CH94293A - Moteur à combustion interne. - Google Patents

Moteur à combustion interne.

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CH94293A
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Esnault-Pelterie Robert
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Esnault Pelterie Robert
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Description


  moteur à combustion     interne.       La présente invention a pour objet un  moteur à combustion interne, comportant deux  organes mobiles placés l'un dans l'autre,  jouant le rôle de pistons, se déplaçant en  sens inverses l'un de l'autre dans un cylin  dre fixe, et qui sont disposés pour transmettre,  par des intermédiaires mobiles, à chaque fin  de course, la puissance engendrée dans le       moteur    à des récepteurs hydrauliques pour  déplacer un liquide, servant en même temps  de     limitateurs    de course et d'amortisseurs de  chocs desdits     organes    mobiles.  



  Aux dessins     annexés;    donnés, à titre d'ex  emple  La     fig.    1 représente, par une coupé ver  ticale passant par l'axe, l'ensemble d'une  forme d'exécution de l'objet de     l'invention,          cri    tarit que cela est nécessaire pour faire  comprendre celle-ci,  La     fig.    2 en est une élévation de côté,  avec quelques parties en coupe; des tubes  d'admission et de refoulement de liquide y  ont été supprimés pour la rendre plus claire;  Les     fig.    3, 4, 5, 6 et 7 représentent, à  plus grande échelle, un mécanisme de com-    mande de la distribution du moteur dans  diverses phases du fonctionnement;

    La     fig.    8 est une coupe d'un gicleur de  carburateur avec une commande double d'ad  duction de combustible, impérative dans cer  tains cas par le moteur lui-même et faculta  tive dans d'autres par le conducteur du  moteur;  Les     fig.    9 et 10 montrent la construction  d'une soupape d'admission des gaz frais au  moteur ;  Les     fig.    11 et 12 représentent des sou  papes de pompes     hydrauliques;     Les     fig.    13 à 21 représentent une variante  du mécanisme de commande de la distribu  tion du moteur, dans neuf positions princi  pales     successives..     



  Le moteur représenté aux     fig.    1 et 2 com  porte deux organes mobiles a     b,    l'un formant  piston et pouvant coulisser dans l'autre, en  forme de cylindre creux et jouant également  le rôle de piston, disposés "pour agir, à l'ex  trémité de leur course respective, sur une  masse liquide contenue dans des chambres c      et qui peut être de l'huile par exemple, ces  chambres à liquide étant d'une capacité cal  culée de telle sorte que le liquide dans les  chambres e puisse recevoir les impulsions  des organes.<I>a b</I> pour être déplacé dans une  conduite, tout en formant un amortisseur ou  tampon élastique suffisamment puissant pour  amortir les chocs desdits organes.

   Il y a  une chambre à liquide au milieu du moteur  pour recevoir les impulsions de l'organe for  mant piston a et     deux        chambres    à liquide c  aux extrémités du moteur pour recevoir les  impulsions du cylindre mobile b, lequel peut  coulisser dans le cylindre fixe     g.    La chambre  à liquide c du milieu comporte deux pistons  extrêmement légers d, un de     chaque    côté,  pour recevoir les impulsions du piston a à  la     fin    de la course vers la gauche et vers  la droite. Chacune des chambres à liquide c  extrêmes ne comporte qu'un seul piston d,  toujours dans le même but de recevoir les  impulsions du cylindre mobile b à la fin de  ses courses vers la gauche et vers la droite.

    Les pistons d, lorsqu'ils sont refoulés par le  piston<I>a</I> ou par le cylindre<I>b,</I> respectivement  agissent sur le liquide des chambres c cor  respondantes pour le refouler.  



  Le mouvement du piston a et du cylin  dre b s'obtient par allumage de charges ex  plosives introduites dans le moteur de part  et d'autre du piston a dans le cylindre b et  allumées par des bougies d'allumage élec  triques décrites plus loin, fixées dans les  fonds du cylindre fixe     g    et traversant les  fonds du cylindre mobile b à travers des  joints étanches h.

