Installation de signalisation pour véhicule à moteur Un conducteur de véhicule à moteur dispose actuellement pour faire connaître ses intentions aux autres usagers de la route 1) d'un indicateur de direction lorsqu'il veut changer de direction, 2) d'un feu stop lorsqu'il veut s'arrêter et, dans quelques cas, 3) d'un feu vert lorsqu'il veut indiquer à l'auto mobiliste qui le suit que ce dernier peut le dépasser.
Toutefois lorsqu'il est dans l'embarras en arri vant dans une ville qu'il ne connaît pas, qu'il hésite sur la route à suivre, qu'il cherche un nom de rue, qu'il désire demander un renseignement, qu'il a besoin d'aide ou qu'il est en panne, il n'a aucun moyen lui permettant de le signaler aux co-usagers de la route, automobilistes ou piétons. Il crée des risques d'accidents ou d'embouteillages par ses hési tations et perturbe la fluidité du trafic.
L'invention a pour objet une installation de signa lisation pour véhicule à moteur, installation qui remédie à cette lacune. A cet effet, cette installation est caractérisée par au moins un signal optique comprenant un panneau transparent ou translucide portant une inscription, derrière lequel est placée au moins une lampe électrique, par un dispositif de clignotement pour alimenter ladite lampe par intermittence à partir de la source de courant du véhicule, et par un dispositif d'insertion du signal et du dispositif de clignotement, ce dispositif d'inser tion étant à déclenchement temporisé à l'aide d'un dispositif bimétallique et agencé de manière à per mettre le réenclenchement du signal immédiatement après une période de fonctionnement.
L'installation peut comprendre un ou plusieurs signaux optiques que l'on peut placer à l'intérieur de la voiture ou fixer à l'extérieur du véhicule, par exemple à l'avant ou à l'arrière du porte-bagages, ou adapter à la carrosserie ou incorporer dans celle-ci.
Les dessins ci-joints montrent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'installation objet de l'in vention. La fig. 1 montre le signal optique que comprend cette installation, en coupe suivant la ligne I-I de la fig. 2 ou 3, la fig. 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1, la fig. 3 est une vue en plan du signal, la fig. 4 montre, à échelle réduite, le panneau que comprend ce signal, la fig. 5 montre le schéma électrique ainsi que le dispositif d'insertion vu de face,
et la fig. 6 montre ce même dispositif vu de côté. Le signal comprend un boîtier en forme de paral lélépipède dont une face est constituée par une plaque translucide 2 présentant sur fond rouge trois lettres blanches S O S .
Le boîtier présente une plaque 1 supportant la connexion électrique à l'ampoule d'éclairage, une paroi arrière la, deux parois latérales lb et un fond 1c, présentant une rainure 1d. Les parois latérales pré sentent une rainure 6 de niveau avec la surface fron tale de la plaque 1 et la surface arrière de la rainure 1 d, le tout formant une surface périphérique en retrait servant à recevoir la plaque 2. La partie supérieure du boîtier présente une rainure périphérique 7 dans laquelle vient s'emboîter le bord inférieur d'un cou vercle 3.
La partie frontale plus épaisse du couvercle présente un amincissement 8 à son bord inférieur, la partie amincie venant recouvrir et maintenir en place le bord supérieur de la plaque 2, alors que le bord inférieur de celle-ci est engagé et maintenu par la rainure 1 d. La plaque 1 présente un redan 9 servant de butée à la tranche supérieure recourbée en équerre de lames élastiques 10 supportant l'ampoule électrique 11 dont les calottes de contact l la sont engagées dans des trous percés à l'extrémité inférieure des lames 10. A la partie supérieure recourbée en équerre des lames 10 est rivée l'extrémité d'une vis 12 traversant un trou 13 pratiqué dans la plaque 1.
Une rondelle 14 à laquelle est soudée l'extrémité d'un conducteur électrique 14a, respectivement 14b (fig. 5), est enfilée sur l'extrémité de la vis 12 et deux écrous 15 servent à serrer la lame 10 et la rondelle 14 contre la plaque support 1. Lorsque l'ampoule 11 a été insérée entre les lames 10, on engage le bord inférieur de la plaque 2 dans la rainure 1d et on applique le bord supérieur de la plaque 2 contre la parie frontale de la plaque support 1, puis on place le couvercle 3 dont le bord aminci 8 vient recouvrir et maintenir en place la plaque 2.
