Appareil de sécurité pour moteur à explosion La présente invention a pour objet un appareil de sécurité pour moteur à explosion à allumage électrique et à graissage par circulation d'huile, des tiné à arrêter le moteur par interruption du circuit d'allumage dès que la pression d'huile vient à man quer dans le circuit de lubrification ou que la tem pérature du moteur devient trop élevée.
Cette invention se propose d'éviter les domma ges que l'une ou l'autre des anomalies mentionnées causerait si, par inattention ou volontairement, le conducteur insistait à faire marcher son moteur.
Selon l'invention, l'appareil de sécurité est carac térisé par un interrupteur à commande électro magnétique, inséré dans le circuit d'allumage du moteur, ouvert lorsque le moteur est à l'arrêt et se fermant dès le lancement du moteur, par un com mutateur à commande électromagnétique contrôlant, d'une part, le circuit d'alimentation de la résistance de chauffage d'un contacteur à lame bimétallique dont le rôle est de faire basculer le commutateur trente secondes environ après le lancement du moteur et, d'autre part, le circuit d'alimentation d'un enroulement commandant l'ouverture dudit inter rupteur,
ce dernier circuit se fermant lorsque l'un des contacteurs en parallèle se ferme et provoquant l'ouverture de l'interrupteur qui interrompt le circuit d'allumage.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation, partiellement en coupe, de l'appareil de sécurité.
La fig. 2 une vue en coupe selon la ligne II-II de la fig. 1, et la fig. 3 est le schéma électrique de l'appareil. L'appareil représenté comprend un boîtier cons titué par un corps cylindrique 2 fermé par un cou vercle présentant en son centre un dôme 19 dont il sera question plus loin. Ce boîtier contient tous les organes de l'appareil. Parmi ces organes, on mentionnera en premier lieu les quatre solénoïdes A à D disposés en couronne entre deux platines 6 et 5.
Ces platines sont assemblées entre elles à l'aide de deux tiges filetées 1 dont l'extrémité inférieure traverse le fond du boîtier 2. L'enroulement 7 de chaque solénoïde est exécuté sur une douille 4 dont l'extrémité inférieure traverse la platine inférieure 5 et prend appui sur une autre platine 3, maintenue écartée de la platine 5 par deux entretoises 25 enfi lées chacune sur une des tiges filetées 1. Dans cha que douille 4 peut coulisser un noyau cylindrique composé de deux tronçons 8 et 9 joints bout à bout. Le tronçon 8 est en fer doux et le tronçon 9 en matière isolante.
La douille 4 est en matériel non magnétique, par exemple en laiton, tandis que les platines 5 et 6 sont en matière isolante. Lorsque les solénoïdes ne sont pas excités, les noyaux reposent sur la platine 3 qui est en métal non magnétique.
Les platines 5 et 6 présentent chacune une échan crure dans, lesquelles est partiellement engagé un dis positif contacteur commandé par un Bimétal. Ce dis positif comprend deux lames portant chacune un contact 12, respectivement 13, et fixées dans un bloc isolant 14 adapté à la platine 3 ; sur ce même bloc est fixée une lame bimétallique 10 pourvue d'une résistance de chauffage 11. Lorsque la lame 10 est froide, le contact 12A3 est ouvert.
Au-dessus de l'ensemble des solénoïdes se trouve un bloc ou socle en matière isolante 15, supporté par lesdites tiges, filetées 1. Ce bloc supporte des contacts fixes 31, 33 et 35 et des contacts mobiles 32, 34 et 36 (voir fig. 3), ces derniers étant portés par des bascules 37 et 38 qui sont commandées par des bascules en matière isolante 16 et 17 reliées mécaniquement aux bascules 37 et 38. Les détails constructifs n'ont pas été représentés à la fig. 1. De même, on n'a pas représenté les bascules 16 et 17 sur la fig. 3.
Le dôme 19 du couvercle de fermeture du boîtier sert de logement à un jeu de pièces de raccord ou bornes 18 pour la connexion des fils 21 à 24 aux circuits extérieurs aux contacts et enroulements de l'appareil. Ces fils traversent une douille isolante 20 passant à travers une ouverture centrale dudit dôme.
Comme on le voit à la fig. 3, l'appareil, délimité par le tracé en traits mixtes, est intercalé entre la batterie 46 et la bobine d'allumage 47. Le pôle néga tif de la batterie étant à la masse, le pôle positif est relié par le fil 21 au contact 31 à travers un interrupteur 42 actionné par la clé d'allumage. Le fil 22 relie à la bobine d'allumage 47 les deux bas cules 37 et 38, la première comportant un seul con tact 32 coopérant avec le contact 31 et la deuxième deux contacts 34 et 36 coopérant avec les contacts fixes 33 et 35. Le fil 24 relie l'une des extrémités des enroulements des solénoïdes A et C à l'une des bornes du démarreur électrique 43, reliée à la bat terie à travers un interrupteur 41.
