CH421915A - Procédé cyclique de fabrication de l'eau oxygénée - Google Patents

Procédé cyclique de fabrication de l'eau oxygénée

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CH421915A
CH421915A CH1509961A CH1509961A CH421915A CH 421915 A CH421915 A CH 421915A CH 1509961 A CH1509961 A CH 1509961A CH 1509961 A CH1509961 A CH 1509961A CH 421915 A CH421915 A CH 421915A
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amylanthraquinone
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Hugh Dawsey Lynn
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Hugh Dawsey Lynn
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    • C01INORGANIC CHEMISTRY
    • C01BNON-METALLIC ELEMENTS; COMPOUNDS THEREOF; METALLOIDS OR COMPOUNDS THEREOF NOT COVERED BY SUBCLASS C01C
    • C01B15/00Peroxides; Peroxyhydrates; Peroxyacids or salts thereof; Superoxides; Ozonides
    • C01B15/01Hydrogen peroxide
    • C01B15/022Preparation from organic compounds
    • C01B15/023Preparation from organic compounds by the alkyl-anthraquinone process

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Description


  Procédé     cyclique    de     fabrication    de l'eau     oxygénée       La présente invention a pour objet un procédé  cyclique de fabrication de l'eau oxygénée, dans lequel  on utilise une     anthraquinone        alcoylée        comme    produit  intermédiaire.  



       Riedl    et     Pfleiderer    (brevets des U.S.A.     No$    2158525  et 2215883) ont été les premiers, aux environs de  1940, à décrire un procédé de fabrication de l'eau oxy  génée par hydrogénation d'une     anthraquinone        alcoylée     en     hydroquinone    correspondante, dans un solvant et  en présence d'un     catalyseur.    Après séparation du cata  lyseur,     l'hydroquinone    est oxydée au moyen d'oxy  gène avec production d'eau oxygénée.

   Au cours de  cette oxydation,     l'anthraquinone    de départ est régéné  rée et la solution est renvoyée dans le stade d'hydrogé  nation après que l'eau oxygénée a été séparée par  extraction aqueuse. Les     alcoylanthraquinones    propo  sées comme intermédiaires dans ce procédé sont les       méthyl-,        éthyl-    et     propylanthraquinones.    L'opération       cyclique    est     réalisée    de préférence en effectuant la  réduction et l'auto-oxydation dans un solvant mixte  composé de manière que ni la forme     quinonique,

      ni la  forme     hydroquinonique    de l'intermédiaire ne se sépa  rent à n'importe quel moment au cours du cycle. Ce  solvant mixte contient deux constituants : (1) un hy  drocarbure tel que le benzène, destiné à maintenir en  solution la forme     quinonique    de l'intermédiaire pen  dant le stade d'oxydation du procédé, et (2) un alcool  supérieur tel que     l'heptanol,    destiné à maintenir en so  lution la forme     hydroquinonique    de l'intermédiaire  pendant le stade de réduction du procédé.

   Ce     procédé     a été mis en     oeuvre    à l'échelle     semi-commerciale    en  Allemagne au cours de la seconde guerre mondiale, en       utilisant    une solution active consistant en     2-éthyl-          anthraquinone    dissoute en concentration de 100     g/1       dans un solvant formé de volumes égaux de benzène et  de l'alcool.

   La productivité en eau oxygénée de la solu  tion organique a été d'environ 6 g     H202    par     litre    et le  temps     nécessaire    pour un cycle complet de la solution  dans les     différentes    parties de     l'installation    a été de  deux heures. L'eau oxygénée la plus concentrée obte  nue pratiquement a été une solution aqueuse à 25 0/0.  Par la suite, l'installation a explosé en faisant quatre  victimes, en raison du danger d'explosion dû à l'em  ploi des solvants     volatils.     



  Après 1940, année où     Riedl    et     Pfleiderer    ont pro  posé pour la première fois de préparer l'eau oxygénée  par réduction et auto-oxydation cyclique     d'anthraqui-          nones        alcoylées,    un certain nombre de perfectionne  ments pratiques ont été apportés. Le composant benzé  nique volatil de la solution de travail a été remplacé  ultérieurement par les naphtalènes offrant une sécurité  relative (brevet des U.S.A. No 2768065) et qui sont plus  actifs que le benzène     comme    solvant des quinones,  tandis que le composant alcoolique de la solution a été  remplacé par les esters phosphoriques non inflamma  bles     (brevet    des U.S.A.

   No 2537655), qui sont de meil  leurs solvants de la forme     hydroquinonique.    En plus  d'augmenter la sécurité du procédé, ces solvants ont  permis une amélioration notable de la productivité,  bien que la concentration du produit aqueux obtenu  soit restée inchangée.  



  Le     remplacement    du composé     2-éthylé    du procédé  original de     Riedl-Pfleiderer    par la     2-tert.-butyl-anthra-          quinone        (brevet    des U.S.A. No 2689169) a permis  d'augmenter la productivité de la solution du type  alcoolique de 6 g à environ 9,5 g de     H20;    par litre  (exemple 1 du brevet des U.S.A.

   No 2673140), soit       une        augmentation        de        58        %        de        la        productivité.        De         même, le     remplacement    du composé     éthylé    par le  dérivé     butylé    dans     une    solution active du type à ester  phosphorique a permis d'élever la productivité de  8,5 g à 10,2 g de     H202    par litre de solution,

   soit     d'en-          viron        20        %.        Ainsi,        le        remplacement        par        le:        dérivé          butylé    paraît avoir augmenté la productivité de la  solution du type alcoolique     proportionnellement    da  vantage- que la -productivité de la solution du type  ester phosphorique, bien que la productivité ait aug  menté dans une certaine mesure dans les deux cas.  



