits volatils 112 g
 Oenanthol à 93% 213 g
 Acide   undécylénique      F230    300 g
 Résidu sans acide ricinoléique 270 g
 Rendement chimique : Oenanthol 64,   5"/o-Acide      undécylénique 61  /o.   



   Si l'on tente de faire le même essai sans vapeur d'eau le tube se bouche très rapidement par suite de la formation de gommes et de résins linoléiques.


Claims (1)

  1. REVENDICATION : Procédé de préparation simultanée de l'oenanthol et de l'acide undécylénique, libre ou estérifié, par dé- composition thermique de l'acide ricinoléique ou de ses esters en présence de vapeur d'eau, caractérisé en ce qu'une partie en poids du composé ricinoléïque et 0, 3 à 4 parties en poids de vapeur d'eau intimement mélangées sont traitées à une température comprise entre 500 et 7000 C pendant un temps compris entre 1/10 de seconde et 5 secondes.
    SOUS-REVENDICATIONS : 1. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la proportion dans le mélange de réaction est de 0, 5 à 1, 6 partie en poids de vapeur d'eau pour 1 partie en poids du composé ricinoléïque.
    2. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la température de réaction est comprise entre 550 et 6500 C.
    3. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la réaction se fait en continu et à la pres sion normale dans un four chauffé extérieurement qui est garni de matériaux bons conducteurs de la chaleur.
    4. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le débit et la quantité d'eau sont réglés de façon que la proportion d'acide ou d'ester décom posé en un passage dans le four se maintienne entre 70 et 95 10/o de la quantité du composé ricinoléique mise en oeuvre, et en ce que la fraction non décom posée est de nouveau soumise à la réaction dans les mêmes conditions que le produit initial.
    5. Procédé selon la sous-revendication 4, carac térisé en ce qu'on opère de façon que la proportion d'acide ou d'ester décomposé soit de 90 lo/o.
CH337837D 1955-01-21 1956-01-17 Procédé de pyrolyse ricinoléïque CH337837A (fr)

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