moteur à combustion interne. L'objet de l'invention est un moteur à combustion interne.
Il comporte, comme d'autres moteurs à combustion interne, au moins un cylindre où se meut un piston sur l'une des faces duquel agissent les gaz provenant de' la combustion du mélange combustible et sur l'autre face duquel agit de la vapeur. Mais il s'en dis tingue en ce que le piston est creux et cou lisse intérieurement sur une butée fixe, ainsi qu'en ce que ce piston forme un joint étanche avec la butée et avec le cylindre dans lequel il se meut.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du moteur. ],a fig. 1 en est une coupe verticale; La fig. 2 en est une coupe horizontale faite suivant la ligne A-A de la fig. 1.
Le cylindre 1 de cette forme d'exécution est placé verticalement, est fermé à sa par tie inférieure par un fond I1 venu de fabri cation avec lui et est ouvert à son extrémité supérieure. Il repose par l'intermédiaire d'une bride annulaire 12 sur un socle 30. En lui se meut le piston creux 2, muni à sa partie in- férieure de segments 5 assurant un joint . étanche avec lui et, à son extrémité supé rieure, de deux oreilles extérieures 20 reliées par des tiges coulissantes 19 à une crosse cylindrique 18 se déplaçant dans une cou lisse tubulaire inférieure 13 du cylindre 1. La crosse 18 est en relation par une bielle 31 avec un maneton 321 de l'arbre à mani velle 32 dont l'axe seul est indiqué à la fig. 1.
La chambre 14 du cylindre 1 constitue le cylindre à explosions du moteur. Elle re çoit du mélange explosif d'un carburateur non représenté par une soupape d'admission 15; il est allumé au moyen d'une bougie 25; les gaz provenant de la combustion s'en vont par une soupape d'échappement 16 et un canal 17; les deux soupapes 15, 16 sont commandées de la façon usuelle par un arbre à cames non indiqué au dessin et mis en mouvement par l'arbre 32.
Le cylindre 1 a un prolongement cylin drique supérieur 15, limitant intérieurement une chemise d'eau 6 qui est limitée extérieure ment par un rebord de la bride 12 et par une cloche 33; l'eau atteint dans la chemise 6 le niveau indiqué par 11'-L à la fig. 1. Le canal 17 d'échappement des gaz a une forme circulaire, est disposé horizontalement et effectue un parcours relativement grand dans la chemise 6 de façon que les gaz y circu lant cèdent une grande partie de leur cha- Icur à l'eau. Les tiges 19 passent dans cette chemise à l'intérieur de deux gaines verticales 21 venues de fabrication avec le cylindre 1.
L'intérieur du piston - creux 2 constitue le cylindre à vapeur du moteur et coulisse sur la butée circulaire fixe 3 portée par un couvercle 34 fermant le haut du prolonge ment tubulaire 1' du cylindre 1. Deux séries de segments 4 assurent l'étanchéité du joint entre lui et la butée 3.
De la vapeur, four nie par la chemise 6 constituant un géné rateur- de vapeur; passe par un canal 8 du fond 34 et un canal central<B>31</B> de la butée 3 pour arriver à une soupape d'admission 9 qui commande son entrée dans le piston 2: sa sortie a lieu par des cavités longitudinales 13 ménagées dans la surface intérieure de 2 et mettant l'intérieur de celui-ci, quand ce piston est au bas de sa course, en relation avec des canaux d'échappement 3' pratiqués dans ladite butée 3 et partant de l'espace se trouvant entre les deux séries de segments 4. La tige 10 de la soupape 9 est actionnée par un levier 11 et titre tige 12, mise en mouvement par une came de l'arbre à cames non représenté.
Le fonctionnement de cette forme d'exécu tion est le suivant: Lorsque le piston 2 s'élève il augmente le volume de la chambre 14 du cylindre 1 et aspire du mélange explosif frais, entrant par la soupape 15. I1 descend ensuite et comprime le mélange qui est allumé par la bougie 25, vers la fin de cette course des cendante, et le piston effectue urne nouvelle course ascendante sous la poussée des gaz provenant de la combustion. Il redescend enfin et chasse hors de la chambre 14 par la sou pape 16 et le canal 17 ces gaz qui cèdent une bonne partie de la' chaleur qu'ils renfer ment encore à l'eau de la chemise d'eau 6. Puis les mêmes opérations recommencent.
Quand le piston 2 est à son point mort supérieur, de la vapeur est admise en lui par la soupape 9 et s'y détend en le pous sant de haut en bas, alors que le piston 1 comprime le mélange explosif frais. Au mo ment oir il va atteindre le bas de sa course, les cavités 13 arrivent au-dessous de la par tie 3 et mettent cri relation l'intérieur de 2 avec les canaux 32, si bien que la vapeur s'échappe. Il remonte ensuite cri comprimant faiblement la vapeur qui peut être restée en lui. Lorsqu'il est à son point mort supérieur, de la vapeur est de nouveau admise en lui pour s'y détendre et s'err échapper finalement. Les mêmes opérations recommencent alors.
La disposition intérieure du fond du pis ton 2, la disposition de la butée 3 et la course de ce piston 2 sont choisies de façon qu'il ne reste qu'un très faible espace nui sible entre ces deux parties, quand 2 est à soir point mort supérieur: à cet effet la face supérieure de la butée 3 présente turc saillie tronconique 's'adaptant sensiblement de façon générale à la forme de la face intérieure du fond du piston 2.
Les chambres, où ont lieu les détentes des gaz de combustion et de la vapeur, sont bien séparées, "de sorte que ces gaz et le lu brifiant employé ne tendent pas à passer de la chambre 14 à l'intérieur du piston 2.
La vapeur périodiquement admise dans ce piston 2 assure un bon refroidissement de ce dernier. Au lieu que cette vapeur soit exclusivement fournie par la chemise d'eau 6 et par la chaleur inutilisée dans la chambre 14, on peut prévoir des moyens assurant un chauffage de l'eau indépendant de la marche en moteur à combustion. Cette disposition permet d'utiliser, dans le moteur-, la vapeur comme seule source d'énergie, par exemple pour la mise cri route, lors de mancnuvres ou au cas oir, pour une raison quelconque, le fonctionnement du moteur à combustion ne peut se faire.
Le moteur peut comporter plus d'un cy lindre et plus d'un piston creux; les cylin dres peuvent être entourés soit d'une che- ,mise distincte pour chacun, soit d'une che mise commune.