   Pour utiliser la puissance  fournie par les explosions et transmise par  les organes<I>a b</I> et les pistons     d    sur le liquide  contenu dans les chambres c, chacune de ces  dernières est munie d'une soupape d'admis  sion de liquide e' et     d'une.    soupape de refou  lement de liquide e de telle sorte que du  liquide puisse être refoulé des chambres sous  l'action de la poussée des pistons d, alors  que du liquide frais peut arriver par la sou  pape el lors du retour des pistons d, les  chambres à liquide     c,    avec leurs soupapes,  formant, de la sorte, des récepteurs hydrau-         liques    recevant la puissance du moteur pour  déplacer ou pomper du liquide.  



  -Une soupape de sécurité f est montée sur  chaque fond du piston creux a et est munie  d'un contrepoids d'équilibrage f i formé par  un bras portant un ressort-lame     f=    qui ap  plique la soupape sur son siège et est dis  posé de telle manière qu'il est sensiblement  parallèle à l'axe du moteur, c'est-à-dire à la  direction des efforts d'inertie.  



  La construction des bougies d'allumage est  sommairement indiquée sur la     fig.    1.     Chacune     d'elles comporte une enveloppe métallique cy  lindrique     i    placée dans l'axe du moteur et  reliée invariablement au fond respectif du  cylindre fixe g. A l'intérieur de cette enve  loppe, une matière isolante i' est comprimée  entre deux bouchons en isolant dur     i2,    tels  que porcelaine, stéatite, etc.     'Une    tige métal  lique centrale     i3    sert à amener le courant  électrique et l'étincelle jaillit entre l'extré  mité interne de cette tige et la portion ter  minale de l'enveloppe     i    qui s'en approche à  très faible distance.  



  Le fond correspondant du cylindre b et  le piston d de la chambre à liquide c ex  trême correspondante coulissent librement sur  l'enveloppe métallique i de la bougie d'al  lumage avec interposition de garnitures  étanches.  



  Des soupapes     j    montées sur les fonds du  cylindre mobile b, servent à l'admission des  charges explosives entre le piston a et les  fonds du cylindre b.  



  Pour faciliter une levée plus rapide de  ces soupapes, il a été disposé sur les fonds  du cylindre fixe g des petits     pistons-butées     k eu nombre égal à celui de ces soupapes et  ces butées se prolongent par une petite tige  de piston     k1    coulissant dans un guidage cylin  drique qui communique avec la chambre c  de refoulement de liquide correspondante.

   Il  résulte de cette disposition qu'au moment où  le cylindre b en se déplaçant d'un côté, arrive  sur le     piston-butée    d correspondant, chaque  soupape j du fond de cylindre correspondant  vient heurter un     piston-butée        k    qui, soumis  à la pression du liquide de la chambre     c         correspondante, produit l'ouverture impérative  des soupapes j.  



  Pour faire varier la levée et le point de  fermeture dans ces soupapes j, il a été dis  posé dans l'orifice de chacun des guidages des  petits pistons-butées     k    qui communiquent avec  la chambre à liquide extrême c, un pointeau  de réglage     k2    permettant d'étrangler plus ou  moins ces orifices et de freiner par là le  mouvement des pistons-butées     k    tant pendant  leur aller que pendant leur retour.

   Pour pou  voir commander simultanément     toùs    les poin  teaux     k2    de la même extrémité du moteur,  ceux-ci sortent de la chambre à liquide ex  trême     c    correspondante      < L    travers un joint  étanche     k3    et viennent s'appuyer contre la  collerette d'une douille à vis     l    pouvant être  ajustée à la main.  



  Les charges explosives arrivent aux extré  mités du cylindre fixe     g    par des soupapes  d'admission primaires     gît    et pénètrent par  celles-ci dans ce cylindre du côté extérieur  aux fonds du cylindre mobile b, pour être  admises ensuite, par les soupapes j, dans les  chambres à explosions comprises entre les  fonds du piston<I>a</I> et ceux du cylindre<I>b.</I> En  raison de l'extrême rapidité de fonctionne  ment du moteur, il convient d'employer le  mécanisme suivant pour la commande des  soupapes d'admission primaires in.