  Jusqu'ici, les     intermédiaires        méthylé    et     propylé,     qui sont connus, ont été considérés comme insuffisam  ment solubles dans les solvants organiques disponibles.  Seules     l'éthyl-    et la     tert.-butyl-anthraquinone    ont été  utilisées à l'échelle industrielle.  



  La plus haute concentration d'eau oxygénée réali  sée jusqu'ici dans les solutions actives perfectionnées  est d'environ 10     g/1.    Toutefois, cette productivité n'a  pu être obtenue qu'en traitant simultanément une  combinaison de deux     intermédiaires        quinoniques.     Comme     Sprauer    l'a relevé     (brevet    .des U.S.A.  No 2673140), il se     forme    en général des     tétrahydro-          anthraquinones    à partir des     anthraquinones        alcoylées     correspondantes - au cours de la fabrication.

   Une  grande partie de l'eau oxygénée formée provient aussi  bien des     tétrahydroanthrahydroquinones        alcoylées    que  des     anthrahydroquinones        correspondantes,    initiale  ment introduites dans les     solutions    actives.

   Bien  qu'une productivité en eau oxygénée un peu supé  rieure soit     réalisable    par l'emploi d'une combinaison  de ces quinones correspondantes, la solubilité totale  des     hydroquinones    a toujours été     limitée.    Dans la mise  en     pauvre    pratique en continu, la     quantité        maximum     de l'eau oxygénée séparable des solutions actives n'a  été jusqu'ici que de 9 g/1 environ, quel que soit l'inter  médiaire employé.  



  Dans la technique antérieure, la pratique courante  a consisté à hydrogéner l'intermédiaire jusqu'à guère       plus        de        50%        du        taux        correspondant    à     l'hydroqui-          none,        afin    d'empêcher la lente transformation de l'an  thraquinone     alcoylée        initiale    en     la-tétrahydroanthra-          quinone    moins désirable.

   On n'a observé aucune aug  mentation notable de la solubilité de     l'hydroquinone          aux        taux        d'hydrogénation        de        40        0/0,        60        %        ou        100        0/0.     La pratique a généralement été de charger la solution  active en     quinone,    de manière à réaliser la solubilité       maximum    de     l'hydroquinone    lorsque le taux d'hydro  génation est d'environ 50 0/0,

   le but étant d'empêcher  la     formation    de     tétrahydroquinone    en maintenant la  présence d'un excès du réactif     quinonique    primaire.  



  Le produit aqueux le plus concentré fabriqué jus  qu'ici directement par les diverses méthodes par     auto-          oxydation        d'anthraquinones    a été une solution d'eau       oxygénée    à     35        %        (exemple    8     du        brevet        des        U.S.A.          Ne        2689169)

  .        Comme        l'eau        oxygénée    à     50        %    a     été     pendant assez longtemps le produit commercial pré  féré en raison des économies de transport, tous les  produits de ces procédés ont dû être concentrés par  de coûteuses distillations sous vide, afin de les trans  former en produit commercial, préféré.

   - - -    Un but de     l'invention    est d'introduire un procédé       cyclique        ,permettant    l'extraction directe d'eau oxygénée       concentrée    à     40        0/0,        et        de        préférence    à     50        %-60        %        en     poids, à partir d'un milieu réactionnel consistant en  une solution organique.  



  L'invention a trait à un procédé     cyclique    pour la  fabrication d'eau oxygénée par extraction directe d'un       milieu        réactionnel        simplifié    contenant des mélanges  d'isomères de     l'amylanthraquinone    à des concentra  tions supérieures à 0,9 molécule par litre de solution  ou des mélanges     d'amylanthraquinone    et de leur     tétra-          hydro-amylanthraquinone    à une concentration du  même ordre de grandeur.

   Selon ce     procédé,        l'amyl-          anthraquinone    est réduit puis     réoxydé    à l'état     anthra-          quinonique    de départ dans le milieu réactionnel sus  mentionné qui est une solution de .poids spécifique  inférieur à 1.  



  Le procédé est mis. en     oeuvre    dans une solution  simplifiée consistant en     amylanthraquinone-et    un sol  vant organique  du type     hydroquinone      ne compre  nant qu'un seul constituant. L'utilisation d'un solvant  consistant en un mélange de- deux constituants du type    solvants organiques     quîinoniques         ,    tel que requis  jusqu'à présent dans les milieux réactionnels, n'est pas  nécessaire dans le présent     procédé    en raison du milieu       réactionnel    nouveau que l'on utilise.  



  Le composé intermédiaire de l'invention est la       2-amylanthraquinone,    de formule brute     C19H1802    et  de poids moléculaire d'environ 278. Il peut consister  uniquement en l'un des huit isomères théoriquement  possibles qui sont     déterminés    par l'arrangement dans  l'espace des cinq atomes de carbone du radical amyle  fixé au noyau de     l'anthraquinone,    ou en un mélange  de ces .isomères.