L'une des extré mités du solénoïde B est reliée à la masse à travers deux circuits en parallèle, l'un contrôlé par le con tacteur 44, normalement ouvert, d'un contacteur thermique sensible à la température du moteur (tem pérature de la culasse ou de l'eau de refroidisse ment), l'autre par le contacteur 45 commandé par la pression de l'huile de lubrification, contacteur qui est fermé lorsque le moteur est à l'arrêt ou que la pres sion de l'huile est insuffisante (manque d'huile ou avarie du circuit de lubrification).
L'une des extré mités du solénoïde D est reliée au contact 13 du dispositif contacteur bimétallique. La deuxième extrémité du solénoïde B est reliée au contact fixe 35 ; les deuxièmes extrémités de A, C et D sont reliées directement à la masse.
Au repos, le circuit se trouve dans l'état montré à la fig. 3, aucun des solénoïdes n'étant alimenté, pas plus que la résistance 11 du contacteur bimétal lique 12/13. L'appareil ne consomme donc aucun courant à vide.
Son fonctionnement est le suivant Lors de la fermeture de l'interrupteur d'allumage 42, il ne se produit strictement rien, le contact 31/32 étant ouvert; dès que l'on ferme l'interrupteur 41 pour actionner le démarreur 43, celui-ci lance le moteur et les solénoïdes A et C sont alimentés et aspirent leurs noyaux 8/9 qui font basculer les bas cules 37 et 38, ce qui a pour effet de fermer le circuit d'allumage en 31/32, de fermer le circuit de la résistance de chauffage en 33/34, et d'ouvrir le circuit du solénoïde B en 35/36.
Le moteur démarre et l'interrupteur 41 est de nouveau ouvert. Après environ 30 secondes, la lame bimétallique chauffée par la résistance 11 ferme le contact 12/13, ce qui provoque l'excitation du solénoïde D par: masse, enroulement de D, contact 12/13, contact 33/34, bascule 38, bascule 37, contact 31/32, fil 21, inter rupteur 42, batterie 46. Le noyau de D reporte alors la bascule 38 dans la position initiale, en pré parant ainsi le circuit d'excitation de B et en ouvrant celui de la résistance 11 ainsi que son propre circuit. D se désexcite donc immédiatement.
A ce moment, aucun des solénoïdes n'est excité et l'appareil ne consomme pas de courant mais est prêt à intervenir dès que l'un ou l'autre des contacteurs 44 et 45 se ferme. En effet, lors de la fermeture de 44 ou de 45, B s'excite par: masse, contacteur 44 ou 45, fil 23, enroulement de B, contact 35/36, bascule 38, bascule 37, contact 31/32, interrupteur 42, batterie. Le noyau de B actionne alors la bascule 37 et ouvre le circuit d'allumage en 31/32 en provoquant l'arrêt du moteur et la désexcitation de B. L'appareil est revenu dans ses conditions initiales, sans consom mation de courant. Si le conducteur oublie de tour ner sa clé de contact, la batterie ne peut se déchar ger (circuit ouvert en 31/32 et en 41).
L'appareil permet toutefois de remettre en marche le moteur pour garer le véhicule. En actionnant l'interrupteur 41, le conducteur déclenche le processus de démar rage décrit ci-dessus et le moteur tournera pendant 30 secondes environ, jusqu'à ce que le contacteur bimétallique ferme le contact 12/13, ce qui fait bas culer 38 par excitation de D et fermer à nouveau le circuit de B, qui fera basculer à son tour 37 en ouvrant le circuit d'allumage, car l'un ou l'autre des contacteurs 44 ou 45 est fermé en ce moment. Le conducteur pourra répéter l'opération, mais le bimé- tal étant encore chaud, l'arrêt du moteur se produira après une dizaine de secondes.
Il est ensuite prati quement exclu que l'on puisse faire marcher le moteur avant d'avoir remédié au défaut. Ceci est un des grands avantages de cet appareil par rapport à ceux connus actuellement qui sont pourvus d'un contacteur permettant de court-circuiter un inter rupteur bimétallique placé en série dans le circuit d'allumage et s'ouvrant lors d'un échauffement ou d'un manque de pression d'huile.
Lorsque, tout étant normal, on arrête le moteur en tournant la clé de contact, la bascule 37 reste dans la position de fermeture du contact 31/32, ce qui ne présente aucun inconvénient, la batterie étant coupée de l'appareil en 42 et en 41. Lorsque l'on tourne à nouveau la clé de contact en vue de la mise en marche du moteur, le solénoïde B s'excite, car le contacteur 45 est fermé, et l'appareil revient dans les conditions représentées au dessin, fig. 3, dans lesquelles B est désexcité.
L'appareil se monte verticalement à l'aide d'une équerre dans le compartiment du moteur ; on le relie au circuit d'allumage par deux fils 21 et 22, après avoir supprimé la liaison existant entre la serrure de la clé de contact et la bobine d'allumage, à la borne du démarreur 43 par un fil 24, et aux con tacteurs 44 et 45 par un fil 23. Une connexion par fil à la masse complète l'installation.
Les solénoïdes pourraient être disposés l'un à côté de l'autre dans un même plan. Le contacteur à lame bimétallique serait alors placé à côté de l'un des solénoïdes extrêmes. L'appareil présenterait dans ce cas un boîtier plat.
Le contacteur thermique peut être adapté contre la culasse du moteur ou sur le tuyau allant de la culasse au radiateur.