   Celles-ci  sont constituées par une couronne de lames  rayonnantes     ni'    comme l'indiquent les     fig.    9  et 10, découpées dans une rondelle conique  et qui viennent s'appuyer sur l'intervalle que  laissent entre eux des doigts fixes     772\    for  mant siège, de façon qu'avec une levée très  faible, on ait une périphérie d'ouverture très  grande     offrant    une section de passage suffi  sante pour les charges explosives.  



  Le mécanisme de commande de ces sou  papes     in    répond à un ensemble de desiderata  qui sont les suivants : La fermeture des sou  papes devra se produire à l'un des moments  précis où les organes mobiles<I>a b</I> changent  de sens de marche, tandis que leur ouver  ture ne devra se produire à pleine course  qu'avec un certain retard sur l'autre change-    ment de sens de marche. Le mécanisme re  présenté aux     fig.    3 à 7 permet d'obtenir ces  résultats.  



  L'un des organes mobiles<I>a b,</I> le piston a  dans l'exemple représenté, entraîne, par l'in  termédiaire d'une     biellette    n et d'un levier  <I>n'</I>     (fig.    2), pour chaque soupape     gn,    un piston  o qui suit ainsi un mouvement synchrone de  celui du piston mobile a     qui    l'entraîne. Ce  piston o agit sur un liquide enfermé dans  une chambre close et agissant lui-même sur  un autre piston o' qui actionne la soupape       m    correspondante par l'intermédiaire d'un  levier p relié à une douille portant la cou  ronne de lames formant ladite soupape.

   Dans  le cas particulier représenté sur la     fig.    2, le  piston o' qui entraîne     ia    soupape     gn        affecte    la  forme d'un tiroir formant piston     différentiel     et à l'intérieur - duquel se meut le piston o.  



  Le piston o présente deux fonds munis  chacun d'une soupape à ressort     q        q'    respec  tivement et le tiroir ou piston     différentiel    o'  se meut lui-même à l'intérieur d'un cylindre  fixe r portant une saillie annulaire centrale       r'    en face de laquelle peut se déplacer l'ou  verture centrale     o2    dudit tiroir     o'.     



  Sur la     fig.    3, le piston mobile o et le  tiroir o' sont tous deux à fond de course à  gauche et le premier va repartir vers -la  droite. L'espace à liquide     s    étant clos et la  section annulaire 1, 2 du tiroir o' étant plus  grande que sa section annulaire 3, 4, la com  pression du liquide dans cet espace s le fait  se déplacer dans le même sens que le piston  o, jusqu'à ce que son ouverture     o2    échappe  vers la droite la saillie r' du cylindre fixe r.  Le mouvement étant du reste très rapide,  son inertie l'entraîne jusqu'à fond de course  dans la position de la     fig.    4, c'est-à-dire jus  qu'à ce que la soupape à lames m soit au  contact de son siège.  



  A ce moment, le piston o continuant vers  la droite, refoule le liquide à travers l'espace  annulaires' et l'ouverture o  du tiroir jus  que dans sa propre cavité t, ce liquide re  pousse alors la soupape     q        (fig.    4) de son  siège en comprimant le ressort     q'        (fig.    3) qui      n'a pas été représenté sur les autres figures  afin de les simplifier, et le liquide chassé de  l'espace     s    passe ainsi dans l'espace     u.     



  Un peu avant que le piston o n'arrive à  la fin de sa course, le doigt     i;        (fig.    5) qui  en est solidaire, vient toucher une tète que  porte la queue de la petite soupape     ir    et  écarte celle-ci de son siège. Il résulte de là  que lorsque le piston o repart vers la gauche;  il commence par ne développer aucune pres  sion dans l'espace     ic,    et ne peut mouvoir le  tiroir     0l    qu'après le moment représenté     fig.    5,       oir    la petite soupape     ic    revient sur son siège.

    C'est cette soupape qui occasionne le retard  nécessaire pour la commande d'ouverture de  la soupape      t.     