   Quelle que :soit -la     composition    iso  mérique, l'intermédiaire, lorsqu'il est sensiblement  pur, est une substance jaune pâle, non volatile,     thermi-          quement    stable; de bas point de fusion, d'une consis  tance à l'état liquide ressemblant à     celle    de l'huile de  ricin, d'un poids spécifique compris entre 1,01 et 1,15,  qui se prend en un     solide    vitreux par refroidissement  et qui est insoluble dans l'eau, mais facilement soluble  dans la plupart des solvants organiques courants.

   Le  produit jaune n'est pas soluble en toutes proportions  dans le méthanol ou     l'éthylèneglycol,    mais il est beau  coup plus .soluble dans l'éthanol, le propanol, etc. ;  il se mélange facilement aux hydrocarbures     comme     l'huile minérale, le pétrole lampant, l'essence de pé  trole et l'éther de pétrole. Il se mélange aussi facile  ment avec les acides     organiques,    les esters, les éthers,  les cétones, les amines et la plupart des plastifiants.  Cet intermédiaire est complètement soluble dans  l'acide     sulfurique    concentré, dont il peut être séparé  par dilution à l'eau.

   Il présente un grand intervalle de  solubilité mutuelle avec des solvants nombreux et di  vers, ce que ne laissait guère prévoir la connaissance  antérieure des propriétés d'autres     alcoylanthraquino-          nes,    qui sont des solides relativement insolubles. La  particularité physique de     l'amylanthraquinone,    qui est  peut-être la plus remarquable, est- que certaines -for-      mes peuvent exister à l'état     liquide    à la température  ordinaire. Les     alcoylanthraquinones    connues jusqu'ici  sont des     solides    cristallins d'un poids spécifique nota  blement supérieur à celui du produit intermédiaire  utilisé dans le procédé selon l'invention.

   Du point de  vue chimique, le produit intermédiaire est stable     vis-          à-vis    des agents oxydants, mais les agents réducteurs  le réduisent en     l'anthrahydroquinone.    Par hydrogéna  tion     catalytique    à chaud, la réduction de     l'amylanthra-          quinone    peut aller jusqu'à la     tétrahydroamylanthra-          hydroquinone,        comme    on le verra dans les exemples  qui suivent.

   Le produit peut être isolé des solutions  organiques et purifié par réduction au moyen d'un  excès de     dithionate    de sodium et d'alcali, filtration de  la solution aqueuse rouge pour séparer les matières  étrangères, et soufflage à l'air. Le traitement de     l'amyl-          anthraquinone    par l'oléum à des     températures    exces  sives provoque la     sulfonation.     



  A l'échelle industrielle, les mélanges     d'amylanthra-          quinones    sont en général plus économiques à fabri  quer que les isomères purs. On peut utiliser le plus  souvent, soit l'intermédiaire purifié, soit l'intermé  diaire brut pour la préparation des solutions pour la  fabrication de l'eau oxygénée par auto-oxydation.  



  L'utilité de l'intermédiaire de l'invention est basée  sur la .découverte d'un procédé de préparation des       2-amylanthraquinones,    mais ce procédé ne fait pas  partie de l'invention. Un tel procédé fait l'objet du  brevet No 417560 qui décrit les     2-amylanthraquinones     pour la première fois.  



  L'intermédiaire     utilisé    dans le procédé selon l'in  vention était inconnu jusqu'ici. Ni sa préparation, ni  ses propriétés n'ont été     publiées.    Bien que     Peters    et       Rowe    (J.

       Chem.    Soc.<I>1945,</I> l81-2) aient appliqué avec  succès la cyclisation habituelle des acides     2-(4'-alcoyl-          benzoyl)-benzoïques    en présence d'acide sulfurique à  la synthèse des     2-propyl-    et     2-butylanthraquinones     correspondantes, ils ont échoué dans toutes leurs ten  tatives de préparer la     2-amylanthraquinone    ou n'im  porte quelle autre     alcoylanthraquinone    dont le groupe  alcoyle contient plus de quatre atomes de carbone.

    L'existence physique d'une seule     alcoylanthraquinone     de poids moléculaire supérieur à celui du dérivé     bu-          tylé    a été prouvée précédemment, et cette substance       particulière    est la     2-n-heptylanthraquinone,        p.f.    870 C,  préparée par une méthode compliquée et coûteuse,  publiée il y a plusieurs décades à titre de curiosité  scientifique     (J.A.C.S.        5S,    2815, 1933). La citation de  plusieurs     alcoylanthraquinones    hypothétiques de poids  moléculaire supérieur a été inspirée (brevet des U.S.A.

    No 2668753) par la publication de     Peters    et     Rowe,     mais on peut présumer que ces composés hypothéti  ques n'ont pas existé, spécialement en l'absence d'une  méthode de synthèse utilisable ou d'une description  de leurs propriétés.  



  La production d'eau oxygénée à l'aide de la     2-          amylanthraquinone    s'effectue conformément à l'in  vention en deux stades principaux: (1) le stade d'hy  drogénation dans lequel la forme     quinonique    de l'in--         termédiaire    est réduite en forme     semi-quinonique    et  (2) le stade d'oxydation dans lequel la     semi-quinone     est     réoxydée    en     quinone    avec scission d'eau oxygénée.

    Le premier stade peut être représenté par l'équation  suivante  
EMI0003.0052     
    Quinone jaune,  complètement soluble  
EMI0003.0053     
         Semiquinone     de coloration foncée,  soluble    L'eau oxygénée est formée dans le second stade  par l'oxydation de la     2-amylanthrasemi-quinone        (II)     par l'oxygène, comme suit  
EMI0003.0057     
         Semiquinone     
EMI0003.0059     
    Quinone    Le cycle des .deux stades est ensuite répété après  extraction de l'eau     oxygénée    de la solution organique,  lorsque la     2-amylanthraquinone    originale     (I)    a été  régénérée dans le stade 2.  