Le bord inférieur latéral ou arrière du couvercle présente une encoche (non dessinée) ver ticale dont la longueur dépasse légèrement la face supérieure de la plaque 1 lorsque le couvercle 3 est mis en place, pour permettre la sortie des conduc teurs 14a et 14b connectés aux lames 10.
Le couvercle 3 présente un bossage 3a se prolon geant par des pattes 3b.
Le bossage est percé d'un trou horizontal 3c dans lequel est enfilée la tige 4a ou 5a d'un organe de fixation 4 ou 5. L'organe de fixation 4 est une ven touse en caoutchouc fixée solidairement à la tige 4a. L'organe de fixation 5 (en pointillé fig. 3) est en une seule pièce et comprend la tige 5a et une bride munie d'une vis de serrage 5b. Une vis de serrage 3d, vissée dans un trou taraudé du bossage 3a, permet de main tenir la tige 4a ou 5a en place.
Chaque patte 3b est percée d'un trou 3e per mettant le passage d'une vis 3f dont l'extrémité inférieure est vissée dans un trou taraudé de la pla que 1. Le fil conducteur 14a est relié au contact 34 d'un dispositif de clignotement, tandis que le fil 14b est relié à la masse (fig. 5).
Dans le schéma de la<B>fi-.</B> 5, 11A représente l'am poule éclairant un signal placé à l'avant de la voi ture et 11B celle d'un signal placé à l'arrière de la voiture. Un bouton de commande ou poussoir 15 d'un dispositif d'insertion des lampes et du dispositif de clignotement (fig. 5 et 6) comprend une tige plate 16 munie à son extrémité supérieure d'une touche 17, la tige 16 étant guidée par des trous rectangulaires<B>18e</B> et 18d pratiqués dans deux plaques 18 et 18a faisant partie d'un boîtier isolant (non dessiné). De chaque côté de l'ouverture 18d est soudé un bloc 19 portant un pivot servant d'axe à l'articulation inférieure d'un bras 20, respectivement 20a, présentant à sa partie supérieure une petite masse cylindrique 21, respec tivement 21a.
La masse 21 présente une encoche 22 et constitue avec le bras 20 un contact mobile. L'une des faces d'extrémité de l'encoche 22 peut s'engager sous le bec d'un crochet 23, l'autre face d'extrémité sous le bec d'un crochet 23a, ces crochets terminant chacun l'extrémité supérieure de la lame d'un dispositif de déclenchement bimétallique 24 et 24a respectivement.
Les masses 21 et 21a portent un pivot servant d'axe d'articulation à des bras 25 et 25a articulés à leur partie supérieure à un axe 26 chassé à force à travers un trou pratiqué dans la tige 16. Un ressort de compression 27 est enfilé sur la tige 16, son extré mité inférieure reposant sur les plots 19 et son extré mité supérieure touchant à peine l'axe 26 lorsque le ressort est détenu. Dans cette position du ressort, chaque bras 20, 20a forme avec le bras associé 25, 25a un angle obtus (fig. 5). Lorsqu'on appuie sur la touche 17, la tige 16 se déplace vers le bas en comprimant le ressort 27.
La surface cylindrique de la masse 21 déplace légèrement le crochet 23, puis grâce à l'élasticité de la lame 24b, le crochet s'engage dans l'encoche 22 et maintient le ressort 27 comprimé et les bras 20, 25 (et de ce fait les bras 20a, 25a) dans la position dessinée en traits-points sur la fig. 5. Lorsque la résistance chauffante 28 du déclencheur 24 a suffisamment chauffé la lame bimétallique 24b, c'est- à-dire après environ 15 secondes, la lame 24b se déforme brusquement dans le sens de la flèche F1, le crochet 23 libérant la masse 21. Sous l'action du ressort 27 la tige 16 remonte brusquement, entraî nant les masses 21, 21a vers la gauche.