  A partir de l'instant de la fermeture de  la petite soupape     iv,    l'espace     ic    étant de nou  veau clos, le liquide s'y comprime et comme  la section annulaire 5, 6     (fig.    3) du tiroir     o1     est plus grande que sa section 7, 8, l'effet  hydraulique de la première est prépondérant  et pousse le tiroir     o=    vers la gauche, ce qui  a pour     effet    d'ouvrir la soupape     ira.     



  Ce mouvement a lieu comme le précé  dent jusqu'à ce que l'ouverture     o=    du tiroir       o1    échappe la saillie annulaire     r1    du cylindre  fixe r     (fig.    7). Le tiroir     o1    et la soupape     @rt"corr-          tinuent    par inertie jusqu'à fin de     course    et  à partir de ce moment le liquide comprimé  dans l'espace     ic    revient en arrière par l'es  pace annulaire     u1,    soulève la soupape     q1    et  repasse dans l'espaces.  



  Pendant la période     intermédaire    à celles  représentées sur les     fig.    5 et 6, et où la  petite soupape     ic    est ouverte et la soupape  fermée par son ressort, il se produit un  refoulement partiel de liquide à travers la  petite soupape     w.    Pour remplacer ce liquide  refoulé, une quantité égale de liquide est  admise dans l'espace     s    où une aspiration  corrélative se produit, par une soupape auto  matique d'admission qui n'a pas été figurée  sur le dessin et qui est en relation avec une  canalisation générale d'aspiration de liquide.  



       Etant    donné la brièveté du temps pen  dant lequel les     pistons-butées    d actionnés  par les organes mobiles<I>a b</I> refoulent le    liquide dans la canalisation de refoulement,  il est bon que les soupapes automatiques e  qui servent à ce refoulement soient particu  lièrement légères     (fig.   <B>11).</B>     Dans.    ce but, elles  sont constituées .

       comme    on     le.voit    aux     fig.     I1 et 12 par les extrémités     arrondies        .%l    de       laines-ressorts        .r#    aussi minces que la pression  utilisée le permet et légèrement embouties  ou cintrées pour mieux résister à cette pres  sion. Ces extrémités arrondies forment des  sortes de palettes     .r1    s'appliquant sur des  trous y percés dans le siège de soupape.  



  Le moteur représenté est encore pourvu  d'un dispositif de réglage établi pour réduire  l'admission de combustible lorsque le moteur  vient à dépasser la course maximum qui lui  est permise. L'un des organes mobiles a. b,  le cylindre b dans l'exemple, porte un doigt  z     (fig.    2 et 8) qui le suit dans son mouve  ment et qui, à chaque extrémité de sa course,  vient au contact de l'un ou de l'autre de  deux petits pistons al. Chaque piston     al    re  çoit ainsi à chaque coup un petit mouvement  d'autant plus accentué que la pièce mobile  dépasse davantage la limite permise.

   Chaque  piston     al    se déplaçant dans     nu    corps de       pompe        b1    muni de deux soupapes el,     r2        (fig.     8), refoule ainsi      < t    chaque coup une quantité  de liquide d'autant     plus    grande que la course  normale est dépassée davantage.  



  Le liquide ainsi refoulé traverse une  tuyauterie dl     (fig.    8) et pénètre à l'intérieur  d'un second corps de pompe,     g1,    où il tend  à soulever un autre piston     hl.    L'action de  soulèvement du liquide est contrebalancée  par un ressort     j    1 convenablement taré et  d'autre part par un petit orifice d'échappe  ment réglable par     titi    pointeau<B>Il</B>     qui    permet  au liquide de s'échapper.  



  Il en résulte qu'en réglage normal, le  liquide atteint une pression telle qu'il s'écoule  par ledit orifice réglable avec un débit égal  à celui du piston     a.1    et que cette pression  détermine la position du piston     h1        cri    fonc  tion de la tension du ressort<B>j</B>     l.     



  Le piston     hl    porte une tige     h=    dont l'ex  trémité supérieure effilée s'engage à. Pinté-      rieur du trou de sortie     ni'   <I>du</I> gicleur à com  bustible.  