  La réduction de la     semi-quinone    peut également  être poussée     au,delà    du stade 1, par hydrogénation  partielle ou complète en     hydroquinone,    comme repré  senté par l'équation suivante    
EMI0004.0001     
    avec régénération de la     quinone    originale (I) dans le  stade     2a    et séparation de l'eau oxygénée formée.  



  Les intermédiaires réduits peuvent donc être la       2-amylanthrasemi-quinone        (II)    ou la     2-amylanthr        a-          hydroquinone    (III), ou un mélange de celles-ci. Lors  qu'il est hydrogéné au-delà du stade     hydroquinone          (III),    l'intermédiaire réduit peut également consister  partiellement en     tétrahydro-2-amylanthrahydroqui-          none        (IV),    qui est oxydable de même, suivant l'équa  tion 2a ci-dessus.  



  La     2-amylanthrasemi-quinone        (II)    est environ  deux fois plus soluble que     l'hydroquinone    (III) dans  la plupart des     milieux    organiques. Les principes de  réduction appliqués précédemment à l'hydrogénation    des     alcoylanthraquinones    à plus bas poids moléculaire  ont été un peu     différents.    Dans le cas des dérivés       éthylé    et     butylé    par exemple, aucun avantage     particu-          lier    de solubilité n'a été noté pour les formes     semi-          quinoniques.    Par contre,

   dans le cas de la     2-amyl-          anthraquinone,    la     semi-quinone    présente un net avan  tage de solubilité par rapport à la forme     hydroquino-          nique.     



  Le procédé selon l'invention .peut être mis en     aeu-          vre    avec tous les solvants antérieurement utilisés, mais  comme la     2-amylanthraquinone    est très soluble dans  pratiquement tous les solvants     organiques    courants, il  n'est plus nécessaire que la solution active contienne  un solvant spécial .du type dit<B> </B>pour quinones  . Cette  haute solubilité, associée à un faible poids spécifique,  confère un net avantage à la     2-amylanthraquinone.     On peut traiter de plus fortes concentrations de l'inter  médiaire, la richesse en eau oxygénée de la solution,  ou productivité, peut être accrue, et l'extraction di  recte d'un produit aqueux concentré est ainsi rendue  possible.

   La préparation de solutions actives à base  de     2-amylanthraquinone    peut se faire à l'aide d'un  solvant unique ou d'une combinaison de plusieurs  types de solvants.  



  Aucun solvant pour quinones, comme par exem  ple le benzène, le xylène, le     méthylnaphtalène,    etc.,  n'est nécessaire, bien qu'on puisse en utiliser pour la  dilution; de même que d'autres hydrocarbures, comme  le pétrole lampant, peuvent être inclus dans le mélange  pour modifier une quelconque propriété physique.

   Vu  qu'un constituant solvant pour quinones n'est pas né  cessaire, l'intermédiaire peut être simplement mélangé  avec l'un des solvants du type dit  pour     hydroquino-          nes         .    Parmi ces derniers, on peut citer le     méthylhexa-          nol    et le     tétradécanol    qui font partie de la classe des  alcools, ou le phosphate de     tributyle    et le phosphate  de     trioctyle    qui font partie de la classe des esters phos  phoriques, bien que les solvants utiles ne soient pas  nécessairement limités à ces classes.

   Tout milieu pos  sédant les propriétés de haut pouvoir solvant pour les       semi-quinones,    de mobilité, de basse tension de va  peur, de     stabilité    chimique, .d'insolubilité .dans l'eau,  etc., peut être     utilisé.    Il est évident que des solvants  diluants peuvent être ajoutés dans divers buts à la  solution active utilisée dans le procédé cyclique.  



  Certains des exemples ci-après illustrent la produc  tivité relativement élevée obtenue grâce au nouvel  intermédiaire lorsqu'il est utilisé en solution dans les  solvants acceptés antérieurement, d'autres exemples  illustrent une productivité encore plus haute avec de  nouveaux solvants convenant spécialement à     1a_    mise  en     oeuvre    de l'intermédiaire particulier.  



  <I>Exemple 1:</I>  On a dissous dans de     l'hexane    un mélange     d'amyl-          anthraquinones    provenant de la     cyclisation    d'un acide       2-(4'-tert.-.amyl-benzoyl)-benzoïque,    de point de fu  sion de 135-1370 C, pour le purifier, et on a filtré à la  température ordinaire à travers une couche d'alumine  activée en     .poudre..    Après évaporation de     l'hexane,    le      produit s'est présenté sous forme d'une huile visqueuse  jaune pâle, d'un poids spécifique de 1,12,

   consistant  en grande     partie    en     2-tert.-amylanthraquinone.    Cet in  termédiaire a servi à préparer une solution active     con-          tenant        initialement,        en        volume,        26,8        %-        d'intermé-          diaire,        43,

  2        %        de        pétrole        lampant        raffiné        d'un        poids     spécifique de 0,82 et d'un intervalle de distillation de       245-2730        C,        et        30        %        de        phosphate        de        trioctyle.        La     solution résultante a contenu 300 g (1,08 mole) par  litre d'intermédiaire, a eu un poids spécifique de 0,

  932  et un     coefficient    de répartition     ,d'environ    45 avec de  l'eau oxygénée aqueuse à 50 0/0. Ce     coefficient    de  répartition est le rapport de la concentration de l'eau  oxygénée trouvée dans la phase aqueuse divisée par  celle trouvée dans la phase huileuse après établisse  ment de l'équilibre à     30o    C.  