Par l'effet de la force vive, ces masses dépassent la ligne médiane de la tige 16 et viennent se placer en C, les lignes médianes des bras 20, 20a et 25, 25a occupant la position indiquée par l'angle obtus dessiné en traits- points sur la fig. 5. Si on appuie à nouveau sur la touche 17, les bras 20, 20a et 25, 25a se plieront en angle aigu dans une position symétrique à celle dessinée en traits-points sur la droite de la fig. 5, et cette fois ce sera l'autre extrémité de l'encoche 22 ménagée dans la masse 21 qui viendra s'engager sous le crochet 23a du deuxième déclencheur bimétalli que 24a.
Après chaque déclenchement effectué par l'un des déclencheurs, une pression sur la touche 17 met en service l'autre déclencheur, ce qui permet un réenclen- chement immédiat du signal.
Dans la fig. 5, D représente un dispositif de cligno tement à lame bimétallique 29 munie d'un plot de contact 30, la lame 29 étant maintenue légèrement courbée entre un contact fixe 31 et un contact 32 réglable au moyen d'une vis 33.
34 et 35 sont des contacts fixes correspondant aux deux positions qu'occupe successivement la lame 29 (traits forts et traits-points). T représente une ampoule électrique témoin, placée sur le tableau de bord lorsque les signaux 11A et 11B sont placés à l'extérieur du véhicule. Cette ampoule n'est pas nécessaire lorsque les signaux sont installés à l'inté rieur d'une voiture automobile.
Le fonctionnement de l'installation représentée est le suivant: Lorsqu'on appuie sur la touche 17 du bouton de commande tel qu'il est dessiné sur la fig. 5, le res sort 27 est comprimé et la masse 21 vient s'engager sous le crochet 23, établissant ainsi le contact de celui-ci avec la batterie E à travers le bras 20. Le courant passe de la batterie E à travers le bras 20, le crochet 23, de celui-ci à travers la résistance chauffante 28 à la masse d'une part, et du crochet 23 à travers la lame bimétallique 24b, les conducteurs 36, 36a et 36b aux extrémités 31 et 32 de la lame bimétallique 29, le contact 30, 34, à travers les conducteurs 14a aux ampoules 11A et 11B montées en parallèle, et à travers le conducteur 14b à la masse d'autre part.
Le courant passant à travers la lame bimétal lique 29, chauffe cette dernière qui, au bout d'un quart de seconde environ se déforme, saute dans la position indiquée en traits-points sur la fig. 5, inter rompant ainsi le contact 30, 34 et établissant le con tact 30, 35. Les ampoules 11A et 11B s'éteignent. L'ampoule T (s'il y en a une) s'allume. Au bout d'un quart de seconde environ, la lame bimétallique 29 refroidie reprend sa position initiale, allumant les ampoules 11A et 11B et éteignant l'ampoule T. Il y a donc un clignotement toutes les demi-secondes environ.
Pendant ce temps la lame bimétallique 24b est chauffée par la résistance 28 et, au bout de quinze secondes environ se déforme dans le sens de la flèche FI, le crochet 23 libérant la masse 21 et coupant ainsi le contact avec la batterie E. Il n'y a donc plus de courant, ni à travers les lames bimétalliques 24b et 29, ni à travers la résistance chauffante 28.
Lors de la détente brusque du ressort 27, les mas ses 21 et 21a sont violemment sollicitées à se déplacer vers la gauche, dépassent la ligne médiane de la tige 16 et viennent occuper la place indiquée par le point C. Si l'automobiliste désire maintenir le clignotement du signal S O S, il appuie sur la touche 17 et rétablit ainsi le contact avec la batterie, mais cette fois le contact s'établit par le bras 20 et la masse 21 au crochet 23a et le courant traverse la lame bimétal lique froide 24e et la résistance 28a. Le clignotement recommence.
Pendant que la lame 24e se chauffe pour interrompre après quinze secondes le contact avec la batterie en se déformant dans le sens de la flèche F2, la lame 24b et la résistance 28 se refroidissent complètement et reprennent la position dessinée sur la fig. 5.
Le dispositif de clignotement avec interruption au bout de quinze secondes est nécessaire, de façon que l'automobiliste ne puisse faire fonctionner le signal S O S qu'en cas de nécessité et ne puisse, par suite d'un oubli, circuler avec le signal allumé indéfiniment.