  Un comprend dès lors que, si pour une  cause quelconque; le moteur est insuffisam  ment chargé     ût    que le cylindre b dépasse sa  course normale, il refoule une quantité d'huile  supérieure à celle qui peut s'échapper dans  le même temps par l'orifice réglable par le  pointeau<B>Il</B> et que l'excès du débit de liquide  soulève le piston     hl    en comprimant le res  sort<B>J</B>     l.    La tige     h2    du piston     hl    vient donc  obstruer graduellement le trou ni' du gicleur  et réduit l'admission de combustible     jusqu''à     ce que la course des organes mobiles rede  vienne normale et que, de ce fait, le débit  du piston al redevienne lui-même normal.  



  Il convient que le conducteur du moteur  puisse     toujours    le ralentir,     niais    ne puisse  en aucun cas obliger les organes mobiles à  dépasser leur position limite, ce qui provo  querait la rupture du moteur. A cet     effet,     la manette ou pédale de commande des gaz  ne commande pas directement la     tige-poin-          teau        7a2    du gicleur, mais     unie    butée pl qui  pénètre à travers une garniture étanche dans  l'intérieur du cylindre     g1    et peut pousser le  piston hl vers le haut, c'est-à-dire dans le  sens de l'interception du combustible, tandis  que dans l'autre sens;

   c'est le régulateur de  course du moteur qui, seul, peut commander le  maximum d'admission. Il peut être avanta  geux d'ailleurs de disposer encore un ressort  entre la butée pl et le piston hl afin de  rendre plus progressive la commande pro  duite par le conducteur du moteur.  



  Sur la     fig.    8, le réservoir à niveau cons  tant     t1    du carburateur et la manette     v1    de  commande de l'admission ont été simplement  représentés pour l'intelligence de l'exposé,  mais sont à une échelle beaucoup plus réduite  que les autres organes de la commande.  



  L'allumage a lieu au moyen du doigt z  porté par le cylindre b et disposé pour agir  sur un dispositif d'allumage électrique repré  senté schématiquement à la     fig.    2 et qu'il  n'est pas nécessaire de décrire ici.  



  Une variante du mécanisme de commande  des soupapes de distribution     în    du moteur    est représentée aux     fig.    13 à 21. Elle com  porte également deux pistons de commande  04 et     o5,    conducteur et conduit, disposés sui  vant le même axe, mais l'un à côté de l'au  tre et à une certaine distance l'un de l'autre,  au lieu d'être placés l'un dans     hautre,    comme  dans le premier exemple.  



  Sur la     fig.    13, le piston mobile a qui  actionne le levier     n1    est supposé à l'extré  mité droite de sa course. Ledit levier ni  entraîne le piston. 04 dans un mouvement  sensiblement identique au sien, sauf que  l'amplitude de la course de ce dernier est  réduite, par rapport à celle du premier, dans  le rapport des bras du levier     n1,    le piston  04 se déplaçant dans un cylindre à liquide.  



  Pendant le début de la course du piston  04 vers la gauche, le liquide remplissant le  cylindre qui renferme ce piston, de l'huile  généralement, n'est pas comprimé dans l'es  pace     u4,    car il peut s'échapper à travers le  jeu annulaire     a4    réservé autour du piston 04,  mais, aussitôt que l'extrémité avant du pis  ton     o4    affleure l'épaulement circulaire     b4    du  cylindre, comme on le voit sur la     fig.    14, un  effet de compression se produit et le piston       o5,    mobile indépendamment du piston     o4,     commence. à se mouvoir vers la gauche.

   La  somme des volumes des espaces     a44    et     u5    est  déterminée de façon qu'en raison de l'élas  ticité propre du liquide, une accélération  appropriée soit communiquée au piston     o5    à  la tige qui en est solidaire, et par là au  levier<I>p</I> commandant la soupape     sa.     