  On a fait subir à la solution ci-dessus un certain  nombre de cycles complets, comprenant l'hydrogéna  tion, l'oxydation et l'extraction du produit, jusqu'à ce  qu'une partie de     l'anthraquinone    intermédiaire initia  lement introduite dans la solution active ait été chan  gée en     tétrahydro-2-amylanthraquinone,    ce qui s'est  manifesté par la couleur rouge de la solution vers la  fin du stade d'oxydation et le plus long temps néces  saire pour l'achèvement de cette oxydation. On a  ensuite placé un volume mesuré de la solution usée  dans un récipient d'hydrogénation muni d'un agita  teur, d'orifices d'entrée et de sortie pour gaz et pour  liquide, d'un filtre et d'un compteur permettant de  mesurer l'absorption de l'hydrogène.

   Après addition  d'un catalyseur, on a hydrogéné la solution à une  température de 300 C jusqu'à absorption de 0,54 mole  d'hydrogène par litre de solution, ce qui correspond à       une        transformation    à     100        %        du        produit        intermédiaire     de l'état     quinonique    à l'état     semi-quinonique.    Pendant  cette hydrogénation, la solution agitée a été continuel  lement ensemencée avec une petite quantité d'une sus  pension de cristaux,

   préparée préalablement par     sur-          hydrogénation    d'une partie de la même solution  active, afin d'amorcer la cristallisation avant la filtra  tion. Aucune cristallisation ne s'est produite. On a  fait passer la solution réduite du récipient d'hydrogé  nation dans un récipient d'oxydation, tout en la fil  trant, et on l'a aérée jusqu'à restauration de la cou  leur originale. La quantité d'eau oxygénée extraite de  la solution par l'eau s'est élevée à 16,5 g, ou 0,49 mole,  par litre de la solution organique.

   Le rendement de  conversion de l'hydrogène en eau oxygénée a été de       91        %        durant        le        cycle.        La        concentration        maximum        de     l'eau oxygénée aqueuse     extrayable    à l'équilibre de la  solution de travail oxydée, calculée d'après le     coeffi-          cient        de        distribution        déterminé,

      a     été        de        59        %        en     poids.  



  Cet exemple illustre la haute productivité et la  concentration du produit améliorée que la     2-amyl-          anthraquinone    rend possible. Une opération compa  rable avec la     2-éthylanthraquinone    n'a donné qu'une  productivité de 8,5 g de     H202    par litre dans une  solution active semblable, avec obtention d'un produit         aqueux    à     27,5        %        dans        les        meilleures        conditions        (exem-          ple    2 du brevet des U.S.A. No 2768065).  



  L'exemple suivant illustre, entre autres, la meil  leure productivité réalisable dans une solution active  du type     alcoolique.     



  <I>Exemple 2:</I>  On a purifié comme dans l'exemple 1 un mélange       d'amylanthraquinones    provenant de la     cyclisation    d'un  acide     2-(4'-sec.-amyl-benzoyl)-benzoïque    de point de  fusion de     106-1071,    C.

   L'intermédiaire huileux de poids       spécifique    1,07, consistant en grande partie en     2-sec.-          amylanthraquinone,    a été incorporé dans un mélange       solvant        consistant,        en        volume,

          en        60        %        de        diisobutyl-          carbinol        et        40        %        de        pétrole        lampant        raffiné,        pour        for-          mer    une solution     active    d'un poids spécifique de 0,875,  contenant 250 g (0,90 mole)

   de l'intermédiaire par       litre.    On a introduit un volume mesuré .de cette solu  tion dans le récipient     d'hydrogénation,    comme dans  l'exemple 1, et on l'a hydrogéné à 300 C après addi  tion d'un catalyseur, jusqu'à absorption de 0,43 mole  d'hydrogène par litre de solution,

   ce qui correspond à       une        conversion    à     95        %        de        l'intermédiaire        de        l'état          quinonique    à l'état     semi-quinonique.    Aucune cristalli  sation ne s'est produite avec amorçage de la cristalli  sation. La solution réduite a été transférée du réci  pient d'hydrogénation au récipient d'oxydation avec  filtration, et elle a été aérée jusqu'à rétablissement de  la couleur jaune originale. On a extrait l'eau oxygénée  formée et on en a trouvé une quantité de 13,8 g (0,41  mole) par litre de solution oxydée.

   Le rendement de  conversion de l'hydrogène en eau oxygénée a été de       95        %.        On        peut        admettre        qu'un        faible        pourcentage        de     la quinone originale a été transformé en     tétrahydro-2-          amylanthraquinone    pendant le cycle.  



  Antérieurement, en opérant avec .la     2-tert.-butyl-          anthraquinone    (exemple 8 du brevet britannique No  686567) dans une solution semblable du type alcooli  que, de poids spécifique 0,93, on a obtenu environ  9,5 g de     H202    par litre de solution, que l'on peut com  parer avec les 13,8 g de     H202    obtenus dans l'exemple  ci-dessus en utilisant     l'amylanthraquinone    comme in  termédiaire.

   Ce nouvel     intermédiaire    a donc permis       simultanément        une        augmentation        de        46        %        de        la        ri-          chesse    de la solution en     H202    et une diminution de       80        %        de        la        différence        des        poids        spécifiques    

      des        solu-          tions    actives, l'élimination du     1-méthyl-naphtalène     comme constituant solvant de la solution et l'extrac  tion d'un produit aqueux d'une concentration beau  coup plus forte.  



  <I>Exemple 3:</I>  Un mélange isomère de     2-amylanthraquinones    pro  venant de la     cyclisation    d'un mélange technique d'aci  des     2-(4'-amyl-benzoyl)-benzoïques    a été purifié  comme dans l'exemple 1. Cet intermédiaire s'est pré  senté sous la forme d'une huile visqueuse, jaune pâle,  soluble dans     l'hexane    et d'un poids spécifique de 1,07,  dont une analyse a montré qu'il consistait principale  ment en quinones réductibles d'un poids moléculaire      d'environ 278.

   On a préparé avec cet intermédiaire une  solution active contenant initialement, en volume,       23,4        %        d'intermédiaire,        46,6        %        de        pétrole        lampant          raffiné        et        30        %        de        phosphate        de        trioctyle.        La        solution     résultante a contenu 250 g (0,90 .mole)

   d'intermédiaire  par litre, avec un poids spécifique de 0,913, et a donné  un coefficient de répartition de l'eau oxygénée d'envi  ron 48 avec de l'eau oxygénée aqueuse à 50 0/0. On  a introduit un volume mesuré de cette solution dans le  récipient d'hydrogénation, comme dans l'exemple 1  et, après addition du catalyseur, on l'a hydrogénée à  300 C jusqu'à ce que 0,45 mole d'hydrogène ait été  absorbé par litre de solution,

   ce qui correspond à une       conversion    à     100        %        de        l'intermédiaire        de        l'état        quino-          nique    à l'état     semi-quinonique.    Pendant l'hydrogéna  tion, on a progressivement ensemencé la solution agi  tée avec de petites portions d'une suspension de cris  taux préparés préalablement par     surhydrogénation     d'une partie de la même solution active, dans le but  de provoquer la cristallisation, mais aucune cristallisa  tion ne s'est produite.

   On a filtré la solution réduite, on  l'a oxydée et extraite à l'eau     comme    dans l'exemple 1.  La quantité d'eau oxygénée obtenue s'est élevée à  <B>13,9</B> g (0,41 mole) par litre de solution oxydée. Le  rendement de la conversion de> l'hydrogène en eau  oxygénée a été de 910/0. La concentration maximum  de l'eau oxygénée aqueuse     extrayable    à l'équilibre de  cette solution oxydée, calculée d'après le coefficient  de répartition déterminé, est de 55      /o    en poids.  



  Cet exemple     illustre    entre autres le fonctionnement  d'un intermédiaire consistant en un mélange d'iso  mères de la     2-amylanthraquinone,    dans un solvant  connu du type ester phosphorique dilué par du  pétrole.  



  <I>Exemple 4:</I>  Cet exemple illustre une opération avec une     2-          amylanthraquinone    accompagnée de son dérivé     tétra-          hydro    dans le solvant de l'exemple 3, et met en évi  dence une productivité encore supérieure, due .au trai  tement de cette association d'intermédiaires appa  rentés.  



  La solution active de l'exemple 3 a été modifiée  de manière à contenir 60 g/1 des     tétrahydro-2-amyl-          anthraquinones    en plus des 250 g/1 des     2-amylanthra-          quinones        correspondantes        et        des        30        %        en        volume        de     phosphate de     trioctyle,    ce qui donne une concentration  totale des composés de 310g (1,11 mole) par litre  dans la solution modifiée.

       Evidemment,    la     tétrahydro-          2-amylanthraquinone,    qui est une matière solide fon  dant à 103-1050 C, a été ajoutée aux dépens du di  luant (pétrole). La solution -résultante a présenté un  poids spécifique de 0,924 et un coefficient de réparti  tion de 45 contre de l'eau oxygénée aqueuse à 50 0/0.  Elle     a,    été hydrogénée comme dans l'exemple 3 avec  une absorption de 0,55 mole d'hydrogène par litre de  solution, le catalyseur a été séparé par     filtration    et la  solution a été oxydée et extraite à l'eau avec une récu  pération de 17,0 g (0,50 mole) d'eau oxygénée par litre  de solution traitée.

   La     concentration    maximum de    l'eau oxygénée aqueuse     extrayable    à     l'équilibre    de  cette solution oxydée, calculée d'après le coefficient  de     répartition,    est de 61 0/0.  



  L'augmentation de productivité entre les exemples  3     et    4     est        de        22        %,        et    a     été        rendue        possible        grâce        au     traitement des deux intermédiaires, le parent et le  dérivé     tétrahydro,    en association.

   Jusqu'ici, cet avan  tage n'avait pas été observé pour l'association de la       2-éthylanthraquinone    ou de la     2-butylanthraquinone     avec leurs dérivés     tétrahydro    correspondants.  



  Les exemples précédents font ressortir comparati  vement les avantages des     2-amylanthraquinones    par  rapport aux intermédiaires connus dans le cas où le  solvant est de type connu. Ils mettent en évidence la  supériorité remarquable de -la     2-amylanthraquinone     par rapport à n'importe quel intermédiaire proposé  précédemment pour la production d'eau oxygénée par  auto-oxydation.  