  Comme dans l'application envisagée, le  piston     o5    a une section     plus    faible que le  piston 04, on comprend à l'examen de la     fig.     15 que les différentes dimensions sont éta  blies de telle sorte que ledit piston     o5    dé  masque l'orifice des soupapes     c4    et     d4    avant  que le piston 04 soit parvenu 'en face de  l'orifice allant à l'espace auxiliaire     u5.    Cette  disposition a pour but que la totalité des  volumes des espaces     zc4    et     ecl    coopère à     l'ac-          tionnement    élastique du piston  <RTI 

   ID="0005.0049">   o5    pendant  la phase qui vient d'être décrite.  



  Dans la position de la     fig.    16, la sou  pape     d4,    sur les deux faces de laquelle arrive      alors le liquide des espaces     ri,',        tiâ,    est main  tenue sur son siège par son ressort     e',    tandis  que la soupape     c4    est soulevée par le refou  lement du liquide devant le piston 04. Ce  liquide     suivant    le canal     g4    revient dans l'es  pace     lao    derrière ledit piston     o-'.     



  Il faut toutefois remarquer que la tige  du piston     o\    pénétrant à l'intérieur du piston  04 et de la tige de ce dernier, a un     diamètre     plus faible que cette tige, de telle sorte que  le piston 04 refoule par une section annulaire  plus     grande    qu'il n'aspire. Il résulte de ceci       titi    effet de compression sur le liquide dans  l'ensemble du dispositif, dont l'utilité sera  comprise tout à l'heure.  



  A partir de la position représentée sur  la     fig.    16, l'extrémité     i5    de la tige du piston       0.'    vient buter contre une masse mobile     ii'          appuyée    sur un ressort     r¯'.    Il résulte de ce  choc une perte d'énergie facilement calcu  lable et l'ensemble des masses constitué par  le piston     ol    et sa tige, le levier p, la sou  pape<B>ni,</B> la masse     ),il-    et les premières spires  du ressort     r4,    prend un mouvement d'oscil  lation     à,    peu près sinusoïdale en fonction c le  l'élasticité dudit ressort     r4,

      donnant lieu à  une course supplémentaire de la soupape<I>ait</I>  dans une proportion telle qu'on le désire, et  à son retour à la position de la     fig.    16 au  bout d'un temps déterminé.  



  Pendant cette course, le piston 04 conti  nue son chemin, comme on le voit sur la       fig.    17, ferme l'orifice de l'espace     ze\    et con  tinue a refouler dans l'espace     u4    du liquide,  qui, traversant toujours le canal     g-',    revient  dans l'espace     h;.     



  On voit sur la     fig.    18 que le piston     o5     peut déjà, sous l'action du ressort     r4,    revenir  vers la droite alors que le piston     o4    continue  son trajet vers la Banche. .  



  Sur la     fig.    19, on voit le piston     o'    reve  nant à son tour vers la droite, de telle sorte  que la soupape     c4    se referme. L'espace     ?il,     séparé à ce moment de l'espace     ac5    permet  de réduire â un extrême minimum le volume  compris entre les deux pistons.

   Aussitôt donc  que le piston 04 repart vers la droite, non  seulement il presse davantage encore sur le    liquide dans l'espace<I>hl</I>     g4        i4,    lequel presse  énergiquement sur la face gauche du pistou       05,    mais encore le volume de l'espace 0  étant très faible, le moindre écart entre les  deux pistons y fait retomber la pression à  zéro, de telle sorte que celle qui s'exerce sur  la face arrière du piston     o3    peut développer  son action totale et communiquer au piston  <B>01</B> l'accélération maxima possible.  



  Le piston     o5    se trouve donc violemment  rappelé vers la droite, comme on le voit     sur     la     fig.    20, et la dépression créée pendant ce  court instant dans l'espace     r,4    permet une  légère rentrée de liquide par la soupape     j        \,     laquelle est disposée sur l'espace     ru'    compris  entre les deux pistons et est garnie exté  rieurement d'un pointeau, de telle sorte que  cette rentrée de liquide soit toujours faible.