  Des concentrations encore plus fortes que celles in  diquées ci-dessus peuvent être mises en     oeuvre    avec  le composé intermédiaire du procédé selon l'invention,  du fait que cet intermédiaire est très soluble dans la  plupart des solvants organiques sans que les limita  tions usuelles de poids spécifique rencontrées précé  demment dans ces solutions actives soient dépassées.

    Ainsi, lorsqu'on vise l'extraction du produit aqueux       habituel        d'une        concentration        de        25    à     30        %,        l'intermé-          diaire    peut être facilement mis sous forme de solutions  organiques d'une productivité de 20 g d'eau oxygénée  par litre et davantage.

   D'autre part, des solvants spé  ciaux convenant spécialement pour le mélange avec  le nouvel intermédiaire permettent une productivité  double ou triple et simultanément une extraction à       contre-courant        d'un        produit    à     50        0/0        ou        60        %.        Les     deux exemples qui suivent illustrent le comportement  de l'intermédiaire utilisé en association avec un sol  vant du type cétonique convenant spécialement aux  propriétés particulières de cet intermédiaire.  



  <I>Exemple 5:</I>  Un mélange isomère liquide de     2-sec.-amylanthra-          quinones    de .poids spécifique 1,12 a été mélangé avec  une     2,6,8-triméthyl-4-nonanone    de -     qualité    technique  et d'un poids spécifique de 0,818 de façon que la con  centration de l'intermédiaire soit de 350 g (1,26 mole)  par litre de mélange.

   La solution résultante a présenté  un poids spécifique de 0,910, une viscosité de 3,9     centi-          poises    à 350     .C,    un point de congélation inférieur à       0     C et un coefficient de répartition de 58 contre l'eau       oxygénée        aqueuse    à     50        %        et        de        42        contre        l'eau        oxy-          génée    à 70 0/0.

   On a introduit un volume mesuré de  solution dans le récipient d'hydrogénation, comme  dans l'exemple 1, et on a hydrogéné à     35o    C, après  addition d'un catalyseur, jusqu'à une absorption de  0,64 mole d'hydrogène par litre de solution,     corres-          pondant    à     une        conversion        de        100        %        de        l'intermédiaire     en son état     semi-quinonique.    La solution réduite a été  filtrée;

   oxydée par l'air et extraite à l'eau, avec récu  pération de 0,59 mole ou 20,0 g d'eau oxygénée par  litre -de solution organique mise en     oeuvre.    Le rende-      ment de conversion de l'hydrogène en eau oxygénée  obtenue a été de 92 0/0. La concentration     maximum    de  l'eau oxygénée aqueuse     extrayable    à     l'équilibre    de  cette solution active oxydée, calculée d'après le     coeffi-          cient        de        répartition,

          est        de        68        %        en        poids.     



  Bien que l'on ait opéré avec une concentration de  350 g/1 dans le stade de réduction de la     semi-quinone,     la     2-amylanthraquinone    de l'exemple ci-dessus était  en fait miscible en toute proportion avec le solvant  utilisé. Les solubilités     quinoniques    comparables pour  la     2-éthylanthraquinone    et pour la     2-tert.-butylanthra-          quinone    de la technique connue, dans le même solvant  cétonique, se sont montrées être seulement de 40 g  et de 90g par litre de solution, respectivement, ces  chiffres représentant les concentrations maximums  de ces intermédiaires anciens que l'on puisse traiter  dans ce solvant.

   Ces     différences    considérables font  encore ressortir la solubilité remarquable de la     2-          amylanthraquinone    en tant qu'intermédiaire orga  nique.  



  L'exemple suivant illustre les avantages résultant  du traitement de la     2-amylanthraquinone    et de son  dérivé     tétrahydro    en association dans la même solu  tion.  



  <I>Exemple 6:</I>  Cette solution active modifiée est la même que  celle de l'exemple 5, sauf qu'elle a contenu 150 g de       tétrahydro-2-amylanthraquinone    par     litre    en plus des  350 g par litre de la     2-amylanthraquinone    parente. La  concentration totale des composés a été de 500 g (1,8  mole) par litre.

   Le dérivé     tétrahydro,    qui était une  matière solide préparée à l'avance, a été évidemment  ajouté aux dépens du solvant     cétonique.    On a mesuré  pour cette solution modifiée un poids spécifique de  0,960, une viscosité de 7,6     centipoises    à 350 C, un  point de cristallisation de     28     C, auquel le dérivé       tétrahydro    a commencé à se séparer, et elle a donné  des     coefficients    de répartition contre l'eau oxygénée  aqueuse sensiblement égaux à ceux indiqués pour la  solution active de l'exemple 5.

   On a introduit un vo  lume mesuré de solution dans     l'hydrogénateur,     comme dans l'exemple 1 et, après addition d'un cata  lyseur, on a réduit la solution à 350 C jusqu'à une  absorption de 0,90 mole d'hydrogène par litre de     solu-          tion,        correspondant    à     50        %        de        conversion        des        qui-          nones    totales présentes en leur état     hydroquinonique.     On a filtré la solution réduite, on l'a oxydée par l'air  et extraite à l'eau, obtenant ainsi 27,5 g (0,81 mole)

    d'eau oxygénée par     litre    de solution organique mise  en     aeuvre.    Le rendement de conversion de     l'hydro-          gène        en        eau        oxygénée        récupérée        s'est        élevé    à     90        %.     La     concentration    maximum de l'eau oxygénée,

   cal  culée comme réalisable à l'équilibre par extraction à       l'eau        est        de        80        %        en        poids,        bien        que        les        concentra-          tions    réellement atteintes aient été inférieures, en rai  son du caractère dangereux bien connu de l'eau oxy  génée aux concentrations supérieures à environ  60%.

      Le     catalyseur    d'hydrogénation utilisé pour la mise  en     oeuvre    du présent procédé peut être pris parmi les  divers catalyseurs précédemment proposés pour l'hy  drogénation des     anthraquinones        alcoylées,    dont le  nickel de     Raney    et le palladium sur support d'alumine       (brevet    des U.S.A. No 2689169).

   On sait que dans l'hy  drogénation continue des     alcoylanthraquinones    con  nues, ces catalyseurs provoquent une lente transfor  mation de     l'intermédiaire    en     tétrahydroantraquinones     correspondantes, jusqu'à ce que ces     dernières    attei  gnent une concentration de régime.

   Il en est égale  ment ainsi jusqu'à un certain point dans le cas du  présent intermédiaire, mais la plus forte concentration  du     réactif    primaire qui est recommandée pour le pro  cédé selon l'invention, avec la     limitation    de la réduc  tion en     semi-quinone,    tend à minimiser la formation  des     tétrahydro-2-amylanthraquinones    dans la plupart  des solutions actives. Lorsqu'elles sont présentes dans  le cycle de réduction-oxydation, les     tétrahydro-2-amyl-          anthraquinones    produisent également de l'eau oxygé  née, comme on peut le voir dans certains des exem  ples précédents.  



  On peut opérer aux températures et pressions pro  posées antérieurement pour les procédés de ce type.  L'hydrogénation peut être effectuée à une température  de 30-500 C et à une pression de 0,5-3,0 atmosphères,  et l'oxydation peut être conduite avec de l'air ou de  l'oxygène, à une température de 30 à     601)    C. Cepen  dant, on peut également opérer à des températures  en dehors de ces limites.  



  La séparation et l'isolement de l'eau oxygénée for  mée dans les solutions actives peut être réalisée par  distillation ou par congélation, en dehors de la mé  thode par extraction utilisée dans les exemples. Grâce  aux bas points de congélation de la plupart des solu  tions actives préparées avec le présent intermédiaire,  la séparation de l'eau oxygénée peut aussi se faire par  une combinaison de méthodes comprenant l'extrac  tion et la congélation.  



  Il ressort de ce qui précède que la présente inven  tion apporte un intermédiaire de grande valeur pra  tique pour la fabrication de l'eau oxygénée par     auto-          oxydation.  

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de fabrication d'eau oxygénée à con centrations élevées par réduction de l'amylanthraqui- none, mélangée ou non à l'un de ses hydrates et oxy dation subséquente de leur forme réduite de façon à régénérer l'amylanthraquinone ou le mélange hydraté de départ,
    caractérisé en ce que l'on réduit l'amyl- anthraquinone ou son mélange hydraté dans un milieu réactionnel consistant en une solution contenant es sentiellement l'amylanthraquinone ou son mélange hydraté et un solvant pour sa forme réduite compre nant un seul constituant de poids spécifique inférieur à 1, la concentration d'amylanthraquinone ou de son mélange hydraté dans le milieu réactionnel étant su périeure à 0,9 mole par litre et l'eau oxygénée étant extraite du milieu réactionnel à une concentration d'au moins 40 %. II.
    Milieu réactionnel pour la mise en aeuvre du procédé -selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il consiste en une solution contenant ;essentielle ment de l'amylanthraquinone liquide =de densité com prise entre 1,01 et 1,55 , mélangée ou non à -l'un- de ses hydrates, et un solvant organique pour le produit résultant<B>de</B> la réduction, comprenant un seùl consti tuant de poids spécifique inférieur à 1, la concentra tion d'amylanthraquinone ou de son mélange hydraté étant de 0,9 mole par litre. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le solvant pour la forme réduite de l'amyl- anthraquinone, comprenant un seul constituant, est une cétone aliphatique avec au moins 9 atomes de car bone, de formule générale R - CO - R', dans la quelle R et R' sont des radicaux alcoyle avec 4 atomes de carbone au moins. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on contrôle la réaction de réduction de façon à réduire l'amylanthraquinone essentiellement à sa forme semi-quinonique. 3.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on réduit un mélange d'amylanthraquinone et de la tétrahydroâmylanthraquinone correspondante dans un milieu réactionnel consistant essentiellement en amylanthraquinone liquide, la tétrahydroamyl- anthraquinone correspondante et un solvant organi que pour leur forme réduite comprenant un seul cons tituant. 4.
    Milieu réactionnel selon la revendication II, ca ractérisé en ce que le solvant organique comprenant un seul constituant, pour le produit résultant de la réduction, est une :cétone aliphatique avec au moins 9 atomes de carbone, de formule générale R- CO-R' dans laquelle R et R' sont :des radicaux alcoyle avec 4 atomes de carbone au moins. 5. Milieu réactionnel selon la revendication II, caractérisé en ce qu'il contient un mélange d'amyl- anthraquinones liquides dissous dans ledit solvant.
    6. Milieu réactionnel selon la revendication II, caractérisé en ce qu'il contient un mélange d'amyl- anthraquinone liquide et de la tétrahydroamylanthra- quinone correspondante ainsi qu'un solvant compre nant un seul constituant pour leurs formes réduites.
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