    Pour éviter que la pression du liquide ne  monte du fait de cette introduction (le liquide  à chaque coup successif du mécanisme, une  soupape de sûreté sera ménagée en un point  quelconque des espaces     g4        la4        i''.    Elle n'a  pas été figurée pour ne pas compliquer inu  tilement le dessin.  



  On voit sur la     fig.    21 que lorsque le  piston v dépasse vers la droite, les orifices  des soupapes 0 et     d',    la première n'a, cette  fois-ci, aucune raison de s'ouvrir, et que c'est  au contraire la seconde qui     offre    passage au  liquide; celui-ci refoulé     dans    l'espace     li',    puis  à travers le canal     g4,    l'espace i4 et l'orifice  de la soupape<I>d</I><B>'</B> retourne dans l'espace     ii'     en se détendant     puisque    maintenant le pis  ton 0 refoule par sa face de moindre section  et aspire par l'autre.

Claims (1)

  1. REVENDICATION DIoteur à combustion interne, comportant deux organes mobiles, placés l'un dans l'au tre, jouant le rôle de pistons, se déplacant en sens inverses l'un de l'autre dans un cylindre fixe et qui sont disposés pour trans mettre, par des intermédiaires mobiles, à chaque fin de course, la puissance engendrée dans le moteur à des récepteurs hydrauliques pour déplacer un liquide, servant en même temps de lirnitateurs de course et d'amortis seurs de chocs desdits organes mobiles.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Moteur d'après la revendication, caractérisé en ce que les deux organes mobiles sont disposés pour agir sur des pistons mobiles agissant, à leur tour, sur un liquide con tenu dans une chambre pourvue d'organes d'admission et de refoulement de liquide, en vue d'utiliser le mouvement de va-et- vient des organes mobiles pour produire tir) pompage de liquide, lequel peut en même temps servir de limiteur de course et d'amortisseur de choc.
    \? .Moteur d'après la revendication, caractérisé eu ce que l'un des organes mobiles, celui qui se déplace dans l'autre, se présente en forme de piston creux portant sur ses fonds, une soupape de sécurité à contre poids, entièrement équilibrée et maintenue sur son siège par un ressort-laine disposé sensiblement dans le sens de l'axe du moteur. 3 Moteur d'après la revendication, caractérisé en ce que l'un des organes mobiles se pré sente en forme de cylindre creux renfer mant l'autre et ayant sur ses fonds-des soupapes à commande automatique pour l'admission de charges combustibles dans des chambres comprises entre lesdits or ganes mobiles.
    4 Moteur d'après la revendication et la sous- revendication 3, caractérisé en ce que la levée et la fermeture des soupapes citées i1 la sous-revendication 3 sont obtenues au moyen de pointeaux réglables à commande simultanée. 5 1Toteur d'après la revendication, caracté risé en ce qu'une admission primaire de charges combustibles est réalisée, aux ex trémités du moteur, par une soupape d'ad mission primaire formée par une couronne de lames rayonnantes.
    6 Moteur d'après la revendication et la sous- revendication 5, caractérisé en ce que la soupape d'admission primaire à chaque extrémité du moteur est entraînée par l'un des deux organes mobiles, au moyen de deux pistons de commande, conducteur et conduit, qui se déplacent dans une cham bre, remplie de liquide, disposée de telle sorte que la soupape soit commandée à chaque renversement du sens de marche des organes mobiles et quelle que soit leur course maxima.
    7 -Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 5 et 6, caractérisé par une soupape additionnelle placée sur la chambre pleine de liquide et mise en relation de commande avec l'un des pis tons de commande pour retarder la com mande de l'ouverture de la soupape pour les courses maxima des organes mobiles. 8 Moteur d'après la revendication et la sous -revendication 1, caractérisé en ce que les organes d'admission et de refou lement du liquide sont formés de lames- ressorts légères permettant d'obtenir une fermeture et une levée très rapides.
    9 Moteur d'après la revendication, caracté risé par un dispositif pour le réglage au tomatique de l'admission de combustible qui comporte des pistons en combinaison avec une colonne de liquide entre eux, dont l'un est mis sous la dépendance d'un des organes mobiles du moteur, tan dis que l'autre actionne un organe obtu rateur combiné avec un gicleur de com bustible, en vue d'occasionner la limita tion impérative, par le moteur lui-même, de la quantité de combustible admise.
    10 Moteur d'"après la revendication et la sous- revendication 9; caractérisé en ce que le dispositif de réglage automatique de l'ad mission de. combustible est pourvu de moyens permettant aussi au conducteur du moteur de réduire l'admission de com bustible par rapport au maximum impé ratif déterminé par ledit dispositif. 11. Moteur d'après la revendication, caracté risé en ce que le cylindre fixe est pourvu, sur ses fonds, d'une bougie d'allumage électrique munie d'une enveloppe métal lique sur laquelle peut glisser celui des deux organes mobiles qui renferme l'autre et est établi en forme de cylindre creux ayant ses fonds engagés à joint étanche sur les bougies d'allumage.
    12 Moteur d'après la revendication et la sous -revendication 6, caractérisé en ce que les deux pistons de commande, conduc teur et conduit, sont établis de manière que l'un d'eux se trouve logé dans l'autre. 13 Moteur d'après la revendication et la sous-revendication 6, caractérisé en ce que les deux pistons de commande, con ducteur et conduit, sont disposés suivant le même axe l'un à côté de l'autre et à une certaine distance l'un de l'autre.
    14 Moteur 'd'après la revendication et les sous-revendications 6 et 13, caractérisé en ce que le retard de la commande de soupape dans l'un des sens de marche est obtenu par la présence d'uri espace circulaire ne permettant pas au piston conducteur de comprimer le liquide avant le point voulu.
    15 \Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 6 et 13, caractérisé cri ce que l'espace compris entre les deux pistons est divisé en deux parties lorsque le piston conducteur est le plus éloigné du piston conduit de façon à ménager dans cette position un volume suffisant de liquide, alors qu'à l'autre extrémité de la course du piston conducteur il ne reste entra les deux pistons que le mini mum possible dudit liquide.
    16 Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 6, 13 et 15, caracté risé en ce que le piston conducteur est établi de façon que sa face tournée du côté de l'espace mentionné sous 15 soit plus grande que sa face opposée afin que, pendant sa course qui le rapproche du piston conduit, la différence de section de ses deux faces provoque une élévation de la pression générale de liquide dans le mécanisme. 17 Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 6 et 13, caractérisé en ce que la chambre à liquide est pour vue de deux soupapes débouchant sur les côtés du piston conduit et dont les faces postérieures sont tournées; l'une vers un conduit allant aux faces externes des deus pistons, l'autre vers un conduit allant aux faces internes de ces derniers.
    18 Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 6 et 13, caractérisé en ce que le piston conduit est muni d'une tige d'égale section sur chacune de ses faces, de telle sorte que la varia tion de pression générale mentionnée sous 16 ne puisse lui communiquer par elle- même aucun mouvement, l'une de ces deux tiges étant reliée à la soupape à commander.
    19 Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 6 et 13, caractérisé en ce qu'une masse de butée est disposée dans le prolongement de la tige du pis ton conduit et appuyée sur un ressort, afin de permettre audit piston conduit, et conséquemment à la soupape à commande, de continuer leur mouvement au delà de la position de contact entre la tige du piston conduit et ladite masse, et de revenir ensuite, sous l'action du ressort, jusqu'à la position de fermeture sans nou velle dépense d'énergie.
    20 Moteur d'après la revendication et les sous-revendications 6 et 13, caractérisé en ce que la chambre à liquide est pourvue d'une soupape de rentrée de liquide sur l'espace compris entre les deux pistons de commande, ainsi que dune soupape de sîireté.
CH94293D 1918-03-21 1919-12-22 Moteur à combustion interne. CH94293A (fr)

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Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US2831626A (en) * 1954-08-16 1958-04-22 Perrott Francis Cyril Free-piston compressors or gas generators

Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US2831626A (en) * 1954-08-16 1958-04-22 Perrott Francis Cyril Free-piston compressors or gas generators

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